La Haie-Fouassière

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La Haie-Fouassière
La Haie-Fouassière
La mairie.
Blason de La Haie-Fouassière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Intercommunalité Clisson Sèvre et Maine Agglo
Maire
Mandat
Vincent Magré
2020-2026
Code postal 44690
Code commune 44070
Démographie
Gentilé Hayonnais
Population
municipale
4 691 hab. (2019 en augmentation de 5,3 % par rapport à 2013)
Densité 397 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 23″ nord, 1° 23′ 53″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 62 m
Superficie 11,81 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine La Haie-Fouassière
(ville isolée)
Aire d'attraction Nantes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vertou
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web la-haye-fouassiere.fr

La Haie-Fouassière[1], également nommée La Haye-Fouassière[2], est une commune du pays du Vignoble nantais, située dans l'ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

L'une des neuf usines de production des biscuits LU est implantée sur le territoire de la commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Haie-Fouassière dans le département de la Loire-Atlantique.

La Haie-Fouassière est située sur les bords de la Sèvre nantaise, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Nantes. Constituée de deux pôles urbanisés, celui du bourg et celui de la Gare-Croix Moriceau, séparés par environ 300 mètres de terres agricoles, la commune est traversée par la voie express Nantes-Cholet et la ligne de chemin de fer de Nantes-Orléans à Saintes, permettant à la commune d'être desservie par une gare.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 11,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 815 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1960 à 2020 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[9]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records HAIE-FOUASSIERE (44) - alt : 20 m 47° 09′ 42″ N, 1° 23′ 00″ O
Records établis sur la période du 01-02-1960 au 31-12-2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,8 2,5 4,4 6 9,4 12 13,8 13,5 10,9 8,8 5,3 3,2 7,7
Température moyenne (°C) 5,9 6,2 8,8 11 14,7 17,7 19,6 19,5 16,7 13,3 8,8 6,2 12,4
Température maximale moyenne (°C) 8,9 10 13,3 16 19,9 23,5 25,5 25,6 22,5 17,7 12,4 9,2 17,1
Record de froid (°C)
date du record
−13,2
20.01.1963
−14
10.02.1986
−10,8
01.03.05
−4
01.04.1963
−0,6
14.05.1995
1,5
02.06.1962
6
07.07.1962
4,6
30.08.1964
1,3
26.09.10
−4,6
30.10.1997
−7,5
21.11.1993
−12
28.12.1962
−14
1986
Record de chaleur (°C)
date du record
18,5
27.01.03
24,1
27.02.19
26
20.03.05
30,2
30.04.05
33,6
26.05.17
39,6
27.06.19
39,5
23.07.19
40,5
07.08.20
36
01.09.1961
28,8
03.10.11
22,9
01.11.15
19
16.12.1989
40,5
2020
Précipitations (mm) 90,4 70,5 62 64,9 62,4 45,4 46,1 46,5 70,2 95,3 90,4 99,2 843,3
Source : « Fiche 44070001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Haie-Fouassière est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[10],[11],[12]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Haie-Fouassière, une unité urbaine monocommunale[13] de 4 659 habitants en 2017, constituant une ville isolée[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nantes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 116 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,2 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (80,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (42,1 %), prairies (16,2 %), zones agricoles hétérogènes (15,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,9 %), zones urbanisées (8 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), forêts (2,1 %), mines, décharges et chantiers (1,7 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Haya au XIVe siècle[20].

Avant la Révolution française, le village portait les noms de Saint-Jean-de-la-Haie puis de Notre-Dame-de-la-Haye[21]. Au moment de sa création, la commune prend le nom de La Haye, puis La Haie-Fouassière en 1801[22].

Le toponyme La Haie-Fouassière est basé sur le mot haie (haye en ancien français) au sens actuel du terme, bien qu'il ait pu avoir celui de « lisière de forêt, bois » en toponymie. L'élément -Fouassière est celui d'un lieu contigu. Il existe également plusieurs formations toponymiques analogues dans l'ouest, à savoir : la Fouassière à Saint-Martin-du-Fouilloux (Maine-et-Loire), la Fouassière à La Chapelle-Anthenaise (Mayenne), etc. Les noms en -ière sont généralement des formations toponymiques médiévales, dont le premier élément est le nom du propriétaire[23]. Les formations en -ière sont courantes dans les environs immédiats de la Haie-Fouassière, comme en témoignent la Caillaudière, la Cornillère, la Bourchinière, la Pétière, la Gosselière, la Patouillère, etc., basés respectivement sur les patronymes Caillaud, Cornille, Bourgine, Péty, Gossel et Patouille. Le premier élément Fouass- représente le patronyme Fouasse fréquemment attesté dans la région (7 actes recensés entre 1656 et 1725 dans le département de la Loire-Atlantique, 575 actes dans celui d'Ille-et-Vilaine et 48 dans celui de Maine-et-Loire[24]) ou encore Fouassier (8 actes dans la Loire-Atlantique entre 1712 et 1917[25]), dont la finale est traitée comme le suffixe -ière. Il semble que les patronymes Fouasse (variante Fouace) et Fouassier (attesté dès le XVIe siècle) désignent au départ des fabricants de fouace[26].

La Haye-Fouassière se trouve sur la limite entre poitevin et gallo. En gallo, son nom est La Haè-Fóacierr (écriture ELG)[27].

An Hae-Foazer en breton[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1965 Bernard Verlynde    
1965 1973 Charles Gifard    
1973 2001 Sylvain Vinet DVD  
mars 2001 28 mai 2020 Jean-Pierre Bouillant DVD Retraité de banque
28 mai 2020[28] En cours Vincent Magré DVG Professeur de philosophie

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de La Haie-Fouassière est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, La Haie-Fouassière est une ville isolée qui fait partie de l'aire urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Nantes[29]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « intermédiaire » : 88 % des habitants résidaient dans des zones « intermédiaires » et 12 % dans des zones « peu denses »[30].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[32].

En 2019, la commune comptait 4 691 habitants[Note 5], en augmentation de 5,3 % par rapport à 2013 (Loire-Atlantique : +7,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5509551 5101 5661 5661 7001 6501 7091 818
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7651 8041 8391 7961 7891 7101 7031 5891 558
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6081 6691 5771 4541 5551 5151 5471 5641 717
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 8131 9192 1572 6742 9113 3373 9174 0654 298
2014 2019 - - - - - - -
4 5114 691-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,6 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 316 hommes pour 2 359 femmes, soit un taux de 50,46 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[34]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,9 
4,7 
75-89 ans
5,8 
15,0 
60-74 ans
14,5 
22,8 
45-59 ans
22,1 
21,5 
30-44 ans
21,4 
15,1 
15-29 ans
15,2 
20,7 
0-14 ans
20,1 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2018 en pourcentage[35]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
5,8 
75-89 ans
8,6 
14,7 
60-74 ans
16 
19,6 
45-59 ans
18,9 
20,1 
30-44 ans
19,2 
19,2 
15-29 ans
17,5 
20 
0-14 ans
18 

Sports[modifier | modifier le code]

La ville reçoit l'arrivée de la course cycliste Classic Loire-Atlantique depuis 2000, ainsi que les championnats de France de cyclisme sur route 2019 sur le même parcours.

La commune dispose d'un club de football appelé le Football Club Côteaux du Vignoble (FCCV) qui existe depuis 2018 et la fusion du Football Club castel-fiacrais (FCCF) et de l'Association sportive de l'Avant-Garde de la Haye-Fouassière (ASAG). L'ASAG étant elle-même issue de la fusion de l'Avant-Garde de la Haye-Fouassière (fondé en 1946) et de l'Association sportive de la Haye-Fouassière (fondée en 1967)[36]. Le FC Côteaux du Vignoble qui regroupe donc les communes de La Haie-Fouassière, Château-Thébaud et Saint-Fiacre-sur-Maine évolue en Départemental 1 Loire-Atlantique lors de la saison 2022-2023[37].

Médias[modifier | modifier le code]

En , la commune a aidé une web radio, HFmRadio animée par six adolescents[38]. Cette web radio s'est séparée de la mairie à la suite d'un désaccord entre les deux parties. Leur partenariat a pris fin.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Usine LU (groupe Mondelez International) spécialisée en biscuits secs simples et crackers - 500 personnes - 44 000 t/an.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le pont sur la Sèvre nantaise.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le château de Rochefort.
  • Le château de Rochefort (XVIIIe siècle)
  • Le château du Breil (XIXe siècle).
  • Le château du Hallay (XIXe siècle).
  • Le château de La Ferronnière (XIXe siècle).
  • Le manoir du Patisseau (XVIe siècle).
  • Les anciens moulins à vent du Breil.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église de La Haie-Fouassière.
  • L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption (XIXe siècle) (style néo-gothique) : la paroisse aurait été fondée par saint Martin de Vertou ou les moines successeurs. Son premier saint patron fut saint Jean, puis Notre-Dame, qu’elle honore encore aujourd’hui. L’ancienne église, bordée à l’ouest par le cimetière datait du XIVe siècle. En ? l’Abbé Grégoire Bocquel, curé de la paroisse, la trouve en mauvais état : elle doit subir des réparations et les cérémonies sont célébrées dans la chapelle funéraire de Rochefort, au milieu du cimetière attenant. En , un projet d’agrandissement est évoqué au conseil municipal. Le , à la suite de la décision de rallonger l’église de huit mètres, pour accueillir plus de fidèles, une nouvelle délibération du conseil municipal définit l’orientation du chœur à l’est, comme l’ancienne église et conformément à la tradition. Cette nouvelle disposition épargne la chapelle de Rochefort située sur le parvis. Le cimetière est transféré à l’endroit actuel. Commence alors l’édification de la nouvelle église. Les travaux débutent le , par la construction du presbytère, avec les matériaux de récupération des anciens locaux. La réception des travaux de l’église a lieu le et le culte reprend dans le bâtiment inachevé. De 1927 à 1930, la décoration de l’intérieur de l’église est réalise par Albert Lemasson avec son frère Paul : « Chemin de Croix », « Adoration des Mages », « Monument aux Morts de la Guerre 1914-1918 »
  • La chapelle de Rochefort (XVIe siècle).

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le rond-point de l'Espace : à la suite de la construction d'un rond-point à l'entrée de la commune, près de l'usine LU, le conseil municipal, afin de faire connaître sa commune, décide d'agrémenter celui-ci d'un décor faisant la différence avec les autres ronds-points des communes avoisinantes et leur décor de pressoir à vin. L'architecte de l'usine LU Jean-Claude Imbach propose donc en 1993 de créer un décor futuriste représentant une soucoupe volante de cinq mètres de diamètre entourée de trois spationautes de deux mètres de haut portant chacun un emblème de la commune : une fouace pour le premier, une bouteille de muscadet pour le second et un étendard en forme de Petit Beurre pour le troisième. L'histoire veut que les occupants de cet engin spatial fassent leurs provisions de produits locaux avant de quitter la Terre pour un voyage galactique[40].

Le rond-point se nomme le « rond-point de l'Espace » et son décor a coûté à l'époque 2 700 000 francs financé pour moitié par LU, afin que l'entreprise compense auprès de la commune, la perte de la taxe professionnelle dont l'usine avait été exonérée les premières années de son fonctionnement. La soucoupe s'illumine de différentes couleurs à la tombée de la nuit[40].

L'objectif principal du maire de l'époque a été atteint, puisque ce rond-point a été l'objet de reportages télévisés sur le gaspillage de l'argent public tels que Combien ça coûte ? et autre émission de divertissement comme Y'a pas photo. Afin de protéger l'« œuvre » qui fit l'objet de dégradations nocturnes (dont le vol des trois spationautes), un fossé entouré de barbelé fut creusé autour du rond-point et des caméras de surveillance furent installées[40].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune est une ville fleurie ayant obtenu quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006.

Quatre lieux méritent le détour : le jardin de la cure, les jardins de Los Corrales, le square de la Paix et le jardin de la maison des vins.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale, située à côté de la mairie, dispose de plus de 10 000 documents, livres et périodiques.

Orchestre d'harmonie Sainte-Cécile[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'un ensemble permanent de musiciens amateurs depuis 1870. Tout d'abord simple fanfare (avec uniquement des cuivres), cet ensemble, qui change plusieurs fois de nom, devient une harmonie complète[41] :

  • 1860 : À l’initiative de l’abbé Moyon (vicaire), un groupe de jeunes commence à faire de la musique instrumentale.
  • 1870 : La société musicale est créée et se produit pour la première fois.
  • 1909 : La société devient Fanfare municipale de La Haye-Fouassière (association loi 1901)
  • 1923 : Après un litige avec la municipalité, la société devient Fanfare Sainte-Cécile de La Haye-Fouassière.
  • 1970 : Ayant maintenant des flûtes et des clarinettes en plus des cuivres la Fanfare devient Harmonie.
  • 2000 : Trois concerts sont donnés chaque année : décembre, avril en salle, et fin juin dans la cour d’honneur du château de Rochefort.
  • Depuis 2003 : Travail avec l'Harmonie de l'Écho de Saint Sébastien pour former l'Orchestre OH-N149.

L'ensemble participe aux fêtes religieuses (fêtes Dieu, communion, , Pâques, Noël), aux kermesses et aux fêtes nationales , et plus tard . À partir des années 1970, l’harmonie se spécialise dans l’animation de défilés.

En 1987, avec l’arrivée d'un chef d'orchestre professionnel, les concerts prirent de l’importance et sont devenus l’unique activité de l’orchestre d’harmonie.

Depuis 1870, huit instrumentistes se sont succédé à la direction musicale :

  • 1870-1908 : Joseph Olivier (joueur de cornet à pistons et tonnelier de métier) ;
  • 1908-1914 : M. Brouquer (jardinier au Hallay) ;
  • 1914-? : Louis Olivier (joueur de cornet à pistons et négociant en vins, neveu de Joseph Olivier) ;
  • 1964-1986 : Henri Hery (saxophoniste et sabotier) ;
  • 1986 : Gilbert Pavageau (tromboniste et chirurgien-dentiste) ;
  • 1987-1997 : Philippe Meslet (tromboniste professionnel) ;
  • 1997 : Alain Rousseau (trompettiste professionnel) ;
  • depuis 1998 : Francis Vantomme (clarinettiste professionnel).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la barre ondée accompagnée à dextre d'une grappe de raisins feuillée, à senestre d'une fouace, le tout d'or ; au chef d'hermine.
Commentaires : La fouace nantaise est un gâteau étoilé, sec, au goût brioché, qui accompagne la dégustation du Muscadet et autres vins du pays Nantais lors des vendanges de septembre. Cette fouace a donné son nom à la commune. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par Henri Gaudin et la mairie (délibération municipale du ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Flohic (dir.) et Sandrine Garcia, « La Haie-Fouassière », dans Le Patrimoine des communes de la Loire-Atlantique, vol. 2, Charenton-le-pont, Flohic éditions, , 1383 p. (ISBN 2-84234-040-X), p. 1366-1368.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Orthographe reconnue par l'Insee
  2. cf le Site officiel de la mairie.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
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