Saint-Fiacre-sur-Maine

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Saint-Fiacre-sur-Maine
La mairie.
La mairie.
Blason de Saint-Fiacre-sur-Maine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Vertou
Intercommunalité Clisson Sèvre et Maine Agglo
Maire
Mandat
Joël Basquin
2014-2020
Code postal 44690
Code commune 44159
Démographie
Gentilé Fiacrais ou Saint-Fiacrais
Population
municipale
1 143 hab. (2014)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 39″ nord, 1° 24′ 56″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 53 m
Superficie 5,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.st-fiacre.com/

Saint-Fiacre-sur-Maine est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Fiacre-sur-Maine dans le département de la Loire-Atlantique.
Situation

La commune est située à la confluence de la Sèvre et de la Maine qui marquent respectivement les limites nord et sud de son territoire. Le bourg, qui se trouve à 2,4 km en amont de celle confluence, à mi-chemin entre les deux cours d'eau, est à 15 km au sud-est de Nantes et 12 km au nord-ouest de Clisson.

La superficie de la commune est de 5,97 km2.

Les communes limitrophes sont Vertou, La Haie-Fouassière, Maisdon-sur-Sèvre et Château-Thébaud.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Saint-Fiacre-sur-Maine est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique). Elle est rattachée à la Communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine.

Géographie humaine

Les coteaux de vignes qui représentent les quatre cinquième de la superficie de la commune[1] règnent à 360° autour du village, avec forêts, et chemins praticables à VTT ou à pied qui sont classés parmi les plus remarquables de la région.

Saint-Fiacre propose à ses habitants et aux visiteurs des sites de détente (promenade, pêche...) avec notamment le sentier botanique de La Cantrie.

On y trouve également des caves restaurées, lieux d'expositions culturelles, ainsi que d'étonnantes maisons de vignerons aux escaliers extérieurs, typiques de l'architecture locale.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs villages et lieux-dits répandus sur la commune:

  • Le Coin (Le Coin fut jadis le refuge des fées. Tolérées par les Celtes et les Romains, les fées du Coin maintinrent leur culte et leur indépendance assez tard, puisque ce n'est qu'au XIIe siècle que le christianisme s'implanta et domina sous le patronage de saint Fiacre et de saint Hubert)[2].
  • La Chasseloire.
  • La Cantrie (ou Canterie) Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, ces trois seigneuries se partagent le territoire de Saint-Fiacre-sur-Maine[2].


  • La Bourchinière
  • La Hautière
  • La Métairie
  • La Pétière


  • Les Gras Moutons (rattaché à la commune de Saint-Fiacre-sur-Maine en 1930)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Fiacre-sur-Maine s'appelle primitivement Le Coin ou Saint-Hilaire-du-Coin (Sanctus Hilarius del Cugno) au VIe siècle[2].

Le nom de la localité est attesté sous les formes Sanctus Hilarius de Cuneo en 1179, Saint Hilaire du Coign en 1431, Sanctus Fiacrius de Cognio en 1574[3].

Saint-Hilaire, évêque de Poitiers, fut le premier évangélisateur d'où le nom de Saint-Hilaire-du-Coin. Plus tard on lui préféra Saint-Fiacre[2].

Ensuite la commune prit le nom de Saint-Fiacre-sur-Maine en 1920[2].

En breton, elle a été dénommée Sant-Fieg-ar-Mewan par l'Office de la Langue Bretonne[4], nom sans valeur historique.

Histoire[modifier | modifier le code]

La localité est fondée au VIe siècle. Elle dépendait du marquisat de Goulaine.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De sinople à une grappe de vigne feuillée d'argent, chapé aussi d'argent à deux mouchetures d'hermine de sable.
Commentaires : Les mouchetures d'hermine évoquent le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par l'héraldiste Michel Pressensé (délibération municipale du ), enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de Saint-Fiacre-sur-Maine : « Saint-Fiacre au cœur du Sèvre et du Maine ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

La mairie de Saint-Fiacre-sur-Maine se situe au centre du village, au 8 place d'Echichens.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1er décembre 1870 mai 1871 Emmanuel Brosseaud    
mai 1871 2 décembre 1871 Jean-Baptiste Gaudet    
3 décembre 1871 22 janvier 1881 Alexandre Rosier    
23 janvier 1881 17 mai 1884 Vincent Rambeaud    
18 mai 1884 5 avril 1913 Auguste Barqua    
6 avril 1913 26 janvier 1935 Georges Rosier    
27 janvier 1935 15 mai 1937 Émile Frénée    
16 mai 1937 29 mars 1973 Geoffroy du Bouays de Couësbouc    
30 mars 1973 19 mars 1983 Paul Bouchaud    
20 mars 1983 22 juin 1995 Gilles Deloumeau    
23 juin 1995 2014 Jean-Yves Lecoq[Note 1]    
2014 en cours Joël Basquin Divers droite assistant de vérification à la Chambre Régionale des Comptes (CRC)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 1 143 habitants, en diminution de -5,46 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 416 528 592 585 633 578 598 606
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
587 603 582 567 572 602 580 530 516
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
504 523 467 435 420 580 552 574 592
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
636 651 761 935 935 996 1 162 1 165 1 143
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[10],[11],[12]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[10],[11],[12].

Pyramide des âges à Saint-Fiacre-sur-Maine en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
0,7 
5,6 
75 à 89 ans
6,5 
12,2 
60 à 74 ans
16,0 
22,0 
45 à 59 ans
18,8 
23,1 
30 à 44 ans
21,9 
15,5 
15 à 29 ans
13,8 
21,2 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Saint-Fiacre-sur-Maine est essentiellement agricole, tournée en grande partie vers la viticulture. Ainsi, plus de 80 % de la superficie de la commune est consacré à la culture de vigne, essentiellement pour la production de muscadet sous l'appellation Muscadet Sèvre-et-Maine. Cela en fait le village le plus viticole de France en surface communale[1].

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Marché de Noël : 2e dimanche de décembre
  • Randonnee des vendanges : 3e week-end de septembre
  • Fête du vin nouveau et feux de la Saint-Jean : époque des vendanges.
  • Caves de Saint-Fiacre : visites et dégustation. Maison des vins.
  • Brocante : 1er week-end avril.
  • Pêche, chasse, promenades.
  • La Cantrie (4 ha) : sentier pédestre « paysager et botanique », aire de pique-nique, location de canoë.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Saint-Fiacre-sur-Maine est jumelée avec :

De 1960 jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962, Saint-Fiacre-sur-Maine était jumelée avec la commune de Damesme, actuel Aïn El Bia.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire du XIXe siècle est l'œuvre de l'architecte Le Dibardier. Elle remplace la première église de Saint-Fiacre-sur-Maine, probablement fondée au XIIe siècle, incendiée en 1794 par les révolutionnaires. De style romano-byzantin, son clocher en forme de tiare sont dus au projet réalisé par M. Bacqua, maire de la commune, a été achevé en 1896. Au-dessus de la porte, une statue de Jeanne d'Arc et un bas-relief de Saint Fiacre (patron des jardiniers). À l'intérieur, on trouve des peintures sur voûte du chœur et un vitrail représentant « Saint-Georges terrassant le dragon », œuvre du maître-verrier Maignen-Cesbon, datant du XXe siècle.
  • Tour de Chasseloir du XVe siècle avec souterrain. Le château fut détruit et brûlé pendant la Révolution. Le cellier actuel possède des poutres engoulées par des animaux fantastiques et qui s'appuient sur des sculptures représentant d'un côté les sept péchés capitaux et de l'autre les vertus. Des vitraux rappellent les divinités de la vigne et de la culture et au fond brillent les armes de France et celles des Leloup, premier propriétaire
  • La demeure de Saint Fiacre anciennement La Seigneurie de Gras Mouton.
    • Entre 1385 et 1440, André, fils de Jean Le Blant et de Marguerite de Gras Mouton propriétaires de cette seigneurie, lesquels ont déclaré deux moulins sur la Maine, des pêcheries, des écluses à péage, des droits de tiers et de quart sur la vendange de divers clos de vigne blanche, des rentes et des vassaux nobles dans les paroisses de Château-Thébaud et de Maisdon-la-Rivière. Il s'agit d'une juridiction de Haute Justice relevant des Ducs de Bretagne.
    • 1581 : Syre René Nycollon, marchand demeurant au lieu et manoir noble de Grasmouton
    • Un décret du 2 janvier 1674 de la Chambre Royale érige la Seigneurie de Gras Mouton en Cour de Juridiction et que, désormais : « ...Messire Samuel Pantin Chevallier, Seigneur de la Hameliniere Gras Mouton détient pouvoir de Haute, Moyenne et Basse Justice sur ses terres... »
    • Octobre 1730 : Pierre Cailleteau, Chevalier, Seigneur de la Chasseloire et Gras Mouton
    • À la fin du XVIIIe siècle, le sénéchal René Pierre Lenormand du Buisson (1724-1810), propriétaire de la seigneurie et procureur du Tribunal de Nantes, accueille durant l'été sa petite fille Sophie Trébuchet (1772-1821), mère de Victor Hugo.
    • Sous la révolution en 1795-1796, après le soulèvement de la Vendée, le général Hoche lance les armées de la République contre les chouans. C'est le génocide vendéen. La maison noble de Gras Mouton est incendiée et détruite. Les terres, vignes, maisons et métairies sont partagées et vendues en biens nationaux.
    • Entre 1920 et 1940, un négociant nantais dénommé Grégoire entreprend, parcelle par parcelle, la reconstitution du vignoble de la seigneurie.
    • En 2005, Rénovation de la demeure pour la transformer en maison d'hôtes par Thomas Alperstedt et David Ordronneau.
  • Château du Coing du XVIIIe / XIXe siècle situé au confluent de la Sèvre et de la Maine. Ce château se caractérise par une architecture de différentes époques, dont les communs sont de pur style italianisant de Clisson dû à l'influence de François-Frédéric Lemot et des frères Cacault.
    • Ce château fut le temoin d'un des plus violents combats livrés dans la région entre Chouans et Républicains en 1793.
    • C'est actuellement un site de production du muscadet, régulièrement médaillé et reconnu, entre autres pour ses millésimes d'exception[réf. nécessaire].
  • Parc de la Cantrie : forêt protégée[réf. nécessaire] au bord de la Sèvre, espaces botaniques. Salle de réception, salle d'exposition avec l'accueil régulier d'artistes. Marché de Noël en décembre.
  • Vallées de la Maine et de la Sèvre nantaise. Site du bourg dominant les vallées de la Sèvre Nantaise et de la Maine. Points de vue du bourg. Confluent des deux rivières. Bois.
Autres
  • Manoir de la Cantrie
  • Maisons anciennes.
  • Ancien relais de poste : fenêtre Renaissance.
  • Four banal de La Métairie. Le four était jadis chauffé aux sarments de vigne.
  • Fermes anciennes avec escaliers extérieurs.
  • Deux Stades de football en contrebas, salle de sports, terrain de basket-ball, chemins de VTT, deux salles de spectacle, caves à vin.
  • Route touristique du vignoble nantais
  • Chemin de Saint Jacques de Compostelle
  • GR du Pays du Vignoble Nantais

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]