Melania Trump

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Melania Trump
Melania Trump en 2017.
Melania Trump en 2017.
Première dame des États-Unis
Depuis le
(1 an, 5 mois et 25 jours)
Prédécesseur Michelle Obama
Biographie
Nom de naissance Melanija Knavs
Date de naissance (48 ans)
Lieu de naissance Novo Mesto
(Slovénie, Yougoslavie)
Conjoint Donald Trump
Enfants Barron Trump
Profession Mannequin
Signature de Melania Trump

Melania Trump (Melanija Knavs [ˈknaːs], nom germanisé en Melania Knauss), née le à Novo Mesto, est un ancien mannequin slovéno-américain. Elle est depuis 2005 l'épouse de Donald Trump. À la suite de l'élection de celui-ci à la présidence des États-Unis, elle devient Première dame des États-Unis le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Melanija Knavs naît le dans la localité de Novo Mesto, dans l'actuelle Slovénie, à l’époque encore République socialiste de Slovénie, au sein de la Yougoslavie.

Son père, Viktor Knavs, originaire de Radeče, gère des concessions de voitures et de motos pour un constructeur automobile d’État. Sa mère, Amalija Ulčnik, qui vient d'un village aux alentours de Sevnica, est employée d'un fabricant de vêtements pour enfants, pour lequel elle dessine des motifs textiles[1].

Elle a une sœur aînée du nom d'Ines[2] et un demi-frère, né d'une relation de jeunesse de son père[3] et qu'elle ne connaît pas[4].

Son père était membre de la Ligue des communistes de Slovénie, qui prônait une politique d'athéisme d'État[5],[6]. Cependant, il fit baptiser secrètement ses filles selon le rite catholique, comme le faisaient de nombreux Slovènes[7].

Au début de son enfance, Melania vit dans un appartement modeste, mais alors qu'elle est adolescente, ses parents accèdent à la classe moyenne et la famille s'installe dans un pavillon d'un quartier résidentiel (une maison à deux étages, près de Sevnica). Ses parents possèdent toujours cette maison en 2018, mais vivent à New-York[8].

Elle défile pour la première fois, en présentant des vêtements pour la fabrique où travaille sa mère. Elle aimerait devenir styliste et pose en 1987 pour le photographe de mode Stane Jerko, qui la repère dans la rue pour sa beauté juvénile et lui offre ses premières séances de photos[2].

Elle maîtrise le slovène, l'anglais[9],[10] et a des notions de français, de serbe, d'italien et d'allemand[11],[12].

Carrière de mannequin[modifier | modifier le code]

Après avoir fait une année d’études en design et architecture à l'université de Ljubljana[13], Melania Knauss participe à un concours de mannequinat organisé par le magazine féminin slovène Jana en 1992, où elle échoue en finale[1].

En 1993, la marque slovène « Mura » la met en scène dans une campagne télévisée en la présentant comme la « première dame de la mode », avec des gardes du corps, une limousine, un avion et la faisant asseoir dans un bureau ovale[2].

Elle travaille ensuite comme mannequin pour plusieurs grandes maisons de haute couture à Milan et à Paris avant de partir poursuivre sa carrière à New York en 1996. Travaillant avec des photographes comme Helmut Newton, Patrick Demarchelier et Mario Testino, elle apparaît en couverture de plusieurs magazines comme Vogue, Vanity Fair, GQ ou encore Elle mais elle ne fait pas une grande carrière[2]. En tant que mannequin, elle a travaillé avec plusieurs célèbres agences (dont celle que possède Donald Trump). Elle a également posé pour des photos érotiques prises en 1995 par le photographe français Alé de Basseville et publiées en juillet 2016 dans le New York Post.

Elle apparaît également dans plusieurs publicités télévisées, dont une pour la compagnie d'assurances Aflac. Elle crée une ligne de bijoux, ainsi que des produits cosmétiques[1].

Mariage avec Donald Trump[modifier | modifier le code]

Donald et Melania Trump en 2011.

En 1998, elle rencontre l’homme d’affaires Donald Trump à un événement de mode[1],[14]. Sa notoriété augmente lorsqu’elle apparaît avec Trump à l’émission The Howard Stern Show, où ils mettent en avant leur vie sentimentale. En couple avec celui-ci, elle continue sa carrière de modèle tout en s’impliquant dans des œuvres de bienfaisance[15]. Sa relation avec Trump est de nouveau mise en avant dans l’émission de téléréalité The Apprentice, présentée par celui-ci. Elle obtient une carte de résidente permanente aux États-Unis en 2001 et la nationalité américaine en 2006[1].

Elle se fiance avec Donald Trump en 2004, puis l'épouse l'année suivante, le , dans une église de Palm Beach, en Floride[14]. Le , le couple a un garçon né à New York et portant le nom de Barron William Trump. Elle consacre son temps à l'éducation de son fils, tout en poursuivant quelques activités de mannequin[14]. Ses parents vivent alors comme elle dans la Trump Tower (New York)[2].

Lors de la convention nationale républicaine de 2016, elle prononce un discours plagiant plusieurs passages de celui de Michelle Obama à la convention démocrate de 2008[16].

Première dame des États-Unis[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Sceau du bureau de la Première dame.
Melania Trump avec la Première dame de Pologne, Agata Kornhauser-Duda, en juillet 2017.

Lors de la cérémonie d'investiture de Donald Trump comme 45e président des États-Unis, elle tient les deux bibles sur lesquelles Donald Trump prête serment : la bible d'Abraham Lincoln et celle de son mari offerte par sa mère, Mary Anne MacLeod Trump. Melania Trump est habillée par le célèbre couturier Ralph Lauren[17].

À la suite de l'investiture de son mari, elle devient Première dame des États-Unis (First Lady). Elle est la deuxième First Lady d'origine étrangère après Louisa Adams et la première à avoir été naturalisée américaine[18]. Elle est par ailleurs la première née dans un pays communiste[1],[14].

Elle décide de ne pas emménager immédiatement à la Maison-Blanche, continuant de résider dans la Trump Tower jusqu'à la fin de l'année scolaire de son fils, en juin 2017. Ivanka Trump, la fille du président, occupe ainsi officieusement le rôle de Première dame. Une pétition est lancée afin que Melania Trump rejoigne la Maison-Blanche ou prenne en charge elle-même les frais liés à sa sécurité et à celle de son fils, estimés entre 127 000 et 146 000 dollars par jour[19]. Elle s'installe à la Maison-Blanche avec Barron le [20]. Elle élève son fils sans avoir recours à une nourrice[21].

Rôle[modifier | modifier le code]

Interrogée pendant la campagne présidentielle de 2016, elle indique : « Je serai très traditionnelle, comme Betty Ford ou Jackie Kennedy »[22]. Elle ne souhaitait initialement pas occuper ce rôle, préférant le train de vie de femme de milliardaire, loin de l'attention médiatique : ainsi, selon le journaliste Michael Wolff, elle aurait pleuré de tristesse le soir de la victoire de son mari[21].

En mai 2017, lors d'une visite au Vatican, elle révèle qu'elle est catholique, ce qui fait d'elle la première First Lady catholique aux États-Unis depuis Jacqueline Kennedy[23]. Lors de ce déplacement, elle aurait convaincu le pape François, peu enthousiaste, de serrer la main de Donald Trump[21].

Considérée comme énigmatique, elle s'exprime à de très rares occasions et ne réagit pas aux allégations sur les infidélités présumées de son mari[24], même si elle refuse plusieurs fois de lui prendre la main en public, ce que la presse interprète comme une marque de défiance à son égard[21]. Sa popularité augmente de façon continue au fil des mois, atteignant près de 60 % en mai 2018[24].

Elle s'implique notamment dans une rénovation de la Maison-Blanche[25].

Engagements[modifier | modifier le code]

Melania Trump à l'hôpital pour enfants de Cincinnati, en février 2018.

En septembre 2017, elle se lance dans un combat contre les addictions aux opiacés en menant une table ronde sur le sujet[26].

Comme annoncé pendant la campagne présidentielle, elle présente, en mai 2018, un programme pour la protection de l'enfance dont elle sera la marraine[24],[27]. Intitulé Be Best, ce programme entend notamment lutter contre le cyberharcèlement[28],[29].

Fin juin 2018, alors que la séparation des migrants et de leurs enfants fait polémique, Melania Trump se rend à la rencontre d'enfants sans-papiers. Dans un communiqué, elle indique à propos de la séparation des enfants immigrés de leurs parents : « Je déteste cette situation »[21]. De l'aveu du président, elle joue un rôle dans l'adoption d'un décret mettant fin à ces séparations. Elle-même immigrée, elle a contacté en 2018 un célèbre avocat, membre du Parti démocrate, afin d'aider ses parents et sa sœur dans leurs démarches vis-à-vis de l'administration ; celui-ci indique que de ce fait ce sujet lui tient particulièrement à cœur[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Lauren Collins, « Le mystère Melania Trump », Vanity Fair no 38, août 2016, pages 56-65.
  2. a, b, c, d et e Pauline Delassus, « Melania Trump - Une First Lady venue de l'Est », Paris Match, semaine du 17 au 23 novembre 2016, pages 52-59.
  3. (en) Julia Ioffe, « Melania Trump on Her Rise, Her Family Secrets, and Her True Political Views: “Nobody Will Ever Know” », GQ (magazine),‎ (lire en ligne)
  4. (en) Mickey Rapkin, « Lady and the Trump », Du Jour,‎ (lire en ligne)
  5. (en) David Martosko, « Melania Trump reveals she is Catholic: The First Lady shares her faith with the world after meeting the Pope as the first Catholic to live in White House since JFK », Daily Mail,‎ (lire en ligne)
  6. (en) Elizabeth Wellington, « Melania Trump only the second Catholic first lady to meet a pope », The Inquirer - Philadelphia Media Network,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Inma Alvarez and Marko Vombergar, « Melania Trump was baptized Catholic, confirms Slovenian Cardinal Franc Rodé », Aleteia,‎ (lire en ligne)
  8. « Etats-Unis : l'enfance slovène de Melania Trump », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Emily Schultheis, « Five Things to Know About Melania Trump », CBS News,‎ (lire en ligne[archive du ])
  10. « 10 choses surprenantes que vous ne savez pas sur Melania Trump », sur journaldemontreal.com, (consulté le 13 juillet 2017).
  11. John Aravosis, « Is Melania Trump really fluent in five languages? (Melania Trump parle-t-elle couramment cinq langues ?) », sur americablog.com, (consulté le 8 novembre 2017).
  12. https://edition.cnn.com/2016/11/28/us/melania-trump-fast-facts/index.html
  13. « Melania Trump aurait menti sur son passé », sur Le Journal de Montréal, (consulté le 19 juillet 2016).
  14. a, b, c et d Jean-Philippe Louis, « Melania Trump, la mystérieuse nouvelle première dame des Etats-Unis », Les Échos.fr,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « News de Melania Knauss » (consulté le 29 août 2008).
  16. « Melania Trump a bien plagié le discours de Michelle Obama », Les Échos.fr,‎ (lire en ligne)
  17. Julien Neuville, « Y a-t-il un créateur pour habiller Melania Trump ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  18. http://time.com/4532793/louisa-adams-first-lady-melania-trump/
  19. « États-Unis : pétition pour que Melania Trump s'installe à la Maison-Blanche... ou paie sa sécurité », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  20. Thierry Noisette, « Melania et Barron Trump s'installent enfin à la Maison-Blanche », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  21. a, b, c, d, e et f Olivier O'Mahony, « Melanie Trump ne fait plus banquette », Paris Match, semaine du 28 juin au 4 juillet 2018, p. 44-51.
  22. https://www.theguardian.com/fashion/2016/nov/28/melania-trump-betty-ford-first-lady-feminist-liberal
  23. https://www.huffingtonpost.com/entry/melania-trump-catholic-white-house_us_59270d0ce4b0265790f5f76f
  24. a, b et c http://www.bfmtv.com/international/melania-trump-critique-l-utilisation-negative-des-reseaux-sociaux-devant-son-mari-1439917.html
  25. Maurin Picard, « Les petites indocilités de Melania et Ivanka envers Donald Trump », Le Figaro, samedi 23 / dimanche 24 juin 2018, p. 17.
  26. Kahina Sekkai, « Melania Trump s'implique dans la guerre contre l'addiction aux opiacés », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  27. « VIDEO. Melania Trump dénonce le cyber-harcèlement, Internet ressort les tweets de son mari », 20minutes.fr, 4 novembre 2016.
  28. http://www.leparisien.fr/laparisienne/actualites/people/melania-trump-s-est-trouve-une-cause-a-defendre-08-05-2018-7704549.php
  29. http://fr.euronews.com/2018/05/08/melania-trump-lance-be-best-contre-le-cyber-harcelement

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bojan Pozar et Igor Omerza, Melania Trump. The Inside Story, 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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