Le Bureau des légendes

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Le Bureau des légendes
Description de l'image BDL.png.
Genre Espionnage
Création Éric Rochant
Production Éric Rochant
Acteurs principaux Mathieu Kassovitz (1- )
Jean-Pierre Darroussin (1-3)
Léa Drucker (1-3)
Sara Giraudeau (1- )
Florence Loiret-Caille (1- )
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine Canal+
Nb. de saisons 5
Nb. d'épisodes 40
Durée 52 minutes
Diff. originale en production
Site web http://www.canalplus.fr/c-series/pid8008-c-le-bureau-des-legendes.html

Le Bureau des légendes ou BDL est une série télévisée française créée par Éric Rochant et diffusée depuis le sur Canal+ et depuis le sur La Une, en Belgique. Quatre saisons ont déjà été diffusées, la cinquième étant prévue pour le .

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au sein de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE), un département appelé le Bureau des légendes (BDL) forme et dirige à distance les « clandestins », les agents les plus importants des services du renseignement extérieur français. En immersion dans des pays étrangers, ils ont pour mission de repérer les personnes susceptibles d'être recrutées comme sources de renseignements. Opérant dans l'ombre, « sous légende », c'est-à-dire sous une identité fabriquée de toutes pièces, ils vivent de longues années dans une dissimulation permanente.

Guillaume Debailly revient d'une mission clandestine de six années en Syrie, mais contrairement aux règles de sécurité, il ne semble pas avoir abandonné sa légende et l'identité sous laquelle il vivait à Damas[1]. Son histoire d'amour avec la Syrienne Nadia El Mansour va sérieusement compliquer les choses et l'amener notamment à jouer un double jeu entre la DGSE et la CIA...

Distribution[modifier | modifier le code]

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Acteurs récurrents[modifier | modifier le code]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

L'extérieur du 141 boulevard Mortier, siège de la DGSE, est visible dans la série.

Certaines scènes ont été tournées :

Épisodes[modifier | modifier le code]

Première saison (2015)[modifier | modifier le code]

La première saison, de dix épisodes, a été diffusée à partir de 2015.

Deuxième saison (2016)[modifier | modifier le code]

Tournage du Bureau des Légendes à Paris, rue La Fayette, 12 janvier 2016.

La deuxième saison, de dix épisodes, a été diffusée à partir de 2016.

Troisième saison (2017)[modifier | modifier le code]

La troisième saison, de dix épisodes, a été diffusée à partir du sur Canal +[4].

Quatrième saison (2018)[modifier | modifier le code]

La quatrième saison, de dix épisodes, a été diffusée à partir du [5].

Cinquième saison (2020)[modifier | modifier le code]

Le tournage de la cinquième saison composée de dix épisodes commence en et s'achève en . Elle s'annonce comme la dernière saison tournée par Éric Rochant[6], voire comme la saison ultime de la série[7]. Jacques Audiard et Mathieu Kassovitz font partie des réalisateurs. Louis Garrel rejoint la distribution[8].

Sa diffusion est prévue pour le sur Canal+[9], et une avant-première à la 3e édition du festival Canneséries aura lieu le [10].

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

La série est inspirée de la vie quotidienne d'un service de la DGSE chargé des agents clandestins vivant « sous légende ».

Pour la scénariste Camille de Castelnau, le thème de départ de la série est le fait de « vivre dans le mensonge »[11].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

La saison 1 reçoit un accueil critique très positif en France. Le Monde salue ainsi « la maîtrise du sujet, de l'interprétation offerte par les acteurs (Kassovitz est parfait dans un registre sombre, mêlant force de caractère et faiblesse des sentiments), de la construction rigoureuse des arches narratives et de la gestion des rebondissements » ainsi que le « ton différent et crédible » de la série[12].

De même, Le Nouvel Observateur compare la série à Mad Men et félicite la série qui « met en scène avec maestria ce quotidien exceptionnel et fait vivre une équipe convaincante de héros »[13].

La saison 2 reçoit encore plus d'éloges. Télérama la qualifie de « captivante, subtilement écrite, mise en scène et interprétée […] une mission accomplie » et Le Figaro va même jusqu'à affirmer que « à ce jour, cette série est la meilleure jamais faite en France »[14].

En dehors de la France, l'accueil critique de la série est lui aussi très positif, notamment aux États-Unis. The New York Times qualifie ainsi la série d'« intelligente et subtile »[15] et Broadwayworld en fait aussi l'éloge : « Une histoire d'espionnage captivante, racontée avec sophistication et filmée avec une aisance cinématographique »[16]. En Norvège, la chaine NRK diffuse la saison 4 du au , pratiquement aux mêmes dates que Canal+ en France, et l'audimétrie mesurée est la plus élevée depuis le début de l'année. Les 10 épisodes resteront accessibles sur le site de la chaine jusqu'en [17].

En , le New York Times va jusqu'à inclure Le Bureau des légendes, en troisième position — la considérant comme la série d'espionnage « probablement la plus intelligente et crédible au monde » —, dans sa liste des trente meilleures séries étrangères des années 2010 (avec deux autres séries françaises : Les Revenants, 23e, et le diptyque 3 x ManonManon 20 ans, 26e)[18],[19].

Prix[modifier | modifier le code]

Saison 1

Saison 2

En dehors de la France[modifier | modifier le code]

En 2016, le Bureau des Légendes devient la série française ayant engendré le plus de revenus à l'étranger, détrônant Les Revenants. Selon Federation Entertainment, les deux premières saisons ont rapporté près de 3 millions d'euros auprès des distributeurs étrangers. La troisième saison a quant à elle déjà rapporté 700 000 euros en préachats[24].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Le DVD de la saison 1 est disponible depuis le [25]; Celui de la saison 2, le [26]. Le Dictionnaire de l'espionnage (du bureau des légendes), écrit par Agnès Michaux, est publié le par The Oligarchs Editions.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Les initiales « BB » figurant en première ligne du générique de fin correspondent à Bernard Bajolet, directeur général de la sécurité extérieure d' à . Signe du réel soutien apporté à la série par la DGSE[27] notamment afin de redorer son blason et satisfaire ses besoins en recrutement[28].
  • Avant qu'Eric Rochant ne décide de l'appeler "Malotru", le personnage joué par Matthieu Kassovitz devait s'appeler "Pétoncle"[29].
  • Le personnage de Phénomène, interprété par Sara Giraudeau, polytechnicienne hypermnésique envoyée enquêter sur le nucléaire iranien, est probablement inspiré de Clotilde Reiss, ancienne étudiante de Sciences Po Lille et correspondante de la DGSE, emprisonnée en Iran après avoir effectué un stage au Commissariat à l'énergie atomique[29].
  • Malotru, Phénomène, Moule à Gaufres, Cyclone, Escogriffe, Bachi-bouzouk… Les pseudonymes des personnages sont tirés des insultes et expressions favorites du capitaine Haddock, célèbre personnage des bandes dessinées Les Aventures de Tintin.
  • Le succès croissant de la série permet à la production de bénéficier d'un budget également croissant, passant de 15 millions d'euros pour la première saison à dix-sept millions, puis dix-huit millions, puis vingt millions[29].
  • L’intrigue se présente comme la plus réaliste possible, les auteurs ayant rencontré des espions pour leur inspiration. Par exemple, l’épreuve du restaurant au début de la première saison fait partie des fondamentaux de la formation des agents du renseignement. Le virus informatique du Mossad attaquant les centrales iraniennes aurait bien existé (Stuxnet). Certains détails semblent toutefois impossibles (la durée des missions, les exploitations des communications téléphoniques, les menaces entre services secrets de différents pays…)[30],[31],[32].
  • Le succès croissant de la série, et l'attente qu'elle suscite parmi les fans et les critiques, expliquent les précautions qui entourent les tournages. Ainsi, à propos de la saison 5, la comédienne Florence Loiret-Caille déclare que « deux ou trois mois avant le début du tournage, nous recevons au goutte à goutte des mails quasiment secret-défense avec les scénarios des épisodes »[33].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Bureau des Légendes », sur Canal Plus (consulté le 18 avril 2015)
  2. a b c et d « Le Bureau des Légendes - IMDbPro », sur pro.imdb.com (consulté le 29 novembre 2018)
  3. Guillaume Loison, « "Le bureau des légendes" : "La DGSE nous parle avec d'énormes pincettes" », sur Teleobs, (consulté le 28 septembre 2017)
  4. « «Le Bureau des légendes», toujours en open space », sur liberation.fr, (consulté le 13 mai 2017)
  5. AlloCine, « Le Bureau des légendes : Canal+ confirme officiellement la saison 4 pour la rentrée », AlloCiné,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2018)
  6. « “Le Bureau des légendes” (5/5) : Après Éric Rochant, qui sera le nouveau patron ? », sur Télérama.fr (consulté le 1er janvier 2020)
  7. AlloCine, « Le Bureau des légendes : la saison 5 sera-t-elle la dernière ? », sur AlloCiné (consulté le 1er janvier 2020)
  8. Le bureau des légendes : Jacques Audiard nouveau showrunner pour deux épisodes de la série, sur vl-media.fr, consulté le 6 juin 2019
  9. « La saison 5 de la série «Le bureau des légendes» le 6 avril sur Canal+ », sur cnews.fr, (consulté le 27 mars 2020)
  10. Rédaction Culture France Télévisions, « Le festival Canneseries diffusera en avant-première le premier épisode de la saison 5 du "Bureau des Légendes" », sur francetvinfo.fr, (consulté le 27 février 2020)
  11. http://www.premiere.fr/Series/Camille-de-Castelnau-Le-Bureau-des-Legendes-doit-etre-tendu-mais-aussi-realiste
  12. "La face cachée des secrets", lemonde.fr, avril 2015
  13. "Ne ratez pas Le Bureau des légendes", nouvelobs.com, avril 2015
  14. lefigaro.fr, « Le Bureau des légendes : espion, es-tu là  ? », sur Le Figaro (consulté le 16 juin 2016).
  15. (en) iTumes, The New York Times, 9 juin 2016.
  16. (en) "French series The Bureau coming to iTunes", broadwayworld.com, juin 2016
  17. (no) « NRK TV – Le Bureau » (consulté le 15 décembre 2018)
  18. Carine Didier, « Séries : le New York Times distingue trois productions françaises », Le Parisien, 22 décembre 2019.
  19. (en) Mike Hale, « The 30 Best International TV Shows of the Decade », The New York Times, 20 décembre 2019.
  20. « Prix de la presse internationale 2015 - Séries Mania » (consulté le 24 septembre 2015)
  21. "2016 awards winners", colcoa.org
  22. acseries.net
  23. « Globes de Cristal 2017 : le palmarès complet », Le Journal des femmes,‎ (lire en ligne, consulté le 31 janvier 17)
  24. « Le Bureau des Légendes », la série française la plus exportée, Les Echos, 6 septembre 2016
  25. Fiche DVD - Le Bureau des légendes - Saison 1, sur Allociné
  26. Fiche DVD - Le Bureau des légendes - Saison 2, sur Allociné
  27. Lena Lutaud, « La DGSE, meilleur agent infiltré au Bureau des légendes », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 22 juin 2017)
  28. Théau Monnet, « La DGSE cherche agents de l’ombre », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 22 juin 2017)
  29. a b et c Guisnel, Jean (1951-....)., Histoire secrète de la DGSE (ISBN 978-2-221-24028-1 et 2-221-24028-6, OCLC 1127907429, lire en ligne)
  30. Willy le Devin, Sarah Bosquet, « “Le Bureau des légendes” : ce qui est vrai, ce qui est faux », sur www.liberation.fr, .
  31. Anne Douhaire, « "Le Bureau des légendes" : le vrai du faux dans la série d’Eric Rochant », sur www.franceinter.fr, .
  32. Vincent Nouzille, « La vraie vie des espions », Le Figaro Magazine,‎ (lire en ligne)
  33. Guillemette Odicino, interview de Florence Loiret Caille, “On manque d’acteurs sauvages qui se foutent de leur image”, Télérama, 30/03/2020, https://www.telerama.fr/series-tv/florence-loiret-caille-du-bureau-des-legendes-on-manque-dacteurs-sauvages-qui-se-foutent-de-leur,n6621516.php

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]