Alex Berger

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Alex Berger
Alex Berger.jpg
Alex Berger en 2000.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Alex Berger (né le à Philadelphie) est un producteur, concepteur, consultant et entrepreneur dans le domaine des médias. Au cours de sa vie professionnelle, il a créé ou participé à de nombreux programmes (Rapido, Burger Quiz…), inventé le portail multi-accès (Vizzavi), fondé ou accéléré la croissance de plusieurs entreprises (NBdC, Chez Wam…) et a occupé de nombreux postes à responsabilité, notamment aux côtés de Pierre Lescure chez Canal+ ou encore comme patron de CanalNumédia ou VivendiNet (Groupe Vivendi-Universal).

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et vie de famille[modifier | modifier le code]

Il est né le à Philadelphie aux États-Unis, d’une mère française, Francine Dreyfus-Berger, artiste-peintre et d’un père américain, Dr. Joseph Berger, PhD. A l’âge de dix ans, il s’installe en France avec ses parents et sa sœur Sylvie Berger. Après une scolarité française, il poursuit brièvement ses études à l’Université de Pennsylvanie, puis vit en alternance entre les États-Unis et l’Europe. Il réside actuellement à Paris, avec sa femme Florence Servan-Schreiber et ses trois enfants (Pénélope, Arthur et Léon Berger).

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Ses débuts chez RMC-TMC[modifier | modifier le code]

Sa carrière professionnelle débute en 1982 à TMC, où Michel Lacroix l’engage comme stagiaire script d’antenne. Après divers postes, à l’âge de 21 ans, Jean-Claude Heberlé le nomme producteur du bulletin d’informations du soir de RMC-TMC. Il y rencontrera Alain Chabat (alors animateur radio sur RMC).

Production[modifier | modifier le code]

Il quitte la principauté de Monaco en 1984 et fonde une première société de production, Real to Reel Filmworks, Inc, à Los Angeles avec le Baron Edmond de Rothschild et son fils Benjamin de Rothschild. Cette société produit des programmes courts pour l’industrie émergente des chaînes câblées aux États-Unis. Elle développe pour la société Revell (la filiale américaine de La Compagnie industrielle du jouet) l’une des toutes premières séries d’animation basée sur une ligne de jouets (Robotech), produite par Harmony Gold USA (en) (production : Frank Agrama (en)).

Finance[modifier | modifier le code]

Après la vente de cette société, Alex Berger retourne en Europe pour rejoindre le secteur bancaire au sein de La Banque privée Edmond de Rothschild à Genève en tant qu’analyste financier pour les médias et la communication.

NBdC (Newman, Berger, de Caunes)[modifier | modifier le code]

Dix huit mois plus tard, en 1986, il fonde NBdC (Tim Newman, Alex Berger, Antoine de Caunes) à Paris. C’est l’une des plus importantes sociétés de production indépendantes en France dans le secteur des programmes destinés aux jeunes adultes. NBdC produit notamment :

Cette émission musicale a d’ailleurs connu trois vies : sur TF1 d’abord en 52 minutes, puis sur Canal+ en 26 minutes, et enfin dans 14 autres pays dont l’Angleterre. L’émission avait été repérée par Janet Street-Porter (en) et Alan Yentob (en), qui ont décidé d’importer le format, avec Antoine de Caunes en vedette sur la BBC1 entre 1988 et 1992[1]

  • Le glaive et la balance, sur M6, présenté par Charles Villeneuve et coproduit par Série Limitée
  • Merci et encore bravo, Arthur Emission Impossible, Le meilleur du pire (sur Canal Jimmy)

NBdC produit également des séries documentaires (Génération 90, sur Antenne 2), des clips vidéos (Precious Thing de Dee Dee Bridgewater et Ray Charles ; Goodbye Marylou de Michel Polnareff ; Elli Medeiros "Toi mon toit", Buzy Sheppard" et 200 autres notamment pour Johnny Hallyday) ainsi que des films publicitaires (pour France Télécom notamment) et institutionnels (Leroy Merlin, Carrefour).

Enfin, NBdC a fait de l'habillage de chaîne, notamment pour M6 / Coca-Cola.

En 1989, capitalisant sur la notoriété internationale de quelques programmes produits par NBdC, Alex et ses associés créent Rapido TV en Grande-Bretagne, détenue à 50/50 avec Richard Branson et Virgin Communications, et dirigée par le producteur prolifique Peter Stuart. Rapido TV devient immédiatement un gros fournisseur de programmes de flux (EuroTrash (en) avec Antoine de Caunes et Jean-Paul Gautier, Passengers, Around the world in 80 raves, Baadasss TV présenté par Ice-T, The Girly Show, Unzipped, Carnal Knowledge…), de fiction (Is Harry on the Boat ?) et de documentaires (Fortean TV, Channel Hopping, "Dying to be beautiful", Unpeeled, Gérard Depardieu : the uggly frog that became a prince, Brigitte Bardot : the reluctant goddess, et Serge Gainsbourg : France’s secret vice, Naked City, Graham Norton’s Rock Babylon).

Carrière à Canal +[modifier | modifier le code]

En 1993, il collabore avec Michel Thoulouze du Groupe Canal+, d’abord en tant que producteur pour la série intitulée Le Meilleur du Pire, puis en tant que conseiller en stratégie de développement, notamment pour la chaîne thématique internationale Voilà sur le luxe et le savoir-vivre à la française. Il participe aussi à la création de MultiThématiques S.A. regroupant les chaînes Planète, Jimmy, toutes les chaînes CinéCinéma et Seasons.

Le 4 novembre 1994, il est nommé Directeur Délégué et conseiller spécial auprès du Président Directeur Général du Groupe Canal+, Pierre Lescure[2].

C’est en occupant cette fonction et en qualité de membre du comité stratégique qu’il s’implique dans l’ensemble des développements majeurs du groupe entre 1994 à 2000, dont :

  • l’acquisition de Nethold et des autres entités Canal+ en Europe
  • la mise en place de Canalsatellite, première plateforme satellite numérique et interactive au monde,
  • la création de Canal Technologies
  • la création de StudioCanal
  • la négociation des accords avec les télévisions et l’industrie du film aux États-Unis.

Invention de Vizzavi[modifier | modifier le code]

En 1997, Alex Berger invente le portail multi-accès[3], qui consiste à faire migrer des contenus entre les abonnés de la télé payante, les abonnés internet et les abonnés mobiles. Ce système est bientôt baptisé Vizzavi, qui sera codétenu par Vodafone sous le nom Vodafone Live[4].

CanalNumedia et VivendiNet[modifier | modifier le code]

En 1998, Alex Berger fonde et devient le premier Président Directeur Général de CanalNumedia[5],[6] et en 1999 co-CEO de Vivendi Universal Net (VivendiNet) avec Franck Boulben. VivendiNet regroupait l’ensemble des contenus numériques de Canal+ (les sites web de sport et Allociné[7]), Havas et Cegetel ainsi que Vizzavi et tous les fonds de capital risque.

Fusion Vivendi, Universal et Canal+[modifier | modifier le code]

Alex Berger siégeait au comité stratégique de Vivendi.

Début janvier 2000, à la suite de l’annonce de la fusion entre AOL et Time Warner, Alex comprend la nécessité d’élaborer une stratégie offensive afin de ne pas laisser les groupes Canal+ et Vivendi se faire contourner par les détenteurs de droits nord-américains. Une fois approuvée par Jean-Marie Messier[8] et Pierre Lescure, Alex Berger initie, avec l’aide de Terry Semel (en), ancien patron des Studios Warner, une approche auprès de Edgar Bronfman Jr. (en), alors PDG du groupe Seagram, maison mère d’Universal. Cette stratégie aboutira à la fusion entre Vivendi, Universal et Canal+ en juin 2000[9].

Après la finalisation de la fusion, en dépit du fait qu’il occupe alors une position stratégique en tant que bras droit du PDG Jean-Marie Messier[10], Alex Berger décide de quitter le groupe Canal+ en septembre 2000[11].

Content Participations[modifier | modifier le code]

Fin 2000, Alex Berger fonde deux sociétés : Content Participations S.A. et MM&I.

Content Participations investit dans des sociétés qui produisent et détiennent des contenus afin de stimuler leur croissance : TV, films, web, édition musicale, édition papier, jeux on-line. Content Participations est à la fois investisseur et conseiller des sociétés. Alex Berger s’est ainsi associé à des entreprises telles que :

Alex Berger a quitté ses fonctions de PDG de Content Participations en juin 2006. La société a été reprise par EBR Finances.

MM&I[modifier | modifier le code]

MM&I (Me, Myself and I) est une société de conseil en stratégie de développement et d’innovation dans les domaines des médias. Parmi ses clients se trouvent Yahoo!, Philips, Sanoma, France24, 365 Media, des sociétés du groupe LVMH et des producteurs de contenus ainsi que d’autres grands groupes internationaux.

Par ailleurs, Alex Berger continue à développer ses activités de producteur et concepteur de programmes dont une série de fiction The Oligarchs avec Eric Rochant pour Canal+[13].

Entjoy[modifier | modifier le code]

Alex Berger est fondateur et PDG d’Entjoy SAS, une société de distribution de divertissements digitaux en Europe et en Asie.

Entjoy déploie un CCS (Connected Content System) qui consiste à réunir en un nouvel écosystème, des producteurs professionnels fournissant des contenus originaux, des diffuseurs exclusifs (web, mobile, console et TV) et des annonceurs. L'entreprise propose aux annonceurs de sponsoriser des contenus, qui sont ensuite diffusés des sites partenaires de la société.

The Oligarchs Productions[modifier | modifier le code]

Alex Berger et Eric Rochant sont associés dans The Oligarchs Productions (T.O.P.) depuis 2008. The Oligarchs est une société de production basée à Paris qui développe des séries tant en langue anglaise qu'en français. Ils développent notamment une série "The Oligarchs" pour Canal+.

Apparitions à la télévision[modifier | modifier le code]

En 1992, il interprète le personnage de Jean-Robert Günther dans L'Émission impossible sur TF1, la première émission d'Arthur à la télévision.[14] En 1994, il apparaît sur Canal+ dans le sketch final de Nulle Part Ailleurs de Antoine de Caunes et José Garcia. Avec Les Nuls présents sur le plateau, il parodie Dominique Farrugia[15]

Apparition au cinéma[modifier | modifier le code]

Alex Berger interprète le rôle de Caius Tchounus Mogulus, dans Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre de Alain Chabat[16].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Profile et background sur le site Bloomberg Business Week
  • Interview de Alex Berger, sur le site du Journal du Net, pour la création de Canal New Media, août 1999.
  • Article "BSkyB and Canal Plus snuggle closer for joint European push", par Simon Bond sur le site de Media Life Magazine, octobre 1999
  • Résumé de l'atelier sur les programmes courts, qui s'est tenu à Kuala Lumpur en Malaisie, en avril 2010, et auquel Alex Berger a participé.
  • Histoire de désirs, de Pierre Lescure et Jean-Pierre Lavoignat, octobre 2001
  • The Man Who Tried to Buy the World: Jean-Marie Messier and Vivendi Universal, de Jo Johnson et Martine Orange, janvier 2004