TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est

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TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est
Surnom TJP
Type Théâtre
Lieu Strasbourg, Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 34′ 49″ nord, 7° 44′ 36″ est
Inauguration 1974
Nb. de salles 3
Anciens noms Maison des arts et loisirs (1974-1981), Théâtre jeune public (1981-2012)
Statut juridique Association Loi 1908
Tutelle Strasbourg-Eurométropole, Ministère de la culture et de la communication (Drac Grand Est), Région Grand Est et Conseil départemental du Bas-Rhin
Direction Renaud Herbin (depuis janvier 2012)
Direction artistique Renaud Herbin
Site web tjp-strasbourg.com
logo de TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est
Logo de TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est.
Géolocalisation sur la carte : Strasbourg
(Voir situation sur carte : Strasbourg)
TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est

Le TJP Centre dramatique national Strasbourg Grand Est (anciennement Théâtre jeune public et Maison des Arts et Loisirs) est un théâtre créé en 1974 à Strasbourg par André Pomarat. En 1991, le théâtre devient Centre dramatique national pour l'enfance et la jeunesse. Il est dirigé par Grégoire Callies de 1997 à 2012 à la suite d'André Pomarat. Le directeur actuel est Renaud Herbin, marionnettiste, depuis , date à laquelle le théâtre est renommé en TJP.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine et développement[modifier | modifier le code]

En 1974, André Pomarat et l'association qui l'entoure, Arts et Loisirs, fondent la Maison des Arts et des Loisirs (MAL)[1]. La maison en question est le temple protestant Saint-Martin, racheté par la ville de Strasbourg. Le bâtiment, construit en 1905, est désaffecté depuis 1969[2]. Un festival est lancé en 1977, le festival des Giboulées de la marionnette[3]. La même année, il est question d'attribuer à la MAL un espace supplémentaire, la Maison du Renard Prêchant, un ancien cinéma. Sous l'impulsion de Germain Muller, adjoint à la culture de la ville, et après plusieurs étapes, ce qui deviendra la Grande Scène, est inaugurée en 1982[2].

Label CDN et seconde direction[modifier | modifier le code]

Le théâtre devient Centre dramatique national[4] en 1990. La Maison des Arts et des Loisirs prend le nom de théâtre Jeune Public en 1992[1]. En 1997, Grégoire Callies succède à André Pomarat à la tête du théâtre. En 2009, la salle rénovée de la Grande Scène est rebaptisé salle André Pomarat[2].

Du théâtre jeune public au TJP[modifier | modifier le code]

TJP - La façade de la Petite Scène, 1 rue du pont Saint-Martin, Strasbourg (photo Benoît Schupp)

Renaud Herbin devient directeur en 2012. Il met en place certains changements, notamment le changement du nom du théâtre en TJP, pour souligner le fait que les spectacles s'adressent à tous les publics. Ces changements rencontrent une certaine opposition[5]. Le projet finit par s'imposer[6], et en 2015 Renaud Herbin est reconduit au poste de directeur[7].

Directions[modifier | modifier le code]

  • André Pomarat (1974–1997) : fondateur du TJP et créateur du festival « Les Giboulées de la marionnette » en 1977.
  • Grégoire Callies[8],[9] (1997-2011)
  • Renaud Herbin[10] (2012- )

De 1982 à 1992, Eric de Dadelsen, actuel directeur du Théâtre du Préau à Vire (Centre national dramatique de Basse-Normandie) a été directeur-adjoint et metteur en scène du TJP de Strasbourg. Anne-Françoise Cabanis, actuelle directrice du Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières, a également été programmatrice au sein du TJP[11].

Lieux[modifier | modifier le code]

TJP - La façade de la Grande Scène, 7 rue des balayeurs, Strasbourg
TJP - La façade de la Grande Scène, 7 rue des balayeurs, Strasbourg (photo Benoît Schupp)

Le TJP est présent sur deux sites : la petite et la grande scène[8].

La Petite Scène[modifier | modifier le code]

La petite scène est située au numéro 1 rue du pont Saint-Martin dans le quartier de la Petite France. C’est dans l’église Saint-Martin que naît le TJP en 1974. Aujourd’hui s’y déroulent des spectacles nécessitant une petite ouverture de scène. Cette scène offre la possibilité d’installer le public en bi-frontal.

La Grande Scène[modifier | modifier le code]

La grande scène est sise au numéro 7 rue des Balayeurs dans le quartier de la Krutenau. Cette dernière possède une plus grande ouverture de scène et une plus grande capacité d’accueil du public. En , cette salle fut rénovée pour une mise aux normes de sécurité et d'accessibilité aux personnes à mobilité réduite.

Répertoire[modifier | modifier le code]


  • 1977 : Un pantalon pour mon ânon, mise en scène André Pomarat
  • 1979 : Bric & Brac, mise en scène Maurice Casagranda
  • 1982 : Le Conducteur d’île de Philippe Dorin, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1982 : Lorette, mise en scène André Pomarat
  • 1982 : See Brant, mise en scène Pierre Halet
  • 1984 : L’Île aux esclaves, mise en scène André Pomarat
  • 1984 : Sommeil de plume, mise en scène François Lazaro
  • 1985 : La Légende des Siècles d'après Victor Hugo, mise en scène François Lazaro
  • 1985 : Les enfants de Victor, mise en scène Christa Wagner
  • 1985 : Cric Crac, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1985 : Ogrrre de Philippe Dorin, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1986 : Oliver Twist d'après Charles Dickens, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1987 : Chambre Caméléon, mise en scène Philippe Dorin
  • 1988 : Mowgli l’enfant loup d'après Rudyard Kipling, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1988 : Fenêtre sur la 80ème rue, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1989 : RAMDAM, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1990 : Chevalier-service de Philippe Dorin, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1991 : Wagon-lit, mise en scène Éric de Dadelsen
  • 1992 : Moitié Claire, mise en scène Bernard Sultan
  • 1992 : Le Faiseur de Honoré de Balzac, mise en scène Charles Joris
  • 1993 : La Chanson de Roland, mise en scène Bruno de La Salle
  • 1994 : Orage au théâtre Gogo, mise en scène Jan Skotnicki
  • 1994 : Siméon et les girouettes, mise en scène Eve Ledig
  • 1995 : Schlamm, mise en scène Jean-Louis Heckel
  • 1996 : Couleurs, mise en scène André Pomarat
  • 1996 : Objets d’amour, mise en scène Eve Ledig
  • 1998 : Et si ils savaient tout ? d'après Toon Tellegen, mise en scène Grégoire Callies
  • 2000 : Othello d'après William Shakespeare, mise en scène Grégoire Callies
  • 2002 : Fasse le ciel que nous devenions des enfants, mise en scène Grégoire Callies
  • 2002 : Modeste proposition d'après Jonathan Swift, mise en scène Grégoire Callies et Delphine Crubézy
  • 2002 : Adam, Ève, Lucifer, Dieu et les Autres d'après Imre Madách, mise en scène Grégoire Callies
  • 2003 : Chambre à air, mise en scène Grégoire Callies
  • 2004 : La Neige au milieu de l'été de Guan Hanqing, mise en scène Grégoire Callies
  • 2005 : Les Veilleurs de jour, mise en scène Laurent Contamin
  • 2006 : Le Nuage amoureux d'après Nâzim Hikmet, mise en scène Grégoire Callies
  • 2006 : Lettre à personne d'autre, mise en scène Grégoire Callies
  • 2007 : La Petite Odyssée, mise en scène Grégoire Callies
  • 2007 : Ça va !, mise en scène Hélène Hamon
  • 2009 : La Petite Odyssée 2, mise en scène Grégoire Callies
  • 2009 : La Petite Odyssée 3, mise en scène Grégoire Callies
  • 2011 : Pierre et le loup, mise en scène Grégoire Callies
  • 2013 : Actéon, mise en scène Renaud Herbin
  • 2015 : Profils, mise en scène Renaud Herbin et Christophe Le Blay
  • 2016 : Wax, mise en scène Renaud Herbin
  • 2016 : La Vie des formes, mise en scène Renaud Herbin
  • 2018 : At the still point of the turning world, mise en scène Renaud Herbin
  • 2019 : L'Écho des creux, mise en scène Renaud Herbin
  • 2019 : Milieu & Alentour, mise en scène Renaud Herbin

Activités[modifier | modifier le code]

Objectifs[modifier | modifier le code]

  • soutien à la création culturelle, aux coproductions régionales nationales ou internationales (par exemple lors des Giboulées, Biennale Internationale Corps-Objet-Image)
  • formation professionnelle,
  • rencontre et proximité avec le public,
  • programmation ⇒ les spectacles explorent de nouvelles formes,
  • cherche à s'adresser à un public diversifié (tant au niveau du milieu social que de l'âge du public)
  • intervention dans des écoles, des maisons de retraite, des lycées, des prisons, des centres psychiatriques...
  • publication de livres édités par le TJP (exemple: la Revue Corps-Objet-Image, dont le premier numéro a été édité en 2015),
  • accueil d'artistes : le TJP possède ses propres appartements mis à disposition,

La saison[modifier | modifier le code]

Au cours d’une saison type, on compte :

  • 3 spectacles pour les tout petits (de 18 mois à 3 ans)
  • 7 spectacles dès 3 ans et plus
  • 3 spectacles dès 8 ans et plus
  • 5 spectacles dés 12 ans et plus

Les saisons du TJP suivent également certains événements artistiques, par exemple année des arts du cirque en 2001-2002 et saison de la marionnette en 2007-2010.

Le TJP coréalise certains spectacles avec d’autres structures de Strasbourg : Le Maillon et le Théâtre national de Strasbourg en particulier[12].

Les Giboulées, Biennale Internationale Corps-Objet-Image[modifier | modifier le code]

Le festival a été créé en 1977 par André Pomarat sous l'appellation les Giboulées de la Marionnette. Il a lieu, à ses débuts et depuis 2012, tous les deux ans, ayant connu un rythme annuel de 2003 à 2012. Il fait partie du réseau Strasbourg Festivals. Il se déroule dans l'ensemble de l'Eurométropole de Strasbourg, des spectacles étant régulièrement accueillis dans les salles du Théâtre national de Strasbourg, du Maillon, de Pole Sud, du Théâtre de Hautepierre, de l'Espace K, du PréO Oberhausbergen.

Les Giboulées sont une plongée dans la richesse des pratiques de la marionnette contemporaine. En perpétuelles mutations, les formes sont hybrides et inventives, les formats parfois courts et intimistes, convoquant tantôt matière, objet, marionnette, image et corps, toujours à la frontière du vivant. Autant de façons de solliciter autrement nos imaginaires. Généreuses dans leurs propositions, Les Giboulées interrogent le monde et ses façons de le représenter. Ici toutes les générations d’artistes se croisent et se nourrissent les unes les autres.

Pratique artistique : les Chantiers CORPS-OBJET-IMAGE (COI)[modifier | modifier le code]

Le TJP propose différents temps de pratique artistique. Accessibles à partir de 1 an, les chantiers COI (Corps Objet Image) réguliers ou de temps en temps invitent à une exploration du mouvement, des images, des textes, des sons, des objets. Les participants expérimentent avec un ou plusieurs artistes ce qui constitue l'univers d'un projet de création. Ces chantiers s'inscrivent dans des parcours adaptés à chaque âge qui complètent les temps de pratique: représentations, visites du théâtre, rencontres privilégiées avec les artistes.

Il existe également des temps de pratique plus ponctuels, les chantiers COI sont des moments d'expérimentation. Au fil de la saison, vous pouvez découvrir seul, entre mis ou en famille l'univers d'un artiste présentant un spectacle ou en résidence au TJP:

- Dès 1 an, le week-end, le Chantier EN FAMILLE est un temps de pratique et de découverte ponctuel pour les enfants en compagnie de leurs parents, grands-parents ou amis. Ce chantier incluant une pause goûter est l'occasion d'expérimenter le théâtre d'ombres, la manipulation d'objets ou de matières et les arts du mouvement. Avec des artistes de la saison.

- Dès 8 ans, le week-end, le chantier JEUNES & ADULTES est une expérience inédite qui s'adresse aux pré-adolescents et adolescents. L'occasion de découvrir et d'expérimenter l'univers d'un artiste de la saison.

- Chaque semaine, les Chantiers 6-10 ans et 11-14 ans sont des ateliers, des temps de pratique artistique ponctués d'une visite du théâtre, de spectacles et de rencontres avec des artistes.

Le TJP organise également des chantiers de pratique artistique en milieu scolaire, en milieu associatif et en milieu fermé.

Première Fois[modifier | modifier le code]

Le TJP concocte un temps privilégié de rencontre et de découverte pour les personnes faisant leurs premiers pas au théâtre. Autour d'un spectacle, des actions d'accompagnement (visite du théâtre, chantier de pratique artistique, temps de discussion avec les artistes autour d'un goûter), sont pensées pour ce public novice, en partenariat avec des associations. Le nombre de places pour ces associations est limité et les représentations sont à entrées payantes pour les individuels.

Financement[modifier | modifier le code]

En 2014, le théâtre est financé à environ 50% par la ville de Strasbourg, 25% par l'état, 20% par la région et 5% par le conseil général du Bas-Rhin[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Cécile Becker, « Du Théâtre Jeune Public au TJP : regards croisés sur 40 ans d’histoire », sur Rue89 Strasbourg, .
  2. a b et c Carole Guidicelli, « Petite scène et grande scène : le développement essentiel du projet », dans Exposition TJP (réalisé par Rachel Wehrung et Sophie Nguyen), .
  3. « Agenda », Le Monde,‎ .
  4. Source pour le label CDN : « Centres Dramatiques Nationaux (CDN) et Régionaux (CDR) », sur le site du Ministère de la Culture, .
  5. « Les nouvelles orientations du TJP provoquent des tensions », sur Rue89 Strasbourg, .
  6. a et b « Pour ses 40 ans Renaud Herbin achève la mue du TJP », .
  7. « Artenréel vu par RENAUD HERBIN – Marionnettiste, directeur du TJP », sur Artenréel.
  8. a et b Marie Marty, « Giboulées 2012 : les dernières du «Théâtre jeune public» », Rue89,‎ (lire en ligne).
  9. « GRÉGOIRE CALLIES, directeur du Théâtre jeune public », Le Monde,‎ (présentation en ligne).
  10. « Nomination de Renaud Herbin à la direction du Théâtre Jeune Public - Centre dramatique national de Strasbourg », sur le site du Ministère de la Culture
  11. Mathieu Braunstein, « Festival mondial des théâtres de marionnettes », sur Télérama, .
  12. Par exemple Har le tailleur de pierre (Trio Suo Tempore ) en 2008, Woyzeck (Handspring Puppet Company) 2009 et Histoires de crevettes (Hotel Modern) en 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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