Maison des arts et de la culture de Créteil
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La Maison des arts et de la culture André-Malraux (MAC) est un scène nationale situé sur la place Salvador-Allende à Créteil dans le Val-de-Marne, imaginé par l'architecte Jean Faugeron[1] et inaugurée en 1975.
Ce bâtiment compte trois salles de spectacle : la Grande Salle, d’une capacité de 1054 places dont 20 réservées aux personnes à mobilité réduite (PMR), la Petite Salle de 270 places et le Satellite de 104 places[2].
Depuis cinquante ans, la MAC est un espace ouvert à toutes et à tous, offrant un accès large à la culture et proposant une programmation pluridisciplinaire consacrée aux arts vivants ainsi qu’au cinéma. Le 13 et , la MAC célèbrera ses 50 ans avec le « Jubilé », un événement destiné à revenir sur ces cinquante années de création passée tout en ouvrant des perspectives sur les cinquante années à venir.
Historique
[modifier | modifier le code]À l'origine du projet, le ministre et écrivain André Malraux qui a souhaité pour Créteil, comme pour d'autres villes moyennes (Bourges, Bobigny, etc.), un lieu d'échanges culturels et de conservation : proposé dès 1961, une préfiguration de la MAC s'installe à Créteil Village pour migrer définitivement en vers les rives du lac et de la nouvelle préfecture.
La direction de cet établissement a été assurée par Jean Négroni, puis de 1979 à 1993 par Jean Morlock[3] et ensuite par Didier Fusillier qui a lancé le festival Exit, entre autres. De à , c'est José Montalvo a dirigé la Maison des Arts en y déployant un projet artistique adossé aux valeurs du métissage esthétique, au dialogue redoublé entre les formes et ouvert aux nouvelles écritures contemporaines.
Depuis le 1ᵉʳ septembre 2025, Julie Sanerot est directrice de la MAC, à la suite de son élection sur son projet « Tisser des liens, faire territoire », visant à développer une Scène nationale vivante, ouverte et ancrée sur son territoire.
La MAC a, dès la fin des années 1970, contribué de façon significative à la diffusion de spectacles très originaux auprès des publics locaux et parisiens de tous âges : cycles de concerts de jazz, de rock, de cinéma, expositions de travaux de plasticiens de renommée internationale, organisées par Alin Avila dès 1979 (notamment une performance de Robert Malaval (1980) ; les rétrospectives de Jean-Pierre Le Boul'ch, Serge Plagnol, Jean Rustin (1982), René Duvillier, entre autres) mais aussi de spectacles liés au théâtre et à la danse : Maguy Marin et Karine Saporta par exemple. Le Festival international de films de femmes y a pris ses quartiers depuis 1985. La MAC fut aussi pendant un temps une médiathèque offrant aux abonnés la possibilité de louer des supports sonores et des œuvres d'art du type estampes (artothèque).
La MAC commanda un temps la réalisation de ses affiches à Michel Bouvet. Des personnalités comme Françoise Du Chaxel, Armand Badeyan[4], l'éditeur Jean-Pierre Boyer, le poète Dominique Joubert y travaillèrent activement.
Le Nouveau Projet : « Tisser des liens, faire territoire »
[modifier | modifier le code]Le projet « Tisser des liens, faire territoire », porté par Julie Sanerot, vise à développer une Scène nationale ancrée dans son territoire et ouverte à une vie artistique en mouvement[2].
Dans cette perspective, de nouveaux temps forts vont être instaurés afin de renforcer l’identité artistique et la visibilité de l’établissement. Aux côtés d’une programmation pluridisciplinaire affirmée, la danse et les arts du mouvement occupera une place accrue, notamment grâce à des collaborations pérennes avec le Centre chorégraphique national de Créteil et la Briqueterie, centre de développement chorégraphique national du Val-de-Marne. Un temps fort intitulé « Mouvements perpétuels, festival des arts du mouvement » devra ainsi être créé, positionnant la MAC comme un pôle majeur pour la danse et le cirque. La création d'un « cabaret caché » proposera des formes artistiques innovantes.
Le dialogue entre disciplines, incluant un développement des arts visuels et numériques ainsi qu’une attention renouvelée portée à la musique, contribuera à une dynamique d’expérimentation et d’innovation. Cette orientation entend répondre aux attentes d’un public diversifié, notamment des jeunes spectateurs[2].
Artistes associés
[modifier | modifier le code]Afin de renforcer les croisements artistiques et d’élargir son rayonnement territorial, la MAC s’appuie sur plusieurs artistes associés [2]:
- la compositrice et percussionniste Lucie Antunes ;
- le chorégraphe Alexander Vantournhout ;
- la metteuse en scène et autrice Élise Chatauret ;
- l’illustrateur Serge Bloch ;
- l’auteur Éric Reinhardt ;
- la chercheuse en photographie et arts visuels Camille Lévêque ;
- le chorégraphe Mehdi Kerkouche, directeur du CCN de Créteil et du Val-de-Marne.
Neuf artistes complices, représentant un large éventail disciplinaire, contribuent aux principaux événements et aux projets développés sur le territoire. Carrefour de la création contemporaine, la MAC accompagne aussi bien des talents émergents que des artistes confirmés au niveau international, notamment à travers des résidences et des dispositifs de coproduction.
Impact
[modifier | modifier le code]La Maison des arts et de la culture de Créteil accueille environ 100 000 spectateurs par an, dont près de 5 000 abonnés et 30 000 jeunes et jeunes adultes.
Elle s'impose comme un lieu de production et de diffusion pluridisciplinaire et désire encourager la fréquentation des publics vers des courants artistiques novateurs et exigeants et concourir alternativement à la fidélisation et au renouvellement permanent du public par l'invention d'une politique d'actions et de sensibilisation auprès des publics jeunes.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Maison des Arts André Malraux, sur Structurae.
- Maison des arts de Créteil, « Maison des arts de Créteil - Le Théâtre - Le Théâtre », sur www.maccreteil.com (consulté le )
- ↑ Hommage de Jean-Jacques Aillagon à Jean Morlock, sur le site du ministère de la Culture, 5 mai 2003.
- ↑ Michel Guilloux, « La mort d'Armand Badeyan », L'Humanité, .
Liens externes
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