Maison de la culture d'Amiens

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Maison de la culture d'Amiens d'Amiens
MCA
Description de l'image Logomca_copie.png.
Type Salle de spectacle
Scène nationale
Cinéma Art et Essai
Lieu 2, place Léon Gontier
CS 60631
80006 Amiens cedex 1
Coordonnées 49° 53′ 39″ nord, 2° 17′ 35″ est
Architecte(s) Pierre Sonrel, Jean Duthilleul, Marcel Gogois
Inauguration
Capacité Grand Théâtre : 1 068 places
Petit Théâtre : 301 places
Cinéma Orson Welles : 180 places
Direction Laurent Dréano
Site web maisondelaculture-amiens.com

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Maison de la culture d'Amiens

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Maison de la culture d'Amiens

La Maison de la culture d'Amiens (également connue sous l'acronyme MCA et MACU) est un centre européen de création, de production et de diffusion artistiques et culturelles situé à Amiens.

Elle propose depuis son ouverture des spectacles de théâtre et de danse, des concerts ainsi qu'une programmation de cinéma et des expositions d'art contemporain.

Seule scène nationale de l'ancienne région administrative Picardie[1], elle ouvrit ses portes en 1965 et fut inaugurée le [2] par André Malraux[3]. Durant la saison 2014/2015, elle a accueilli 55 400 spectateurs[4].

Historique de la Maison de la culture d'Amiens[modifier | modifier le code]

L’idée des Maisons de la Culture s’inscrit dans le cadre de la décentralisation (IVe plan). Conçue par les architectes Pierre Sonrel, assisté de Jean Duthilleul et Marcel Gogois, la Maison de la Culture d'Amiens fut inaugurée le par André Malraux, alors Ministre des Affaires Culturelles.

Première Maison de la Culture à avoir été réalisée dans des locaux conçus à cet effet, son coût s'éleva à l'époque à 12 650 000 francs. La ville d'Amiens contribua au projet à hauteur de 3 000 000 francs tandis que l'État accorda la somme de 4 825 000 francs. Un emprunt de 4 825 000 francs dut être effectué[5].

En 1989, le bâtiment vieillissant, le maire nouvellement élu Gilles de Robien prit la décision de le transformer. Les travaux, réalisés entre 1991 et 1993, se montèrent à 60 millions de francs. Les architectes Gilles Duez et Van Hoa Huu, associés à l'urbaniste Gilles Gaignard et au scénographe Igor Hilbert, transformèrent, modernisèrent et agrandirent le bâtiment existant[6]. Sa structure initiale dessinait un ensemble aux lignes rectilignes, dominé par une tour de béton haute de 21 mètres. Lors de cette modernisation, les façades furent enveloppées d'une écharpe de verre bleu, leur donnant une rotondité nouvelle. Le rez-de-chaussée fut largement vitré et offre aujourd'hui la possibilité d'être traversé de part en part, selon que l'on souhaite rejoindre la rue Martin-Bleu-Dieu ou le parvis de la Maison de la Culture.

Depuis le , une œuvre lumineuse et multicolore en fibre optique habille sa façade[7]. Elle fut réalisée dans le cadre du passage à l'an 2000 par l'artiste australien Warren Langley. Cette œuvre, Ode à Pianowski, rend hommage à Jules Verne et référence à son texte Amiens : Une ville idéale en l'An 2000. Dans ce dernier, Jules Verne imaginait un concert retransmis simultanément à Amiens, Londres, Vienne, Rome et Saint-Petersbourg.

En 2005, la MCA est devenue un EPCC comprenant l'État et la Communauté d'agglomération Amiens Métropole ; elle était jusqu'alors gérée par une Association loi de 1901.


Le pour les 50 ans de la Maison de la culture d’Amiens, la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, prononce un discours au même pupitre qu'André Malraux lors de l'inauguration en mars 1966.

Présentation[modifier | modifier le code]

Façade actuelle de la Maison de la culture d'Amiens

Lieu de création et de diffusion pluridisciplinaire, la MCA propose chaque année plus d’une soixantaine de spectacles de théâtre, musique et danse dans ses trois salles[8] :

  • Le Grand Théâtre : 1 068 places ;
  • Le Petit Théâtre : 301 places ;
  • Le New Dreams : 120 places assises ou 300 places debout.

Un cinéma classé Art et Essai dit cinéma Orson Welles de 180 places, des espaces d’expositions (Hall Matisse et Salle Giacometti), le Studio Gil Evans (studio d'enregistrement du Label Bleu) et des salles de répétition complètent l'offre culturelle[9].

La brasserie (désormais fermée) de la MCA, au rez-de-chaussée, est ouverte sur le parvis mais également accessible depuis l'intérieur du bâtiment. Le décor a été réalisé en 1993 par le designer Kristian Gavoille[10]. À l'étage, le bar Entracte (anciennement équipé de mobilier signé Philippe Starck) prolonge le Hall Matisse.

La Maison de la culture héberge en son sein la maison de disques Label Bleu et le Festival international du film d'Amiens.

La MCA organise également trois festivals :

  • Le premier, Tendance Europe, est un rendez-vous annuel consacré à la création contemporaine et aux artistes européens émergents dans des domaines variés : théâtre, danse, musique, arts du cirque et arts plastiques.
  • Le second, Tendance Jazz, réunit les artistes de Label Bleu durant 3 jours au mois de mars.
  • Le troisième, Art, villes et paysage - Hortillonnages Amiens, créé en 2010, invite de jeunes paysagistes, plasticiens, architectes et designers à intervenir dans les hortillonnages. En 2017, pour la 8ème édition du festival, 48 œuvres (installations plasticiennes, jardins paysagers) sont implantés dans plusieurs endroits des hortillonnages, autour de l’étang de Clermont (Camon) et sur l’Île aux Fagots (Amiens). Ces œuvres insolites (sculptures flottantes, cabanes réinventées, jardins détournés, potagers revisités, etc.) sont à découvrir en barque ou à pied, de juin à octobre[11].

Missions[modifier | modifier le code]

En tant que scène nationale, les activités de la Maison de la Culture s'articulent autour de trois missions principales : création, diffusion et action culturelle. Dans cette logique, la MCA s'engage à soutenir la création contemporaine par la résidence d'artistes, la production, la création et la diffusion dans les domaines de la danse, de la musique, du théâtre, du cinéma ou encore des arts plastiques[12].

Cinquième subvention de l'État en région en 2012[13], la MCA est subventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication, la DRAC Picardie, Amiens Métropole, le Conseil général de la Somme et la Région Picardie. Elle a vocation à s’affirmer comme un lieu de production artistique de référence nationale mais aussi d’apporter sa collaboration aux initiatives culturelles locales qui lui seraient proposées.

Accès[modifier | modifier le code]

La MCA est située au 2 Place Léon Gontier, à proximité du centre piétonnier de la ville.

Le site est desservi par le bus : lignes L1, L3, L4, X11, B6 et B9[14].

Une station Vélam et des accroches de vélos sont également mises à disposition sur la place qui fait face à l'entrée principale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Une seule scène nationale en Picardie », Courrier picard, (consulté le 22 avril 2013).
  2. « Mars : Inauguration de la maison de la culture à Amiens par André MALRAUX », ina.fr, (consulté le 22 avril 2013).
  3. « Discours prononcé par André Malraux à l'occasion de l'inauguration de la Maison de la Culture d'Amiens le 19 mars 1966 », culture.gouv.fr, (consulté le 22 avril 2013).
  4. Estelle Thiébault, « AMIENS : La saison d’un double anniversaire pour la Maison de la culture », Le Courrier picard, (consulté le 15 juin 2015).
  5. « Monuments historiques et bâtiments protégés d'Amiens », actuacity.com (consulté le 23 avril 2013)
  6. « La Maison de la Culture, la ferveur créatrice », Style & co Amiens, (consulté le 23 avril 2013)
  7. « Art contemporain et art public », amiens.fr (consulté le 24 avril 2013)
  8. « La MCA, en pratique », site officiel de la MCA (consulté le 25 avril 2013)
  9. « Maison de la Culture d'Amiens », Evene.fr (consulté le 23 avril 2013)
  10. « Kristian GAVOILLE », via.fr (consulté le 25 avril 2013)
  11. Maison de la Culture d’Amiens, Dossier de presse 2017 du festival Art, Villes & Paysage, (www.culturecommunication.gouv.fr/content/download/164294/1842912/version/2/file/DP_AVP18052017%5B2%5D.pdf)
  12. « Maison de la culture d'Amiens (MACU) », amiens.vivre-aujourdhui.fr (consulté le 25 avril 2013)
  13. Estelle Thiébault, « La Maison de la culture en grande fragilité financière », Courrier picard, (consulté le 25 avril 2013)
  14. « La Maison de la Culture », ametis.fr (consulté le 9 mai 2013)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article..

  • Xavier Bailly et Karine Gauthier, Amiens, ville d'art et d'histoire, Éditions du patrimoine, Centre des monuments nationaux, , 144 p. (ISBN 978-2-85822-933-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Luc Picard, François Rangeon et Jean-François Vasseur, Participation et politique culturelle : l'expérience de la maison de la culture d'Amiens 1965-1973 dans l'ouvrage collectif La participation dans l'administration française, Presses universitaires de France, , 220 p..
  • Michelle Sellier, La Maison de la Culture d'Amiens, essai d'analyse institutionnelle dans l'ouvrage collectif L'institution, Presses universitaires de France, , 411 p..

Liens externes[modifier | modifier le code]