Rachid Ouramdane

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Rachid Ouramdane
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Rachid Ouramdane dans Loin... en 2008

Naissance
Nîmes en France
Lieux de résidence Rennes/Paris/Annecy
Activité principale Chorégraphe et danseur
Style Danse contemporaine
Années d'activité Début des années 1990
Distinctions honorifiques Chevalier des arts et des lettres

Œuvres principales

Superstars
Surface de réparation
Loin
Des témoins ordinaires

Rachid Ouramdane, né en 1971 à Nîmes[1], est un danseur et chorégraphe français de danse contemporaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rachid Ouramdane, dont les parents sont d'origine algérienne, est diplômé du Centre national de danse contemporaine d'Angers en 1992[2]. Ancien danseur d'Hervé Robbe, d'Emmanuelle Huynh, Catherine Contour, Alain Buffard, Jeremy Nelson, Odile Duboc et Meg Stuart, il fonde avec Julie Nioche la compagnie Fin novembre en 1996 puis crée sa propre compagnie, L'A., en 2007.

Il a été successivement en résidence :

Rachid Ouramdane est artiste associé à la Scène nationale d'Annecy à Bonlieu de 2005 à 2015 et au Théâtre de la Ville[3] de 2010 à 2015.

Depuis le , il dirige avec Yoann Bourgeois le centre chorégraphique national de Grenoble installé dans la MC2[2]. Ils créent notamment « Les Grands Rassemblements », des parcours artistiques qui brouillent la frontière entre artistes et spectateurs[4]. En 2020, il s'implique dans la candidature de Grenoble pour l’obtention du label Capitale Verte Européenne.[5].

Il est nommé directeur de Théâtre national de Chaillot où il succèdera à Didier Deschamps le 5 avril 2021[6].

Chorégraphies[modifier | modifier le code]

Style chorégraphique[modifier | modifier le code]

Engagé dans des réflexions autour de l'identité (la sienne propre et celle de ses parents notamment), Rachid Ouramdane utilise très tôt les outils multimedia[10],[8] comme base de recherche chorégraphique, collaborant ainsi, dès le début de son parcours, avec des vidéastes (Jacques Hoepffner, Aldo Lee, Jenny Teng, Nathalie Gasdoué...), des créateurs lumières (Yves Godin[8]), des musiciens (Alexandre Meyer, Jean-Baptiste Julien) ou des plasticiens (Nicolas Le Floch', Mehdi Meddaci). Il a multiplié les projets aux frontières de la danse et du documentaire, voyageant au Brésil, au Viêt Nam ou en Chine avec des documentaristes, collaborant avec des auteurs (Gilbert Gatoré, Sonia Chiambretto) et liant parfois le travail de création et à l'identité d'un territoire comme pour sa pièce Surface de réparation créée en 2007 avec douze sportifs de Gennevilliers à la suite d'une résidence de plusieurs mois sur le terrain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Panorama de la danse contemporaine. 90 chorégraphes, par Rosita Boisseau, Éditions Textuel, Paris, 2006, p.453, (ISBN 2-84597-188-5). La première version contenait une date de naissance erronée, corrigée dans la seconde.
  2. a et b « Nomination de Rachid Ouramdane et Yoann Bourgeois à la direction du Centre Chorégraphique national (CCN) de Grenoble », La Revue du spectacle,‎ (lire en ligne)
  3. Marie-Christine Vernay, « Rachid Ouramdane : solo, le peuple aura ta peau » dans Libération, 20 juillet 2011.
  4. Sandy Plas, « Rachid Ouramdane : « Construire une oeuvre ensemble » », Le Petit Bulletin,‎ (lire en ligne)
  5. « Grenoble sacrée Capitale Verte de l’Europe », sur www.gre-mag.fr,
  6. « Rachid Ouramdane, le nouveau directeur de Chaillot, veut en faire un « théâtre des diversités » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « POLE-SUD, CDCN Strasbourg - Artistes en résidences - », sur www.pole-sud.fr (consulté le 27 juillet 2017)
  8. a b et c (en) Expressing Trauma in Words and Spins dans The New York Times du 12 octobre 2011.
  9. À Avignon, la danse triomphe à la tombée du rideau dans Le Monde du 25 juillet 2011.
  10. « Danse. Rachid Ouramdane, invité du Festival d’automne, décrypte les icônes de notre modernité », L'Humanité, 2 novembre 2002.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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