Le Volcan (salle)

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Le Volcan
Description de l'image LeHavre Le Volcan.jpg.
Type Salle de spectacles
Lieu Drapeau de la France Le Havre (Normandie)
Coordonnées 49° 29′ 25″ nord, 0° 06′ 25″ est
Architecte(s) Oscar Niemeyer
Inauguration 1982
Capacité 800
Gestionnaire Etablissement Public de Coopération culturelle "Le Volcan"
Site web www.levolcan.com

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Le Volcan (salle)

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Le Volcan (salle)

Le Volcan, d’abord Maison de la Culture (la première créée par André Malraux en 1961), puis scène nationale en 1991, Le Volcan est aujourd’hui une des plus importantes scènes nationales en France. C’est un lieu de production et de diffusion artistique de référence nationale dans le domaine du théâtre, des musiques, de la danse, du cirque, des nouvelles esthétiques, des nouvelles images et des arts numériques.

L'ensemble abrite deux salles de spectacles, l'une de 800 places l'autre de 125 places. L'architecte est Oscar Niemeyer.

Le Volcan est dirigé depuis 2006 par Jean-François Driant.

Historique[modifier | modifier le code]

Après sa destruction à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme a confié la réédification de la ville du Havre à l’architecte Auguste Perret.

La volonté de l’architecte était de recréer une zone culturelle et commerciale forte autour de la place Gambetta, autrefois lieu de vie intellectuelle et artistique de la ville. Le site culturel du Volcan, confié au célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer, est le résultat d’un chantier de quatre ans (1978 – 1982). L'établissement est créé et inauguré le 18 novembre 1982[1]. La première Maison de la Culture de France tout d'abord située au musée André Malraux puis au Théâtre de l'hôtel de Ville y est transférée. Son gabarit (environ 11 000 m2) et son emplacement, en continuité du bassin du commerce, font de cet ensemble un lieu emblématique, visible et participant à l’une des perspectives majeures de la ville du Havre.

En 1990, La Maison de la Culture est renommée Le Volcan sur décision du nouveau directeur, Alain Milianti.

Un an plus tard, Le Volcan est labellisé scène nationale par le Ministère de la Culture.

Il est inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005.

Le 12 janvier 2010, la municipalité décide de fermer le Cinéma Art et Essai L'Éden, officiellement pour des raisons de sécurité (ce cinéma était une des 2 salles à proposer de la VOST)[2] .

Le projet de réhabilitation[modifier | modifier le code]

En juillet 2010, la ville du Havre sélectionne l’équipe lauréate pour un projet d’exception : réhabiliter l’œuvre du célèbre architecte brésilien Oscar Niemeyer. La restructuration de ce site culturel a une triple vocation : restaurer le chef-d’œuvre de l’architecture contemporaine réalisé par Oscar Niemeyer, redynamiser ce cœur de centre-ville et la place basse de l’espace Niemeyer en journée par une nouvelle offre culturelle, et enfin moderniser la grande salle de la Scène nationale et proposer un nouvel espace pour la lecture au Havre.

Le Volcan maritime

L'équipe chargée de ce projet se compose de l'agence d'architecture Deshoulières Jeanneau Architectes (pour la réhabilitation du Grand Volcan), Sogno Architecture pour la médiathèque du petit Volcan, et du Groupe SLH en tant que bureau d'études. Tout d’abord imaginé en deux phases de travaux, le chantier sera finalement traité en une seule intervention. Afin que l’intégrité de son œuvre soit respectée, Oscar Niemeyer est consulté tout au long du projet, jusqu'à la date de son décès le 6 décembre 2012[3].

Durant les travaux, les activités sont transférées dans l'ancienne gare maritime du Havre et la structure dotée de l'appellation "Volcan maritime".

Aménagements urbains[modifier | modifier le code]

Des aménagements extérieurs s’avèrent nécessaires afin de redynamiser le site qui souffre d’une désaffection liée aux difficultés d’accès, à l’instar de l’urbanisme sur dalle des années 1960. Il s’agit de recréer des liaisons entre la ville et les équipements culturels dont les entrées se situent tous en place basse, et d’apporter une cohérence urbaine amenant les visiteurs à s’y promener, à y vivre. Les aménagements prévoient notamment la restructuration des accès du site, l’avancée des façades vitrées de la place basse, la modification des ascenseurs du parking, le percement de la dalle niveau rue pour apporter de la lumière aux locaux, le traitement des sols urbains, le ravalement, la signalétique et l’éclairage nocturne. Tous ces aménagements sont traités de manière à respecter le dessin de colombe, cher à Oscar Niemeyer, créé par les garde-corps de béton[3].

Les accès[modifier | modifier le code]

Au nord, une grande ouverture face à la place Perret s’articule entre :

  • un grand emmarchement majestueux qui descend doucement vers la place basse, face à la fontaine restaurée et aux entrées principales des équipements,
  • une séquence de rampes accessibles aux PMR (Personnes à Mobilité Réduite), poussettes…
  • une promenade haute maintenue en balcon au-dessus de la place basse.

L’escalier hélicoïdal de l’accès sud est conservé en étant mis à l’air libre ; il sera doublé par une grande rampe accessible aux PMR, qui prendra son départ à côté de lui, et descendra doucement vers l’est pour rattraper le bas du grand emmarchement et se retourner sur toute la largeur de l’espace jusqu’à l’entrée des équipements. Les deux accès ouest, du côté très vivant du marché, sont modifiés. La rampe en hélice est retournée afin de correspondre en partie haute avec le passage couvert qui mène au marché et au niveau place basse, avec les entrées des équipements. Les ascenseurs verront leur fonctionnalité améliorée pour qu’ils soient de vrais ascenseurs urbains entre place haute, place basse et parking[3].

Traitement de la lumière[modifier | modifier le code]

Le traitement de la lumière, en cohérence avec le plan lumière engagé par la ville, « Escale de nuit » participe à l’identité nocturne du quartier. Des éclats bleutés éclaireront les faces sud des deux Volcans, tandis que des lumières chaudes dans les tons orangés sortiront des espaces intérieurs, s’harmonisant avec la lumière du garde corps contournant la place haute.

Ces interventions lourdes sont complétées par un ravalement complet du site et une refonte de la signalétique d’accès. Des informations pourront être projetées sur la face nord du Grand Volcan. Un travail de mise en lumière des parois verticales est décliné dans tous les espaces se situant loin des prises de jour[3].

Les percées de lumière[modifier | modifier le code]

Il s’agit là d’interventions nécessaires sur la place haute pour apporter de la lumière au sein des équipements[3].

Les balises urbaines[modifier | modifier le code]

Les quatre escaliers de secours du site peuvent apporter un sentiment d’insécurité. Ils sont néanmoins judicieusement situés, presque aux quatre coins de l’espace Niemeyer: en les habillant d’une boîte lumineuse sur 3 mètres de haut, ils deviennent des balises urbaines, marquant les entrées sur le site[3].

Les façades de la place basse[modifier | modifier le code]

Les façades sous le garde-corps de la colombe sont entièrement vitrées et avancées vers le nu extérieur[3].

Aménagements intérieurs et espaces communs[modifier | modifier le code]

Le Grand Volcan[modifier | modifier le code]

L’objectif principal de restructuration du Grand Volcan, mis à disposition de la Scène nationale, est la réhabilitation de l’espace scène-salle. Les équipements scénographiques du Grand Volcan n’ont jamais évolué depuis leur installation. L’ensemble de ces équipements scéniques et acoustiques sera donc entièrement remis à niveau ; ils seront d’une part plus sécurisants pour les artistes et les visiteurs, et s’adapteront d’autre part aux nouvelles programmations musicales et scénographiques. Cependant, l’ensemble du volume du Grand Volcan est concerné par la restructuration nécessaire pour la mise aux normes d’accessibilité et de sécurité incendie, l’apport d’une ambiance chaleureuse fortement demandée par les utilisateurs, et les besoins en apport de lumière naturelle[3].

Véritable coque de béton armé percée de petits hublots, le Grand Volcan souffre en effet d’un manque de lumière naturelle, présentant aux utilisateurs un aspect peu chaleureux. La réhabilitation de l’ensemble met ainsi l’accent sur les jeux de lumière et le choix des matériaux. Le bois est à l’honneur: sièges en tissus et bois, parquets, parois courbes en bois pour la salle, nouvelles banques d’accueil en bois. L’ambiance chaleureuse ainsi apportée est complétée par des notes colorées (tentures et cloisons colorées) et un éclairage mettant en valeur les murs de béton de planches[3].

Autre changement notable dans le Grand Volcan : Le foyer sera radicalement transformé. Il deviendra plus accessible et permettra des événements tels des rencontres d’après spectacle, ou des cafés-concert. Ce rapprochement entre artistes et visiteurs est également marqué par le déplacement de l’entrée des artistes à proximité de celles des spectateurs. La petite salle (ex-cinéma) est aussi rénovée et sera réservée aux petites formes de spectacles, notamment pour enfants, et aux conférences[3].

La bibliothèque[modifier | modifier le code]

Elle fonctionne en binôme avec la bibliothèque centrale Armand Salacrou, située à quelques minutes à pied. Le site Salacrou, dont les aménagements se feront ultérieurement, abritera une ludothèque, les Pôles Patrimoine, la direction du réseau et le traitement centralisé des documents. La bibliothèque Oscar Niemeyer propose une offre documentaire générale, des espaces d’auto-formation et de travail au calme. Modifications architecturales : la façade vitrée donnant sur la place basse est avancée. Pour plus de lumière naturelle, un atrium central est créé par l’installation d’une toiture vitrée. À l’intérieur, un véritable parcours scénographique est mis en place. Original et novateur, il vient contrebalancer l’échelle du bâtiment, a priori peu appropriée pour des espaces individuels, avec des ambiances différenciées par l’éclairage, le mobilier, les textures et le choix des matériaux. L’ambiance chaleureuse du Grand Volcan se retrouvera dès l’entrée de la médiathèque, qui propose un espace café et salon de presse, directement visible de l’extérieur grâce à la façade vitrée. Intuitif et lisible par un traitement lumineux en plafond, le parcours est ensuite ascensionnel et ponctué de balcons, de boîtes et d’alcôves comme des petits salons de lecture[3].

Les espaces communs[modifier | modifier le code]

L’entrée des deux équipements culturels majeurs se fait par une place couverte commune sur laquelle donne aussi un bar-brasserie. Un lieu de convivialité permanent, ouvert à tous les Havrais, est ainsi créé. La place couverte sera traitée en continuité des espaces extérieurs, le but étant d’inciter à entrer et traverser[3].

Galerie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Volcan: entre Niemeyer et demain, René Solis, Libération, 5 janvier 2015.
  2. « Le Havre : le cinéma "L'Eden" ferme ses portes... », sur Allociné,
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Dossier de presse du groupe SLH, « Le Volcan de Niemeyer en cours de réhabilitation : Zoom sur un projet d’exception », SLH info presse, no 7,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]