Libéralisme classique

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Le libéralisme classique[1] est un courant de pensée politique et économique qui apparait au XVIe siècle et se développe progressivement jusqu'au XXIe siècle. Ce n'est pas une idéologie politique puisqu'il s'agit de promouvoir un développement pacifique de la société et des individus basé sur un équilibre des différentes acteurs en présence avec le minimum d'intervention de l'État pour garantir le respect des règles minimales pour le fonctionnement de cette liberté. Il s'oppose donc à tous les étatismes. Il évolue au fur et à mesure de la confrontation de la théorie à la pratique / à la réalité historique (par opposition à une idéologie).

Il peut être vu comme plus laissez-fairiste qu'un courant du libéralisme plus proche des conservateurs[2],[3], généralement plus étatistes.

Les penseurs de ce mouvement se basent sur l'idée d'une auto-régulation de l'organisation sociale et de l'économie à partir d'une réflexion historique. Cette réflexion suppose un certain « optimisme » quant à la capacité de la société à s'auto-réguler pour limiter les conséquences négatives. Ainsi, les détracteurs assimilent la progression de la pauvreté (ou de la misère) comme la difficulté d'accès à certains biens (médicaments…) ou services par une partie de la population à une conséquence du libéralisme du fait d'une régulation par l'État très limitée et d'une redistribution (« État providence ») interdite. Les libéraux classiques ne nient pas ces faits mais pensent qu'ils sont issus d'autres facteurs historiques et montrent que les principes « libéraux » favorisent les sorties de crise et limitent ces périodes par un développement économique plus fort.

Il s'oppose également au libéralisme défendant la liberté comme un absolu. Ce courant progressiste est présent aux États-Unis et peut être aussi nommé « social-libéralisme » ou « libéralisme américain moderne », par opposition au libéralisme classique. Ce courant s'est développé à la fin du XIXe siècle : c'est ce courant auquel le pape Léon XIII s'oppose dans son encyclique "Libertas Præstantissimum" [4]. Ce courant refuse toute intervention de l'État et même de tout corps intermédiaire et de toute structure sociale (ou religieuse) : la liberté est alors un absolu souvent associé à une tolérance sans limite. À l'opposé, les libéraux classiques insistent sur l'importance des courants religieux pour contribuer aux équilibres (dont Benjamin Constant, Alexis de Tocqueville, Frédéric Bastiat).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Qu’est-ce que le libéralisme classique ? », sur Contrepoints, (consulté le 19 février 2019)
  2. Daniel Tourre, « Ron Paul, la revanche du libéralisme classique », sur Le Monde, (consulté le 27 juillet 2018).
  3. « Les philosophes libéraux », sur https://la-philosophie.com/ (consulté le 27 juillet 2018).
  4. (la) pape Léon XIII, Libertas Præstantissimum,