Lercoul

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Lercoul
Lercoul
Vue générale de Lercoul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Sabarthès
Intercommunalité Haute-Ariège
Maire
Mandat
Gérard Galy
2014-2020
Code postal 09220
Code commune 09162
Démographie
Gentilé Lercouliens, Lercouliennes
Population
municipale
26 hab. (2015 en augmentation de 13,04 % par rapport à 2010)
Densité 1,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 14″ nord, 1° 32′ 47″ est
Altitude 1 158 m
Min. 826 m
Max. 2 878 m
Superficie 19,01 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte administrative de l'Ariège
City locator 14.svg
Lercoul

Géolocalisation sur la carte : Ariège

Voir sur la carte topographique de l'Ariège
City locator 14.svg
Lercoul

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lercoul

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lercoul

Lercoul est une commune française située en haute montagne dans le département de l'Ariège, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Lercouliens et Lercouliennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de haute montagne située dans les Pyrénées à la frontière entre l'Andorre et la France dans la vallée de Vicdessos, elle domine la vallée de Siguer mais également sur le village perché de Gestiès. Le village de Siguer est plus bas dans la vallée. Le pic de Tristagne à la frontière andorrane culmine à 2878 m.

La commune se trouve dans le périmètre du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type montagnard mais marqué par une influence méditerranéenne. Il peut connaître des hivers rigoureux et neigeux, dont profite la station de ski familiale voisine de Goulier. L’effet de foehn génère en hiver des températures parfois douces et supérieures à la moyenne. L’été, à cause de l’altitude, n’est jamais caniculaire et les nuits sont fraiches.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lercoul[1],[2]
Sem Vicdessos Illier-et-Laramade
Goulier Lercoul Siguer
Auzat Ordino
(Andorre)
Carte de la commune de Lercoul et des proches communes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces humaines permanentes et identifiées datent du IIIe siècle de notre ère (fouille de Claude Dubois sur les bas fourneaux de Lercoul) et du VIe siècle sur les lieux d’une charbonnière. En 1182, le texte le plus ancien connu fait état de Lercoul sous le nom d’Erlicol. Ce document situe le bourg dans la seigneurie de Quié. À la fin du XIIIe siècle, lors de la guerre entre Foix et le Roi de France, « Lorcono » est partie intégrante des possessions du Comte de Foix qui en 1335 en fait donation à Raimon de Vonc, seigneur de Junac. À la fin du XIVe siècle en 1390, sous le nom de « Lhercol », le bourg aligne 14 feux permanents. En 1450, « Lhercol » est toujours partie intégrante de la châtellenie de Quié.

Il faut attendre la Révolution pour qu’en 1793, Lercoul devienne une commune à part entière (auparavant elle était rattachée à la paroisse de Siguer). La vie agricole rythmait les activités des habitants. Elles étaient axées principalement vers l’agriculture de subsistances, l’élevage, le commerce par le Port de Siguer, l’exploitation des ardoisières, du charbon de bois et le travail dans la mine de fer de Rancié située entre Lercoul et Sem. Ces activités, comme la démographie du reste, se sont éteintes progressivement au début du XXe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton

La commune fait partie depuis 2015 du canton du Sabarthès dont Tarascon-sur-Ariège est le chef-lieu. Il fait partie de l'arrondissement de Foix et de la première circonscription de l'Ariège.

Intercommunalité

.Le village est membre de la Communauté de communes de la Haute-Ariège, créée le 1er janvier 2017 par la fusion des territoires d’Auzat-Vicdessos, du Donezan et des Vallées d’Ax, La commune appartient aussi au SIVOM du canton de Vicdessos (syndicat intercommunal à vocations multiples) qui a pour mission la gestion de la centrale électrique du Sabanech ainsi que la gestion des relais de télévision du canton.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Gérard Galy PS Retraité
mars 2001 2008 Jean-Pierre Cuminetti SE  
mars 1995 2001 Noël Augé SE  
mars 1983 1995 Jean Augé PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 26 habitants[Note 1], en augmentation de 13,04 % par rapport à 2010 (Ariège : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
200265254312329310301293247
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
269274281315293279270254221
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1881781421189982512913
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015
8519211831232626
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1876, le village comptait 315 habitants. Le ralentissement économique puis la disparition des mines de fer du Rancié après 20 siècles d'exploitation entrainera le déclin démographique de Lercoul. Les dernières ardoisières ne feront que ralentir ce processus de désertification. L'étiage est atteint en 1975 avec 5 habitants. Des retraités et des actifs ont franchi le pas et s'installent à nouveau dans la commune qui compte au dernier recensement 23 habitants. Le nombre d'habitants permanents est toutefois de 16 personnes fin décembre 2014.

Économie locale[modifier | modifier le code]

Les anciennes mines de fer du Rancié de Sem et les ardoisières de Siguer comme l'agriculture ont constitué les principales activités économiques de ce village au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Depuis la fin des années 1960, il n'y avait plus d'agriculteur à demeure à Lercoul. Fin 2014, une éleveuse de chèvres vient de s'installer avec pour objectif de commercialiser des produits de beauté à base de lait de chèvre. Les montagnes du village sont aussi louées à un agriculteur qui élève un troupeau de vaches et un autre de moutons de race locale tarasconnaise (près de 500 têtes pour les deux troupeaux). Ces élevages sont en mode extensif de type traditionnel. Quelques services à la personne sont disponibles, principalement l'été.

Depuis peu, Lercoul a connu l'installation de plusieurs activités. Une entreprise de production de savons à base de lait de chèvre est située sur la route en contrebas du village. Par ailleurs, un apiculteur a installé des ruches sur le territoire de la commune. Ces activités s'ajoutent à l'association Grim and Gump qui propose des sorties en chiens de traîneaux[7].

Vie locale[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Une maison médicale fonctionne sur Vicdessos. La commune dispose d'un défibrillateur cardiaque situé dans la salle de jeux.

Fête locale[modifier | modifier le code]

La fête locale a lieu le premier dimanche d'août sur trois jours. Elle ne correspond pas à la date du Saint patron du village (saint Martin dont on trouve une très originale représentation sur le retable de l'église) mais reste une animation estivale regroupant les anciens et les nouveaux Lercouliens.

À cette occasion et toute l'année, sont proposées de multiples activités qui rassemblent toutes les générations de résidents secondaires : concours de pétanque et de belote, jeux organisés pour les enfants, repas et soirées dansantes, conteurs, concerts, pêche à la truite...

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le sentier de grande randonnée 10 (GR 10), qui traverse la chaîne des Pyrénées d'une extrémité à l'autre, reliant la mer à l'océan par la montagne, passe à Lercoul. Il n'y a pas de structure d'accueil dans le village ni point de ravitaillement, une fontaine au centre du village permet de se désaltérer.

Lercoul est bien situé pour les départs de randonnées qui permettent en quelques heures de rejoindre la Pique d'Endron, promontoire avancé, qui offre une vue panoramique sur les autres sommets et la vallée. Les lacs d'Izourt et de Gnioure sont également accessibles pour des randonneurs confirmés. La faune et la flore ariégeoises constituent une attraction pour les passionnés et les amateurs de plantes et d'animaux sauvages comme le vautour, l'aigle royal, l'isard, le bouquetin ibérique (réintroduit en 2014) et peut être même l'ours... Le promeneur attentif pourra observer, sans les toucher, des orchidées endémiques. L'hiver, la raquette, le ski de fond comme les balades sur les chemins enneigés offrent des possibilités de découverte des traces de la faune locale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aline Pailler, née en 1955, journaliste à Radio-France (http://www.franceculture.fr/emission-jusqu-a-la-lune-et-retour) et ex-députée européenne (Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique GUE/NGL).
  • Florence Parly, Secrétaire d'État au Budget du gouvernement Jospin nommée le 3 janvier 2000, Le 21 juin 2017, elle est nommée Ministre des Armées du gouvernement Philippe II.
  • Monique Augé, présidente de l'université de Paris XII (1982-84), premier vice-président de la conférence des présidents d'université (1983-84), elle est nommée recteur de l'académie d'Orléans-Tours en avril 1984. Le 2 décembre 1985, elle devient recteur de l'académie de Nice. Inspecteur général de l'Éducation nationale (1988), membre du conseil supérieur de l'audiovisuel (1989-97), elle est membre de la conférence des recteurs européens et de l'Econometric Society ainsi que de la commission française pour l'Unesco. Monique Augé-Lafon est commandeur de la Légion d'honneur, officier des Palmes académiques et officier de l'ordre national du Mérite.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Carte des paroisses d'Andorre
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Pauline Amiel, « Des chiens, de la neige et du fun », La Dépêche du midi,‎ (lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :