Goulier

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Page d'aide sur l'homonymie Pour la station de sports d'hiver, voir Goulier Neige.

Goulier
Goulier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Foix
Canton Sabarthès
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Ariège
Maire délégué Claude Téron
2019-2020
Code postal 09220
Code commune 09135
Démographie
Gentilé Goulierens
Population 45 hab. (2016 en augmentation de 15,38 % par rapport à 2011)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 45′ 22″ nord, 1° 30′ 15″ est
Altitude Min. 840 m
Max. 2 472 m
Superficie 10,22 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Val-de-Sos
Localisation

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Goulier est une ancienne commune française, située dans le département de l'Ariège en région Occitanie. Le , elle devient commune déléguée de Val-de-Sos.

Le GR10 la traverse. Ses habitants sont appelés les Goulierens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Goulier est rattaché depuis le 1er janvier 2019 à la commune nouvelle de Val-de-Sos. Le village est doté d'une station familiale de sport d'hiver.

Le Ruisseau d'Artiès, le Ruisseau de la Prade et le Ruisseau de Goulier sont les principaux cours d'eau qui concernent le territoire de Goulier.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Goulier[1]
Vicdessos
(Val-de-Sos)
Auzat Goulier Sem
(Val-de-Sos)
Lercoul

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La station de ski alpin de Goulier Neige a été créée en 1988.

La commune fusionne le avec Sem, Suc-et-Sentenac et Vicdessos pour former la commune de Val-de-Sos dont la création est actée par arrêté préfectoral en date du [2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Claude Teron PS Retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2016, la commune comptait 45 habitants[Note 1], en augmentation de 15,38 % par rapport à 2011 (Ariège : +0,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8418559531 0851 3241 3871 5101 5281 432
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4681 3941 2421 1811 1391 0891 109880812
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
710620570395328249199136119
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
893647614438474045
2016 - - - - - - - -
45--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Station de ski alpin de Goulier Neige[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Goulier Neige.

Située au-dessus du village, dans un vallon parallèle à celui de l’Ourtou, au pied de la face nord - nord-ouest de la Pique d'Endron (2 472 m).

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'emplacement est d'abord occupé par une chapelle construite au XIe siècle par les moines de l'abbaye de Saint-Sernin à Toulouse. L'édifice est ensuite désignée comme église à partir de la fin du XIIIe siècle. Hormis un petit agrandissement possible au XVIIe siècle par déplacement du mur nord, l’église ne connaît que peu de modifications au cours des siècles suivants. L'accroissement démographique du XIXe siècle conduira à des travaux conséquents d'agrandissement de l'église entre 1820 et 1830. Suite à un effondrement partiel de la voûte, de nouveaux travaux sont entrepris à la fin du XIXe siècle, mais par manque de crédits, les contreforts nécessaires à la stabilisation de l'édifice ne sont pas construits. Le clocher est achevé en 1908, et les derniers travaux à partir de 1972 viennent consolider l'édifice, palliant notamment à l’absence de contreforts par la mise en place d'un chaînage[7].

Moulin du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Goulier a compté plusieurs moulins par le passé. Seul le moulin de La Font, situé rive gauche, immédiatement en amont du pont du même nom, demeure visible sur la commune. Ce moulin, dont seul subsiste le bâti, est depuis le XIXe siècle une maison d'habitation.

Ces moulins était de conception simple et robuste. La force motrice de l'eau était transmise à un unique axe vertical par une roue munie de petites pales, la rode, située sous l'édifice, et les meules étaient fixées à ce même axe. Le plus ancien moulin, identifié par un écrit de 1390, est le moulin de Joulpech. L'ancien moulin du Boutas, dont l'emplacement est encore visible en aval du pont de la Mole, se distingue des autres constructions par la présence d'une retenue d'eau, permettant un fonctionnement en toute saison.

Ces moulins étaient de faible capacité, et le plus souvent partagés en copropriété par plusieurs habitants du village. Au total la commune aurait compté 5 ou 6 moulins différents au cours du temps.[8],[9].

Les passarots[modifier | modifier le code]

Passarot Fallouët

Les passarots sont des constructions situées au dessus de la voirie, formant ainsi des passages couverts entre les rues. La forte augmentation de la population entre les années 1750 et 1850 entraîne une pression sur le foncier constructible. En construisant au dessus des rues, ou des passages privés, les passarots constituent l'une des réponses à la nécessité de logement de l'époque. Parallèlement certaines habitations sont surélevées d'un étage supplémentaire.

Les tunnels ainsi formés doivent répondre à certaines conditions, et permettre par exemple le passage d'un âne bâté pour la largeur et d'un homme chargé pour la hauteur.

Le passarot le plus ancien est attesté dans un acte notarié de 1744, le dernier probablement construit entre 1850 et 1860. Il y a eu plus d'une quinzaine de passarots à Goulier, dont beaucoup sont toujours en place, tel que le passarot de Berny en face de la place du même nom. Certains sont particulièrement longs tel le passarot de Tinquette.

Le terme de passarot reste un terme populaire, les actes officiels parlant de passades ou de balets[10].

Autres[modifier | modifier le code]

  • La Croix de Massot
  • La place de la Rente, au nord du village, est le centre chaque année au mois d'août, de nombreuses festivités.
  • Trou du Sauzeton, une des plus grandes cavités mondiales creusée dans le schiste.
  • La station nature Montcalm (se visite toute l'année)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Communication préfectorale - Val-de-Sos commune nouvelle », sur ariege.gouv.fr, (consulté le 28 juillet 2018)
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Robert Reulle, « Notre patrimoine : l'Église », S'Aïma S'Ajuna - Bulletin de l'association "Les Amis de Goulier", no 70,‎ , p. 30-36 (ISSN 0765-6440, lire en ligne), texte repris et adapté sur « L'église de Goulier », sur auzatvicdessos.free.fr,
  8. Robert Reulle, « Les anciens moulins de Goulier », S'Aïma S'Ajuna - Bulletin de l'association "Les Amis de Goulier", no 61,‎ , p. 17-19 (ISSN 0765-6440, lire en ligne)
  9. Robert Reulle, « Les anciens moulins de Goulier », S'Aïma S'Ajuna - Bulletin de l'association "Les Amis de Goulier", no 62,‎ , p. 30-32 (ISSN 0765-6440, lire en ligne)
  10. Robert Reulle, « Les passarots », S'Aïma S'Ajuna - Bulletin de l'association "Les Amis de Goulier", no 103,‎ , p. 37-41 (ISSN 0765-6440, lire en ligne)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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