Le Bazaar de l'épouvante

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Le Bazaar de l'épouvante
Titre original Needful Things
Réalisation Fraser Clarke Heston
Scénario W. D. Richter
Acteurs principaux
Sociétés de production New Line Cinema
Castle Rock Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Durée 116 minutes
Sortie 1993

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Bazaar de l'épouvante (Needful Things), ou L'inconnu de Castle Rock au Québec, est un film américain réalisé par Fraser Clarke Heston, sorti en 1993. Le film est une adaptation du roman Bazaar de Stephen King, publié en 1991.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Leland Gaunt arrive dans la petite ville de Castle Rock, Maine, dans une voiture noire pour y ouvrir un magasin d'antiquités. Dans son échoppe, chacun peut trouver ce dont il a toujours rêvé pour un prix dérisoire mais Gaunt exige un coût supplémentaire sous la forme de petites faveurs. Le premier client de Gaunt est un garçon nommé Brian Rusk qui achète une carte de baseball rare en échange d'une farce. Brian doit jeter de la boue sur les draps blancs suspendus aux cordes à linge de la maison de Wilma Jerzyck. De retour chez elle, Wilma suppose que c'est l'œuvre de son ennemie de longue date Nettie Cobb. Elle l'accuse bruyamment de cela sur le lieu de travail de Nettie, le diner de Castle Rock qui appartient à Polly Chalmers, la fiancée du shérif Alan Pangborn.

Gaunt fait bonne impression sur les habitants de la ville. Il vend à Danforth Keeton, un conseiller municipal corrompu qui a d'importantes dettes de jeu, un jouet qui prédit le résultat de n'importe quelle course de chevaux. Gaunt apprend ensuite la rivalité entre le prêtre catholique, le père Meehan, et le pasteur baptiste, le révérend Willie Rose. Il informe ensuite Brian qu'il n'a pas entièrement remboursé sa dette. Brian retourne alors à la maison de Wilma Jerzyck pour briser toutes les fenêtres. En échange d'un objet vendu à Nettie, Gaunt lui fait placer des post-it chez Keeton, censés être du shérif adjoint Norris Ridgewick, l'accusant de plusieurs délits. Gaunt demande aussi à Hugh Priest de tuer le chien de Nettie, en échange d'une veste semblable à celle qu'il portait à l'université. Cela déclenche un violent combat entre Nettie et Wilma, qui cause leur mort à toutes les deux.

Gaunt donne un collier à Polly Chalmers qui guérit son arthrite. Brian est témoin de l'enquête chez Wilma Jercyzk et entend le shérif Pangborn réfléchir sur les causes du drame. Brian essaie de parler au shérif de ce que Gaunt lui a fait faire, mais il a trop peur. À ce stade du film, il devient évident que Gaunt apprécie ce qui arrive aux habitants de la ville et qu'il n'est pas humain. Le shérif Pangborn, qui flaire quelque chose, retourne voir Brian. Brian explique que Gaunt est un monstre, avant d'essayer de se tirer une balle dans la tête. Pangborn parvient à le sauver et Brian est hospitalisé. Pangborn demande à Polly de se débarrasser du collier, mais elle ne veut pas l'enlever. Après son départ, elle essaie d'ouvrir le collier pour voir ce qu'il y a à l'intérieur et reçoit un choc électrique qui projette le collier à travers la pièce. Polly est immédiatement paralysée par son arthrite. Gaunt apparaît dans sa chambre et replace le collier sur le cou de Polly. Après quoi, il déclare que Pangborn a détourné de l'argent de la ville avec Keeton. Il la persuade d'aller chercher l'argent. Elle le fait et voit beaucoup d'argent éparpillé sur le bureau de Pangborn. Par dégoût, elle annule ses fiançailles avec lui.

Keeton s'attaque à Ridgewick mais est arrêté par Pangborn. Peu de temps après, Keeton parvient à échapper à Ridgewick. Il rentre chez lui, accuse sa femme d'avoir une liaison avec Ridgewick et la tue avec un marteau. Les farces de Gaunt ont désormais des répercussions dans toute la ville. Les soupçons erronés, la paranoïa et la colère se propagent. Gaunt commence à vendre des armes à feu à ses clients, les encourageant à tuer celui qui leur a fait du tort, en jouant sur leur cupidité et leur peur. Keeton place sur sa demande des explosifs dans l'église catholique de la ville. Lorsque l'église explose, le père Meehan croit que le révérend Willy Rose est derrière l'attaque et se bat avec lui. Une émeute se répand dans toute la ville. Le shérif Pangborn tente désespérément de rétablir l'ordre. Attirant l'attention de tous, Pangborn persuade les habitants de Castle Rock de revenir à la raison, exposant la nature diabolique de Gaunt et sa toile de mensonges et de manipulations. Tout le monde arrête de se battre et admet ses farces, mais Keeton se dirige vers Pangborn et Ridgewick, avec une bombe attachée sur lui-même, menaçant de la faire exploser. Pangborn le retourne contre Gaunt. Celui-ci se moque de Keeton, qui déclenche la bombe et détruit le magasin d'antiquités. Vaincu mais indemne, Gaunt émerge de son magasin en disant que ce n'était pas son meilleur travail. Il se dirige vers Pangborn et Polly, leur disant qu'ils forment un joli couple et qu'il rencontrera leur petit-fils en 2053, puis il part dans la même voiture noire avec laquelle il était arrivé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : VF = Version française et VQ = Version québécoise[2]

Production[modifier | modifier le code]

Les droits d'adaptation du roman Bazaar sont vendus à Castle Rock Entertainment pour 1 750 000 $. Lawrence D. Cohen est engagé pour écrire un scénario et Peter Yates pour le mettre en scène[3]. Yates se retire du projet et est remplacé par Fraser Clarke Heston, qui pense que le scénario de Cohen est trop fidèle au roman. Heston demande alors à W. D. Richter d'en écrire une autre version qui se concentre plus sur les personnages principaux[3].

Le tournage se déroule à Gibsons, en Colombie-Britannique à l'automne 1992. Trop long, le film subit de nombreuses coupures au montage, notamment celles d'intrigues secondaires et d'une spectaculaire scène de poursuite en voiture censée servir de prologue[3]. Une version du film avec plus d'une heure de scènes supplémentaires est diffusée en mai 1996 sur TBS. Cette version développe les personnages du shérif Pangborn et de Polly, intègre la scène de poursuite en voiture entre Gaunt et Pangborn qui se termine par l'explosion du véhicule du premier ainsi qu'une intrigue autour de Cora Rusk, la mère de Brian, et de son obsession pour Elvis Presley[4].

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a été un échec commercial, rapportant environ 15 185 000 $ au box-office en Amérique du Nord pour un budget équivalent[5]. En France, il a réalisé 100 561 entrées[6].

Critique[modifier | modifier le code]

Il a reçu un accueil critique défavorable, recueillant 27 % de critiques positives, avec une note moyenne de 4/10 et sur la base de 22 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Provezza, « Ma petite boutique », Mad Movies, no HS 22,‎ , p. 102-103
  2. Fiche du doublage québécois du film sur Doublage Québec, consulté le 13 mars 2015
  3. a b et c Von Doviak 2014, p. 143
  4. Von Doviak 2014, p. 144
  5. (en) Needful Things sur Box Office Mojo.
  6. Le Bazaar de l'épouvante sur JP's Box-Office.
  7. (en) Needful Things sur Rotten Tomatoes.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]