Saint-Julien-de-Civry

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Saint-Julien-de-Civry
Saint-Julien-de-Civry
Vue du bourg depuis le village de Civry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes Le Grand Charolais
Maire
Mandat
Didier François Claude Roux
2020-2026
Code postal 71800
Code commune 71433
Démographie
Population
municipale
489 hab. (2018 en diminution de 1,61 % par rapport à 2013)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 59″ nord, 4° 14′ 01″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 406 m
Superficie 21,01 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Charolles
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charolles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Julien-de-Civry
Liens
Site web st-julien-de-civry.fr

Saint-Julien-de-Civry est une commune française située dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le département de Saône-et-Loire, et le pays Charolais Brionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg vu du château de Vaulx

Au sud de la Bourgogne, Saint-Julien-de-Civry est un village du Brionnais, région considérée comme le berceau de la race bovine charolaise.

Le paysage est vallonné et foisonnant d'herbe.

L'habitat est dispersé, avec de nombreux hameaux éparpillés sur les hauteurs, en bas est le bourg.

L'essentiel est le bovidé (charolaise).

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Saint Julien est Julien de Brioude, martyr décapité à Brioude en 304. Civry pourrait venir d'un patronyme latin Severius accompagné du suffixe -iacum[1]. C'est le nom d'un hameau proche du bourg, qui aurait été le centre de la paroisse au Haut Moyen Âge.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Civry, le Grand Chemin, la Tanière, le Pou, le Guidon, Ville-Martin, le Sistinou, Gros-Bois, Maringues, Vaux, les Jean Denis, Charnay, le Bois de Laye, les Villards, Mochère, la Brosse à l'Eau, Chevagny, Gonin, la Vaivre, le Petit Bois, le Bois de Sarre, Bourgaisin, Tollecy, les Morins, le Perret, la Noue, Villemartin, Gousu-Saint-Nour, les Molières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La proximité de la route Centre-Europe Atlantique permet de relier rapidement les grands axes A6, A77/N7, A36.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Civry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charolles, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des restes romains à Maringues (pièces de monnaie, fragments de demeure) témoignent d'une occupation humaine dès l'Antiquité.

Avant le XIIe siècle,saint julien de Civry était le centre de la paroisse placé sous le patronage du prieuré de Marcigny dès 1105. L'église de saint julien de Civry aurait été détruite pendant les guerres de religion. L'église actuelle du bourg a été érigée au XIIIe siècle.
Saint-Julien dépendait des comtes palatins de Dyo, qui possédaient le château de Vaux, construit au XIVe siècle.

Durant la Révolution française, Saint-Julien-de-Civry fut rebaptisé « Vert Pré ». La commune fut alors le chef-lieu d'un éphémère canton regroupant Dyo, Saint-Germain-en-Brionnais, Amanzé et Prizy[7].

Le château de Vaulx du XIVe siècle, ainsi que les restes du château du Petit Bois démontrent l’importance qu’a eue le village à une certaine époque. En effet, le village comptait 1 435 habitants en 1820.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 1999 Claudius Émorine DVD  
1999 mars 2008 Roger Aupecle    
mars 2008 en cours Didier Roux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2018, la commune comptait 489 habitants[Note 3], en diminution de 1,61 % par rapport à 2013 (Saône-et-Loire : −0,73 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1739951 2241 4351 5311 5561 5451 4911 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5241 3841 3711 2891 2841 3011 3111 2811 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2291 1731 104962902852844786681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
664630550515526550519514505
2017 2018 - - - - - - -
487489-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Services : mairie, école primaire publique, agence postale, médiagora, médecin, infirmier.
  • Commerces : bar, restaurant, boulangerie, salon de thé, garage, Martsi (marché de producteurs locaux bios ou raisonnés) tous les 1‘ vendredi du mois.
  • Artisans : plâtrier-peintre, plombier.
  • Artisanat : atelier cuir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église : chœur, abside et clocher de l'église sont romans (XIIIe siècle). On notera aussi la présence d'un tabernacle du XVIe siècle.[12]
  • Chapelle Sainte-Geneviève, au Petit-Bois : chapelle romane (ouverte un jour par an). À proximité, restes d'un château.
  • Le château de Vaulx (XVIIe siècle) : château dominant la région. Il a remplacé vers 1634 le château du XIVe siècle. Vers 1900, le diplomate Léon Geoffray le fait agrandir et confie l'aménagement de son parc au paysagiste Achille Duchêne [13].
  • D'anciens moulins à eau (moulin de Vaux, moulin de Cachot). Fermes typiques.
  • La « Maison du sculpteur » à Charnay.
  • Le lavoir dans le bourg (« la fontaine »).
  • De nombreux points de vue intéressants, notamment au soleil couchant, lorsque la lumière rasante met en exergue les formes douces du paysage, et dore la pierre jaune des fermes brionnaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard Thevenet.
  • Bernard Thevenet : coureur cycliste, double vainqueur du Tour de France (1975, 1977), né à Saint-Julien-de-Civry au lieu-dit le Guidon ! Le Tour y est passé à l'occasion de son centenaire (2003). Le parking du village porte son nom.
  • Mathieu Gautheron (1830-1907), sculpteur qui a travaillé au palais royal de Madrid (et qui aurait aussi œuvré à l'Alhambra de Grenade)[14].
  • Charles Demôle (1828-1908), avocat, ministre des Travaux Publics, ministre de la Justice, sénateur, vice-président du Sénat, qui résidait au hameau de Mochère et est enterré au cimetière de Saint-Julien-de-Civry.
  • Gaston Lapalus (1910-2006), inventeur français, est né dans la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Bourgogne, 3e partie : la Saône-et-Loire, CRDP Académie de Dijon, Dijon, 1991, 2e éd. (ISBN 2-86621-154-5).
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  3. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Charolles », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  7. Les amis de passé charolais, Ton vieux pays, Le canton de Charolles dans son passé ancien et récent, J.P. Dumas, Charolles, 1985
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. Brochure de présentation de l'église de Saint-Julien-de-Civry éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
  13. Ibid.
  14. Sa maison est visible à Charnay, hameau de Saint-Julien-de-Civry où il est né le 10 avril 1830. Source : A. Molin, Mathieu Gautheron, sculpteur brionnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 36 (janvier 1978), pp. 12-13.