Saint-Julien-de-Civry

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Saint-Julien-de-Civry
Saint-Julien-de-Civry
Vue du bourg depuis le village de Civry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Intercommunalité Communauté de communes Le Grand Charolais
Maire
Mandat
Didier François Claude Roux
2020-2026
Code postal 71800
Code commune 71433
Démographie
Population
municipale
478 hab. (2021 en diminution de 0,62 % par rapport à 2015)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 59″ nord, 4° 14′ 01″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 406 m
Superficie 21,01 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Charolles
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Charolles
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Julien-de-Civry
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Saint-Julien-de-Civry
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Saint-Julien-de-Civry
Liens
Site web st-julien-de-civry.fr

Saint-Julien-de-Civry est une commune française située dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le département de Saône-et-Loire, et le pays Charolais Brionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Карта
Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes.
Le bourg vu du château de Vaulx.

Au sud de la Bourgogne, Saint-Julien-de-Civry est un village du Brionnais, région considérée comme le berceau de la race bovine charolaise.

Le paysage est vallonné et foisonnant d'herbe.

L'habitat est dispersé, avec de nombreux hameaux éparpillés sur les hauteurs, en bas est le bourg.

L'essentiel est le bovidé (charolaise).

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Saint Julien est Julien de Brioude, martyr décapité à Brioude en 304. Civry pourrait venir d'un patronyme latin Severius accompagné du suffixe -iacum[1]. C'est le nom d'un hameau proche du bourg, qui aurait été le centre de la paroisse au Haut Moyen Âge.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Civry, le Grand Chemin, la Tanière, le Pou, le Guidon, Ville-Martin, le Sistinou, Gros-Bois, Maringues, Vaux, les Jean Denis, Charnay, le Bois de Laye, les Villards, Mochère, la Brosse à l'Eau, Chevagny, Gonin, la Vaivre, le Petit Bois, le Bois de Sarre, Bourgaisin, Tollecy, les Morins, le Perret, la Noue, Villemartin, Gousu-Saint-Nour, les Molières.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Accès[modifier | modifier le code]

La proximité de la route Centre-Europe Atlantique permet de relier rapidement les grands axes A6, A77/N7, A36.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 826 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Briant », sur la commune de Briant à 10 km à vol d'oiseau[4], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 930,7 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-de-Civry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Charolles, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 12 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (93,4 %), forêts (6,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Des restes romains à Maringues (pièces de monnaie, fragments de demeure) témoignent d'une occupation humaine dès l'Antiquité.

Avant le XIIe siècle, Saint-Julien-de-Civry était le centre de la paroisse placé sous le patronage du prieuré de Marcigny dès 1105. L'église de Saint-Julien-de-Civry aurait été détruite pendant les guerres de Religion. L'église actuelle du bourg a été érigée au XIIIe siècle.
Saint-Julien dépendait des comtes palatins de Dyo, qui possédaient le château de Vaux, construit au XIVe siècle.

Durant la Révolution française, Saint-Julien-de-Civry fut rebaptisée « Vert Pré ». La commune fut alors le chef-lieu d'un éphémère canton regroupant Dyo, Saint-Germain-en-Brionnais, Amanzé et Prizy[15].

Le château de Vaulx du XIVe siècle, ainsi que les restes du château du Petit Bois démontrent l'importance qu'a eue le village à une certaine époque. En effet, le village comptait 1 435 habitants en 1820.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 1999 Claudius Émorine DVD  
1999 mars 2008 Roger Aupecle    
mars 2008 en cours Didier Roux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].

En 2021, la commune comptait 478 habitants[Note 4], en diminution de 0,62 % par rapport à 2015 (Saône-et-Loire : −1,1 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1739951 2241 4351 5311 5561 5451 4911 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5241 3841 3711 2891 2841 3011 3111 2811 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2291 1731 104962902852844786681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
664630550515526550519514505
2017 2021 - - - - - - -
487478-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006[19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Services : mairie, école primaire publique, agence postale, médiagora, médecin, infirmier.
  • Commerces : bar, restaurant, boulangerie, salon de thé, garage, Martsi (marché de producteurs locaux bios ou raisonnés) tous les 1ers vendredis du mois.
  • Artisans : plâtrier-peintre, plombier.
  • Artisanat : atelier cuir.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église : chœur, abside et clocher de l'église sont romans (XIIIe siècle). On notera aussi la présence d'un tabernacle du XVIe siècle[20].
  • Chapelle Sainte-Geneviève, au Petit-Bois : chapelle romane (ouverte un jour par an). À proximité, restes d'un château.
  • Le château de Vaulx (XVIIe siècle) : château dominant la région. Il a remplacé vers 1634 le château du XIVe siècle. Vers 1900, le diplomate Léon Geoffray le fait agrandir et confie l'aménagement de son parc au paysagiste Achille Duchêne[21].
  • D'anciens moulins à eau (moulin de Vaux, moulin de Cachot). Fermes typiques.
  • La « Maison du sculpteur » à Charnay.
  • Le lavoir dans le bourg (« la fontaine »).
  • De nombreux points de vue intéressants, notamment au soleil couchant, lorsque la lumière rasante met en exergue les formes douces du paysage, et dore la pierre jaune des fermes brionnaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard Thévenet.
  • Claude Fricaud, homme politique né le à Saint-Julien-de-Civry en Saône-et-Loire et décédé le à Charolles dans le même département.
  • Bernard Thévenet : coureur cycliste, double vainqueur du Tour de France (1975, 1977), né à Saint-Julien-de-Civry au lieu-dit le Guidon ! Le Tour y est passé à l'occasion de son centenaire (2003). Le parking du village porte son nom.
  • Mathieu Gautheron (1830-1907), sculpteur qui a travaillé au palais royal de Madrid (et qui aurait aussi œuvré à l'Alhambra de Grenade)[22].
  • Charles Demôle (1828-1908), avocat, ministre des Travaux Publics, ministre de la Justice, sénateur, vice-président du Sénat, qui résidait au hameau de Mochère et est enterré au cimetière de Saint-Julien-de-Civry.
  • Gaston Lapalus (1910-2006), inventeur français, est né dans la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Bourgogne, 3e partie : la Saône-et-Loire, CRDP Académie de Dijon, Dijon, 1991, 2e éd. (ISBN 2-86621-154-5).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Saint-Julien-de-Civry et Briant », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Briant », sur la commune de Briant - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Briant », sur la commune de Briant - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Charolles », sur insee.fr (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. Les amis de passé charolais, Ton vieux pays, Le canton de Charolles dans son passé ancien et récent, J.P. Dumas, Charolles, 1985
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  20. Brochure de présentation de l'église de Saint-Julien-de-Civry éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
  21. Ibid.
  22. Sa maison est visible à Charnay, hameau de Saint-Julien-de-Civry où il est né le 10 avril 1830. Source : A. Molin, Mathieu Gautheron, sculpteur brionnais, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 36 (janvier 1978), pp. 12-13.