Saint-Julien-de-Civry

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Saint-Julien-de-Civry
Vue du bourg depuis le hameau de Civry.
Vue du bourg depuis le hameau de Civry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Charolles
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Didier Roux
2014-2020
Code postal 71800
Code commune 71433
Démographie
Population
municipale
478 hab. (2014 en diminution de 4,78 % par rapport à 2009)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 59″ nord, 4° 14′ 01″ est
Altitude Min. 264 m
Max. 406 m
Superficie 21,01 km2
Localisation

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Saint-Julien-de-Civry est une commune française située dans la région Bourgogne-Franche-Comté, le département de Saône-et-Loire, et le Pays Charolais Brionnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Au sud de la Bourgogne, Saint-Julien-de-Civry est un village du Brionnais, région considérée comme le berceau de la race bovine charolaise.

Le paysage est vallonné et foisonnant d'herbe.

L'habitat est dispersé, avec de nombreux hameaux éparpillés sur les hauteurs, en bas est le bourg.

L'essentiel est le bovidé (charolaise).

Toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Saint Julien est Julien de Brioude, martyr décapité à Brioude en 304. Civry pourrait venir d'un patronyme latin Severius accompagné du suffixe -iacum[1]. C'est le nom d'un hameau proche du bourg, qui aurait été le centre de la paroisse au Haut Moyen Âge.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Civry, le Grand Chemin, la Tanière, le Pou, le Guidon, Ville-Martin, le Sistinou, Gros-Bois, Maringues, Vaux, les Jean Denis, Charnay, le Bois de Laye, les Villards, Mochère, la Brosse à l'Eau, Chevagny, Gonin, la Vaivre, le Petit Bois, le Bois de Sarre, Bourgaisin, Tollecy, les Morins, le Perret, la Noue, Villemartin, Gousu-Saint-Nour, les Molières.

Commune limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Julien-de-Civry
Nochize Lugny-lès-Charolles Changy-Tourny
Poisson Saint-Julien-de-Civry Dyo
Oyé Prizy Saint-Germain-en-Brionnais

Accès[modifier | modifier le code]

La proximité de la route Centre-Europe Atlantique permet de relier rapidement les grands axes A6, A77/N7, A36.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des restes romains à Maringues (pièces de monnaie, fragments de demeure) témoignent d'une occupation humaine dès l'Antiquité.

Avant le XIIe siècle, Civry était le centre de la paroisse placé sous le patronage du prieuré de Marcigny dès 1105. L'église de Civry aurait été détruite pendant les guerres de religion. L'église actuelle du bourg a été érigée au XIIIe siècle.
Saint-Julien dépendait des comtes palatins de Dyo, qui possédaient le château de Vaux, construit au XIVe siècle.

Durant la Révolution française, Saint-Julien-de-Civry fut rebaptisé « Vert Pré ». La commune fut alors le chef-lieu d'un éphémère canton regroupant Dyo, Saint-Germain-en-Brionnais, Amanzé et Prizy[2].

Le château de Vaulx du XIVe siècle, ainsi que les restes du château du Petit Bois démontrent l’importance qu’a eue le village à une certaine époque. En effet, le village comptait 1 435 habitants en 1820.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1999 mars 2008 Roger Aupecle    
mars 2008 en cours Didier Roux    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2014, la commune comptait 478 habitants[Note 1], en diminution de 4,78 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : +0,19 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 173 995 1 224 1 435 1 531 1 556 1 545 1 491 1 483
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 524 1 384 1 371 1 289 1 284 1 301 1 311 1 281 1 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 229 1 173 1 104 962 902 852 844 786 681
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
664 630 550 515 526 550 519 514 505
2014 - - - - - - - -
478 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Services : mairie, école primaire publique, médecin, infirmier.
  • Commerces : bar, salon de thé, garage.
  • Artisans : plâtrier-peintre, plombier.
  • Artisanat : atelier cuir.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chevet.
Chapiteau du chœur.
  • Église : chœur, abside et clocher de l'église sont romans (XIIIe siècle). On notera aussi la présence d'un tabernacle du XVIe siècle.
  • Chapelle Sainte-Geneviève, au Petit-Bois : chapelle romane (ouverte un jour par an). À proximité, restes d'un château.
  • Château de Vaulx (XVIIe siècle) : château dominant la région. Il a remplacé vers 1634 le château du XIVe siècle. Vers 1900, le diplomate Léon Geoffray le fait agrandir et confie l'aménagement de son parc au paysagiste Achille Duchêne [7].
  • Anciens moulins à eau (moulin de Vaux, moulin de Cachot). Fermes typiques.
  • La « Maison du sculpteur » à Charnay.
  • Lavoir dans le bourg (« la fontaine »).
  • Nombreux points de vue intéressants, notamment au soleil couchant, lorsque la lumière rasante met en exergue les formes douces du paysage, et dore la pierre jaune des fermes brionnaises.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bernard Thévenet.
  • Bernard Thévenet : coureur cycliste, double vainqueur du Tour de France (1975, 1977), né à Saint-Julien-de-Civry au lieu-dit « le Guidon » ! Le Tour y est passé à l'occasion de son centenaire (2003). Le parking du village porte son nom.
  • Mathieu Gautheron, sculpteur : il aurait travaillé à l'Alhambra de Grenade. Sa maison est visible à Charnay.
  • Charles Demôle (1828-1908), avocat, ministre des Travaux Publics, ministre de la Justice, sénateur, vice-président du Sénat, qui résidait au hameau de Mochère et est enterré au cimetière de Saint-Julien-de-Civry.
  • Gaston Lapalus (1910-2006), inventeur français, est né dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Bourgogne, 3e partie : la Saône-et-Loire, CRDP Académie de Dijon, Dijon, 1991, 2e éd. (ISBN 2-86621-154-5).
  2. Les amis de passé charolais, Ton vieux pays, Le canton de Charolles dans son passé ancien et récent, J.P. Dumas, Charolles, 1985
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  7. Ibid.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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