Château de Randan

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Château de Randan
Image illustrative de l'article Château de Randan
Château de Randan
Nom local Domaine royal de Randan
Architecte Pierre-François-Léonard Fontaine (extension)
Début construction XVIe siècle
Fin construction XIXe siècle
Propriétaire actuel Conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes
Protection Logo monument historique Classé MH (2001)[1]
Coordonnées 46° 00′ 54,6″ nord, 3° 21′ 28,4″ est[2]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Auvergne
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Commune Randan

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château  de Randan

Le Château de Randan ou Domaine royal de Randan[3] est situé sur la commune de Randan dans le département du Puy-de-Dôme en France. Le domaine appartient aujourd'hui au conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes, qui en assure la restauration, l'entretien et l'animation.

Histoire du Domaine royal[modifier | modifier le code]

Débuts et grande époque[modifier | modifier le code]

En 1821, un premier château construit au XVIe siècle et 40ha de terrain sont acquis par Louis-Philippe d’Orléans et sa sœur Adélaïde. Dès 1822, ils commandent la restauration du bâtiment existant et une extension à l'architecte Pierre Fontaine.

« Comment les restes d'un vieux château de briques flanqué de tours, bâti sous François Ier (...) les débris d'une vieille bâtisse qui n'a jamais été achevée de manière à pouvoir être habitée (...) située à l'extrémité d'un petit village de la Limagne d'Auvergne, à trois lieues de la grande route (...), sans eaux, sans dépendances, sans jardins, sans rien de ce qui rend une habitation agréable, pourront-ils devenir la résidence convenable et commode d'une princesse de la maison d'Orléans ? »

— Journal de Fontaine cité par Alexandre Gady

À ses dires, le futur roi aurait poussé à cet achat et à ces travaux en vue de se ménager une retraite loin de Paris en cas de péril, préférant un exil auvergnat à une nouvelle émigration, qui ne lui fut pourtant pas épargnée puisqu'il dut partir en 1848 en Angleterre où il mourut deux ans plus tard.

La proximité des immenses propriétés forestières de la famille est la seconde raison de cet achat.

Le projet est d'envergure. Outre le château, d'autres bâtiments seront construits : la maison de l'Inspecteur, les grands communs et une orangerie. Il verra également l'extension des terres du domaine dont la surface atteint 110ha à la mort d'Adélaïde d'Orléans en 1847. Un magnifique parc paysager sera également créé.

« Mes parents avaient l'habitude, à l'époque des vacances, de nous emmener faire un petit voyage soit à Eu, soit à Randan, grande propriété de ma tante en Auvergne (...) séjour (qui) n'offrait pas grand intérêt. On quittait la grand'route à Aigueperse; on attelait six ou sept paires de bœufs à la voiture; des Auvergnats en grands chapeaux et costumes, armés de gaules, dirigeaient l'attelage; la voiture oscillait, dans des chemins boueux, coupés de montagnes et de vallées. La grande distraction du séjour était d'aller faire visite à madame la Dauphine, qui faisait une cure annuelle à Vichy ». François Ferdinand d'Orléans, prince de Joinville (Vieux Souvenirs 1818-1848, Mercure de France, coll. « Le Temps retrouvé », 1970, pp. 36 et 37).

Description vers 1850 du château et du parc contemporaine de Madame Adélaïde par Georges Touchard-Lafosse[4] :

« (...) La royale propriétaire de ce domaine ne le visite pas souvent ; cependant c'est un séjour enchanteur. Le parc, artistement dessiné, est coupé d'allées nombreuses bien sablées ; il est aussi planté de beaux bouquets d'arbres et d'arbustes. Des fleurs y répandant partout leur parfum ; d'admirables perspectives y sont adroitement ménagées. C'est une vue superbe, qui, à elle seule, vaut le voyage. Le château n'a rien de positivement curieux : c'est une vaste et splendide maison bourgeoise. L'intérieur est tout moderne aussi : c'est fort propre, fort élégant, fort riche. On visite donc Randan pour sa terrasse, pour sa chapelle, pour ses cuisines, pour sa salle à manger ; les cuisines sont si grandes, les fourneaux, les foyers, les broches y sont si vastes, si multipliés, que Rabelais s'en fut inspiré pour les apprêts du dîner de Pantagruel. »

Après le décès d'Adélaïde, qui ne s'est jamais mariée et n'a pas eu d'enfant, le domaine revient à un de ses neveux, le plus jeune fils de Louis-Philippe, Antoine d'Orléans duc de Montpensier. À la fin du XIXe siècle, Marie-Isabelle d'Orléans, fille aînée de ce dernier hérite du domaine. Épouse du comte de Paris Philippe d'Orléans, elle entreprend de redonner au domaine de Randan son lustre, y apportant notamment aménagements et confort modernes (électricité, 1909 - eau courante, 1912).

Henri d'Orléans, « comte de Paris » de 1929 à 1999, séjourna enfant dans cette propriété familiale, où fin juillet 1914 la famille apprit la déclaration de guerre. En 1915, après y avoir installé un hôpital militaire, annexe de celui de Vichy, la comtesse de Paris et sa fille Amélie d'Orléans se font infirmières et y soignent les soldats blessés.

L'écrivain régional Henri Pourrat a évoqué ce château bourbonnais et « ses tapisseries de briques noires et roses (...) l'esplanade à nobles ombrages (...) On faisait proverbe de ses immenses cuisines, si bien agencées que les fumets ne pouvaient en se croisant altérer la saveur des sauces »[5].

Déclin[modifier | modifier le code]

En 1919, au décès d'Isabelle d'Orléans, le domaine échoit à son fils cadet Ferdinand, dernier « duc de Montpensier ». En 1921, en l'église de Randan, il épouse sur les instances de ses sœurs Isabelle Gonzalez de Olaneta e Ibarreta (1895-1958), 3e marquise de Valdeterazzo, fille du vicomte de Las Antrinas. Le couple vécut seulement trois ans au domaine de Randan, Ferdinand y décédant précocement en 1924, dans sa quarantième année.

L'été suivant, dans la nuit du 25 au , lors d'un séjour de la « duchesse » et de quelques amies, le château est ravagé par un incendie très violent, qui laisse des ruines qui ne furent pas relevées.

Les plus belles pièces de mobilier parmi ce qui avait pu être sauvé du brasier sont transportées en Espagne chez la « duchesse de Montpensier ». Le reste fut entreposé dans les dépendances, dont de nombreux trophées de chasse de Ferdinand d'Orléans, magnifiques dioramas réalisés par le grand taxidermiste anglais Rowland Ward.

Le est élaborée dans la vaste clairière de la forêt de Randan la charte constitutive des « Compagnons de France », mouvement créé par le régime de Vichy, inspiré par le scoutisme et l'armée, destiné à « encadrer les adolescents perdus dans l'exode et les jeunes garçons défavorisés », dirigé par Guillaume de Tournemire; cette manifestation ne put être organisée sans l'accord de la « duchesse de Montpensier » - proche des milieux franquistes - et en septembre 1940 y fut organisé un premier "camp de jeunesse" (photographie montrant Philippe Pétain entouré de jeunes hommes en tenue, publiée par Françoise Renaudot dans Les français et l'Occupation (Robert Laffont, 197? p.91).

Le , leur protecteur Philippe Pétain, chef de l'État français, vient à Randan – où 5 000 jeunes avaient monté un immense camp de tentes blanches – rendre hommage à leur action, journée dont le journal parisien L'Illustration rend compte le  ; un chêne est planté à cette occasion[6], et le 9 août est ouvert à Randan le premier camp des Compagnons de France ; à la fin de cette année, 230 camps existaient.

Après la Seconde Guerre mondiale, le « comte de Paris », héritier présomptif du « duc », mort sans descendance, revendique sans succès auprès de sa tante par alliance puis de son héritier un lot important d'argenterie et de bijoux de famille issu du « legs Montpensier » ; il est débouté en justice, peut-être sur intervention personnelle du général Franco. En effet, la « duchesse » avait légué ses biens à José María de Huarte[7], aristocrate espagnol qui fut son majordome et son second époux secret, ce qui lui aurait permis d'échapper à des droits de mutation très importants à sa mort[8].

Renaissance[modifier | modifier le code]

En février 1991, l'État français, soucieux d'empêcher la dispersion des souvenirs Orléans remisés là depuis soixante-dix ans, et dont la chapelle néo-classique (1831) abrite trois cénotaphes copiés sur ceux de la nécropole familiale de Dreux – dont celui d'Adélaïde d'Orléans au gisant dû à Aimé Millet et daté de 1876 – les classe Monuments historiques en qualité d'ensemble mobilier lié à une demeure ancienne, ainsi que la plus grande partie des collections.

Le « comte de Paris » intervient auprès de Valéry Giscard d'Estaing, président du Conseil régional d'Auvergne, afin que Randan ne soit pas vidé et démantelé.

En 1999, les héritiers Huarte [9] mettent en vente aux enchères publiques les collections du domaine de Randan – le catalogue (900 lots) de l'importante vacation prévue les 23 et 24 mai 1999 est établi par l'étude de commissaires-priseurs parisiens Millon et associés. L'État[10] s'y oppose et achète en 2000 les collections composées de 35 tableaux dont Le duc de Montpensier et sa suite en compagnie du roi de Grèce et de sa cour devant les ruines du temple de Jupiter à Athènes de Dominique Papety, de meubles (dont une suite de 14 fauteuils livrés par Jacob pour le château), de 280 pièces d'armes et 4 896 objets, tandis que début 2003 le Conseil régional d'Auvergne fait l'acquisition des bâtiments, sur lesquels il engage un vaste programme de rénovation[11].

Le 30 octobre 2000 a lieu à l'Hôtel Drouot à Paris, la vente de « Souvenirs historiques provenant de la succession de Mgr Henri d'Orléans, comte de Paris » ; le 29 novembre suivant y furent vendus par l'étude Millon et associés 120 éléments du service du château de Randan « à fond vert de moufle » (Sèvres, 1838-1842, motifs de fleurs et de fruits du peintre Sinsson), qui, dérivé du service dit « historique » de Louis-Philippe à Fontainebleau, comprenait 1352 pièces pour 60 couverts et avait été commandé par le roi pour sa sœur[12].

En 2005 fut créée « l'Association des Amis du domaine royal de Randan » pour appuyer ces efforts et recueillir les documents historiques relatifs au domaine.

En 1996 plusieurs photographies, parfois annotées,

  • de la comtesse de Paris au château au milieu d'un groupe d'infirmières et de soldats avec sa fille Amélie, dernière reine de Portugal (détrônée en 1910), puis sur son lit de mort à Séville ;
  • du jeune « duc de Montpensier » devant la façade est du château ;
  • du couple « ducal » sortant de l'église de Randan le jour du mariage (20 août 1921) ;
  • du duc Philippe d'Orléans (1869-1926) devant son atelier de naturaliste et d'une salle du musée cynégétique qu'il créa dans sa résidence anglaise de Woodnorton – ancienne propriété de campagne du duc d'Aumale – offertes par lui à la Ville de Paris qui les installa au Jardin des Plantes (muséum d'Histoire naturelle).

clichés familiaux issus des archives d'Henri d'Orléans (1908-1999) « comte de Paris », ont été publiés dans son Album de famille, texte de Michel de Grèce (Perrin).

Vestiges royaux à l'encan[modifier | modifier le code]

Le 18/05/2009, fut vendue aux enchères publiques à Paris une série de cinq dessins à l'encre et au lavis du XIXe siècle représentant le château, entre autres souvenirs historiques provenant de familles royales, dont un coffret revêtu de cuir contenant les clefs des jardins royaux – dont celui de Randan – offerts par Louis-Philippe à sa sœur.

Le 2/12/2015, figurent dans une vente à Paris des souvenirs historiques des « archives du château de Randan, la collection de la reine Amélie de Portugal » (1865-1951) des portraits de Louis-Philippe, duc d'Orléans (Philippe-Égalité) par Charles-Philippe Larivière (1836) et de la future reine Marie-Amélie par François Gérard (1817)(cf "La Gazette de l'hôtel Drouot", n°40, du 20/11/2015, p. 119).

Le parc de l'ancien Domaine royal de Randan est classé monument historique le 21 février 2001[1].

Propriétaires[modifier | modifier le code]

Châtelains de Randan[13][modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIe siècle, les gens ne se connaissaient que par leur surnom[14]. C'est à partir de cette époque que les nobles adoptèrent des noms fixes et héréditaires[15]. C'est donc en 1204 qu'on relève l'existence d'un Beaudoin de Randan, dont on ne sait pratiquement rien, si ce n'est sa descendance.

Comtes et Ducs de Randan
Nom des possesseurs de Randan Renseignements complémentaires
Beaudoin de Randan (1204) une fille, Jeanne, dame de Randan
un fils (ou un frère), Chatard
Guillaume de Randan, fils ou neveu de Chatard
Chatard de Randan
Jeanne de Randan (1208) qui épouse Hugues Ier du Château
leur fils, Hugues II, épouse vers 1240, l'héritière de la maison Saligny en Bourbonnais et devient :
Hugues II du Château-Randan-Saligny deux fils : Guillaume Ier et Hugues III
une fille, Blanche
Guillaume Ier du Château-Randan-Saligny (1284) on ignore le nom de son épouse
deux fils : Étienne du Château et Jean (sans postérité)
Étienne du Château-Randan-Saligny épouse Isabeau de Bléneau
meurt en 1316, sans postérité, l'héritage échoit à son oncle :
Hugues III du Château-Randan-Saligny (1309) épouse Agnès de Luzy
deux fils : Guillaume II et Hugues IV
Guillaume II du Château-Randan-Saligny (1316) épouse Marguerite de Sully
un fils, Guillaume III
Guillaume III du Château-Randan-Saligny on ignore le nom de son épouse
sans postérité, l'héritage échoit à son oncle Hugues IV
Hugues IV du Château-Randan-Saligny épouse Anne de Sully
un fils, Jean, dit Lourdin, († 1373)
Jean Lourdin du Château-Randan-Saligny (1340) épouse Louise de Merry, sans postérité,
puis Catherine de la Mothe-Saint-Jean
deux enfants, Jean Lourdin II (qui n'hérite pas) et Marguerite-Catherine du Château
Marguerite-Catherine du Château-Randan-Saligny épouse le , Pierre-Armand de Chalençon, vicomte de Polignac († 1436)
un fils, Louis-Armand de Chalençon-Polignac
Louis-Armand de Chalençon-Polignac († 1451) épouse Isabeau de la Tour, sans postérité,
puis Françoise de Montmajour
un fils, Guillaume-Armand
Guillaume-Armand, vicomte de Polignac († 1473) épouse Amédée de Saluces
leur 4e fils : Jean
Jean de Polignac, seigneur de Randan, gouverneur de Livourne épouse en 1495 Jeanne de Chambes
une fille, Anne

" Elle semble avoir préféré Verteuil (à La Rochefoucauld) où le château est moins imposant mais plus confortable et ensuite, elle se rendit à Randan où il semblerait que sa famille l'ait quelque peu spoliée. Alors, elle se retira et mourut à Verteuil (et) fut inhumée à Onzain".

(René-Paul Flohic, "La Rochefoucauld - Pourquoi ? la Famille /le Château/la Cité" éd. Gestraud, 1981, p. 65) .

Anne de Polignac épouse Charles de Bueil († 1515), un fils, Jean de Bueil, meurt à 22 ans, sans postérité
puis le , François II de La Rochefoucauld, fait comte par lettre patentes du roi (de 1528 ?) († 1533)
sept enfants, le second, Charles, hérite
Charles de La Rochefoucauld, seigneur de Randan épouse Fulvie de La Mirandole († 1607) dont il a :
* Jean-Louis, comte de Randan
* François (1585-1609), évêque de Clermont
* Alexandre, abbé de St-Pourçain
* Marie-Sylvie, épouse Rochechouard
* Charles (?)
La terre de Randan est érigée en comté en
Jean-Louis de La Rochefoucauld († 1590) épouse Isabelle de La Rochefoucauld
une fille, Marie-Catherine
Marie-Catherine de La Rochefoucauld (1588-1677) épouse le Henri de Bauffremont, marquis de Sennecey († 1622). Première dame d'honneur d'Anne d'Autriche. Gouvernante de Louis XIV et de son frère à partir de 1643. Devient première duchesse de Randan en 1661
2e fils, Louis, hérite et meurt sans postérité
fille, Marie-Claire
La terre de Randan est érigée en duché-pairie en 1661
Louis de Bauffremont
Marie-Claire de Bauffremont, duchesse de Randan († 1680) épouse le Jean-Baptiste-Gaston de Foix († 1646). Première dame d'honneur d'Anne d'Autriche.
trois fils[16], Gaston-Jean Baptiste ou Jean-Baptiste-Gaston († 1665), Henri-François († 1671), Henri-Charles (1640-1714)
Gaston-Jean-Baptiste ou Jean-Baptiste-Gaston de Foix († ,
âgé de 27 ans)
épouse en 1663 Magdeleine-Charlotte d'Ailly d'Albert († 1665), fille du duc de Chaulnes d'Ailly
une fille, Marie († 1667) ;
l'héritage échoit à Henri-François de Foix
Henri-François de Foix († ) non marié ;
succédé par son frère puiné Henri-Charles de Foix
Henri-Charles de Foix († ) épouse Marie-Charlotte de Roquelaure († , âgé de 55 ans). Destiné à l'Eglise, il obtient l'Abbaye de Rebais, mais prend la succession de son second frère à la mort de celui-ci,
pas de postérité ; avec lui s'éteint le duché-pairie de Randan.
Par ses dispositions testamentaires, l'héritage échoit à la maison Nompar de Caumont, au comte de Lauzun
La terre de Randan redevient comté en 1714
Antoine de Caumont, duc de Lauzun (1632-1723) épouse le Geneviève-Marie de Durfort (fille du maréchal de Lorge)
Geneviève-Marie de Durfort, duchesse de Lauzun elle décède le sans postérité ;
l'héritage échoit à son neveu Guy-Michel de Durfort
Guy-Michel de Durfort
dit « Maréchal de Randan »
épouse Élisabeth-Adélaïde de Poitiers de Riz († 1778) ;
une fille, Marie-Geneviève (née le /35 et morte le à Paris) marié en 1751 à Jean Bretagne Charles de La Trémoille, duc de Thouars ;
l'héritage échoit au frère de Guy-Michel, Louis
Guy Louis de Durfort, duc de Lorges et de Randan († 1775) épouse Marie-Marguerite Butaud
deux fils qui meurent jeunes donc n'héritent pas
deux filles pour lesquelles le domaine de Randan est en indivision jusqu'au , date à laquelle l'une d'elles, Guyonne-Marguerite-Philippine, l'acquiert par adjudication (moyennant 920 000 livres)
Guyonne-Marguerite-Philippine de Durfort épouse en 1754 Raynaud-César-Louis de Choiseul, duc de Praslin († 15 octobre 1785)
une fille, Bonne-Désirée († 1829) qui épouse Charles-Eugène-Antoine, comte de Grollier
un fils, Antoine-César, duc de Praslin, qui épouse Miss O'Brien Thomond de qui il a un fils, duc de Praslin, qui devint pair de France
À la Révolution, la terre de Randan appartient aux deux enfants de Raynaud-César-Louis de Choiseul, duc de Praslin, la comtesse de Grollier et Antoine-César de Choiseul, duc de Praslin
Charles-Raynaud-Laure-Félix de Choiseul, duc de Praslin, pair de France, fils d'Antoine-César
et sa tante, la duchesse de Praslin, sont adjudicataires (en 1806)
Partage définitif entre les sus-nommés (en 1818) La comtesse de Grollier vend sa part en 1819 en deux lots au comte de Lavalette et au baron de Forget.

Période récente[modifier | modifier le code]

Propriétaires du domaine de Randan
Nom des possesseurs de Randan Renseignements complémentaires
Adélaïde d'Orléans achète en 1821 la part de Félix de Choiseul, duc de Praslin cette portion comprenait le château
Adélaïde d'Orléans achète en 1826 les parts du comte de Lavalette et du baron de Forget
Antoine d'Orléans, duc de Montpensier, de 1847 à 1890 neveu
Marie-Isabelle d'Orléans, comtesse de Paris, de 1890 à 1919 fille
Ferdinand d'Orléans, « duc de Montpensier », de 1919 à 1924 fils
Maria Isabel Gonzales de Oleñata y Ibaretta, sa veuve 1924 à 1958 épouse
José María de Huarte 1958 à 1999 Archivero-Jefe de la Diputación Foral de Navarra, Académico Correspondiente de las Reales Academias de la Historia y de Bellas Artes de San Fernando, Vocal del Consejo de Cultura de Navarra, Caballero de la Orden de Malta, Marié en secret avec Maria Isabel Gonzales de Oleñata y Ibaretta, puis légataire universel de cette dernière
Conseil régional d'Auvergne à partir de 1999

Architecture[modifier | modifier le code]

Parc et château de Randan

Le château de Randan est construit en briques polychromes sur deux étages et couvert de hauts toits en ardoise percés de lucarnes ornementées.

Il présente sur sa façade nord un corps de logis encadré de deux tourelles hexagonales et de deux pavillons en retour d'angle.

Les cuisines, attenantes au château, construites en 1821, sont composées de huit salles voûtées et couvertes d'une terrasse. La chapelle, de style néo-classique, conserve l'ensemble de son décor intérieur, parquets, verrières, stucs et caissons de plafond en trompe-l'œil, datant de 1831.

Les autres bâtiments sont l'orangerie, la maison de l'inspecteur et les grands communs, bâtiment construit sur un plan en H, qui abritait les dépendances, vacherie, laiterie, écurie, sellerie et ateliers.

Le parc du Domaine royal de Randan[modifier | modifier le code]

Le parc du Domaine royal de Randan est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.

Réalisé par Pierre Fontaine, il s'inspirait de plusieurs genres traditionnels de jardins : jardins réguliers aux abords du château suivant le style du jardin à la française, vastes espaces paysagers agrémentés de pièces d'eau et d'un obélisque et d'autres fabriques du parc à l'anglaise, terrasse à l'italienne avec ses pergolas, ses ferronneries, ses lanternes et ses jardinières.

Le parc est composé de larges parties boisées, de prairies plantées d'essences communes et exotiques et compte également plusieurs bassins artificiels.

Il comprend aussi une vaste orangerie (56m de long), un potager où se trouvent trois serres chaudes (dont deux réalisées en 1837 sur le modèle de celles du potager du château de Versailles, aujourd'hui disparues[17]), un verger et deux glacières.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Visites[modifier | modifier le code]

Le Domaine royal de Randan est habituellement ouvert au public de fin avril à fin septembre. Il est alors possible de suivre deux visites guidées : la visite historique qui permet d'accéder aux intérieurs (chapelle royale et cuisines) ; la présentation de l'exceptionnelle collection cynégétique de Ferdinand d'Orléans (plus de 450 animaux, naturalisés par le célèbre taxidermiste anglais Rowland Ward).

L'ancienne maison du régisseur du domaine est aujourd'hui un lieu d'exposition où sont notamment présentés les pièces de mobilier dernièrement restaurées, les pianos de la famille d'Orléans, ensemble unique illustrant toutes les étapes de la facture de l'instrument au cours du XIXe siècle, ainsi que partie du service de Sèvres commandé par le roi Louis-Philippe pour le domaine de Randan en 1838.

On peut également découvrir le parc en promenade.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ancien domaine royal de Randan », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Coordonnées trouvées sur Géoportail et Google Maps.
  3. Site officiel du domaine de Randan
  4. Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique, pittoresque et biographique, etc., Tours, Lecesne, 1851, tome II, p. 23 à 25.
  5. Henri Pourrat, En Auvergne, Arthaud, 1966, p. 20.
  6. Michèle Cointet, Vichy capitale 1940-1944, Perrin, 1993, puis Le Grand Livre du Mois, 1998, p. 203.
  7. in La fortune disparue du roi Louis-Philippe, p. 226 de Jacques Bernot.
  8. Michel de Grèce, Mémoires Insolites, éd. XO, 2004, puis éditions Pocket, 2006.
  9. Le Figaro magazine, Numéros 1340 à 1348, p. 25
  10. Catherine Trautmann étant ministre de la Culture.
  11. En 2008, l'État transfère au conseil régional la propriété de l'ensemble des collections mobilières : œuvres d'art, mobilier, animaux naturalisés, etc.).
  12. Reproduction partielle dans L'Objet d'art, n° 354, janvier 2001, p. 33.
  13. Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, T. II, p. 147.
  14. Dr Lère, dans une étude sur Randan, dans le Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Vichy et des environs, avril-septembre 1951, n° 45, p. 283.
  15. Mezeray, Abrégé chronologique de l'Histoire de France.
  16. Louis Moreri: Le grand dictionaire historique ou le melange curieux de l'histoire sacrée et profane, t 3, Denis Mariette, 1707, p. 786. Lire en ligne
  17. Les serres situées devant l'orangerie bénéficiaient d'un triple système de chauffage : verrière, canalisation d'eau chaude alimentée via une chaudière, plaques de fonte transmettant la chaleur de la fermentation de fumier de cheval.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexandre Gady, « Le miracle de Randan », L'Estampille/L'Objet d'art, n° 461, octobre 2010, p. 24 et 25.
  • Jeanne Faton-Boyancé, Les collections du château de Randan achetées par le ministère de la Culture ("L'Estampille-l'Objet d'art" n°337/juin 1199, p.17)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]