Saint-Yan

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Saint-Yan
Saint-Yan
L'église Saint-Oyen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Élisabeth Ponsot
2014-2020
Code postal 71600
Code commune 71491
Démographie
Population
municipale
1 178 hab. (2016 en augmentation de 4,34 % par rapport à 2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 45″ nord, 4° 02′ 21″ est
Altitude Min. 229 m
Max. 287 m
Superficie 26,15 km2
Localisation

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Liens
Site web saint-yan.fr

Saint-Yan est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Varenne-Saint-Germain Vitry-en-Charollais Paray-le-Monial Rose des vents
Chassenard
(Allier)
L'Hôpital-le-Mercier
N
O    Saint-Yan    E
S
Montceaux-l'Étoile Versaugues Poisson

Toponymie[modifier | modifier le code]

D'après Albert Dauzat et Charles Rostaing, ce toponyme provient de Eugendus, peut-être dérivé du nom latin Genius; comme Saint Héand, Saint Oyen et Saint-Gein[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Selon le site web de la commune (http://www.saint-yan.fr/commune), vers 510, le village est connu sous le nom de SAINT OYEND . L'orthographe évolue selon les époques et passe de ST OYEND, à ST OYEN, ST OYAN et par déformation est devenu SAINT YAN .

510 correspond justement à la date de la mort de Oyand de Condat (450-510).

Sous la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Yan-l'Arconce[2],[3].
Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de Les Reuillons[2] ; cette dernière, sous la Révolution française, porta provisoirement le nom de La Montagne[4].

En 1938, l'armée de l'air crée à Saint-Yan un terrain d'aviation de secours. Puis du 11 mai 1940 au 16 juin 1940, ce terrain est occupé par la 15e escadre de bombardement de Reims.

En juillet 1943, Saint-Yan est occupée par l'armée allemande ; un camp est installé dans un pré non loin de l’église. De plus l'ancien terrain d'aviation de Saint-Yan est transformé en base aérienne gigantesque (de plus de 600 ha). L'armée allemande décide d'y installer des avions d’entraînement mais aussi et surtout des Heinkel 111Z et leurs planeurs. Du 31 août au 2 septembre 1944 alors que la Libération est proche est commis à Saint-Yan un massacre où 14 civils sont sauvagement tués par des SS ou par des soldats allemands (comme en témoigne le monument situé place du 31-Août-1944). De plus, le terrain aérien militaire est totalement détruit par l'armée allemande avant son départ.

Le 1er janvier 2013, elle rejoint la communauté de communes de Paray-le-Monial, devenue communauté de communes du Grand Charolais depuis le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1800 Jean Marinier    
1800 1804 Jacques Barrois    
1804 1816 Joseph de Monteynard    
1816 1823 Claude Ray    
1823 1824 Mathieu Bonin    
1824 1831 Claude Ray    
1831 1834 Frédéric Desbourdelles    
1834 1836 Claude Ray    
1836 1840 Jean Belot    
1840 1843 Jacques Barrois    
1843 1848 Mathieu Bourgogne    
1848 1850 François Michel    
1850 1860 Claude Millerand    
1860 1863 Antoine Goin    
1863 1868 Nicolas Molette    
1868 1876 Jean-Joseph Guette    
1876 1878 Laurent Thévenoux    
1878 1884 Nicolas Molette    
1884 1896 Jean-Joseph Guette    
1896 1904 Joseph Dumontet    
1904 1921 Pierre Cothenet    
1921 1933 Pierre Colin    
1933 1965 Joseph Ferrier    
1965 1983 Lucien Charpenet    
1983 1989 François Bernigaud    
mars 1989 décembre 2012 René Bernigaud[5] SE Gérant TP Retraité
février 2013 en cours Élisabeth Ponsot SE Agent C.A.F.
Les données manquantes sont à compléter.
Source : Liste des maires de Saint-Yan depuis la Révolution.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 1 178 habitants[Note 1], en augmentation de 4,34 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709718821716726881950950904
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9811 0881 1259959891 0451 0461 0321 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
951964920853842809826859929
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0461 1151 2781 2421 1531 0821 1111 1151 118
2013 2016 - - - - - - -
1 1471 178-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cchâteau de Selore.

Le village de Saint Yan comporte plusieurs monuments :

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Grégoire Delaroche (1767-1845), général des armées de la République et de l'Empire, décédé au château de Selore.
  • Louis Notteghem (1918-2001), résistant, instructeur aéronautique, créateur du Centre de Saint-Yan. L'aéroclub de Saint-Yan a été baptisé en son honneur.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 599
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Yan », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2012)
  3. Yan-l'Arconce selon Noms révolutionnaires des communes de France, p. 58, Oyan-l'Arconce selon Ehess-Cassini.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Les Reuillons », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2012)
  5. Démissionnaire [1].
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. « Les colonnes routières », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 158 de juin 2009 (pages 7 à 9).