Saint-Yan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Yan
L'église Saint-Oyen.
L'église Saint-Oyen.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Élisabeth Ponsot
2014-2020
Code postal 71600
Code commune 71491
Démographie
Population
municipale
1 166 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 24′ 45″ nord, 4° 02′ 21″ est
Altitude Min. 229 m – Max. 287 m
Superficie 26,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Yan

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Yan
Liens
Site web saint-yan.fr

Saint-Yan est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Varenne-Saint-Germain Vitry-en-Charollais Paray-le-Monial Rose des vents
Chassenard
(Allier)
L'Hôpital-le-Mercier
N
O    Saint-Yan    E
S
Montceaux-l'Étoile Versaugues Poisson

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Yan-l'Arconce[1],[2].
Entre 1790 et 1794, la commune absorbe celle voisine de Les Reuillons[1] ; cette dernière, sous la Révolution française, porta provisoirement le nom de La Montagne[3].

En 1938, l'armée de l'air crée à Saint-Yan un terrain d'aviation de secours. Puis du 11 mai 1940 au 16 juin 1940, ce terrain est occupé par la 15e escadre de bombardement de Reims.

En juillet 1943, Saint-Yan est occupée par l'armée allemande ; un camp est installé dans un pré non loin de l’église. De plus l'ancien terrain d'aviation de Saint-Yan est transformé en base aérienne gigantesque (de plus de 600 ha). L'armée allemande décide d'y installer des avions d’entraînement mais aussi et surtout des Heinkel 111Z et leurs planeurs. Du 31 août au 2 septembre 1944 alors que la Libération est proche est commis à Saint-Yan un massacre où 14 civils sont sauvagement tués par des SS ou par des soldats allemands (comme en témoigne le monument situé place du 31-Août-1944). De plus, le terrain aérien militaire est totalement détruit par l'armée allemande avant son départ.

Le 1er janvier 2013, elle rejoint la communauté de communes de Paray-le-Monial, devenue communauté de communes du Grand Charolais depuis le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1800 Jean Marinier    
1800 1804 Jacques Barrois    
1804 1816 Joseph de Monteynard    
1816 1823 Claude Ray    
1823 1824 Mathieu Bonin    
1824 1831 Claude Ray    
1831 1834 Frédéric Desbourdelles    
1834 1836 Claude Ray    
1836 1840 Jean Belot    
1840 1843 Jacques Barrois    
1843 1848 Mathieu Bourgogne    
1848 1850 François Michel    
1850 1860 Claude Millerand    
1860 1863 Antoine Goin    
1863 1868 Nicolas Molette    
1868 1876 Jean-Joseph Guette    
1876 1878 Laurent Thévenoux    
1878 1884 Nicolas Molette    
1884 1896 Jean-Joseph Guette    
1896 1904 Joseph Dumontet    
1904 1921 Pierre Cothenet    
1921 1933 Pierre Colin    
1933 1965 Joseph Ferrier    
1965 1983 Lucien Charpenet    
1983 1989 François Bernigaud    
mars 1989 décembre 2012 René Bernigaud[4] SE Gérant TP Retraité
février 2013 en cours Élisabeth Ponsot SE Agent C.A.F.
Les données manquantes sont à compléter.
Source : Liste des maires de Saint-Yan depuis la Révolution.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 166 habitants, en augmentation de 3,46 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709 718 821 716 726 881 950 950 904
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
981 1 088 1 125 995 989 1 045 1 046 1 032 1 012
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
951 964 920 853 842 809 826 859 929
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 046 1 115 1 278 1 242 1 153 1 082 1 118 1 147 1 166
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le vilage de Saint Yan comporte trois bâtiments :

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.
  • Le Château de Selore.
  • L'Ancienne église Saint-Oyen de Saint-Yan (XIIe siècle), classée aux Monuments historiques en 1913.
  • La Place de la Mairie : ancienne borne d'indication routière (inscrite à l'inventaire des Monuments historiques) qui, autrefois, marquait la bifurcation de la route n° 16 (allant de la Champagne au Lyonnais) avec la route n° 38 tendant vers Mâcon par Charolles[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Grégoire Delaroche (1767-1845), général des armées de la République et de l'Empire, décédé au château de Selore.
  • Louis Notteghem (1918-2001), résistant, instructeur aéronautique, créateur du Centre de Saint-Yan. L'aéroclub de Saint-Yan a été baptisé en son honneur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Yan », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2012)
  2. Yan-l'Arconce selon Noms révolutionnaires des communes de France, p. 58, Oyan-l'Arconce selon Ehess-Cassini.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Les Reuillons », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 9 août 2012)
  4. Démissionnaire [1].
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Les colonnes routières », article d'Alain Dessertenne paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 158 de juin 2009 (pages 7 à 9).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Modèle:PortailSaône-et-Loire