Molinet

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Page d'aide sur l'homonymie Pour le poète et historien, voir Jean Molinet.
Molinet
Église.
Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Moulins
Canton Dompierre-sur-Besbre
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Charolais
Maire
Mandat
Annie-France Mondelin[1]
2014-2020
Code postal 03510
Code commune 03173
Démographie
Population
municipale
1 180 hab. (2014)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 28′ 00″ nord, 3° 56′ 12″ est
Altitude Min. 219 m – Max. 288 m
Superficie 25,98 km2
Localisation

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Molinet est une commune française, située dans le département de l'Allier en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune se situe à la limite de la Saône-et-Loire. Elle se trouve dans les Basses Marches du Bourbonnais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Molinet
Saint-Agnan (Saône-et-Loire) La Motte-Saint-Jean (Saône-et-Loire) Digoin (Saône-et-Loire)
Coulanges Molinet
Le Pin Saint-Léger-sur-Vouzance Chassenard

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Molinet : de la langue d'oïl, « petit moulin »[3].
  • Estrées : dérivé du latin strada, « route »[4]. Ce toponyme est courant dans le nord de la France dans un sens identique. L'ancien Estrées était situé sur une « motte », probablement à 100 mètres de la demeure actuelle ; il dominait un carrefour de voies romaines qui unissaient la Loire et l'Allier.
  • Le Péage : le hameau se trouve à l'emplacement d'une portion de voie romaine construite sur pilotis à un endroit autrefois particulièrement marécageux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le panneau portant tracé de la ligne de démarcation.

Site de la période du Grand-Pressigny. Il relevait de la châtellenie de Moulins. Mentionné au XVIe siècle à l'occasion d'un échange de terres.

En 1848-1849, les autorités refusèrent de satisfaire le vœu unanime du conseil municipal, qui réclamait le rattachement de la commune au canton de Digoin et, par là, au département de Saône-et-Loire[5].

De 1940 à 1943, la ligne de démarcation passait à Molinet. Un panneau indiquant son tracé a été implanté en 2017 à l'entrée du bourg[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1960 1966 Albert Crétin   agriculteur
1966 1983 Maurice Lainé   agriculteur
1983 2000 Guy Canard   industriel
2000 2005 Raymond Féjart   transporteur
2005 mars 2008 Hélène Charles   secrétaire
mars 2008 mars 2014 Roland Fleury PS pharmacien, conseiller général[précision nécessaire]
mars 2014 en cours Annie-France Mondelin[1]  ? puis LR Retraitée de la fonction publique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 180 habitants, en diminution de -0,34 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
709 284 624 712 766 801 861 808 869
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
880 928 914 941 946 939 995 967 1 136
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 197 1 259 1 238 1 061 1 074 1 081 1 044 921 994
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 062 1 090 1 179 1 147 1 264 1 159 1 176 1 173 1 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les 1 173 habitants, en 2013[11], de la commune ont pour 381 d'entre eux (32,4 % de la population) moins de 20 ans, pour 448 (38,1 %) entre 20 et 59 ans, et 344 (29,3 %) sont âgés de 60 ans et plus.

Parmi ceux âgés de 15 à 64 ans 723 (75 %) constituent la population active, 8 % sont des élèves ou étudiants, 11,6 % des retraités ou préretraités et 5,4 % d'autres inactifs.

Logement[modifier | modifier le code]

Les 566 logements existants[11], en 2013, sont des résidences principales pour 497 d'entre eux, 21 sont des résidences secondaires ou des logements occasionnels, et 48 sont des logements vacants.

222 des 497 résidences principales sont occupées par leurs propriétaires et 165 par des locataires.

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Le nombre d'emplois existants dans la commune en 2013 est de 402 (432 en 2008)[11]. dont 350 sont des emplois salariés et 52 des emplois non salariés.

Il existe 96 établissements actifs dans la commune, qui emploient au total 330 salariés.

  • 18 appartiennent au secteur de l'agriculture : 15 n'emploient aucun salarié, les autres emploient au total 6 salariés.
  • 12 sont du secteur industriel : 6 n'ont aucun salarié, les autres emploient au total 220 salariés, dont 2 emploient plus de 50 personnes chacune.
  • 6 établissements sont du secteur de la construction, 4 n'ont pas de salariés ; les autres emploient au total 4 salariés.
  • 53 sont du secteur de commerce, des transports et des services divers, dont 38 n'ont aucun salarié ; les autres emploient au total 81 salariés.
  • 7 sont du secteur de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé, de l'action sociale, 5 d'entre eux n'ont pas de salarié ; les autres emploient au total 19 salariés.

Histoire économique[modifier | modifier le code]

Poterie de la Broche ː en 1770 est créé une verrerie[12], qui a précédé la poterie. Elle fabriquait des bouteilles en verre noir. Cette fabrique est, en 1839, une filiale de la Compagnie Générale des Verreries du Centre. Cette verrerie fonctionne jusqu'en 1856, date à laquelle les frères Lemoine achètent l'entreprise. Le contrat de vente leur interdisant de fabriquer des bouteilles en verre noir ils lancent la fabrication de bouillottes triangulaires en grès. Leur entreprise prospère. En 1863 ils la vendent à Petitpierre et Perron, lesquels vendent à leur tour à M. Escoffier. Ce dernier élargit la fabrication (plats casseroles, pots...). Au décès de M. Escoffier son gendre, Joseph Rousson lui succède en qualité de Président du conseil. Mais demeurant à Feurs il nomme pour assurer la direction sur place un directeur général. Ce fut M. Blanchardon, puis, en 1939, Félix Talbot, en 1951 Claudius Talbot et André Talbot en 1973. La concurrence des contenants en plastique, la crise pétrolière ont eu raison de l'entreprise qui cessa son activité en 1981. Une partie des locaux a été utilisé ultérieurement, et durant dix années, par un musée des costumes qui a cessé son activité en 2016[13].

Une partie des bâtiments (en 2017) de la poterie de la Broche

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Logis XVIIe de La Broche et d'Estrées.
  • Château en brique et pierre des Parisiens fin XIXe.
  • Pont-canal de la Vouzance. Ouvrage réalisé entre 1832 et 1835 par l'ingénieur Émile Martin et modifié en 1892 ; il permet au canal latéral à la Loire de traverser la Vouzance.
  • Au hameau de Percy : le site d'une ancienne motte féodale jadis « fermée de fossés où il y a de l'eau tout le temps », aujourd'hui occupé par une ferme à colombages[14].

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre-aux-Liens (1910).
  • L'ancienne église (XIIe) : chœur avec peintures murales du XIVe siècle. L'église était située au vieux bourg. Il ne reste plus rien de cet édifice. L'abside était couverte de peintures murales, sans doute des premières années du XVIe. Mais quatre fragments ont été transposés sur toile et sont exposés au musée Anne-de-Beaujeu de Moulins. Des reproductions sont également exposées dans l'église actuelle. C'est en 1521 que le curé de Molinet, Durand Janot, fit exécuter les peintures représentant les apôtres. sous forme d'une frise, en dessus d'une peinture représentant un Christ en majesté. Chaque apôtre a un attribut très visible qui permet son identification.
Frise des apôtres : de gauche à droite Saint Philippe portant la croix, Saint Barthélémy avec un livre et le coutelas qui permit de l'écorcher, Saint Matthieu soutenant la hache qui lui trancha la tête, Saint Simon portant une croix processionnelle, Saint Jude (ou Thaddée) s'appuyant sur une scie.
  • La chapelle Sainte-Radegonde (fin du XVIIe, de style roman, bâtie pour les paroissiens de Digoin qui, habitant outre-Loire, se voyaient parfois interdire l'accès à l'église du bourg en raison des crues. Comprise dans un lot de biens nationaux, elle fut achetée 240 livres en 1792, puis devint la propriété de la famille de Chiseuil. Au début du XXe siècle, la messe s'y célébrait encore deux fois par an[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 6 juin 2014).
  2. Géoportail (consulté le 4 août 2017).
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 2, p. 1352.
  4. [mairie-molinet.fr/chateau-Estrees.html Site internet de la mairie].
  5. Paul Chaussard, « Charcutages administratifs », Images de Saône-et-Loire, no 117,‎ , p. 14-15.
  6. « Molinet - Histoire. La ligne de démarcation matérialisée à l’entrée du bourg », sur lejsl.com (Le Journal de Saône-et-Loire), (consulté le 9 juin 2017).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. a, b et c « Dossier complet Commune de Molinet (03173) », sur insee.fr, (consulté le 31 mai 2017)
  12. André Talbot, « Historique de la poterie de la Broche », sur mairie-molinet.fr
  13. Marielle Arnoux (CLP), « MOLINET - CULTURE Clap de fin pour le Musée du costume », sur lejsl.com, (consulté le 8 juin 2017).
  14. Paul Chaussard, « À propos de mottes féodales en pays digoinais », Images de Saône-et-Loire, n° 65 (printemps 1986), p. 3-7.
  15. Paul Chaussard, « Chapelles oubliées », Images de Saône-et-Loire, n° 90 (été 1992), p. 3-7.