Jordi Solé Tura

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Jordi Solé Tura
Fonctions
Ministre de la Culture d'Espagne
Président du gouvernement Felipe González
Prédécesseur Jorge Semprún
Successeur Carmen Alborch
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mollet del Vallès, Espagne
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décès Drapeau de l'Espagne Barcelone, Espagne
Nationalité Espagnole
Parti politique PSUC
PSC / PSOE
Diplômé de Université de Barcelone
Profession Professeur des universités

Jordi Solé Tura

Jordi Solé Tura, né à Mollet del Vallès (Catalogne) le et décédé à Barcelone le , est un homme politique espagnol, l'un des pères de la Constitution de 1978.

Éléments personnel[modifier | modifier le code]

Il a étudié le droit à l'Université de Barcelone, où il fut professeur des universités de droit constitutionnel, et élu doyen en 1985.

En 2007, son fils annonce qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer[1].

Il est l'oncle de Montserrat Tura, actuellement conseillère[2] à la Justice de la Généralité de Catalogne.

Jordi Solé Tura est mort le à Barcelone. Il était âgé de 79 ans[3].

Vie politique[modifier | modifier le code]

Dans sa jeunesse, il milite au sein du « Front de libération populaire » (FELIPE), puis rejoint la cellule du Parti socialiste unifié de Catalogne (PSUC) de l'Université de Barcelone dans les années 1950. Dix ans plus tard, il s'exile en France.

Il adhère ensuite au Parti communiste d'Espagne (PCE) et part à Bucarest, où il devient animateur Radio España Independiente. À la suite de l'exclusion de Fernando Claudín et Jorge Semprún du PCE, Solé Tura revient à Paris et s'éloigne peu à peu du PCE et du PSUC. Par la suite, il intègre l'Organisation Communiste d'Espagne – Drapeau Rouge (OCE-BR), une organisation maoïste dont les dirigeants rejoindront les rangs des socialistes unifiés catalans en 1973.

À partir de la Transition démocratique espagnole, Jordi Solé Tura devient l'un des principaux dirigeants du PSUC, au sein duquel il a défendu les thèses eurocommunistes de Santiago Carrillo, secrétaire général du PCE.

Élu représentant de la province de Barcelone au Congrès des députés lors des élections constituantes du , il est désigné comme représentant communiste au sein du groupe de travail (ponencia) chargé de rédiger le projet de nouvelle Constitution. À ce titre, il est donc considéré comme l'un des sept « Pères de la Constitution ».

Il est réélu député aux législatives du , mais renonce à se représenter pour le scrutin de 1982. L'année suivante, il conduit la liste du PSUC pour les municipales à Barcelone.

Il abandonne le PSUC en 1985, et adhère au Parti socialiste catalan (PSC), indépendant mais allié du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Il retrouve son siège de député de Barcelone le , sous les couleurs socialistes.

Moins de deux ans plus tard, le , Jordi Solé Tura est nommé ministre de la Culture dans le troisième gouvernement de Felipe González. C'est sous son mandat que la Bibliothèque nationale d'Espagne fut restaurée, que commença la construction du Théâtre royal de Madrid et que le Musée Reina Sofía devint un musée consacré à l'art contemporain.

Par ailleurs, le , il inaugura le Musée Thyssen-Bornemisza. Enfin, le 26 juillet suivant, le Guernica de Picasso fut transféré du Musée du Prado au Musée Reina Sofía.

Reconduit au Congrès des députés en 1993 et 1996, il abandonne son portefeuille lors de la formation du quatrième cabinet González, le . Environ trois ans plus tard, le , il est candidat à la présidence du Congrès contre le conservateur Federico Trillo qui le bat par 179 voix contre 160[4].

Lors des élections du , il est élu sénateur de Barcelone. Il ne se représente pas au scrutin du et se retire de la vie politique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Catalanisme i revolució burgesa (1967, puis ed. espagnole en 1970) — Prix de la critique Serra d'Or en 1968
  • Ideari de Valentí Almirall (1974)
  • Política internacional y conflictos de clase (1974)
  • Diccionario del comunismo (1977)
  • Constituciones y períodos constituyentes en España (1808 - 1936) (1977)
  • La izquierda y la Constitución (1978)
  • Nacionalidades y nacionalismos en España : autonomías, federalismo, autodeterminación (1985)
  • Història social de la filosofia (1996) — Traduction en catalan de A History of Western Philosophy de Bertrand Russell
  • Una història optimista (mémoires) (1998)

Décoration[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ca) Solé Tura est atteint d'Alzheimer, article de Villaweb - El Punt
  2. En Espagne, les membres des gouvernements régionaux sont appelés « conseillers » (consejeros) afin de ne pas les confondre avec les ministres du gouvernement central
  3. (es) Jordi Solé Tura est mort à 79 ans, article de Público
  4. (es) Trillo appelle au dialogue et à la tolérance, article d'El País