Wilhelm Wundt

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Wilhelm Wundt
Portrait de Wilhelm Wundt
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à Neckarau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
à GroßbothenVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité AllemagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université Eberhard Karl de TübingenVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Philosophe, médecin et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Ordre Pour le MériteVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Académie saxonne des sciences (à partir du ), Académie russe des sciences et Académie royale des sciences de PrusseVoir et modifier les données sur Wikidata

Wilhelm Maximilian Wundt, né le à Neckarau et mort le à Grossbothen, est un psychologue, philosophe et professeur d'université allemand. Il est considéré comme le fondateur de la psychologie expérimentale et la plupart des premiers expérimentalistes européens et nord-américains se sont formés dans le laboratoire qu'il a créé en 1879 à l'université de Leipzig.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie la médecine à l'université de Heidelberg et à l'université de Tübingen, avant de s'installer à Berlin en 1855 pour y travailler sous la direction de Johannes Müller[1]. C'est à cette occasion qu'il rencontre également Emil Du Bois-Reymond. Il devient en 1857 assistant de Hermann von Helmholtz, puis est nommé titulaire de la chaire d'anthropologie et de psychologie médicale à la Faculté de médecine de Heidelberg[2]. En 1874-1875, il est professeur de philosophie inductive à Zurich durant une année, puis il est nommé en 1875 à une chaire de philosophie à l'université de Leipzig, où il enseigne jusqu'à sa retraite en 1917, et fonde l'Institut de psychologie expérimentale en 1879[3].

Le rayonnement de ses travaux à travers le monde a contribué à établir la psychologie comme science empirique. Ses travaux se sont étendus à d'autres domaines liés à une psychologie de la culture comme l'art, le langage, les mythes, les mœurs, etc. Wundt est demeuré, dans le cours de ces travaux, assez proche d'une approche philosophique en psychologie, et il a entretenu un échange constant avec les intellectuels de Leipzig comme l'historien Karl Lamprecht. Il a également été en contact avec les principaux représentants du Monisme, notamment Ernst Haeckel (1834-1919) et Wilhelm Ostwald (1853-1932). Parmi les personnes qui l'ont assisté à Leipzig ou ont collaboré avec lui, on trouve notamment Bechterew, Boas, Émile Durkheim, Bronislaw Malinowski, G.H. Mead ou Sapir.
La principale source philosophique de Wundt se trouve chez Leibniz, dans la doctrine de l'aperception qui lui inspire sa thèse fondamentale, l'actualité du psychique.

Wundt est fait citoyen d'honneur de la ville de Leipzig en 1902, et de la ville de Mannheim en 1907. En 1914, il est l'un des intellectuels et savants signataires du Manifeste des 93, texte qui soutient les positions de l'Allemagne dans le contexte de la Première Guerre mondiale.

Recherches[modifier | modifier le code]

Wundt fit, aux côtés de Helmholtz, des cours sur « La psychologie depuis le point de vue des sciences de la nature » (« Psychologie vom naturwissenschaftlichen Standpunkt »). Il publia également cinq traités sur la théorie de la perception, parus en 1862 sous le titre de « Contributions à la théorie de la perception sensorielle » (« Beiträge zur Theorie der Sinneswahrnehmung »), qui préparent sa théorie du parallélisme psychophysique.

En 1867, sa pensée connut un renouveau avec la publication de son traité de physique cellulaire « À propos de la physique de la cellule dans sa relation avec les principes généraux des sciences naturelles » (« Über die Physik der Zelle in ihrer Beziehung zu den allgemeinen Prinzipien der Naturforschung »). Wundt y rompt avec le courant naïvement matérialiste en considérant que l'interprétation qu'il faut donner à la notion de matière n'est pas tranchée. Il adopte en cela une position intermédiaire et parfois indécise entre matérialisme et idéalisme. Quant à la théorie de la connaissance, la position de Wundt rejette là encore une approche trop naïvement matérialiste et s'efforce plutôt de réintroduire certains présupposés idéalistes comme celui de l'autonomie du psychique : si le psychique est bien régi par des lois, celles-ci sont fondamentalement différentes de celles qui gouvernent la nature matérielle, et prennent plutôt la forme de processus associatifs ou aperceptifs. Son principe du parallélisme psychophysique doit en ce sens être contrasté avec les approches réductionnistes de la vie mentale, courant qui entend quant à lui ramener le psychique à un ensemble de processus nerveux et cérébraux matériels.

Du point de vue méthodologique, les innovations de Wundt se marquent principalement à l'introduction de la méthode expérimentale, ainsi qu'à l'utilisation de statistiques qui devint par la suite un procédé fondamental pour la psychologie.

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Die Lehre von der Muskelbewegung, 1858
  • Lehrbuch der Physiologie des Menschen, 1865
  • Die physikalischen Axiome und ihre Beziehung zum Causalprincip, 1866
  • Handbuch der medicinischen Physik, 1867
  • Beiträge zur Theorie der Sinneswahrnehmung, 1862
  • Vorlesungen über die Menschen- und Thierseele, 1863/1864
  • Grundzüge der physiologischen Psychologie, 1874 (Trad. de Elie Rouvier sous le titre Éléments de psychologie physiologique, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque de philosophie contemporaine», 1886) texte en ligne
  • Untersuchungen zur Mechanik der Nerven und Nervencentren, 1876
  • Logik, 1880 à 1883, 3 Volumes
  • Essays, 1885
  • Ethik, 1886
  • System der Philosophie, 1889
  • Hypnotisme et suggestion, 1892 (trad. 1893, Félix Alcan) texte en ligne
  • Grundriß der Psychologie, 1896
  • Völkerpsychologie, 10 Volumes, 1900 bis 1920
  • Kleine Schriften, 3 Volumes, 1910
  • Einleitung in die Psychologie, 1911
  • Probleme der Völkerpsychologie, 1911
  • Elemente der Völkerpsychologie, 1912
  • Reden und Aufsätze, 1913
  • Sinnliche und übersinnliche Welt, 1914
  • Über den wahrhaftigen Krieg, 1914
  • Die Nationen und ihre Philosophie, 1915
  • Erlebtes und Erkanntes, 1920

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Richard, « Wundt Wilhelm (1832-1920) », Encyclopædia Universalis, cf. bibliographie.
  2. Wundt, Wilhelm (Maximilian), notice biographique, Max Planck Institute for the History of Science, Berlin, [lire en ligne]
  3. Wilhelm Wundt, « Das Institut für experimentelle Psychologie », p. 118-133, in Festschrift zur Feier des 500 jährigen Bestehens der Universität Leipzig, edité par l'université de Leipzig, Leipzig, S. Hirzel, 1909.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Dwelshauvers, Wundt et la psychologie expérimentale, M. Weissenbruch, Imprimeur du roi, 1911
  • Horst Gundlach, « Wilhelm Wundt (1832-1920). La science des faits de conscience », Sciences Humaines, Hors-série n° 7, septembre-octobre 2008
  • Serge Nicolas, Psychologie de W. Wundt (1832-1920), L'Harmattan, Paris, 2003, 146 p. (ISBN 2-7475-3676-9)
  • Jean-François Richard, « Wundt Wilhelm (1832-1920) », Encyclopædia Universalis [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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