Psychologie légale

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Le professionnel qui travaille dans le champ de la psychologie légale est confronté à des patients qui présentent un rapport particulier à la loi.

Il peut aussi travailler dans le domaine de l'expertise médico-légale et, dans ce cadre, être amené à se prononcer sur le degré de responsabilité du patient au moment des faits commis et donner son avis quant à une libération. Dans le domaine de l'expertise, il utilise souvent des tests (d'intelligence et d'aptitude, de personnalité ou projectifs).

Le clinicien qui travaille avec le délinquant part du postulat que l'individu présente une certaine plasticité sur laquelle il lui sera facile d'exercer une forme de manipulation comportementale[1].

Description[modifier | modifier le code]

La psychologie légale nécessite une compréhension des principes juridiques fondamentaux, en particulier en ce qui concerne les témoignages d'experts et le domaine de préoccupation spécifique (par exemple, la compétence pour subir un procès, la garde et la visite des enfants, ou la discrimination sur le lieu de travail), ainsi que les considérations juridictionnelles pertinentes (par exemple Aux États-Unis, la définition de l'aliénation mentale dans les procès criminels diffère d'un État à l'autre afin de pouvoir communiquer efficacement avec les juges, les avocats et les autres professionnels du droit. Une compétence importante pour de nombreux psychologues judiciaires est la capacité de témoigner en cour en tant que témoin expert, reformulant les conclusions psychologiques dans le langage juridique de la salle d'audience, fournissant des informations au personnel juridique d'une manière qui peut être comprise[2].

De plus, pour être un témoin crédible, le psychologue légiste doit comprendre la philosophie, les règles et les normes du système judiciaire. Ils doivent avant tout comprendre le système accusatoire. Il existe également des règles concernant les preuves par ouï-dire et, surtout, la règle d'exclusion. L'absence d'une solide compréhension de ces procédures entraînera la perte de crédibilité psychologue judiciaire dans la salle d'audience[3]. Un psychologue légiste peut être formé en clinique, social, organisationnel ou toute autre branche de la psychologie[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Bensimon, « Les programmes correctionnels au Canada », Revue française de criminologie et de droit pénal, vol. 3,‎ (lire en ligne).
  2. Michael Nietzel, Psychological Consultation in the Courtroom, New York, Pergamon Press, (ISBN 0-08-030955-0)
  3. Theodore H. Blau, The Psychologist as Expert Witness, New York, John Wiley & Sons, , 19–25 p. (ISBN 0-471-87129-X)
  4. « Speciality Guidelines for Forensic Psychologists » [archive du ] (consulté le )