Gérard Mestrallet

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gérard Mestrallet
Description de l'image G%C3%A9rard_Mestrallet_Engie.png.
Naissance (67 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Formation
Distinctions
Famille
Georges Mestrallet (père) Paule Mestrallet-Besnard (mère) Michel Mestrallet (frère)

Gérard Mestrallet, né le à Paris, est un chef d'entreprises français.

De 2008 à , il a été président-directeur général du groupe industriel Engie (ex « GDF Suez »), dont il reste président du conseil d'administration après le .

Il est également président du conseil d'administration de Suez, président de l'association Paris Europlace et de la fondation Agir contre l'exclusion.

Formation[modifier | modifier le code]

Gérard Mestrallet est ancien élève de l'École polytechnique[1],[2], de l'École nationale de l'aviation civile (IAC 1971), de l'institut d'études politiques de Toulouse (promotion 1973)[3] et de l'ENA (promotion 1978 Pierre Mendès France)[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

À la sortie de l'ENA, il entre à la direction du Trésor. De à , il est conseiller technique, chargé des affaires industrielles auprès du ministre de l'Économie et des Finances (à l'époque Jacques Delors).

Après ce court passage dans la haute fonction publique, il rejoint en 1984 comme chargé de mission la compagnie financière de Suez, connue aujourd'hui sous le nom de Suez. Il est nommé délégué général adjoint pour les affaires industrielles en . En , il est directeur général de la Compagnie européenne des droits, une filiale de la compagnie financière de Suez. En , il devient directeur général adjoint de la compagnie mais un mois plus tard il devient administrateur délégué et président du comité de direction de la Société générale de Belgique dont il assure le développement et le « recentrage ».

En 1995, il prend la tête de la compagnie de Suez. Depuis, Gérard Mestrallet a œuvré pour faire du groupe Suez un groupe industriel mondial, concentré sur trois métiers : l'énergie, l'eau et la propreté. Il est ainsi l'instigateur du rapprochement de cette entreprise avec la Lyonnaise des eaux. En 1997, naît ainsi « Suez-Lyonnaise des eaux » dont Gérard Mestrallet assure la présidence du directoire et le président de la Lyonnaise, Jérôme Monod, la présidence du conseil de surveillance. Le groupe retrouve ensuite son nom d'origine, Suez ; en 2003, ses dirigeants proposent aux actionnaires un nouveau changement des statuts de l'entreprise, qui redevient alors une société anonyme à conseil d'administration et Gérard Mestrallet en est nommé président-directeur général[5].

De à , il est président-directeur général de GDF Suez, rebaptisé Engie en 2015, qui regroupe les activités de Suez et de Gaz de France à compter de 2008 ; il reste en outre président du conseil d'administration de Suez Environnement.

En tant que président de Paris Europlace, organisme de représentation des marchés financiers français, il est très sollicité pour s'exprimer sur l'actualité mais aussi sur l'avenir de la place financière de Paris face aux enjeux économiques nationaux et mondiaux.

En , sa retraite-chapeau de 21 millions d'euros fait polémique dans les médias dans un contexte où GDF-Suez enregistre des pertes record pour l'année 2013 et prépare un plan d'économies[6].

En 2015, il est nommé « ambassadeur de l'apprentissage » par François Rebsamen, ministre du Travail, dans le cadre de sa présidence de la fondation Agir contre l'exclusion[7].

En , il est chargé par Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, d'une mission sur le prix du carbone au niveau européen, dans le cadre du suivi de la COP21[8]. Il prend plusieurs positions en faveur d’un prix du carbone généralisé à l’échelle mondiale et de la finance verte[9].

Le , il cède à Isabelle Kocher la direction générale d'Engie mais conserve sa fonction de président du conseil d'administration[10],[11].

Mandats[modifier | modifier le code]

En cours[modifier | modifier le code]

Rémunérations[modifier | modifier le code]

Gérard Mestrallet a touché 3 005 079 € de rémunérations en 2012 (en baisse de 2,7% par rapport à 2011) : il s'agit alors de la 10e rémunération du SBF 120 et la 8e du CAC 40[13],[14].

En , Gérard Mestrallet, devenu président du conseil d'administration d'Engie, a annoncé qu'il renonçait à sa rémunération de 350 000 euros, à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires. Cette rémunération est versée à la fondation d'entreprise Engie[15].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Ses parents, Georges Mestrallet et Paule Mestrallet-Besnard, ont deux autres fils :

  • Michel, né le , ancien élève de l'ENSEA, docteur-ingénieur en électronique-informatique et architecture des ordinateurs et systèmes numériques, ancien dirigeant de sociétés, conseil / expert en informatique auprès des directeurs des systèmes d’information des grands groupes et professeur / conférencier en informatique ;
  • Patrick, né le , ancien élève de l’École supérieure d'électricité, financier et président d'établissements financiers en Afrique de l'Ouest.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. De la promotion X1968, cf. « Fiche de Gérard Mestrallet », sur le site de l’association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 11 mai 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Gérard Mestrallet dans la fonction publique : « ingénieur des ponts et chaussées, spécialité navigation aérienne ».
  2. Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 11 mai 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues » puis cliquer sur « Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Gérard Mestrallet », résultat obtenu : « Mestrallet, Gérard (X 1968) ».
  3. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 3e trimestre 2009, 488 p., p. 208.
  4. « Biographie de Gérard Mestrallet », sur www.edubourse.com.
  5. « Biographie de Gérard Mestrallet », sur dirigeants-entreprise.com.
  6. « Polémique autour de la retraite-chapeau du PDG de GDF Suez », sur lefigaro.fr,‎ .
  7. « Communiqué de presse FACE », sur fondationface.org,‎ .
  8. « Communiqué de presse COP21 », Ministère de l'Écologie,‎ .
  9. « Paris, une place majeure dans le domaine de la finance verte », sur lemonde.fr,‎ .
  10. « Assemblée générale d’Engie du  », sur wwww.engie.com,‎ .
  11. « Gérard Mestrallet prolongé comme président d’Engie pour deux ans », sur lesechos.fr,‎ .
  12. « Institut de l'entreprise : organisation », sur institut-entreprise.fr.
  13. « Les salaires des patrons du SBF 120 », sur journaldunet.com,‎ .
  14. « Classement : les salaires des patrons du CAC 40 », sur challenges.fr,‎ .
  15. « Engie: Mestrallet renonce à sa rémunération de président du conseil d'administration », sur lefigaro.fr,‎ .
  16. « Décret du 2 mai 2012 portant promotion et nomination - NOR: PREX1221663D », sur legifrance.gouv.fr.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]