Latifa Ibn Ziaten

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Latifa Ibn Ziaten
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Latifa Ibn Ziaten en 2016.
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
لطيفة إبن زياتنVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Latifa RhiliVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Mère courageVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Enfant
Imad Ibn Ziaten (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Site web
Distinctions

Latifa Ibn Ziaten (en arabe : لطيفة إبن زياتن), née Latifa Rhili le à Tétouan (Maroc), est une responsable associative franco-marocaine. Mère d'Imad Ibn Ziaten, premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah en 2012, elle fonde à la suite de ce drame l'association IMAD pour la Jeunesse et la Paix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née Rhili[1] le à Tétouan[2], Latifa Ibn Ziaten quitte le Maroc à l'âge de 17 ans pour rejoindre à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) son mari Ahmed, cheminot à la SNCF[3].

Imad Ibn Ziaten

Elle est la mère de cinq enfants, une fille et quatre garçons, dont Imad Ibn Ziaten, sous-officier du 1er régiment du train parachutiste de Francazal, à côté de Toulouse, né en 1981 et assassiné par Mohammed Merah le [4].

Après la mort de son fils, Latifa Ibn Ziaten cherche des explications à ce drame. Elle se rend aux Izards, cité du nord-est de Toulouse où vivait l'assassin d'Imad et de six autres victimes. Elle croise et échange avec un groupe de jeunes au pied des tours : après avoir qualifié Mohammed Merah de « héros » et de « martyr de l’islam », ceux-ci apprennent l’identité d’Ibn Ziaten et lui présentent leurs excuses[5].

C’est à la suite de cet échange qu’elle affirme avoir eu l’idée de fonder, en [6], l'association IMAD pour la jeunesse et la paix, dont le but est de venir en aide aux jeunes des quartiers en difficulté[2]. L'association est parrainée par l'acteur Jamel Debbouze, ainsi que par le chanteur Christophe Willem, qui rend hommage à Latifa Ibn Ziaten dans sa chanson intitulée Madame.

Suivant la volonté des élèves de Sciences Po Toulouse, la promotion 2019 de l'établissement porte son nom[7].

Le , Latifa Ibn Ziaten découvre sa maison couverte de tags glorifiant Mohammed Merah et la qualifiant de « Juif » [sic][8]. Cependant, le mois suivant, après que son fils Naoufal a avoué avoir inventé une agression islamiste, « les enquêteurs ont de sérieux doutes sur des tags faits par des personnes extérieures, [alors que] les tags sont intervenus juste avant que la police ne prévoie de retirer la protection policière [de Latifa Ibn Ziaten] »[9]. Au sujet de l'agression, Naoufal s'est violemment disputé avec son compagnon alors que les deux étaient en état d'ébriété[10].

Ouvrages, film et documentaire[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030885459.
  2. a et b Ondine Millot, « Latifa Ibn Ziaten. Imad, in memoriam », Libération, 14 octobre 2012.
  3. Elvire Camus, « Latifa Ibn Ziaten, au secours des « copains » de Mohamed Merah, tueur de son fils », Le Monde, 8 février 2015.
  4. « Tuerie de Toulouse : retour sur les événements », Le Monde, 23 mars 2012.
  5. Elvire Camus, « Latifa Ibn Ziaten, au secours des « copains » de Mohamed Merah, le tueur de son fils », Le Monde, 8 février 2015.
  6. Éric Pelletier, « La famille d'une des victimes de Merah lance une association contre la radicalisation », L'Express, 16 juin 2012.
  7. « La promo 2019 baptisée Latifa Ibn Ziaten - Association des diplômés de Sciences Po Toulouse », Sciences Po Toulouse Alumni,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2018)
  8. « "Je n'ai pas peur" : Latifa Ibn Ziaten, mère d'une victime de Merah, réagit aux tags menaçants à son domicile », sur LCI,
  9. Le Point.fr, « Le fils de Latifa Ibn Ziaten avoue avoir inventé son agression », sur Le Point (consulté le 14 juillet 2019)
  10. « Le fils de Latifa Ibn Ziaten, qui disait avoir été agressé, en garde à vue pour "dénonciation mensongère" », sur Europe 1 (consulté le 14 juillet 2019)
  11. Olivier Le Naire, « Affaire Merah : Latifa Ibn Ziaten, au nom du fils », L'Express, 1er mars 2013.
  12. Décret du 13 juillet 2015 portant promotion et nomination, JORF no 161 du 14 juillet 2015, p. 11971, texte no 7, NOR PREX1515592D, sur Légifrance.
  13. « Latifa Ibn Ziaten reçoit la Légion d'honneur », Le Figaro, 11 mars 2016.
  14. « Le prix de la Tolérance 2016 à Latifa Ibn Ziaten », Dernières Nouvelles d'Alsace, 7 février 2016.
  15. (en) « 2016 International Women of Courage Award », state.gov, consulté le 29 mars 2016.
  16. « Décret du 31 décembre 2020 portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 1er janvier 2021)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]