Latifa Ibn Ziaten

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Latifa Ibn Ziaten
Latifa ibn Ziaten par Claude Truong-Ngoc février 2016.jpg
Latifa Ibn Ziaten (2016)
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
لطيفة إبن زياتنVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Autres informations
Site web
Distinctions

Latifa Ibn Ziaten, née le à Tétouan (Maroc)[1], est la mère d'Imad Ibn Ziaten, premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah le .

En réponse au drame qui l’a touchée, elle a fondé en avril 2012 l’association IMAD pour la Jeunesse et la Paix[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Cette section n’est pas rédigée dans un style encyclopédique. Améliorez sa rédaction !

Née à Tétouan le , Latifa Ibn Ziaten quitte le Maroc à l'âge de 17 ans, pour rejoindre à Sotteville-lès-Rouen son mari Ahmed, cheminot à la SNCF[3].

Imad Ibn Ziaten

Elle est la mère de cinq enfants, quatre garçons et une fille, dont Imad Ibn Ziaten, sous-officier du 1er régiment du train parachutiste de Francazal, à côté de Toulouse, né en 1981, assassiné par Mohammed Merah le [4].

Après la mort de son fils, Latifa Ibn Ziaten cherche des explications au drame qui vient de frapper sa famille de plein fouet. Elle se rend aux Izards, cité du nord-est de Toulouse où vivait l'assassin d'Imad et de six autres victimes, tuées le 15 et le 19 mars. Là, elle croise un groupe de jeunes garçons qui traînent au pied des tours. Ceux-ci l'interpellent. Évoquant Mohammed Merah, ils parlent du terroriste comme d'un « héros, un martyr de l’islam ». Lorsqu’elle révèle son identité, ils lui présentent leurs excuses[5], puis se confient à elle.

Ce moment est celui d’une prise de conscience : dans leurs paroles, Latifa Ibn Ziaten perçoit le désespoir d’une jeunesse qui se sent oubliée, abandonnée sans perspectives d’avenir dans des cités fermées sur elles-mêmes. Elle décide de leur tendre la main et d’agir pour faire entendre leur voix.

C'est ainsi qu'elle fonde en avril 2012[6] l'association IMAD pour la Jeunesse et la Paix, dont le but est de venir en aide aux jeunes des quartiers en difficulté[1] et de renouer le dialogue avec ceux qui, se sentant laissés pour compte, pensent trouver dans la violence un moyen de s’exprimer ou d’exister.

L'association est parrainée par l'acteur Jamel Debbouze, ainsi que par le chanteur Christophe Willem, qui rend hommage à Latifa Ibn Ziaten dans sa chanson intitulée Madame.

Suivant la volonté des élèves de Sciences Po Toulouse, la promotion 2019 de l'établissement porte son nom[7].

Ouvrages, film et documentaire[modifier | modifier le code]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

  • AJC Moral Courage Award 2014 (American Jewish Committee).
  • Lauréate 2015 du Prix pour la prévention des conflits de la fondation Chirac.
  • Prix Copernic 2015 pour le dialogue, la paix et la fraternité (Union Libérale Israélite de France).
  • 2015 : Chevalier de la Légion d'honneur Chevalier de la Légion d'honneur[9], décoration remise par le président François Hollande le , jour anniversaire de la mort d'Imad Ibn Ziaten[10].
  • Prix de la tolérance Marcel Rudloff 2016[11].
  • International Women of Courage Award (Prix international de la femme de courage), remis à Washington le 26 mars 2016 par John Kerry, alors secrétaire d'État américain aux Affaires étrangères[12].
  • Prix 2016 de la Démocratie, de la revue « Civique ».
  • Médaille 2016 de l'École Nationale d'Administration Pénitentiaire.
  • 19 septembre 2017 : prix décerné par la Global Hope Coalition et remis à Mme Ibn Ziaten par Mme Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, en reconnaissance de ses efforts pour promouvoir les valeurs de la paix et du vivre-ensemble comme rempart au discours extrémiste.
  • 18 octobre 2017 : remise du Prix de la Démocratie et des Droits de l'Homme du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce prix est consacré à la valorisation des actions dans le cadre de la francophonie et des valeurs telles que la promotion de la paix, de la démocratie et des droits de l’Homme.
  • Prix de la citoyenneté 2018 par le Printemps républicain.
  • Trophée Marocain du Monde 2018.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ondine Millot, « Latifa Ibn Ziaten. Imad, in memoriam », Libération, 14 octobre 2012.
  2. https://association-imad.fr/v2/
  3. Elvire Camus, « Latifa Ibn Ziaten, au secours des « copains » de Mohamed Merah, tueur de son fils », Le Monde, 8 février 2015.
  4. « Tuerie de Toulouse : retour sur les événements », Le Monde, 23 mars 2012.
  5. Elvire Camus, « Latifa Ibn Ziaten, au secours des « copains » de Mohamed Merah, le tueur de son fils », Le Monde, 8 février 2015.
  6. Éric Pelletier, « La famille d'une des victimes de Merah lance une association contre la radicalisation », L'Express, 16 juin 2012.
  7. « La promo 2019 baptisée Latifa Ibn Ziaten - Association des diplômés de Sciences Po Toulouse », Association des diplômés de Sciences Po Toulouse,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mai 2018)
  8. Olivier Le Naire, « Affaire Merah : Latifa Ibn Ziaten, au nom du fils », L'Express, 1er mars 2013.
  9. Décret du 13 juillet 2015 portant promotion et nomination, JORF no 161 du 14 juillet 2015, p. 11971, texte no 7, NOR PREX1515592D, sur Légifrance.
  10. « Latifa Ibn Ziaten reçoit la Légion d'honneur », Le Figaro, 11 mars 2016.
  11. « Le prix de la Tolérance 2016 à Latifa Ibn Ziaten », Dernières Nouvelles d'Alsace, 7 février 2016.
  12. (en) « 2016 International Women of Courage Award », state.gov, consulté le 29 mars 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]