Golshifteh Farahani

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Golshifteh Farahani
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Golshifteh Farahani en 2014.

Nom de naissance Rahavard Farahani
Naissance (33 ans)
Téhéran, Drapeau de l'Iran Iran
Nationalité Franco-Iranienne [1]
Profession Actrice, musicienne, chanteuse
Films notables Do Fereshteh (Deux Anges)
Mensonges d'État
À propos d'Elly
Poulet aux prunes
Si tu meurs, je te tue
Site internet http://www.golshiftehfarahani.net/

Golshifteh Farahani (en persan : گلشیفته فراهانی), née le à Téhéran, est une actrice iranienne possédant la double nationalité iranienne et française[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Iran, Golshifteh Farahani est la fille de l'acteur et metteur en scène de théâtre, Behzad Farahani né en 1945 et de Fahimeh Rahimnia, artiste et actrice iranienne née en 1948. Son père veut lui donner ce prénom persan unique, composé de « gol », « la fleur », et « shifteh », « éprise », qui signifie « éprise de la fleur »[2].

Elle a une sœur ainée, Shaghayegh Farahani, actrice iranienne née en 1972, et un frère, Azarakhsh Farahani, musicien iranien.

Elle a commencé par être une enfant virtuose : jonglant avec les gammes et le piano dès l'âge de cinq ans, elle intègre à douze ans une école de musique. Alors qu'elle est sélectionnée pour se présenter au Conservatoire de Vienne, Golshifteh Farahani refuse cette occasion incroyable.

Entre-temps, elle vient de tourner Le Poirier, un drame romantique du réalisateur iranien Dariush Mehrjui qui lui vaut le prix de la meilleure actrice au festival du film de Fajr. C'est son premier film, elle n'a alors que quatorze ans, mais son choix est fait : le cinéma. Dès lors, la jeune fille trilingue (persan, anglais, français) enchaîne les tournages, alignant dix-neuf films en dix ans.

Le public étranger, et notamment français, la découvre en 2003 dans Deux Anges de Mamad Haghighat, qui célèbre la passion d'adolescents iraniens pour la musique, et Boutique de Hamid Nematollah, où son rôle d'Eti lui vaut le prix de la meilleure actrice en France, au festival des 3 Continents de Nantes.

Elle participe ensuite à l'aventure de Bab'Aziz, le prince qui contemplait son âme, incarne le rôle-titre de Niwemang (Demi-lune, titre français), un road movie de Bahman Ghobadi autour de la musique kurde — film censuré en Iran —, puis une femme enceinte, contaminée par les armes chimiques pendant le conflit Iran-Irak, dans M comme Mère (2006).

Revue en 2007 dans Chacun son Cinéma, collectif prestigieux de 33 courts, Golshifteh Farahani voit sa cote internationale s'envoler en 2008 avec Mensonges d'État. En décrochant, au côté de Leonardo DiCaprio, le rôle féminin du thriller de Ridley Scott, elle devient la première star iranienne depuis la révolution islamique de 1979 à franchir les portes d'Hollywood.

L’aventure irrite le pouvoir iranien qui lui signifie, en août 2008, une interdiction temporaire de sortie du territoire et lui confisque son passeport. Elle réussit cependant à quitter l'Iran pour rejoindre des tournages sur lesquels elle est attendue, mais vit par la suite en exil, par peur de rentrer dans son pays[3],[4].

Golshifteh Farahani termine le tournage du film There Be Dragons de Roland Joffé, et vit alors à Paris avec son mari Amin Mahdavi. En 2009, elle est à l’affiche d'À propos d'Elly d'Asghar Farhadi.

En 2011, elle partage l'affiche avec Louis Garrel et Vincent Macaigne dans La Règle de trois, troisième court-métrage de Louis Garrel qui reçoit le prix Jean-Vigo du court-métrage. On retrouve le trio quatre ans plus tard dans Les Deux Amis, premier long-métrage de Louis Garrel.

En 2013, lors de la Mostra de Venise, elle est membre du jury du prix Horizon présidé par Paul Schrader. La même année, elle fait partie du jury présidé par Martin Scorsese lors du festival international du film de Marrakech.

En 2015, la revue Égoïste publie en couverture une photo de Golshifteh nue réalisée par Paolo Roversi[5].

En mai 2016, elle monte sur les planches du théâtre pour la première fois et interprète Anna Karénine de Léon Tolstoï dans une mise en scène de Gaëtan Vassart au théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Paris[6].

Actrice, musicienne et compositrice[modifier | modifier le code]

Piano

Dans une scène du film Si tu meurs, je te tue, Golshifteh Farahani joue du piano[7], qu'elle a appris dans sa jeunesse au conservatoire jusqu'à l'obtention d'un excellent niveau. En mai et juin 2016 au théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Paris, on la voit pianiste dans la pièce de théâtre Anna Karénine de Léon Tolstoï.

Hang

Dans My Sweet Pepper Land, elle compose elle-même et interprète les musiques du film avec le hang[8], instrument à percussion. L’été, il lui arrive même de jouer du hang sur le parvis de Notre-Dame de Paris[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2003, elle épouse Amin Mahdavi, dont elle s’est depuis séparée[9]. Il est le frère de la décoratrice India Mahdavi.

Elle a été la compagne de Louis Garrel, son réalisateur et partenaire dans Les Deux Amis (sortie 2015)[10]. Mais elle se sépare de Garell qu'elle voit comme « un génie »[11], avec qui elle a vécu « une expérience enrichissante mais difficile à vivre à cause de ses réactions sur le tournage, ... pour la première fois, j'ai eu l'impression d'être une mauvaise actrice ... et une fois le tournage terminé, j'étais complètement détruite »[11]. Dans la même interview, elle déclare vouloir quitter la France à cause de sa bureaucratie et des « bâtons dans les roues que lui a mis la banque »[11].

Dans le magazine Grazia du 3 septembre 2015, elle confie avoir épousé un Australien cinq mois auparavant[11].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Caroline Mangez, « Golshifteh Farahani, l'être persan », Paris Match,‎ (lire en ligne)
  2. Interview sur Le Grand Journal de Canal + le 3 avril 2014.
  3. Interview sur France 2, le 6 novembre 2011.
  4. a et b Violette Lazard, « Golshifteh Farahani, de la persannalité », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Marie Ottavi et Johanna Luyssen, « La nudité très politique de Golshifteh Farahani », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Anna Karénine a payé très cher sa liberté, comme-moi » sur lefigaro.fr du 10 mai 2016, consulté le 20 juin 2016
  7. [PDF]Dossier de presse du film My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem, page 5, colonne 3 du PDF, consulté le 22 juin 2016
  8. [PDF]De nos rêves, Golshiteh sera la chair, Antoine Duplan, sur pub.letemps.ch, page 10, colonne 4, consulté le 22 juin 2016
  9. Elisabeth Franck-Dumas, « Mon nom est persane », Libération,‎ (lire en ligne)
  10. Interview de Golshifteh Farahani dans l'émission de France 2 On n'est pas couchés du 19 septembre 2015
  11. a, b, c et d « L'heureux élu est Australien » sur Paris Match du 8 septembre 2015, consulté le 20 juin 2016

Liens externes[modifier | modifier le code]

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