Irina Bokova

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Irina Bokova
Irina Bokova en 2009.
Irina Bokova en 2009.
Fonctions
Directrice générale de l'UNESCO
En fonction depuis le
Prédécesseur Kōichirō Matsuura
Successeur Audrey Azoulay (élue)
Ministre bulgare des Affaires étrangères
ad interim
Prédécesseur Georgi Pirinski
Successeur Stoyan Stalev
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Sofia
Nationalité Drapeau de la Bulgarie Bulgare
Parti politique Parti socialiste bulgare

Irina Gueorguieva Bokova (en bulgare : Ирина Георгиева Бокова), née à Sofia le 12 juillet 1952, est une femme politique bulgare. Elle est la directrice générale de l'UNESCO depuis 2009.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Gueorgui Bokov, rédacteur en chef du journal du Parti communiste bulgare, Rabotnitchesko Delo[1]. Membre de la Nomenklatura communiste bulgare, elle suit des études secondaires en anglais[1] puis à l'Institut d'État des relations internationales de Moscou et à l'université du Maryland. Sa formation lui permet d'être nommée conseillère aux Nations unies en 1980[1].

Femme politique bulgare[modifier | modifier le code]

À la chute du mur de Berlin et à la démocratisation des pays de l'Est en 1989, elle entre en politique, au sein du Parti socialiste bulgare (l'ex Parti communiste)[2]. Elle est alors l'archétype de ces jeunes cadres bulgares bien formés, souvent fils de dirigeants du Parti communiste bulgare, qui vont s'émanciper des anciennes règles et modes de pensée pour connaitre de rapides évolutions[3]. Elle étudie l'économie à l'Université Harvard et suit des cours à la John F. Kennedy School of Government[2].

En 1996, elle brigue la vice-présidence de la Bulgarie, aux côtés du candidat à la présidence, Ivan Marazov. Mais son parti, au pouvoir, est en chute libre et ils échouent tous les deux face aux candidats de droite[2].

Elle s'engage dans l'adhésion de son pays à l'OTAN et à l'Union européenne. Député de 1990 à 1991, elle le redevient de 2001 à 2005, et a été alors vice-présidente de la commission des affaires étrangères[1].

Entre 2005 et 2009, elle est successivement ambassadrice de Bulgarie en France et à Monaco puis auprès de l'Unesco[2].

UNESCO[modifier | modifier le code]

Déléguée permanente de la Bulgarie auprès de l'UNESCO, elle en devient membre du conseil exécutif en 2007[4]. Elle est également vice-présidente du groupe francophone des ambassadeurs.

Le , elle est proposée comme directrice générale de l'UNESCO par le conseil exécutif, face à l'Égyptien Farouk Hosni à la suite d'un vote serré au cinquième tour de scrutin, par 31 voix contre 27 après les retraits successifs des candidates autrichienne Benita Ferrero-Waldner et équatorienne Ivonne Baki[5]. Le 15 octobre suivant, ce choix est confirmé par une élection à bulletin secret des 193 délégués représentant les pays membres à la Conférence générale de l'UNESCO. Elle entre en fonction le [6] et devient la première femme à diriger l'organisation. À l'issue de son mandat, elle est réélue le 12 novembre 2013 par la Conférence générale pour un deuxième mandat de quatre ans[7].

Le , au lendemain du retrait des États-Unis et d'Israël de l'organisation, Audrey Azoulay est élue pour lui succéder[8].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Outre le bulgare, elle parle couramment l'anglais, l'espagnol, le français et le russe. Elle est mariée et mère de deux enfants[9].

Début 2016, le portail de journalisme de recherche bulgare bivol.bg rend public le fait qu'Irina Bokova et son mari possèdent quatre appartements à New York, Paris et Londres d’une valeur d’à peu près 4,7 millions de dollars. Cela dépasse les revenus du travail salarié du couple de plus d’un million de dollars[10].

Distinction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Piotr Smolar, « Unesco : Irina Bokova, une héritière de l'ancien régime communiste », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. a, b, c et d "La Bulgare Irina Bokova élue à la tête de l'Unesco", dépêche AFP cité par Libération.fr
  3. François Frison-Roche, chercheur au CNRS et spécialiste de la Bulgarie dans Le Monde du 23 septembre 2009.
  4. « Irina Bokova, première femme élue à la tête de l'Unesco », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  5. "Élection surprise d'une Bulgare à la tête de l’UNESCO", Le Parisien, 23 septembre 2009
  6. http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=29009&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html
  7. La Conférence générale de l’UNESCO élit Irina Bokova pour un deuxième mandat en tant que Directrice générale, service de presse de l'Unesco, 12 novembre 2013
  8. « La Française Audrey Azoulay est la nouvelle directrice générale de l’Unesco », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  9. « Irina Bokova », sur UNESCO (consulté le 31 juillet 2017)
  10. (en) « Bulgarian UN Candidate Owns Estate in Paris, London and New York Worth USD 4.7 Million; Her Income Is USD 2.7 Million », sur Bivol.bg (consulté le 24 avril 2016)
  11. Décret du 5 avril 2015 portant promotion et nomination

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]