Gregory Porter

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Gregory Porter
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Gregory Porter en 2013.

Informations générales
Naissance (43 ans)
Californie, Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Activités annexes Acteur
Genre musical Jazz, blues, soul, gospel
Années actives Depuis 1996
Labels Motéma Music (en)
Blue Note
Influences Nat King Cole
Marvin Gaye
Joe Williams
Donny Hathaway
Site officiel gregoryporter.com

Gregory Porter (né en novembre 1971 en Californie[1]) est un auteur-compositeur, chanteur et acteur américain.

Influencé par la musique soul de Marvin Gaye et par le jazz de Nat King Cole, Gregory Porter sort son premier album Water en 2010. Au moment de sa sortie, le disque reçoit d'excellentes critiques. En 2013, avec son troisième album intitulé Liquid Spirit, le chanteur confirme son succès et impose son style musical aux États-Unis, mais aussi en Europe. Liquid Spirit remporte même le Grammy Award du Meilleur album de jazz vocal. Gregory Porter est également un acteur de théâtre. Il s'est notamment illustré à Broadway dans la comédie musicale It Ain't Nothin' But the Blues.

Biographie[modifier | modifier le code]

Entre musique et théâtre[modifier | modifier le code]

Gregory Porter est né en Californie et a grandi à Bakersfield, dans le même État[2]. Il est le septième enfant de sa famille et possède trois sœurs et cinq frères[3]. Sa mère est pasteur et il ne connaît pratiquement pas son père[4]. Après avoir fréquenté l'Université d'État de San Diego grâce à une bourse universitaire sportive[5], le jeune Gregory Porter se destine à une carrière dans le football américain. Mais une blessure à l'épaule lui empêche définitivement de poursuivre son avenir sportif[4].

Gregory Porter décide alors de se consacrer à la musique, un domaine artistique qui l'attire particulièrement[6]. Le chanteur se produit dans quelques clubs de jazz. Puis, Gregory Porter fait la rencontre de Kamau Kenyatta. Ce saxophoniste, pianiste et compositeur devient son mentor et joue un rôle essentiel dans la carrière et le développement professionnel de Gregory Porter[2]. Kamau Kenyatta présente sa nouvelle découverte musicale au flûtiste Hubert Laws. Celui-ci fait passer une audition à Gregogry Porter. Le chanteur interprète Smile de Nat King Cole. Hubert Laws inclut alors cette version de Gregory Porter dans son album Hubert Laws Remembers the Unforgettable Nat « King » Cole qui rend hommage à Nat King Cole et qui sort en 1998[2]. Eloise Laws, la sœur de Hubert, remarque Gregory Porter lors de son audition. Elle lui confie un rôle principal dans une comédie musicale retraçant l'histoire du blues et intitulée It Ain't Nothin' But the Blues (en)[2],[7]. Gregory Porter se produit sur scène avec Eloise Laws. L'acteur Ron Taylor fait aussi partie de la distribution. It Ain't Nothin' But the Blues est joué à l'Arena Stage (en) de Washington, D.C. en 1996, avant d'être à l'affiche de l'Ambassador Theatre (en) à Broadway, en 1999[8]. Le 9 janvier 2000, la comédie musicale est jouée pour la deux cent quatre-vingtième fois et, dans le même temps, elle est nommée pour quatre Tony Awards, dont celui de la Meilleure comédie musicale[8],[9]. Plus tard, Gregory Porter réitère son expérience théâtrale[7]. En 2004, il tient également le rôle-titre dans la comédie musicale Nat King Cole and Me[10].

Premiers albums et reconnaissance[modifier | modifier le code]

Après avoir participé à de nombreuses chorales de gospel – une musique qui a bercé sa jeunesse[7] – Gregory Porter souhaite désormais imposer son propre style et choisit d'enregistrer un disque[6]. En novembre 2010, il sort alors Water[11]. Cet album est produit par son fidèle conseiller et ami Kamau Kenyatta. Il est nommé un an plus tard aux Grammy Awards dans la catégorie Meilleur album de jazz vocal[11],[4]. Cette reconnaissance permet à Gregory Porter de faire ses preuves dans plusieurs festivals, dans des émissions de télévision et dans des radios américaines et anglaises. Certains critiques le comparent à José James et voient déjà en lui la prochaine grande star masculine du jazz[11]. En 2011, Gregory Porter apparaît dans l'émission Later… with Jools Holland qui est animée par le pianiste Jools Holland sur BBC Two à Londres. Puis, Gregory Porter se produit au North Sea Jazz Festival de Rotterdam et au National Black Arts Festival d'Atlanta[12]. Il poursuit ses concerts au Royaume-Uni, où il retrouve Jools Holland et son Rhythm & Blues Orchestra. Gregory Porter participe également à l'émission radiophonique hebdomadaire de Jamie Cullum sur BBC Radio 2[12],[4].

Gregory Porter au festival Kunstflecken le 16 septembre 2013
Gregory Porter en concert à Neumünster (Allemagne) en septembre 2013.

Pour son deuxième album, Gregory Porter veut « retrouver l'authenticité qu'on ressent à l'écoute de Bill Withers dans [ses] propres compositions »[7]. Il renoue alors avec cette authenticité en 2012, dans Be Good[13]. Le style de Nat King Cole reste omniprésent dans cet album : pour Gregory Porter, « il continue d'incarner la figure du père idéal […]. Ses textes de chansons ressemblent à des recommandations que l'on peut suivre toute sa vie »[7]. Pour promouvoir ce deuxième opus, le chanteur parcourt l'Europe et ses provinces. Il se produit ainsi à Malmö, Vienne, Paris, Llandudno ou encore Oslo[14]. En 2013, Gregory Porter sort un troisième album intitulé Liquid Spirit[15]. Cet album marque une rupture entre les deux premiers albums du chanteur. Tout d'abord, il n'est plus produit par le label Motéma Music mais par Blue Note[16]. Cet album est aussi plus autobiographique que les précédents, comme l'indique Gregory Porter : « Ma musique me ressemble. J'essaie de dire qui je suis à travers ma musique, tout en restant humain »[16]. Les critiques apprécient Liquid Spirit. Pour certains d'entre eux, Gregory Porter fait entendre « sa plus belle brassée de compositions depuis ses débuts »[17]. Pour d'autres, Liquid Spirit « déclenche une furieuse envie de danser »[18]. En 2014, Liquid Spirit remporte le titre de Meilleur album de jazz vocal lors de la 56e cérémonie des Grammy Awards[19].

Depuis 2013, Gregory Porter participe à différents projets musicaux. Il enregistre une chanson pour l'album Evolutionary Minded qui rend hommage à Gil Scott-Heron[20] et reprend Don't Let Me Be Misunderstood avec Jamie Cullum pour l'album Interlude. Gregory Porter collabore aussi avec des DJs comme le Français Ludovic Navarre, qui a remixé Musical Genocide, et l'Allemand Claptone, qui a remixé la chanson Liquid Spirit[21],[22]. En 2015, Disclosure et Gregory Porter enregistrent la chanson Holding On. Avec ce morceau, Gregory Porter passe du jazz à la musique house. À propos de ces collaborations, le chanteur a déclaré qu'il était « intéressé par tous les styles de musique et par tous les moyens de s'exprimer musicalement »[23].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums solo[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (cs) Katarína Straková, « Gregory Porter: Prohibice by mi nevadila », sur Novinky.cz,‎ (consulté le 5 septembre 2013).
  2. a, b, c et d (en) « Gregory Porter – About », sur gregoryporter.com (consulté le 3 juillet 2012).
  3. (nl) Amanda Kuyper, « Gregory Porter: Reus die alle stijlen bindt », sur nrc.nl,‎ (consulté le 3 juillet 2012).
  4. a, b, c et d Christophe Passer, « Gregory Porter, velours neuf », sur Hebdo.ch,‎ (consulté le 3 juillet 2012).
  5. (en) Tracye Dee, « Gregory Porter: Where Soul Meets Jazz », sur irockjazz.com (consulté le 3 juillet 2012).
  6. a et b Dominique Queillé, « Gregory Porter, saveur soul », sur Libération.fr,‎ (consulté le 3 juillet 2012).
  7. a, b, c, d et e Olivier Nuc, « La ferveur soul de Gregory Porter », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 3 juillet 2012).
  8. a et b (en) « It Ain't Nothin' But the Blues – IBDB », sur Internet Broadway DataBase.com (consulté le 3 juillet 2012).
  9. (en) « It Ain't Nothin' But the Blues Awards », sur Internet Broadway DataBase.com (consulté le 3 juillet 2012).
  10. (en) Owen Perkins, « Reviews – Nat King Cole and Me », sur TheaterMania.com,‎ (consulté le 5 septembre 2013).
  11. a, b et c (en) Michael G. Nastos, « Gregory Porter – Water », sur Allmusic.com (consulté le 3 juillet 2012).
  12. a et b (en) « Acclaimed Vocalist Gregory Porter Offers up Another Round of Soulful Jazz on Be Good », sur Motéma.com (consulté le 3 juillet 2012).
  13. (en) Chris Nickson, « Gregory Porter – Be Good », sur Allmusic.com (consulté le 3 juillet 2012).
  14. (en) « Gregory Porter – Tours », sur gregoryporter.com (consulté le 3 juillet 2012).
  15. (en) « Gregory Porter – Liquid Spirit », sur Allmusic.com (consulté le 29 août 2013).
  16. a et b Jonathan Hamard, « Le jazzman Gregory Porter de retour avec Liquid Spirit », sur Charts in France.net,‎ (consulté le 29 août 2013).
  17. Olivier Nuc, « Gregory Porter, une voix qui compte », sur Le Figaro.fr,‎ (consulté le 29 août 2013).
  18. Paola Genone, « As du jazz », L'Express, no 3 243,‎ (lire en ligne).
  19. (en) Chris Barton, « Grammys 2014: Gregory Porter, Wayne Shorter among jazz winners », sur Los Angeles Times.com,‎ (consulté le 27 janvier 2014).
  20. Anne Chépeau, « Gregory Porter : la voix du succès », sur France Info.fr,‎ (consulté le 10 septembre 2013).
  21. (en) Dr. Miette, « Future Classic: Gregory Porter Musical Genocide (St-Germain Version) », sur musicismysanctuary.com,‎ (consulté le 7 juin 2015).
  22. Jimmy Boursicot, « Liquid Spirit de Gregory Porter habilement remixé », sur Radio Monaco.com,‎ (consulté le 7 juin 2015).
  23. (en) Stefan Kyriazis, « Gregory Porter heading for top of UK album charts with Liquid Spirit », sur Sunday Express.com,‎ (consulté le 7 juin 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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