Hôpital américain de Paris

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Hôpital américain de Paris
Image illustrative de l’article Hôpital américain de Paris
L'entrée de l'hôpital, boulevard de La Saussaye.
Présentation
Coordonnées 48° 53′ 34″ nord, 2° 16′ 21″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Neuilly-sur-Seine
Adresse 55 Boulevard du Château (Neuilly-sur-Seine)
92200 Neuilly-sur-Seine
Fondation 15 janvier 1906
Site web https://www.american-hospital.org/
Organisation
Type Établissement privé
Services
Service d’urgences oui
Nombre de lits 145[1]
Collaborateurs 861[1]

L'hôpital américain de Paris (American Hospital of Paris en anglais) est un groupement hospitalier franco-américain, soutenu par une fondation privée à but non lucratif, fondé en 1906 à Neuilly-sur-Seine, dans la proche banlieue de Paris. Il comprend l'hôpital d'origine ainsi qu'une clinique acquise en 2017.

Histoire[modifier | modifier le code]

Photo de l'hôpital (années 1900-1910).

Création[modifier | modifier le code]

En 1904, le docteur Magnin et un de ses amis américain, Harry Anthony van Bergen, décident de créer une association qui a pour but d'offrir aux ressortissants des États-Unis, installés en France ou de passage dans le pays, un accès facilité à des médecins formés outre-Atlantique[2]. Le , avec sept notables de la communauté américaine, Magnin et van Bergen signent l'acte fondateur de l'Hôpital américain de Paris[2]. En  : grâce aux premiers dons recueillis, le banquier John H. Harjes[3] (cofondateur de Morgan, Harjes & Co. (en)), en tant que président du conseil d'administration, signe l'acte d'achat d'une propriété située à Neuilly-sur-Seine, sur un terrain parallèle à la rue Chauveau, parcelle qui fut naguère l'un des domaines préférés du roi Louis-Philippe[2],[4].

Le , l'ambassadeur des États-Unis en France, Henry White, et le ministre de l'Instruction publique, Gaston Doumergue, inaugurent le nouvel hôpital, qui compte alors 24 lits[2]. Le , le Congrès des États-Unis vote une loi reconnaissant la charte de l'Hôpital américain de Paris en lui accordant un statut fédéral, qui lui permet ainsi de recevoir des dons et des legs[2].

D'une guerre à l'autre[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, l'hôpital met en place un service d'ambulances, entièrement assuré par des bénévoles américains (médecins, chirurgiens, infirmières), qui porte assistance à plus de 10 000 soldats alliés. Le lycée Pasteur, situé à proximité, est transformé en hôpital provisoire et constitue le point de rattachement des ambulances[2],[4]. Le , la France confère à l'Hôpital américain de Paris le statut d'établissement « d'utilité publique » en remerciement de sa participation à l'effort de guerre américain en France pendant le conflit.

Avec ses 24 lits d'origine, l'hôpital devient vite exigu. Grâce aux dons, un nouvel établissement de 120 lits est alors édifié dans la première moitié des années 1920, permettant ainsi de moderniser et d'améliorer les équipements médicaux. Dédié aux victimes et aux bénévoles de la Guerre, il est baptisé le « Memorial Building »[2]. En , l'American College of Surgeons (ACS) accrédite officiellement l'Hôpital américain de Paris.

À l’été 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, l'Hôpital se place sous la protection de la Croix-Rouge. Il devient un « centre d'hospitalisation pour blessés de guerre libérés soignant les prisonniers dans les camps »[2]. Le , l'Hôpital américain de Paris est cité à l'ordre de l'armée et décoré de la croix de guerre en reconnaissance des services rendus à la France[2].

Seconde partie du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les crédits américains du plan Marshall (1949-1953) et les dons permettent à l'hôpital d'améliorer très nettement les conditions de travail des médecins. L'établissement bénéficie d'innovations telles que la création d'un département de pathologie, d'un laboratoire, d'un service de radiologie. 125 infirmières sont également recrutées[2]. En 1954, la Joint Commission on Accreditation of Healthcare Organizations (en) (JCAHO) accrédite l'Hôpital américain de Paris qui est encore de nos jours le seul établissement civil hospitalier en dehors du territoire américain à pouvoir se réclamer d'une telle reconnaissance[2].

De à est construit le « pavillon Eisenhower », qui abrite 16 nouvelles chambres, des consultations et le service de médecine nucléaire[2]. Le , la Fondation de l'Hôpital américain de Paris est créée selon le droit du district de Columbia, à Washington. Cet organisme de gestion et de collecte de fonds siège à New York[2].

En est créée la première cellule internationale, la cellule Japon, et un médecin japonais rejoint l'équipe de l'Hôpital.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle (2001-2006), l'hôpital initie deux projets : la rénovation et l’agrandissement de la permanence médico-chirurgicale et du centre de check-up de l'Hôpital américain ; et la construction d'un nouveau bloc opératoire. De plus, le plateau technique de l'hôpital poursuit sa modernisation : acquisition d'une IRM, création d'un centre d'imagerie du sein dédié au diagnostic précoce du cancer du sein, renouvellement complet des équipements de la salle d'angio-coronarographie. En , un centre de dialyse ouvre ses portes au sein de l'établissement qui inaugure également cette même année sa nouvelle maternité[2]. En , l'hôpital se dote d'un TEP TDM et d'un robot chirurgical Da Vinci SI grâce au soutien de ses donateurs.

L’hôpital s’agrandit encore en ouvrant en , au cinquième et dernier étage de son bâtiment principal, un nouvel espace de quatorze chambres[2].

Le , l'hôpital acquiert le Centre clinique de la Porte de Saint-Cloud (CCPSC) situé à Boulogne-Billancourt. Son offre de soins en cancérologie s'en trouve renforcée[5].

Statut[modifier | modifier le code]

Ancienne entrée de l'hôpital, 63 boulevard Victor-Hugo, 92200 Neuilly-sur-Seine.

Fondé comme un hôpital privé de bienfaisance, l'Hôpital américain de Paris n'est pas subventionné ni par l'État français ni par l'État américain. Il est financé en partie par des donateurs de plusieurs nationalités, et une société à but non-lucratif («The American Hospital in Paris Foundation») créée en 1976 qui a pour but l'assurance de la survie et épanouissement de l'hôpital[6]. L'hôpital est agréé et non conventionné par la Sécurité sociale, mais les frais d'hospitalisation sont remboursables jusqu'à 80 % du montant qui serait remboursé par l'assurance maladie pour les frais d'un hôpital conventionné[7].

Il compte 161 lits de chirurgie, de médecine et d'obstétrique. Le corps médical compte environ 377 médecins et chirurgiens libéraux et couvre toutes les disciplines médicales et chirurgicales majeures[8]. Il comporte une permanence médico-chirurgicale. Il publie depuis 1985 un bulletin d'information mensuel intitulé L'Américain (ISSN 1241-9699 depuis 1992, 0984-4104 auparavant).

L'Hôpital américain de Paris est accrédité en France par la Haute Autorité de santé (HAS)[9]. Il est le seul établissement civil hospitalier à être accrédité en dehors du territoire des États-Unis par la Joint Commission[10], organisme indépendant qui certifie les meilleures institutions hospitalières aux États-Unis.

Accès[modifier | modifier le code]

Les accès se font :

Personnalités liées à l'hôpital[modifier | modifier le code]

Médecins[modifier | modifier le code]

Patients[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Dorothée Lagard, American Hospital of Paris, 1906-2006 : L'aventure d'un siècle, Paris, Le Cherche midi, , 96 p. (ISBN 2-7491-0844-6)
  • Nicole Fouché (préf. Jean Bernard), Le mouvement perpétuel : Histoire de l'hôpital américain de Paris, des origines à nos jours, Toulouse, Erès, coll. « ETHISS », , 153 p. (ISBN 2-86586-189-9)
  • Nicole Fouché, « Un hôpital américain a Paris? 1906-1989 », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 37, no 2,‎ , p. 297-307 (lire en ligne, consulté le ).
  • (en) Hal W. Vaughan, Doctor to the Resistance : The Heroic True Story of an American Surgeon and His Family in Occupied Paris, Brassey, , 205 p. (ISBN 1-57488-773-4, lire en ligne), sur les docteurs Sumner Jackson et Charles Bove

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Les chiffres clés 2015
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o « L'Hôpital américain de Paris et ses dates clés », sur american-hospital.org (consulté le )
  3. (en) Notes on the Harjes Family of Paris
  4. a et b « L’Ambulance américaine au Lycée Pasteur 1914-1919 » [PDF], sur ancienslyceepasteurneuilly.org (consulté le )
  5. Acquisition de la Clinique de la Porte de Saint-Cloud
  6. (en) « American Hospital in Paris Foundation (AHPF)- Endowments » (consulté le )
  7. « Questions fréquentes-l'Hôpital américain de Paris »
  8. « Chiffres clés- l'Hôpital américain de Paris »
  9. Résultat de certification : Hôpital américain de Paris, sur le site de la Haute autorité de santé. Consulté le 13 novembre 2008.
  10. Summary of Accreditation Quality Information: American Hospital of Paris (4814), sur le site de la Joint Commission. Consulté le 13 novembre 2008.
  11. « The Montreal Gazette - Google News Archive Search », sur news.google.com (consulté le ).
  12. Roger Faligot, « Joséphine Baker, notre agent à La Havane », Vanity Fair, no 8,‎ , p. 148-157.
  13. Olivier Nuc, « Sur les traces parisiennes de Jim Morrison », Le Figaro,‎ 17-18 octobre 2020, p. 30 (lire en ligne).
  14. Marc Francioli, Jacques Soustelle : L'ami qui a défié De Gaulle, Éditions du Rocher, , 316 p. (ISBN 978-2-268-08056-7, lire en ligne)
  15. « L'éditeur Robert Laffont est mort », sur NouvelObs.com, (consulté le )
  16. Rosy Varte, alias "Maguy", est morte, Lemonde.fr avec AFP, 15.01.12 12 h 32 Mis à jour le 15.01.12 16 h 56
  17. Marc-Olivier Fogiel, venu l'interviewer sur son lit d'hôpital, le lundi 22 juin 2015, a retransmis l’entrevue sur l’antenne de RTL, le jeudi 25 juin 2015 à 18 h 35 « Interview de Françoise Hardy », sur RTL.fr.
  18. « Le couturier Karl Lagerfeld est mort », sur FIGARO, (consulté le )
  19. « [VIDEO] Brigitte Macron hospitalisée dans le plus grand secret pour une opération de chirurgie esthétique », sur midilibre.fr (consulté le )