Pamela Harriman

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Pamela Harriman
Fonctions
Ambassadrice des États-Unis en France
58e ambassadeur depuis 1776
Prédécesseur Walter J. P. Curley (en)
Successeur Felix Rohatyn
Biographie
Nom de naissance Pamela Beryl Digby
Date de naissance
Lieu de naissance Farnborough (Angleterre)
Date de décès (à 76 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Britannique
Américaine
Conjoint Randolph Churchill
Gianni Agnelli (hors mariage)
Leland Hayward (en)
William Averell Harriman
Profession Diplomate
Ambassadeurs des États-Unis en France

Pamela Harriman, née le à Farnborough (Royaume-Uni) et morte le à Paris est une aristocrate britannique, ambassadrice des États-Unis en France de 1993 à 1997 et la première femme à occuper ce poste.

Elle apprend la politique auprès de son beau-père, Winston Churchill, et fréquente les riches et puissants de ce monde. Femme d’influence et en raison de ses nombreuses aventures amoureuses, elle est appelée par certains « la dernière grande courtisane » du XXe siècle et parfois « la grande horizontale[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Pamela Beryl Digby est la fille aînée d’Edouard Digby, 11e baron Digby et de Constance Bruce, fille de Henry Campbell Bruce, 2e baron d’Aberdare et pair du Royaume-Uni

Elle est élevée par des gouvernantes au château de Minterne Magna, dans le comté de Dorset. C'est l'ancienne propriété de sa grand-tante Jane Digby, célèbre pour ses nombreuses aventures amoureuses.

En 1936, elle séjourne en Allemagne. En 1938, elle s’enfuit à Paris avec un aristocrate anglais, plus âgé qu’elle et marié. Elle suit pendant quelques mois des cours à la Sorbonne.

La belle-fille Churchill[modifier | modifier le code]

Au début de la Seconde Guerre mondiale, Pamela Digby rencontre le fils de Winston Churchill, Randolph, qui la demande en mariage. Pamela Digby accepte et l’épouse le . Elle lui donne un fils qu'elle nomme comme son grand-père, Winston. En 1941, Pamela et son fils sont photographiés par Cecil Beaton pour une couverture du magazine Life[2].

Son mari est alors réputé boire beaucoup, accumuler les maîtresses et les dettes de jeu. Quand il rejoint son régiment au Caire, elle s’installe au 10 Downing Street avec son beau-père, jouant le rôle de maîtresse de maison et lui tenant compagnie pendant ses longues insomnies.

Elle a alors une liaison avec William Averell Harriman[3], chef de la mission américaine à Londres et héritier des chemins de fer Union Pacific. Winston Churchill favorise néanmoins cette liaison. En 1943, après le départ de Harriman qui a été nommé ambassadeur à Moscou, elle a une aventure avec le journaliste de la radio américaine CBS, Edward Murrow[3]. Bien que marié, celui-ci l’amène à New York à la fin de la guerre. En 1945, elle divorce de son premier mari.

Le temps des aventures[modifier | modifier le code]

Elle a pendant cette période d’après-guerre de nombreuses relations amoureuses, dont notamment avec le pilote automobile Alfonso de Portago, John Whitney, ambassadeur des États-Unis à Londres et William Paley, patron de CBS, lequel la surnomme alors « la plus grande courtisane du siècle[3] », à titre d’hommage plutôt que de critique.

Après la rupture avec Edward Murrow, elle s’installe en France et a une aventure avec le prince Ali Khan[3], qui la quitte pourtant pour Rita Hayworth. En 1948, elle rencontre Gianni Agnelli avec lequel elle vit cinq ans. Espérant l'épouser, elle se convertit au catholicisme et obtient l’annulation religieuse — par le Vatican — de son premier mariage. Elle est alors enceinte mais avorte en Suisse. Gianni Agnelli, qu'elle avait longuement soigné après son grave accident d'automobile, la quitte cependant pour épouser la princesse italienne Marella Caracciolo di Castagneto. Elle rencontre alors Élie de Rothschild mais aurait eu également pendant cette période des liaisons avec Maurice Druon et Stávros Niárchos[4].

Le deuxième mariage[modifier | modifier le code]

En 1960, elle s’installe aux États-Unis et y rencontre Leland Hayward (en), riche et puissant agent artistique américain qui a notamment produit La Mélodie du bonheur à Broadway. Sa femme Slim, ex-épouse de Howard Hawks a une liaison avec Ernest Hemingway. Pamela, après avoir proposé sans succès le mariage à Élie de Rothschild épouse Leland Hayward le , devenant ainsi sa cinquième femme. Elle reste avec lui jusqu’à sa mort, le .

Troisième mariage et carrière politique[modifier | modifier le code]

Plaque pour l'inauguration d’un cimetière militaire américain en Alsace, en présence de Pamela Harriman en 1995.

Peu après la mort de son deuxième mari, elle reprend contact avec son ancien amant, W. Averell Harriman et l'épouse le de la même année. Elle prend alors la nationalité américaine et, grâce à son mari, commence une activité au sein du Parti démocrate notamment pour lever des fonds.

Ainsi, vingt ans plus tard, en 1992, elle participe activement à la campagne de Bill Clinton pour l'élection présidentielle et, après son élection, est nommée ambassadrice en France, en 1993.

Mort et hommages[modifier | modifier le code]

Alors qu'elle est toujours en poste, elle est victime d’une crise cardiaque à la piscine de l'hôtel Ritz et meurt à l’hôpital américain de Paris, situé à Neuilly.

Le lendemain, le président de la République française Jacques Chirac la fait grand-croix de la Légion d'honneur : elle est alors la première femme ambassadeur à recevoir cette dignité[5]. Bill Clinton envoie quant à lui l'avion présidentiel, Air Force One, pour ramener son corps aux États-Unis.

Elle est inhumée le , à Arden, la propriété des Harriman à proximité de New York.

Titres[modifier | modifier le code]

  • L'honorable Pamela Beryl Digby
  • L'honorable Mrs. Randolph Churchill
  • L'honorable Mrs. Leland Hayward
  • L'honorable Mrs. W. Averell Harriman
  • L'honorable Pamela Churchill Harriman

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rob Coldstream, Pamela Churchill : le jeu de l'amour et du pouvoir, documentaire, Grande-Bretagne, 2006.
  2. (en) « Winston Churchill II and mother », Life, New York City, no 27,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c et d Ogden 1994.
  4. Bedell Smith 1996.
  5. Voir l'hommage funèbre en l'honneur de Mme Pamela Harriman par M. Chirac, alors président de la République.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]