Pearl White

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Pearl White
Pearl White-Stars of the Photoplay 2.jpg
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Naissance
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Conjoint
Victor Sutherland (en) (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Distinction
Films notables
Pearl White filmography (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Pearl White, née le à Green Ridge (Missouri) et morte le à Neuilly-sur-Seine (France), est une actrice américaine.

Réputée pour son charme et ses qualités de cascadeuse, elle connut un très grand succès avec Les Périls de Pauline et Les Mystères de New York, deux films de 1914.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des débuts au théâtre, Pearl White commence à travailler pour le cinéma à New York en 1910. En 1914, elle est engagée par Pathé pour Les Périls de Pauline et Les Mystères de New York, deux serials[1]. Elle rencontre un immense succès et devient une star internationale. En réplique, Léon Gaumont lance Musidora dans la série Les Vampires de Louis Feuillade.

No 1, rue Greuze, Paris : l'une des entrées de son hôtel particulier de l'avenue Henri-Martin.

Au début des années 1920, sa santé se détériore à cause de son mode de vie (à la suite d'une blessure lors du tournage des Périls de Pauline, Pearl White souffrit de la colonne vertébrale jusqu'à la fin de sa vie et soulageait ses douleurs avec de l'alcool et de la drogue). Après un premier mariage avec Victor Sutherland, de 1907 à 1914, elle épouse en 1919 l'acteur Wallace McCutcheon Jr. et divorce deux ans plus tard. Elle rencontre Blanche Auzello avec laquelle elle part pour Paris en 1923 espérant relancer sa carrière[2]. Elle s'installe d'abord dans le quartier du Montparnasse puis au 6 de l'actuelle avenue Georges-Mandel, alors avenue Henri-Martin. Elle meurt en 1938, à l'Hôpital américain[3], probablement d'une cirrhose. Elle repose à Paris au cimetière de Passy (division 13).

À sa mort, elle lègue à un vieil ami, Théodore Cossika, « tout ce que l’on trouvera à mon domicile, 6, avenue Henri-Martin à Paris (16e), à savoir mes souvenirs personnels, mes bijoux, mes chevaux, mes automobiles » ; à son frère et à sa sœur, elle lègue un dollar chacun[4]. Elle a également légué 73.000 $ à de bonnes œuvres.

Autour de Pearl White[modifier | modifier le code]

Dans Les Aventures de Pearl White (1976), Jeane Manson, Carlos et Joe Dassin parodient L'Anneau fatal (The fatal ring) de 1917.

Un film de 1947, s'inspire de façon très romancée de sa vie : Les exploits de Pearl White (The Perils Of Pauline), avec Betty Hutton dans le rôle principal.

Citations[modifier | modifier le code]

« Pearl White fut le symbole des désirs sensuels de toute une génération que la guerre sevrait de joies légitimes et nécessaires, je parle de la génération de 1900...
Pearl White multipliée à l'infini régnait sur le monde. Elle hantait toutes ces cervelles neuves, elle agitait ces sens en fusion. »

— Robert Desnos, Les Mystères de New York

Filmographie[modifier | modifier le code]

Les Périls de Pauline (épisode 1).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jennifer M. Bean & Diane Negra. A Feminist Reader in Early Cinema. Duke University Press, 2002, p. 404-6. (ISBN 978-0-822329992)
  2. « Rubenstein, Blanche (c. 1897–1969) | Encyclopedia.com », sur www.encyclopedia.com (consulté le ).
  3. « The Montreal Gazette - Google News Archive Search », sur news.google.com (consulté le ).
  4. « Le testament de Pearl White », Journal des débats politiques et littéraires, 27 août 1938.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Exporting Perilous Pauline: Pearl White and the Serial Film Craze, Marina Dahlquist, Board of trustees, .
  • (en) Richard Koszarski, An Evening's Entertainment: The Age of the Silent Feature Picture, 1915-1928, McMillan editor, .

Liens externes[modifier | modifier le code]