Guillaume Pepy

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Guillaume Pepy
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Guillaume Pepy en mai 2013.

Naissance (59 ans)
Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité française
Pays de résidence France
Profession
Président du directoire de l’EPIC SNCF et PDG de l’EPIC SNCF Mobilités
Formation

Guillaume Pepy, haut fonctionnaire français, est né le à Neuilly-sur-Seine (Seine). Il dirige la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) depuis février 2008. En 2014, à la suite de la réorganisation du groupe publique ferroviaire[1], il a été nommé président du directoire du nouvel établissement public à caractère industriel et commercial (ÉPIC) SNCF, ainsi que président-directeur général de l’ÉPIC SNCF Mobilités[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Guillaume Pepy a été scolarisé à l'École alsacienne, à Paris, de la maternelle au lycée entre 1962 et 1975[3]. Il est diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris et ancien élève de l’ENA, promotion Louise Michel (1984).

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts professionnels dans les ministères[modifier | modifier le code]

À sa sortie de l’ENA, Guillaume Pepy devient maître des requêtes et rapporteur général au Conseil d’État. De 1987 à 1993, il travaille dans plusieurs cabinets ministériels, d'abord en tant que conseiller technique au ministère des Télécommunications puis au Budget. À partir de 1990, il devient directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique Michel Durafour puis de la ministre du Travail, de l’emploi et de la formation professionnelle Martine Aubry[4].

Parcours à la SNCF[modifier | modifier le code]

Guillaume Pepy a fait l'essentiel de sa carrière à la SNCF. Il y entre une première fois en 1988 comme directeur de cabinet de Jacques Fournier alors président de la SNCF. Il y revient de 1993 à 1995, en tant que directeur des investissements, de l'économie et de la stratégie auprès de Jean Bergougnoux. Suite à un désaccord stratégique, il démissionne et quitte l’entreprise[5],[6]. L’année suivante, il prend le poste de Directeur général adjoint du groupe SOFRES.

En juillet 1997, Louis Gallois alors président de la SNCF, rappelle Guillaume Pepy à ses côtés pour prendre la direction des Grandes Lignes (TGV). Six mois plus tard, il devient directeur général délégué clientèle à la SNCF regroupant toutes les activités voyageurs (TGV, TER, Transilien...). Il occupe, dans le même temps, les fonctions de président d’Eurostar Group et d’administrateur de Kéolis[7].

S’inspirant de l’aérien, Guillaume Pepy développe une politique tarifaire flexible, permettant d’accroître les taux d’occupation des trains[8]. Il est également à l’origine de la création de Voyages Sncf.com dont il a été président de 1998 à 2006[9].

En mai 2003, Louis Gallois le nomme directeur général exécutif du groupe[5]. Anne-Marie Idrac, présidente pendant les vingt derniers mois (juillet 2006-février 2008) du mandat commencé par Louis Gallois, le confirme dans cette fonction[10]. En 2007, il crée Railteam, l’Alliance europénnne des opérateurs ferroviaires de grande vitesse[11]. La même année, dans le cadre de la Charte de la diversité, il lance les Forums Égalité & Compétences privilégiant les embauches dans les zones dites « sensibles »[12].

Le 27 février 2008, Nicolas Sarkozy alors président de la République le nomme à la présidence de l’entreprise publique pour un mandat de cinq ans, lui fixant comme priorités dans sa lettre de mission le développement et la modernisation de l'entreprise[13] et lui demandant de faire en sorte que la SNCF entre « tout entière, dans l'ère du développement et de la concurrence[14] ». Autre enjeu indiqué dans la feuille de route du gouvernement : la négociation d’un « pacte de modernisation sociale » au sein de l’entreprise publique, passant par une baisse de la conflictualité[15].

Dès 2008, Guillaume Pepy lance une OPA sur Géodis[16] suivie de l’acquisition d’IBM Global Logisticien, plateforme mondiale de pilotage des activités logistiques. Il développe également la présence de SNCF à l’international : Maroc, Australie, Inde, Chine, États-Unis, Pays du Golfe, Scandinavie[17].

Le 26 mars 2011, Guillaume Pepy prend position dans un entretien au journal Le Monde contre le modèle ferroviaire française existant qui sépare en deux entités distinctes l’exploitation du réseau par SNCF et la gestion des infrastructures par RFF[18]. Préconisant un débat de fond, il contribue ainsi à la réflexion sur la réforme ferroviaire engagée en octobre 2012 par les pouvoirs publics dans le cadre des Assises du Ferroviaire[19].

Le 25 février 2013, il est reconduit à la tête de la SNCF pour cinq ans par François Hollande, afin de poursuivre la « grande réforme ferroviaire » entamée en octobre 2012. Il est donc, à la suite de la réorganisation de la SNCF par la loi du 4 août 2014, nommé président du directoire par intérim de l'établissement public à caractère industriel et commercial SNCF, à compter du 1er décembre suivant et président du nouvel EPIC SNCF Mobilités[20].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fils d'un père avocat et d'une mère investie dans des organisations culturelles publiques, Guillaume Pepy a été élevé dans un milieu intellectuel décrit par la journaliste du Monde Raphaëlle Bacqué, comme « très “seventies”, teinté de psychanalyse »[21]. Il suit les pas de son oncle Daniel Pepy, conseiller d'État, premier de la famille à travailler dans la haute fonction publique.

Guillaume Pepy a partagé sa vie avec Richard Descoings, directeur de l'IEP, de 1986 à 2004, date du mariage de ce dernier avec Nadia Marik[22],[23],[24].

Distinction[modifier | modifier le code]

Mandats[modifier | modifier le code]

Salaire[modifier | modifier le code]

Le salaire de Guillaume Pepy en 2015, en tant que président de la SNCF se monte à 450 000 Euros par an[30].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La création du nouveau groupe public ferroviaire », Compte rendu du Conseil des ministres du 15 juillet 2015, sur http://www.gouvernement.fr/, (consulté le 20 janvier 2017)
  2. Marc Fressoz, « Le casting du nouveau système ferroviaire français », sur MobiliCités, (consulté le 20 janvier 2017)
  3. Colombe Schneck, « École alsacienne, les liens du rang », GQ, septembre 2015, pages 94-98.
  4. « Cabinet de Martine Aubry Guillaume Pepy », sur Les Echos, (consulté le 1er février 2017)
  5. a et b « Les petits secrets de Guillaume Pepy, nouveau président de la SNCF », sur Capital.fr, (consulté le 2 janvier 2017)
  6. « SNCF: les cadres contre Bergougnoux », sur Les Echos, (consulté le 2 février 2017)
  7. Cédric Mathiot, « Heureux qui chemine haut », sur libération.fr, (consulté le 2 janvier 2017)
  8. « Le casse-tête du yield management version sncf », sur capital.fr, (consulté le 2 février 2017)
  9. Jean-Jacques Manceau, « Voyages-sncf.com file bon train », sur L'Express L'Expansion, (consulté le 2 février 2017)
  10. Renaud Honoré et Christophe Palierse, « Anne-Marie Idrac à la SNCF, Pierre Mongin arrive à la RATP En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/03/07/2006/LesEchos/19700-150-ECH_anne-marie-idrac-a-la-sncf--pierre-mongin-arrive-a-la-ratp.htm#BEdO7m1O8qAZdJBC.99 », sur Les Echos, (consulté le 2 janvier 2017)
  11. « Guillaume Pépy rêve d'une « RailTeam » européenne », sur Les Echos, (consulté le 2 janvier 2017)
  12. Bertrand Bissuel, « La SNCF a embauché plus de 1 000 personnes issues des "quartiers populaires" en vingt mois », sur Le Monde, (consulté le 2 janvier 2017)
  13. « SNCF : Sarkozy envoie une lettre de mission à Pepy », sur Challenges.fr, (consulté le 3 février 2017)
  14. « SNCF : plus d'un milliard de bénéfice net en 2007 », article du 19 mars 2008, sur usinenouvelle.com. Consulté le 5 octobre 2012.
  15. « SNCF: Sarkozy veut "préciser" le cadre du mandat de Pépy », sur lejdd.fr, (consulté le 3 février 2017)
  16. « Le fret, priorité numéro un du nouveau président de la SNCF », sur Les Echos, (consulté le 3 février 2017)
  17. « SNCF Logistics met le cap sur l'international », sur lefigaro.fr, (consulté le 3 février 2017)
  18. Benoît Hopquin et Jean-Michel Normand, « Guillaume Pepy : « Avec notre système RFF-SNCF, le chemin de fer français va dans le mur » », Le Monde,‎ , p. 1-15
  19. « Assises du ferroviaire : les scénarios qui bouleversent la SNCF », sur Challenges.fr, (consulté le 3 février 2017)
  20. Arrêté du 28 novembre 2014 relatif à l'attribution des fonctions de président du conseil de surveillance, de président du directoire et de président délégué du directoire de la SNCF publié au Journal officiel du 30 novembre 2014.
  21. Raphaëlle Bacqué, Richie, Grasset, 2015, page 59.
  22. Raphaëlle Bacqué, op. cit.
  23. Sophie Des Deserts, « Richard Descoings, le fantôme de Sciences Po », in nouvelobs.com, 1er mars 2013.
  24. Le Journal du dimanche, « Les derniers secrets de Richard Descoings », article du 12 avril 2015.
  25. « Pepy va abandonner la présidence d'Eurostar », Challenges,‎ (lire en ligne)
  26. Bertrand Beauté, « Railteam : première alliance ferroviaire européenne », sur L'Usine Nouvelle, (consulté le 20 janvier 2017)
  27. Suez Environnement – Conseil d'administration, sur suez-environnement.fr. Consulté le 5 octobre 2012.
  28. Institut Montaigne – Conseil d'orientation, sur institutmontaigne.org. Consulté le 5 octobre 2012.
  29. Le Siècle – Conseil d'administration, sur lesiecle.asso.fr. Consulté le 5 octobre 2012.
  30. « Voici les salaires des patrons des entreprises publiques, 17 juillet 2015 », BFM TV

Lien externe[modifier | modifier le code]

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