Didier Le Reste

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Didier Le Reste
Didier Le Reste, en mars 2009.
Didier Le Reste, en mars 2009.
Fonctions
Conseiller de Paris
Élu dans le 10e arrondissement
En fonction depuis 30 mars 2014
(3 ans, 8 mois et 17 jours)
Élection 30 mars 2014
Maire Anne Hidalgo
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique Parti communiste français
Profession contrôleur à la SNCF

Didier Le Reste, né le à Paris, est un syndicaliste français. Il succède en 2000 à Bernard Thibault à la tête de la fédération CGT des cheminots. Exerçant la profession de contrôleur à la SNCF, c'est un syndicaliste médiatique de la CGT, connu pour ses prises de positions radicales appelant au blocage lors des périodes de négociations difficiles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours personnel[modifier | modifier le code]

Abandonné très jeune par sa mère, il est recueilli par l'Assistance publique, confié à une famille d'accueil où il est maltraité, puis à des paysans nivernais envers lesquels il est reconnaissant[1].

En 1973, après un BEP de mécanique, il est engagé comme ouvrier dans une fonderie de Nevers, où il participe à la création d'une antenne CGT[1].

Après avoir effectué son service militaire, il entre à la SNCF en 1976 en qualité de contrôleur. Il adhère au Parti communiste dont il gravit les échelons un-à-un.

À partir de 1995, il représente les contrôleurs au sein de la CGT. En 2000, il prend la tête de la CGT-Cheminots, l'une des plus puissantes fédérations de la CGT, en remplacement de Bernard Thibault, devenu secrétaire général de la CGT[2].

Didier Le Reste exerce sa profession de contrôleur SNCF tout en menant ses activités syndicales. Il est Secrétaire général de la CGT cheminots jusqu'en 2010 ; il est ensuite remplacé par Gilbert Garrel, qualifié de « prudent »[3] ou de « discret »[4], par opposition à Didier Le Reste qui est « charismatique »[3] et « médiatique »[4]. Il laisse l'image d'un des leaders les plus radicaux du syndicat professionnel, adoptant une position sans concession lors des négociations, ce qui lui vaut de nombreuses critiques en interne ou dans les médias[5]. Il se réclame lui-même d’un « syndicalisme de lutte des classes et de mobilisation sociale »[1].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 2011, il soutient publiquement Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle[6]. Candidat du Front de gauche aux élections législatives, dans la 15e circonscription de Paris, avec Sophie de La Rochefoucauld pour suppléante[7], il recueille 12,44 % des suffrages exprimés.

Dans le cadre des élections municipales de 2014, il rejoint la candidate PS Anne Hidalgo, figurant sur la liste du 10e arrondissement de Paris[8].

Il est conseiller de Paris et conseiller d'arrondissement délégué à la politique de la ville et à l’intégration.

Didier Le Reste est candidat aux élections législatives de 2017 à Paris dans la 5e circonscription sous l'étiquette PCF[9]. Il obtient 1,8 % des suffrages exprimés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Didier Le Reste, un cheminot combatif, Nièvre Conseil départemental, cg58.fr
  2. « Didier Le Reste - Groupe communiste - Front de gauche au Conseil de Paris », sur www.communiste-frontdegauche-paris.org
  3. a et b Renaud Honoré, « SNCF : la CGT-cheminots tourne la page Didier Le Reste », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  4. a et b SYNDICATS - Gilbert Garrel prend la tête de la CGT-cheminots, Le Point, article du 26 novembre 2010
  5. Fabrice Amedeo, « Didier Le Reste, le cheminot qui rêve de bloquer la France », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  6. Mina Kaci, « Ils et elles votent Front de gauche », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  7. Augustin Scalbert, « Sophie de La Rochefoucauld, l’aristo rouge du Front de gauche », sur Rue89,
  8. Béatrice Gurrey, « Hidalgo présente les personnalités d'ouverture de ses listes à Paris », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  9. Julia Hamlaoui, « Législatives. À Paris, une campagne tournée vers la lutte », L'Humanité,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]