Jacques Faure

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne l'officier et sportif français. Pour l'aérostier et explorateur français, voir Jacques Faure (1873-1910).
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Jacques Faure
Jacques Faure porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympique de Garmisch-Partenkirchen, en 1936.
Jacques Faure porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympique de Garmisch-Partenkirchen, en 1936.

Naissance
Bordeaux
Décès (à 84 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'État français État français (Vichy)
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Infanterie
Grade Army-FRA-OF-07.svg Général de division
Années de service 1925-1961
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Commandement 1er RCP
École d'Application de l'Infanterie
27e Division d'Infanterie Alpine
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de Guerre 1939 1945
Croix de Guerre norvégienne
Croix de la Valeur militaire

Jacques Faure (, Bordeaux - , Paris) est un officier et sportif français. Grande figure des chasseurs alpins avec lesquels il a commencé son parcours, il est également considéré comme un pionnier des troupes aéroportées. Parallèlement à sa carrière militaire, il s'illustre également sur le plan sportif en participant notamment aux Jeux olympiques de 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière et activité sportives[modifier | modifier le code]

Jacques Faure voit le jour le 2 mars 1904 à Bordeaux. Fils de colonel et petit-fils de général, il s'oriente tout naturellement vers une carrière militaire en intégrant l'École spéciale militaire de Saint-Cyr dans la promotion 1925-1927 "Maroc et Syrie". Affecté au 13e bataillon de chasseurs alpins en octobre 1927, il est nommé chef d'une section d'éclaireurs-skieurs en 1930 avant d'être promu capitaine. Affecté à l'École de Haute-Montagne à Chamonix à partir de 1932, il y prend le commandement de l'équipe de France militaire de ski jusqu'en 1938. Pendant cette période, il devient champion de France militaire dans cette discipline. Aux Jeux olympiques de 1936 à Garmisch-Partenkirchen, il est le porte drapeau de la délégation des athlètes français. La patrouille de France dont il est le chef termine 6e sur 9 à la course de patrouille militaire. En 1938, il est affecté à l'état-major de la 64e division.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Sous les ordres du général Béthouart, il est affecté en février 1940 à la brigade de haute-montagne dont il est chef du 3e bureau puis chef d'état-major. Il participe alors à la campagne de Norvège au cours de laquelle il joue un rôle important dans la bataille de Narvik. Rentré en France au début de l'été 1940, il décline de s'engager auprès du général de Gaulle lors d'une escale en Angleterre. Sollicité par le général Jean d'Harcourt qui lui demande de "mettre les jeunes de l'armée de l'air en montagne", il met sur pied le mouvement Jeunesse et Montagne[1]. En novembre 1940, il est envoyé au Maroc et dirige le service de la jeunesse et des sports jusqu'en 1942. Prenant part à la préparation du débarquement allié en Afrique du nord, il sert ensuite dans le cabinet du général Giraud à Alger jusqu'en mars 1943. Débarqué en Sicile en 1943 et en Provence en 1944, il prend le commandement du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes avec lequel, au sein de la 1ère Division Blindée, il participe, entre octobre 1944 et février 1945, aux combats dans les Vosges, puis à la bataille d'Alsace.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

De 1945 à 1946, il travaille à la section d'étude des troupes aéroportées de l'Etat-major de l'armée. Promu colonel en octobre 1946, il prend le commandement du groupement aéroporté de la 25e division aéroportée. Stagiaire à l'École supérieure de guerre de 1948 à 1949, il est auditeur puis cadre à l'Institut des hautes études de Défense nationale et au Centre des hautes études militaires jusqu'en août 1952. Il est ensuite affecté à l'état-major des troupes d'occupation en Autriche où il occupe la fonction de gouverneur militaire de Vienne. En octobre 1953, il sert à l'état-major des forces terrestres alliées à Fontainebleau. Nommé général de brigade en 1954, il prend le commandement de École de l'infanterie à Saint-Maixent-l'École.

Envoyé en Algérie en septembre 1956, il est général adjoint au commandant de la division d'Alger. À cette époque, il projette une action contre le gouverneur général en Algérie Robert Lacoste qui devait être enlevé et remplacé par le général Salan. Ce projet est éventé et le général Faure, transféré à Paris, est sanctionné au début 1957 de trente jours d’arrêt, avant de rejoindre les Forces françaises en Allemagne comme adjoint au commandant en chef. Promu général de division, il retourne en Algérie en 1958 pour commander la 27e Division d'Infanterie Alpine à Tizi Ouzou en Kabylie jusqu'en 1960. Solidaire de la rébellion pour l'Algérie française en 1961, il est arrêté et condamné à dix ans de détention à Paris puis à Tulle mais est libéré dès le 1er avril 1966. Réintégré dans son grade de général de division en 1974, il intègre la 2e section des officiers généraux en 1982. Il meurt à Paris le 9 avril 1988.

Décorations[modifier | modifier le code]

Legion Honneur Commandeur ribbon.svg Croix de Guerre 1939-1945 ribbon.svg Croix de la Valeur Militaire ribbon.svg

Medaille de l'Aeronautique ribbon.svg Ordre du Merite sportif Commandeur ribbon.svg Medaille d'honneur de l'Education Physique Bronze ribbon.svg

Krigskorset med sverd stripe.svg


Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]