Jason Lamy-Chappuis

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Jason Lamy-Chappuis Nordic combined pictogram.svg
Le champion olympique et du monde de combiné nordique Jason Lamy-Chappuis à Paris le 14 octobre 2013.jpg
Jason Lamy-Chappuis, Paris, 2013.
Contexte général
Sport Combiné nordique
Période active de 2002 à aujourd'hui
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : France Français
Nationalité Drapeau : France Français
Drapeau : États-Unis Américain
Naissance 9 septembre 1986 (28 ans)
Lieu de naissance Missoula, Montana, États-Unis
Taille 1,78 m (5 10)
Poids de forme 65 kg (143 lb)
Surnom Jez
Club S.C. Bois d'Amont / Douane
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques d'hiver 1 0 0
Championnats du monde 4 0 5
Coupe du monde (globes) 4 3 0
Coupe du monde (épreuves indiv.) 26 19 14
* Dernière mise à jour : 22 février 2015

Jason Lamy-Chappuis, né le 9 septembre 1986 à Missoula (Montana) aux États-Unis, est un coureur et champion olympique de combiné nordique français.

Il est sacré champion olympique en 2010 lors des Jeux olympiques de Vancouver (sur le tremplin 90 mètres à Whistler). Il compte également à son palmarès quatre titres de champion du monde, remportés en individuel en 2011 (sur le grand tremplin d'Holmenkollen) et en 2013 (sur le petit tremplin de Val di Fiemme), ainsi que par équipes et en sprint par équipes en 2013 (toujours à Val di Fiemme). Jason Lamy-Chappuis détient par ailleurs trois coupes du monde de combiné nordique pour ses victoires consécutives au terme des saisons de Coupe du monde 2009-2010, 2010-2011 et 2011-2012. Il est désigné le 14 octobre 2013 porte-drapeau de l'équipe de France pour les Jeux olympiques de Sotchi 2014. Son cousin, Ronan Lamy-Chappuis, participe également à ces Jeux olympiques, en saut à ski.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Naissance et premières années aux États-Unis (1986-1991)[modifier | modifier le code]

Jason Lamy-Chappuis naît le 9 septembre 1986 à Missoula, seconde ville la plus peuplée de l'État du Montana situé dans le nord-ouest des États-Unis. Sa mère Annette est Américaine, née dans une famille de neuf enfants du Montana. En 1981, elle part en Europe pour skier dans les Alpes[1] et c'est à cette occasion qu'elle rencontre Daniel, son futur mari français, dans une télécabine de Tignes où celui-ci est moniteur de ski alpin au Club Med [2]. En 1986, Daniel accepte de suivre Annette dans son pays où elle donnera naissance à Jason. La famille Lamy-Chappuis déménage une première fois en 1987 à Copper Mountain dans le Colorado où Jason disputera sa première course de ski alpin en mars 1990[3].

Enfance dans le Jura (1991-2001)[modifier | modifier le code]

Ils effectuent leur retour en France en juillet 1991, alors que Jason est âgé de quatre ans, et s'installent dans le Jura à Bois-d'Amont, village de montagne situé à plus de 1 000 mètres d'altitude et faisant partie de la station de sports d'hiver des Rousses. C'est là que Jason découvre le ski de fond et les petits tremplins, avec ses copains d’enfance Émilien et Gilles[4]. Le 15 janvier 1994, alors qu'il n'a que sept ans, il remporte la première place sur petit tremplin lors de sa première compétition disputée aux Rousses[3]. Il enchaîne les bons résultats dans des épreuves régionales franc-comtoises, notamment au Critérium régional de saut (1er en 1995, 2e en 1996, 3e en 1997, 2e en 1998) et à la Transjeune (vainqueur en 1996, 1997 et 1998), course de ski de fond skate organisée dans le cadre de la prestigieuse épreuve de la Transjurassienne[3]. Il suit sa scolarité dans la section sports-études du collège des Rousses où il choisit l'option combiné nordique[5]. En 2000 et 2001, il participe à ses premières compétitions internationales lors des Jeux Nordiques de l’Organisation des Pays Alpins, respectivement à Planica (Slovénie) et à Klingenthal (Allemagne) et termine troisième du Critérium National Minimes en combiné[3].

Carrière sportive[modifier | modifier le code]

Débuts de la carrière professionnelle (2001-2005)[modifier | modifier le code]

Il intègre ensuite le Pôle France de ski nordique de Prémanon où il suit des cours par correspondance avec le CNED et obtient son baccalauréat scientifique en 2004 avec la mention Bien[5]. Considéré comme un espoir du combiné nordique français, Jason Lamy-Chappuis obtient deux récompenses par équipes lors des Championnats du monde junior. Troisième en 2003 avec Maxime Laheurte, Sébastien Lacroix et François Braud[6], il obtient deux ans plus tard l'argent accompagné cette fois de Laheurte, Braud et Maxime Boillot[7]. Il remporte sa première victoire internationale en mars 2003 lors d'une manche de Coupe d'Europe à Planica en Slovénie, il acquiert de l'expérience supplémentaire lors du Festival olympique de la jeunesse européenne qu'il remporte.

Premiers titres et Jeux olympiques de Turin (2005-2009)[modifier | modifier le code]

Lamy-Chappuis confirme ces attentes lors de Jeux olympiques d'hiver de 2006 à Turin où il prend la quatrième place de l'épreuve de sprint. Le mois suivant, il remporte même sa première victoire en coupe du monde de combiné nordique en enlevant le sprint à Sapporo au Japon. Il termine cette année-là à la cinquième place du classement général. Il est sollicité en 2006 pour rejoindre la sélection américaine, Lamy-Chappuis ayant cette nationalité par sa mère. Il n'y donne pas suite[8].

Jason Lamy-Chappuis s'impose dans la première épreuve de la saison 2007 à Kuusamo en Finlande et prend d'entrée le maillot jaune de leader au classement général (cela n'était plus arrivé à un Français depuis Fabrice Guy).

Champion olympique et globe de cristal (2009-2010)[modifier | modifier le code]

Lors de la saison 2009-2010, marquée par les Jeux olympiques de Vancouver, il remporte à nouveau l'épreuve d'ouverture de Kuusamo. La semaine suivante, à Lillehammer, il signe une nouvelle victoire et une troisième place qui lui permettent de prendre une solide avance au classement général. Lors de la troisième étape de la Coupe du monde dans la station de Ramsau am Dachstein, il remporte deux des trois épreuves, ce qui le place en favori en vue du globe de cristal et des épreuves olympiques. Au cours du mois de janvier 2010, il obtient trois podiums, dont une double deuxième place à domicile à Chaux-Neuve et une victoire à Schonach. Largement en tête de la Coupe du monde à ce stade, Jason Lamy-Chappuis décide de faire l'impasse sur les deux épreuves de Seefeld (30-31 janvier 2010) pour affiner sa préparation en vue des trois épreuves olympiques qui ont lieu à Whistler.

Le 14 février 2010, il devient champion olympique de l'épreuve de combiné nordique au petit tremplin. Après un concours de saut moyen qui le hisse à la cinquième place, il effectue une course prudente accompagnant des fondeurs mieux réputés que lui, notamment l'américain Bill Demong. Dans la dernière bosse du parcours, à 800 m de l'arrivée, il suit l'attaque de Johnny Spillane avant de le régler au sprint, devenant ainsi le deuxième champion olympique français de la discipline après Fabrice Guy lors des jeux olympiques d'Albertville en 1992. Le 23 février, il figure au sein du relais français qui prend la quatrième place de l'épreuve par équipes. Deux jours plus tard, il ne prend que la 18e place de l'individuelle au grand tremplin. L'épreuve fut marquée par de mauvaises conditions météorologiques qui obligèrent le concours à être recommencé. Cependant, lors du second saut, les conditions se sont à nouveau dégradées à l'occasion du passage des cinq derniers concurrents, dont Jason Lamy-Chappuis, qui ont signé des performances très en deçà de celles de leurs sauts d'entraînement[9]. Trois semaines plus tard, sa dixième place lors de la première individuelle de Lahti, son plus mauvais résultat de l'hiver en Coupe du monde, lui assure paradoxalement la victoire du gros Globe de cristal à deux épreuves de la fin. Là encore, Jason succède au palmarès français à Fabrice Guy titré en 1992.

Champion du monde et deuxième globe de cristal (2010-2011)[modifier | modifier le code]

Auréolé de son titre olympique et vainqueur sortant du globe de cristal de combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis se présente logiquement comme favori à sa succession lors de la saison 2010-2011. Celle-ci démarre d'ailleurs comme la précédente pour le Français. En effet, il remporte une nouvelle fois l'épreuve d'ouverture de Kuusamo en Finlande et s'empare du dossard jaune de leader de la Coupe du monde, avant de terminer troisième le lendemain. La semaine suivante, à Lillehammer en Norvège, Jason signe deux nouveaux podiums dont une victoire dans la deuxième épreuve du week-end. Après seulement quatre épreuves, la hiérarchie semble déjà bien établie pour la victoire au général. Outre Jason Lamy-Chappuis, les favoris sont le Norvégien Mikko Kokslien et les deux Autrichiens Felix Gottwald et Mario Stecher. Ce dernier remporte d'ailleurs les deux épreuves individuelles de Ramsau lors de la troisième étape de la Coupe du monde. Il revient alors à grandes foulées sur le Français, seulement cinquième et quatrième des deux épreuves. Handicapé par une angine et mis sous pression par une course d'équipe autrichienne[10], Jason Lamy-Chappuis ne prend que la onzième place de l'individuelle de Schonach et doit laisser le dossard jaune de leader de la Coupe du monde à l'Autrichien Mario Stecher, deuxième de l'épreuve. L'étape suivante à Seefeld marque un tournant dans la saison. En effet, Mario Stecher se blesse à un genou à l'occasion du saut d'entraînement précédant l'épreuve par équipes du vendredi et déclare donc forfait pour les trois épreuves du week-end (une par équipe et deux individuelles)[11]. Jason, quant à lui, réalise un week-end presque parfait, menant l'équipe de France à la troisième place du relais avant de remporter une victoire et de conclure sur une deuxième place. Au général, le Français reprend alors le large sur Mario Stecher, tout juste dépassé par Mikko Kokslien (respectivement 170 et 173 points d'avance). La sixième étape a lieu à Chaux-Neuve en France, non loin de Bois-d'Amont où réside Jason, mais où il ne s'est jamais imposé. Toujours en l'absence de Mario Stecher[12], le Français domine le week-end en saut mais ne finit que quatrième de la première épreuve avant de l'emporter le lendemain, sa première victoire en France. Au classement général, il accentue légèrement son avance sur le Norvégien Mikko Kokslien et la porte à 180 points à deux épreuves du terme de la Coupe du monde.

Lors des Championnats du monde de ski nordique 2011, disputés à Holmenkollen sur les hauteurs d'Oslo en Norvège, Jason Lamy-Chappuis démarre mal en terminant 15e de l'épreuve disputée sur le petit tremplin le 26 février. Il ne connaît pas non plus la réussite dans le concours par équipes deux jours plus tard, où l'équipe de France prend la 5e place. Mais le mercredi 2 mars, sur le grand tremplin, après s'être classé 2e du saut derrière le Norvégien Håvard Klemetsen, il s'impose au terme des 10 km de ski de fond, passant la ligne d'arrivée 7 secondes avant les Allemands Johannes Rydzek et Eric Frenzel. Champion du monde pour la première fois de sa carrière, Jason Lamy-Chappuis a désormais remporté, à 24 ans, tous les titres majeurs du combiné nordique.

Le 11 mars 2011, il prend la troisième place de la première épreuve de Lahti derrière les Allemands Björn Kircheisen et Eric Frenzel. Ce huitième podium de la saison lui assure le gain du globe de cristal, son second consécutif, à une épreuve de la fin.

Saison 2011-2012 : troisième globe de cristal[modifier | modifier le code]

Jason Lamy-Chappuis obtient son premier podium de la saison au terme de la quatrième course disputée à Lillehammer. La semaine suivante, il est deuxième puis vainqueur à Ramsau am Dachstein, ce qui lui permet de prendre la tête de la coupe du monde pour quatre points devant Tino Edelmann[13]. Lors de la quatrième étape qui se dispute à Seefeld, Lamy-Chappuis remporte tout d'abord le sprint par équipe avec Sébastien Lacroix puis les deux épreuves individuelles[14].

Lamy-Chappuis obtient son premier podium de l'année 2012 le 13 janvier lors de l'étape française de coupe du monde disputée à Chaux-Neuve. Deuxième de la première course derrière l'Italien Alessandro Pittin, la deuxième course aboutit au même résultat. La dernière course du week-end est à nouveau remportée par l'Italien, Lamy-Chappuis étant 25e. Pittin revient alors à 108 points du Français et devient son rival le plus proche pour le globe de cristal[15]. Lamy-Chappuis remporte ensuite la penalty race de Val di Fiemme et augmente alors son avantage sur Alessandro Pittin, dixième de l'épreuve quelques jours après avoir chuté en entraînement de saut à ski[16]. Accompagné de Maxime Laheurte, Lamy-Chappuis est deuxième le lendemain du sprint par équipe derrière la Norvège de Mikko Kokslien et Magnus Moan.

Akito Watabe, victorieux de la dernière course de Val di Fiemme puis obtenant deux podiums à Almaty, devient deuxième au classement provisoire de la coupe du monde lors de cette étape kazakhe où Lamy-Chappuis termine quatrième puis cinquième des deux courses disputées[17]. La semaine suivante, deuxième de la première course de Klingenthal derrière son rival japonais, Lamy-Chappuis s'impose dans la deuxième course, Watabe se classant dix-neuvième. Cette victoire, la vingtième de sa carrière en épreuve individuelle[18], permet à Lamy-Chappuis d'augmenter son avance au classement provisoire de la coupe du monde sur le Japonais qu'il devance alors de 238 points[19]. La semaine suivante, à Liberec, Lamy-Chappuis est vingt-et-unième de la première épreuve puis deuxième de la seconde course, seulement devancé par Watabe. À l'issue de cette étape de coupe du monde, il conserve 183 points d'avance sur le Japonais[20]. À Lahti, Lamy-Chappuis, dix-huitième, voit le Japonais lui reprendre 19 points à deux courses du dénouement[21]. Le suspense dure jusqu'à la dernière course disputée à Oslo. En terminant huitième juste derrière Watabe, Lamy-Chappuis s'assure le gain de sa troisième coupe du monde consécutive. Il est le troisième athlète après le Japonais Kenji Ogiwara (de 1993 à 1995) et le Finlandais Hannu Manninen (quatre fois lauréat de 2004 à 2007), à réaliser cette performance[22].

Saison 2012-2013 : triple champion du monde[modifier | modifier le code]

Jason Lamy-Chappuis est le favori de la saison 2012-2013[23]. Le Français commence sa saison par une deuxième place à Lillehammer derrière Magnus Moan[24]. Quatrième le lendemain d'une penalty race[25], Lamy-Chappuis remporte la semaine suivante à Kuusamo l'épreuve de gundersen puis obtient avec Sébastien Lacroix la troisième place du sprint par équipe. Il perd la tête de la coupe du monde la semaine suivante au profit de Moan, vainqueur de la première épreuve de Ramsau am Dachstein[26], puis la regagne le lendemain grâce à sa place de deuxième derrière Mikko Kokslien[27]. Lamy-Chappuis conclut l'année 2012 avec 32 points d'avance sur Magnus Moan et 155 sur le troisième, Bernhard Gruber[28].

Lamy-Chappuis commence l'année 2013 par une victoire à Schonach devant Akito Watabe et accentue son avantage sur Moan, troisième du jour[29]. La semaine suivante, à Chaux-Neuve « à domicile », le Français est sixième de la course individuelle avant d'obtenir la troisième place du sprint par équipe, associé à Sébastien Lacroix[30]. Quinzième des deux manches de Seefeld remportées par l'Allemand Eric Frenzel, Lamy-Chappuis termine ensuite cinquième de l'épreuve de Klingenthal gagnée par Frenzel. Grâce à ses trois victoires consécutives, ce dernier prend la tête de la coupe du monde avec deux points d'avance sur le Français[31]. Cinquième le lendemain de la penalty race remportée par Frenzel, Lamy-Chappuis voit son retard passer à 57 points[32].

Le 22 février, lors des Championnats du monde de ski nordique à Val di Fiemme, Jason Lamy-Chappuis remporte la médaille d'or de l'épreuve individuelle sur « tremplin normal » HS 106 en remontant de la 11e place au départ des 10 kilomètres en ski de fond, après avoir pris l'équivalent de 1 minute et 13 secondes de retard sur le Norvégien Håvard Klemetsen qui avait dominé l'épreuve de saut à skis[33]. Sur ce même tremplin, Lamy-Chappuis participe deux jours plus tard à l'épreuve par équipes en compagnie de Sébastien Lacroix, François Braud et Maxime Laheurte. Deuxième après le saut, l'équipe de France, avec Lamy-Chappuis comme dernier relayeur, s'impose au sprint devant Magnus Moan représentant la Norvège[34]. Dixième du saut à ski de l'épreuve du grand tremplin HS 134, Lamy-Chappuis termine finalement médaillé de bronze à l'issue du ski de fond, battu de 37 secondes par Eric Frenzel et devancé au sprint pour la médaille d'argent par Bernhard Gruber[35]. Lamy-Chappuis termine ces Championnats du monde par un nouveau titre sur le sprint par équipes. Associé à Sébastien Lacroix, les deux Français se classent quatrièmes du saut à ski et entament le ski de fond avec un retard de 43 secondes sur la paire allemande Edelmann-Frenzel alors en tête. Les Français remontent leurs adversaires lors des différents relais de la course et s'imposent finalement devant les équipes d'Autriche et d'Allemagne. Lamy-Chappuis devient le premier à remporter trois titres mondiaux lors d'une même édition des Championnats du monde de combiné nordique[36].

Après ces championnats du monde, Lamy-Chappuis est seizième de l'épreuve de Coupe du monde de Lahti. Le dernier week-end de coupe du monde a lieu à Oslo à partir du 15 mars. La première épreuve est remportée par Frenzel, Lamy-Chappuis étant quatrième après s'être classé huitième du saut à ski. Cette victoire assure à l'Allemand de remporter la coupe du monde[37]. Le lendemain, Lamy-Chappuis, à nouveau huitième du saut à ski, parvient à remporter la dernière course de la saison à l'issue des 15 kilomètres de ski de fond au sprint devant Frenzel[38]. Cette victoire lui permet de finir deuxième de la Coupe du monde.

Saison 2013-2014 : porte-drapeau de l'équipe de France olympique[modifier | modifier le code]

Le 14 octobre 2013 à Paris, Jason Lamy-Chappuis est désigné porte-drapeau de l'équipe de France aux Jeux olympiques de Sotchi 2014.

En lice avec Brian Joubert et Ophélie David, Jason Lamy-Chappuis est désigné le 14 octobre 2013 porte-drapeau de l'équipe de France pour les Jeux olympiques de Sotchi 2014[39].

Le 7 décembre, il remporte à Lillehammer sa première victoire de la saison 12 secondes devant Akito Watabe après être parti deuxième après le saut derrière son compatriote François Braud qu'il l'a aidé en course[40]. Il prend provisoirement la tête du classement général à Eric Frenzel. Deux semaines plus tard, à Schonach il retrouve le succès après avoir battu au sprint Johannes Rydzek et Akito Watabe dans un final serré[41].

Malheureusement pour lui, les Jeux de Sotchi ne lui réussissent pas en terminant 35e au petit tremplin, 7e au grand tremplin et 4e, au pied du podium, en relais. Il termine la saison au sixième rang mondial.

Saison 2014-2015[modifier | modifier le code]

Il entame saison par une 18e place en individuel à Ruka où il réagit en terminant troisième du sprint par équipes avec François Braud. Un semaine plus tard à Lillehammer, il se retrouve de nouveau loin au classement avec une 24e place avant de conquérir son premier podium personnel de l'année en terminant troisième le lendemain.

Lors de la troisième étape de l'hiver disputée à Ramsau am Dachstein, lui et ses coéquipiers se classent troisièmes du relais. Dans l'épreuve individuelle, il signe son 26e succès un an après son dernier à l'issue d'un sprint très serré contre le solide fondeur Mikko Kokslien et Fabian Riessle[42]. La suite de sa saison lui apporte moins de succès, son seul résultat significatif étant une quatrième place au deuxième concours individuel de Chaux-Neuve. En janvier, lors de la première étape du Seefeld Triple, il abandonne la course de ski de fond après une blessure au mollet et devra donc se reposer avant les Championnats du monde à Falun[43].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Épreuve / Édition Drapeau : Italie Turin 2006 Drapeau : Canada Vancouver 2010 Drapeau : Russie Sotchi 2014
Sprint 4e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Gundersen 11e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Gundersen PT Épreuve inexistante à cette date médaille d'or, Jeux olympiques Or 35e
GT Épreuve inexistante à cette date 18e 7e
Par équipes 5e 4e 4e
Légende :
Épreuve inexistante à cette date : pas d'épreuve
GT : grand tremplin / PT : petit tremplin.

Championnats du monde de ski nordique[modifier | modifier le code]

Épreuve / Édition Drapeau : Allemagne Oberstdorf 2005 Drapeau : Japon Sapporo 2007 Drapeau : République tchèque Liberec 2009 Drapeau : Norvège Oslo 2011 Drapeau : Italie Val di Fiemme 2013 Drapeau : Suède Falun 2015
Sprint 21e 7e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Départ en ligne Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date médaille de bronze, monde Bronze Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Gundersen 33e 15e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Gundersen PT Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 23e 15e médaille d'or, monde Or médaille de bronze, monde Bronze
GT Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date médaille de bronze, monde Bronze médaille d'or, monde Or médaille de bronze, monde Bronze 6e
Par équipes 7e 6e 4e Épreuve inexistante à cette date médaille d'or, monde Or médaille de bronze, monde Bronze
Par équipes PT Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 5e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
GT Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 4e Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date
Sprint par équipes Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date médaille d'or, monde Or
Légende :
Épreuve inexistante à cette date : pas d'épreuve
GT : grand tremplin / PT : petit tremplin.

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Jason Lamy-Chappuis, Schonach, 2011

Dernière mise à jour le 21 décembre 2014

Différents classements en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Année Classement général final
2003-2004 54e
2004-2005 45e
2005-2006 5e
2006-2007 2e
2007-2008 5e
2008-2009 5e
2009-2010 1er
2010-2011 1er
2011-2012 1er
2012-2013 2e
2013-2014 6e

Détail des victoires[modifier | modifier le code]

Édition / Épreuve Gundersen Penalty Race Sprint Total
2006 Épreuve inexistante à cette date Drapeau : Japon Sapporo 1
2007 Drapeau : Finlande Kuusamo Épreuve inexistante à cette date Drapeau : Norvège Oslo 2
2008 Épreuve inexistante à cette date Drapeau : Allemagne Schonach
Drapeau : Autriche Seefeld
2
2010 Drapeau : Finlande Kuusamo
Drapeau : Norvège Lillehammer
Drapeau : Autriche Ramsau am Dachstein (× 2)
Drapeau : Allemagne Schonach
Drapeau : Norvège Oslo
Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 6
2011 Drapeau : Finlande Kuusamo
Drapeau : Norvège Lillehammer
Drapeau : Autriche Seefeld
Drapeau : France Chaux-Neuve
Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 4
2012 Drapeau : Autriche Ramsau am Dachstein
Drapeau : Autriche Seefeld (× 2)
Drapeau : Allemagne Klingenthal
Drapeau : Italie Val di Fiemme Épreuve inexistante à cette date 5
2013 Drapeau : Finlande Kuusamo
Drapeau : Allemagne Schonach
Drapeau : Norvège Oslo
Épreuve inexistante à cette date 3
2014 Drapeau : Norvège Lillehammer
Drapeau : Allemagne Schonach
Épreuve inexistante à cette date Épreuve inexistante à cette date 2
2015 Drapeau : Autriche Ramsau am Dachstein 1
Total 21 1 4 26
Légende : Épreuve inexistante à cette date : pas d'épreuve

Dernière mise à jour le 22 décembre 2013

Championnats du monde junior[modifier | modifier le code]

Lamy-Chappuis a remporté une médaille d'argent et une de bronze lors de ses participations aux Championnats du monde junior entre 2003 et 2005. En 2003, pour ses premiers mondiaux junior à Sollefteå (Suède), Lamy-Chappuis obtient la médaille de bronze dans l'épreuve par équipes. Un an plus tard, à Stryn (Norvège), il ne remporte pas de médaille mais se classe cinquième en sprit et sixième par équipes. Il effectue sa dernière participation en 2005 à Rovaniemi (Finlande) où il remporte la médaille d'argent en relais et obtient deux places dans les 10 premiers en sprint et en gundersen[7].

Épreuve / Édition Gundersen Sprint Par équipes
Mondiaux 2003
Drapeau : Suède Sollefteå
16e 18e médaille de bronze
Mondiaux 2004
Drapeau : Norvège Stryn
- 5e 6e
Mondiaux 2005
Drapeau : Finlande Rovaniemi
8e 6e médaille d'argent

Championnats de France de ski nordique[modifier | modifier le code]

Épreuve / Édition 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Combiné nordique 1er 1er 1er 1er 1er 1er 1er
Saut spécial 3e 1er 9e 3e
Légende :
Épreuve inexistante à cette date : pas d'épreuve
GT : grand tremplin / PT : petit tremplin.

Style[modifier | modifier le code]

Jason Lamy-Chappuis est avant tout reconnu pour ses qualités de sauteur à ski qui lui permettent de remporter de nombreux concours et d'ainsi s'élancer en tête lors de l'épreuve de fond lors de ses premières saisons. Le Français travaille cependant ensuite son endurance et sa musculation du haut du corps et a ainsi progressé en ski de fond[44].

Divers[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Champion de France junior. Vainqueur du classement général OPA.

Il est en 2010 contractuel des douanes. Il a une licence de pilote privé. Il envisage de devenir pilote de ligne à l'issue de sa carrière de sportif[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lamy-Chappuis est chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur (décret du 14 juillet 2010).

Le 14 octobre 2013, Il est désigné porte-drapeau de la sélection française aux Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Missoula has proud French connection », sur http://missoulian.com,‎ 14 février 2010 (consulté le 12 janvier 2014)
  2. « Jason et Annette Lamy-Chappuis, ambassadeurs pour les JO de la campagne "Merci maman" », sur http://www.journaldesfemmes.com,‎ 6 novembre 2013 (consulté le 12 janvier 2014)
  3. a, b, c et d (en) « Bio Express », sur http://www.flying-jason.com (consulté le 12 janvier 2014)
  4. « Jason Lamy-Chappuis, le Petit Prince du combiné », sur http://www.voixdujura.fr,‎ 14 février 2010 (consulté le 12 janvier 2014)
  5. a et b « Jason Lamy-Chappuis prend son envol », sur http://www.jeunes-fc.com,‎ mars 2005 (consulté le 12 janvier 2014)
  6. « Solleftea (SWE) - FIS Junior World Ski Championships - Men's Team Mass Start K107/4x5 », sur fis-ski.com (consulté le 24 février 2013)
  7. a et b « Jason Lamy-Chappuis - FIS Junior World Ski Championships », sur fis-ski.com (consulté le 24 février 2013)
  8. a et b Jean-Pierre Bidet, « Ce qu'il faut savoir sur Jason Lamy-Chappuis », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎ 25 février 2015
  9. (fr) L'énorme désillusion, eurosport.fr, 25 février 2010, consulté le 16 décembre 2010
  10. (fr) Jason perd sa toison, leprogres.fr, 29 janvier 2011, consulté le 23 janvier 2011
  11. (fr) Stecher blessé à un genou, lequipe.fr, 14 janvier 2011, consulté le 23 janvier 2011
  12. (fr) Chaux-Neuve : Stecher forfait !, ouest-france.fr, 19 janvier 2011, consulté le 23 janvier 2011
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]