Jules Ladoumègue

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Jules Ladoumègue Portail athlétisme
Ladoumègue 1930.JPG
Jules Ladoumègue en 1930
Informations
Discipline(s) Fond, demi-fond
Période d'activité Années 1920 et 1930
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance
Lieu Bordeaux
Décès (à 66 ans)
Lieu Boulogne-Billancourt
Taille 1,74 m
Poids 58 kg
Surnom « Julot »
Records
6 records du monde battus entre 1930 et 1931
Palmarès
Jeux olympiques 0 1 0

Jules Ladoumègue, dit « Julot », né le 10 décembre 1906 à La Bastide, quartier de Bordeaux, et mort le 3 mars 1973 à Boulogne-Billancourt, est un athlète français spécialiste des courses de demi-fond, multiple recordman du monde.

Biographie[modifier | modifier le code]

Quelques jours avant sa naissance, son père docker est écrasé par des blocs en bois en voulant sauver des camarades sur les quais de Bordeaux ; deux semaines après sa venue au monde, sa mère est brûlée vive en le sauvant des flammes lors d'un incendie dans leur demeure.

À l'âge de 12 ans, il travaille comme apprenti jardinier. Après avoir découvert le sport dans un patronage bordelais, les Jeunes du Cypressat de La Teste (FGSPF), il signe à l'Union athlétique bordelaise de 1921 à 1924, au Stade bordelais université club (SBUC) de 1924 à 1927, au Stade français en 1928 et au Club athlétique de la Société générale de 1928 à 1931.

Carrière internationale[modifier | modifier le code]

Il est sélectionné en équipe de France de 1926 à 1931. Il fait son service militaire à Joinville en 1927 et se marie au printemps 1931. Médaillé d'argent du 1 500 m lors des Jeux olympiques de 1928, il améliore six records du monde en 1930 et 1931, sur des distances allant du 1 000 m au 2 000 m.

Détenteur de tous les records mondiaux entre un et deux kilomètres, il est radié à vie par la Fédération le 4 mars 1932, à 26 ans, pour violation des règles de l'amateurisme, ce qui ne l'empêchera pas de descendre triomphalement les Champs-Élysées le 10 novembre 1935 devant 400 000 Parisiens venus lui rendre hommage.

Reconversion[modifier | modifier le code]

Il passe professionnel en 1933, s'exhibant face à des chevaux, ou à l'étranger (URSS), mais le ressort est définitivement cassé. Il est requalifié 12 ans après sa dégradation, en pleine guerre, n'ayant pu assister aux Jeux olympiques d'été de 1932 qu'en simple spectateur aux côtés de Paavo Nurmi, lui aussi radié pour le même motif.

Il anime des émissions sportives à la radio nationale dans les années 1950. En 1955, il publie son autobiographie Dans ma foulée. Très gravement malade, il s'éteint des suites d'un cancer de l'estomac le 2 mars 1973 à l'âge de 66 ans.

Notoriété[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative au 19, rond-point André-Malraux à Boulogne-Billancourt.

Sa foulée déliée était de 2,25 m et il mesurait 1,74 m pour 58 kg. Pour honorer ce grand champion du sport national et international, son nom a été donné à de nombreux complexes sportifs, parmi lesquels le stade Jules-Ladoumègue, porte de Pantin à Paris, celui de Vitrolles dans les Bouches-du-Rhône, celui de Lormont en Gironde, celui de Massy dans l'Essonne et celui de La Roche-sur-Yon en Vendée.

Palmarès[modifier | modifier le code]

  • 19 sélections en équipe de France A, de 1926 à 1931
  • Recordman de France du 3 000 m dès 1927 à Joinville
  • Ses six records du monde battus entre 1930 et 1931, du 1 000 au 2 000 m :
    • 1 000 m : 2 min 23 s 06, le 19 octobre 1930, au stade Jean-Bouin
    • trois-quarts de mile (1 206,82 m) : 3 min 00 s 06, été 1931
    • 1 500 m : 3 min 49 s 02, le 5 octobre 1930 au stade Jean-Bouin
    • mile (1609,10 m) : 4 min 09 s 02, le 4 octobre 1931 au stade Jean-Bouin
    • 2 000 yards (1 828 m) : 4 min 52 s, été 1931
    • 2 000 m : 5 min 21 s 08, été 1931
  • Vice-champion olympique du 1 500 m en 1928
  • Champion de France du 1 500 m en 1928, 1929, 1930 et 1931

Liens externes[modifier | modifier le code]

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