Gare de Lure

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Lure
Image illustrative de l'article Gare de Lure
Bâtiment voyageurs et entrée de la gare en 2008.
Localisation
Pays France
Commune Lure
Adresse Place de la gare
70200 Lure
Coordonnées géographiques 47° 40′ 59″ nord, 6° 29′ 33″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services Intercités
TER Franche-Comté et Lorraine
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est - Mulhouse-Ville
Blainville - Damelevières - Lure
Montbozon - Lure
Voies 3 (+ voies de service)
Quais 2 (dont un central)
Transit annuel 127 803 (année 2000)[1]
Altitude 293 m
Historique
Mise en service 26 avril 1858

La gare de Lure est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, située sur le territoire de la commune de Lure, sous-préfecture du département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est mise en service en 1858 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est. Lure a possédé quatre gares distinctes[2], mais à des époques différentes ; seulement trois gares fonctionnèrent en même temps.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par des trains Intercités, TER Franche-Comté et TER Lorraine.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de bifurcation de Lure est située au point kilométrique (PK) 410,969[3] de la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville, entre les gares ouvertes de Vesoul[4] et de Ronchamp, au PK 126,696[5] de la ligne de Blainville - Damelevières à Lure et au PK 485,349 de la ligne de Montbozon à Lure fermée au service des voyageurs. Son altitude est de 293 m[6].

La gare avec la ligne, les quais et les voies de service en 2008.
La gare avec la ligne, les quais et les voies de service en 2008.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'intérieur de la gare et l'arrivée du train à vapeur reliant Calais à Bâle au début des années 1900.
L'intérieur de la gare et l'arrivée du train à vapeur reliant Calais à Bâle au début des années 1900.
Devant la gare des Chemins de fer de l'Est se trouvait le petit bâtiment voyageurs des Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône, dont la locomotive no 9 est prête au départ.
Réhabilitation du tronçon de Lure à Villersexel, désaffecté depuis 20 ans. Ce projet fait partie de la construction de la LGV Rhin-Rhône.

La station de Lure est mise en service le 26 avril 1858 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Vesoul à Belfort qui permet l'ouverture de la totalité de sa ligne de Paris à Mulhouse[7].

La ville a participé au financement et légué gratuitement 90 ares de terrains, malgré quelques refus notamment celui d'une famille bourgeoise qui stoppa provisoirement le projet. Ce terrain fut échangé le [8]. La gare fut dotée d'un télégraphe[9] à usage exclusivement professionnel. À l'époque, la gare n'était qu'un groupe de plusieurs bâtiments et d'un réservoir à eau pour les locomotives à vapeur.

Avec le succès du rail en France, tant pour le nombre de voyageurs que la quantité de marchandises transportée, la gare atteint ses limites. Il fut alors décidé d'un premier agrandissement en avril 1876. Les travaux dureront se 1878 à 1879. Parmi les nouveautés, on peut citer la présence de WC, d'une lampisterie, d'une passerelle et d'un foyer pour cheminots, sur deux étages, de 21 mètres sur 9 mètres[10]. Il servait comme hôtel, pour héberger, nourrir et proposer des lavabos aux équipes de relais et aux équipes présentes sur les trains qui, à l'époque, étaient beaucoup plus lents.

Malgré tous ces aménagements, la gare est toujours insuffisante en matière de capacités, de taille et de rendement. Des projets seront étudiés, et de nouveaux travaux seront exécutés en 1905[11]. En 1910, la gare est rasée pour laisser la place à un plus grand complexe. Le bâtiment principal, le seul subsistant, sera très agrandi et remis à neuf. Il mesure une cinquantaine de mètres de longueur pour une quinzaine de mètres de largeur. La gare possède trois quais pour les voyageurs, soit un de plus. Les voies de manœuvre passent de 7 à 21[12]. La gare fonctionne à plein rendement, ce qui rend la région économiquement prospère. Cent vingt cheminots y travaillent. Un nouveau château d'eau encore plus grand est en place.

Elle a été la cible de quelques bombes durant la Première Guerre mondiale et a participé à l'acheminement du matériel militaire allemand lorsque Lure a été envahie pendant la Deuxième Guerre mondiale.

D'innombrables sabotages ont eu lieu dans la Haute-Saône et dans la Franche-Comté ; plusieurs ponts ont été détruits et de multiples déraillements ont eu lieu. À Lure, peu de choses se sont passées pendant la guerre. Le 22 septembre 1941, une voie a été détruite par une explosion. Un autre sabotage visant une grue a échoué. Un rumeur court que l'explosif serait toujours enterré profondément. Un train a été envoyé sans aucune personne à bord, mais il a été arrêté quelques dizaines de kilomètres plus loin. Trois employés ont été abattus par les Allemands : Louis Girard (auxiliaire), Marcel Vienot (homme d'équipage) et Jean Didier (auxiliaire). Ils n'étaient pas les seuls dans ce cas. On rapporte que[Qui ?] lorsque la région a commencé à être reprise par les Alliés, un train de marchandises pillées partait en direction de l'Allemagne. Celui-ci contenait d'énormes tonneaux de vin qui ont été consommés rapidement par la population locale. C'est le conducteur du train qui l'avait expressément arrêté.

Pendant les années 1990, le château d'eau est retiré, et un parking fait face à la gare. Un arrêt de bus des lignes saônoises se trouve devant la gare[13]

La ville de Lure n'a pas toujours eu qu'un réseau de chemin de fer. Elle disposait également d'un tramway interurbain, dont le parcours commençait en gare de Lure, passait par le Mont Châtel, et continuait sa route sur plusieurs kilomètres. Il s'agissait des Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône. En 1910, lors de l'apogée du trafic, pas moins de 18 trains entraient et sortaient de la gare[14].

Actuellement, la ville travaille à la réhabilitation de la ligne désaffectée allant à l'avant-poste de Villersexel, ce qui évite un trafic coûteux et polluant de plus de 1 000 camions par jour[15].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

La passerelle couverte, accessible aux personnes à la mobilité réduite, permet l'accès en toute sécurité au deuxième quai (construite en 2006).

Accueil[modifier | modifier le code]

C'est une gare SNCF qui dispose d'un bâtiment voyageurs, avec du personnel permanent. Le hall de la gare est ouvert tous les jours du lundi au samedi de h 30 à 21 h 15 et le dimanche et les jours fériés de h 45 à 23 h 15. Les guichets sont accessibles du mardi au vendredi de 10 h à 12 h 40 et de 14 h à 18 h 30 ainsi que le samedi de h 15 à 16 h 20 ; ils sont fermés le dimanche et le lundi. Elle est équipée d'automates pour l'achat des titres de transport[16].

Une passerelle couverte munie de deux ascenseurs et deux escaliers permet le passage au-dessus des voies.

Desserte[modifier | modifier le code]

Lure est une gare de grandes lignes, desservie[16] par des trains Intercités qui effectuent des relations entre les gares de Paris-Est et de Belfort.

C'est également une gare régionale desservie[16] par des trains TER Franche-Comté sur la relation VesoulLureBelfortMontbéliard et avec le TER Lorraine sur la relation NancyÉpinalLuxeuil-les-BainsBelfort.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[16].

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

La gare est ouverte au service du fret[17].

Projets[modifier | modifier le code]

La municipalité milite pour l'électrification de la ligne ferroviaire Épinal - Belfort qui permettrait la desserte de la gare par des TGV Luxembourg-Lorraine-Lyon-Méditerranée[18].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Desserte et trafic en Haute-Saône, Conseil Général 70.
  2. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023) op. cit. p. 40.
  3. Revue La Vie du Rail, no 1 792, page 53.
  4. Avant sa fermeture, la gare précédant Lure en direction de Vesoul était la gare de Genevreuille.
  5. Livre : Nouvelle géographie ferroviaire de la France, par Gérard Blier, tome 2, planche no 13.
  6. Fiche IGN.
  7. François et Maguy Palau, « 3.8 Vesoul-Belfort : 26 avril 1858 », dans Le rail en France : le second empire (1858-1863), tome 2, F. et M. Palau, 2001 (ISBN 2-950-94212-1), p. 18.
  8. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023) op. cit. p. 41 paragraphe 5
  9. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023), op. cit., p. 42, paragraphe 3.
  10. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023), op. cit., p. 42, paragraphe 5.
  11. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023), op. cit., p. 42, paragraphe 7.
  12. SHAARL, Bulletin no 23, Belfort, Océ Facility Service Est, , 125 p., 29x20.5 (ISSN 0751-2023), op. cit., p. 43, paragraphe 1.
  13. Pdf des horaires et des noms d'arrêts de la ligne Luxeuil-Lure
  14. Lure, Archives et patrimoine photographique de la Haute-Saône, page 72.
  15. Article de journal concernant la réhabilitation.
  16. a, b, c et d « Services & Gares / Gare Lure », sur http://www.ter.sncf.com/, (consulté le 13 mai 2015).
  17. Site Fret SNCF : la gare de Lure.
  18. Connecter Lure au TGV, Le journal de la ville de Lure, Hiver 2009-2010, p. 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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