Vie extraterrestre

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la vie extraterrestre d'un point de vue scientifique. Pour la vie extraterrestre dans la fiction, voir Extraterrestre (fiction).

La vie extraterrestre (extra, au sens du latin « au-dehors, à l'extérieur ») désigne toute forme de vie présente ailleurs que sur la planète Terre.

La mise en évidence d'une vie extraterrestre présente ou passée est un sujet de recherche scientifique actif depuis les années 1980 avec une première tentative de recherche d'indices par les sondes du programme Viking envoyées sur le sol de la planète Mars. Depuis la fin des années 1990 la NASA poursuit un programme d'exploration spatiale très actif visant à mettre en évidence des indices de vie présente ou fossile sur Mars : analyse poussée des sols (rover Curiosity), recherche et identification des sources de méthane, caractérisation des environnements favorables à la vie dans l'histoire de Mars. D'autres sondes spatiales ont identifié des environnements qui pourraient être favorables à des formes de vie plus ou moins complexes : océans souterrains sans doute présents sur Europe, satellite de Jupiter, et sur Encelade, satellite de Saturne, atmosphère dense et complexe de Titan également satellite de Saturne. La découverte d'indices de vie se heurte toutefois aux limitations imposées à la masse des instruments embarqués sur les sondes spatiales qui ne permet pas de pousser les analyses. Une mission de retour d'échantillons martiens, étudiée mais jusque là non financée, pourrait permettre une avancée décisive dans le domaine. Ces différents projets ont donné naissance à une nouvelle science, l'exobiologie, qui étudie de manière interdisciplinaire les facteurs et les processus ayant amené à l'apparition de la vie d'une manière générale, et à son évolution.

De nombreuses exoplanètes (planètes tournant autour d'autres étoiles) ont été détectées au cours de la décennie 2010 par des télescopes spatiaux comme le télescope spatial Kepler. Des progrès importants dans les instruments de détection permettront au cours des années à venir d'identifier par spectrométrie des atmosphères d'exoplanètes présentant des indices de vie tels que la présence d'oxygène.

Un raisonnement statistique basé sur des constats comme l'abondance des étoiles dans l'univers (400 milliards dans la seule Voie Lactée), l'ancienneté de notre galaxie (plus de 10 milliards d'années), le rythme fulgurant des progrès techniques sur Terre au cours des deux derniers siècles et des hypothèses telles que le principe de non anthropocentrisme (le système solaire a une configuration "banale", l'apparition de la vie puis de la vie intelligente résultent de processus fréquemment rencontrés) débouche sur la conclusion que la vie intelligente dans l'univers devrait être répandue, ancienne et donc visible. Or à ce jour aucun élément observationnel de vie extraterrestre n'a été identifié par la communauté scientifique. Ce paradoxe, formalisé avant même le début de l'ère spatiale par Fermi, pourrait s'expliquer par la remise en question de plusieurs hypothèses avancées (probabilité d'apparition de la vie et/ou de la vie intelligente, contraintes d'environnement, ...). Différents programmes d'observation financés par des initiatives privées, baptisés SETI (Search for Extra-Terrestrial Intelligence), s'appuyant sur le raisonnement statistique tentent de détecter la présence de civilisations extraterrestres avancées présentes dans d'autres systèmes solaires. Ils analysent à l'aide de radiotélescopes les émissions radio émanant des étoiles les plus proches depuis la décennie 1960.

La vie extraterrestre et ses interactions avec l'espèce humaine sont par ailleurs des thèmes récurrents de la science-fiction (nouvelles et romans, films, jeux vidéo, etc.). La présence actuelle ou passée d'êtres extraterrestres intelligents sur la Terre est une croyance très répandue depuis le début de l'ère spatiale. On lui associe l'origine des OVNI (objets volants non identifiés) et différentes théories spéculatives associées à des formation naturelles ou non spectaculaires (géoglyphes de Nazca, pyramides d'Égypte. La doctrine du mouvement raëlien se base sur un prétendu contact avec des extraterrestres hautement intelligents à l'origine de la vie sur Terre.

La vie extra-terrestre : une hypothèse envisagée dès l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Dès l'Antiquité, certains philosophes grecs supposent l'existence de civilisations peuplant des planètes extraterrestres. D'après l'universitaire Evgenya Shkolnik, l'hypothèse d'une vie extraterrestre « remonte au moins à Anaximandre (vers 610 av. J.-C. – vers 546 av. J.-C.), philosophe grec qui postula une « pluralité cosmique » — l'idée qu'un nombre élevé, si ce n'est infini, de planètes dotées de vie extraterrestre puissent exister »[1]. Au Ier siècle av. J.-C., Lucrèce, dans De natura rerum, mentionne la possible existence d’extraterrestres :

« Si la même force, la même nature subsistent pour pouvoir rassembler en tous lieux ces éléments dans le même ordre qu’ils ont été rassemblés sur notre monde, il te faut avouer qu’il y a dans d’autres régions de l’espace d’autres terres que la nôtre, et des races d’hommes différentes, et d’autres espèces sauvages. »

. En 1584, dans Le Banquet des Cendres, Giordano Bruno fait également mention de la possibilité d’habitants d’autres mondes :

« La quatrième [partie] affirme […] que ces mondes sont autant d’animaux dotés d’intelligence, qu’ils abritent une foule innombrable d’individus simples et composés, dotés d’une vie végétative ou d’entendement, tout comme ceux que nous voyons vivre et se développer sur le dos de notre propre monde. »

. Dans sa Critique de la raison pure (1781), Kant écrit :

« S’il était possible de décider la chose par quelque expérience, je parierais bien toute ma fortune que quelqu’une au moins des planètes que nous voyons est habitée. Aussi n’est-ce pas simplement une opinion, mais une ferme foi (sur l’exactitude de laquelle je hasarderais beaucoup d’avantages de la vie), qui me fait dire qu’il y a aussi des habitants dans d’autres mondes. »

. Bien d'autres passages, dans divers textes de Kant, témoignent de son intérêt pour la vie sur d'autres planètes. Les êtres rationnels non terrestres sont même pour lui un point de comparaison nécessaire pour pouvoir définir l'humanité[2].

L'apparition de la vie : quels processus et quelles contraintes ?[modifier | modifier le code]

Article principal : Exobiologie.

Les interrogations autour de la présence de la vie ailleurs que sur Terre passent par la compréhension des facteurs et des processus, notamment géochimiques et biochimiques, qui permettent l'apparition de la vie et son évolution. L'exobiologie, science consacrée à ce thème apparue dans les années 1920, s'attache à rechercher les processus présidant à l’évolution de la matière organique simple (biomolécules : chaînes peptidiques, nucléiques ou lipidiques) vers des structures plus complexes (premières cellules, premiers systèmes génétiques, etc.) autant que d'éventuelles traces ou possibilité de vie sur d'autres astres connaissant des environnements radicalement différents du nôtre[3].

Le système solaire banalisé ?[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Exoplanète.

Les théories concernant la naissance du système solaire mises au point au 20ème siècle font de la création des planètes un phénomène normal sans qu'on puisse quantifier sa probabilité. Christian Huygens est le premier astronome à envisager l'utilisation des instruments d'observation afin de détecter des planètes tournant autour d'une autre étoile. Mais jusqu'au début des années 1990, malgré de nombreuses tentatives, aucune observation ne peut être réalisée. Les progrès de l'électronique et les débuts de l'ère spatiale qui permettent de placer des observatoires dans l'espace changent la donne au début des années 1990. Une première exoplanète est détectée en 1989 par une équipe suisse. Au cours des années suivantes les observations suivantes se multiplient. Le télescope spatial télescope spatial Kepler lancé en 2009 effectue un recensement systématique des planètes présentes dans une petite portion du ciel à moins de 2000 années-lumières en utilisant une technique d'observation indirecte (la méthode des transits). La mission spatiale permet de détecter plus de 2500 planètes avec des répercussions importantes sur notre compréhension de la formation des systèmes solaires. Il est désormais établi que les planètes sont abondantes (en moyenne au moins une planète par étoile) mais leurs caractéristiques sont souvent très différentes de celles du système solaire. Ces progrès de l'astronomie donnent du poids aux partisans du principe de médiocrité selon lesquels la Terre et l'évolution des espèces ayant conduit à l'apparition de l'homme, constituent des caractéristiques banales dans l'univers qui sont donc sans doute partagées avec d'autres planètes de notre galaxie.

Recherche de la vie dans le système solaire[modifier | modifier le code]

Les spéculations concernant la présence de la vie extraterrestre ont très tôt porté sur les planètes du système solaire en particulier Mars et Vénus. Depuis les années 1980, grâce aux sondes spatiales, des recherches scientifiques in situ d'une vie présente ou passée sont effectuées sur Mars.

Mars[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Vie sur Mars et Exploration de Mars.

Contrairement aux autres planètes du Système solaire, Mars a sans aucun doute connu par le passé des conditions assez proches de celles régnant sur Terre qui ont pu, mais cela reste à confirmer, permettre l'apparition de la vie. Depuis l'invention du télescope, cette planète de type terrestre intrigue les scientifiques comme le grand public. Les premières observations télescopiques révélèrent des changements de couleur à sa surface, faisant penser à de la végétation qui évoluerait selon les saisons. En 1877 Giovanni Schiaparelli croit observer des canaux suggérant l'existence d'une vie intelligente. Ces interprétations ont rapidement suscité un vif intérêt du public pour la « planète rouge ». Plus tard, les observations des deux lunes, Phobos et Déimos, des calottes polaires, d'Olympus Mons (la plus haute montagne connue du système solaire) et de Valles Marineris (le plus grand canyon jamais observé) ont maintenu l'intérêt pour l'étude et l'exploration de celle-ci. Mais le premier survol de Mars par la sonde américaine Mariner 4 (1964) révèle une planète beaucoup moins accueillante que prévu dotée d'une atmosphère très ténue, sans champ magnétique pour la protéger des rayonnements stérilisants et comportant une surface d'apparence lunaire très ancienne. Toutefois, les observations plus poussées menées par l'orbiteur Mariner 9 (1971) montrent que Mars présente en fait une géologie plus complexe avec des traces de volcanisme et des formes peut-être façonnées par des eaux de surface dans des temps anciens. Il existe également aujourd’hui encore sur cette planète du pergélisol, voire du mollisol[4]. Il est donc possible qu’il subsiste encore des traces de vie.

En 1976 les deux atterrisseurs américains du programme Viking sont les premiers engins équipés d'instruments d'analyse relativement sophistiqués à se poser sur la planète. Ils tentent de détecter la présence d'une vie microbienne au moyen d'un mini laboratoire embarqué mais ils ne parviennent pas à obtenir de résultats déterminants. Les observations depuis l'orbite (Mars Global Surveyor, Mars Odyssey, Mars Reconnaissance Orbiter, Mars Express) et au sol (les rovers Spirit et Opportunity) se multiplient à compter des années 1990. Au début des années 2000, la NASA demande à un groupe de travail représentant la communauté scientifique internationale, d'identifier les orientations à donner à l'exploration martienne pour la décennie 2010-2020. Le résultat de ces travaux est publié en 2003. La recherche de l'eau qui avait servi de fil conducteur aux missions des années 1990 est remplacée par celle des composants permettant l'apparition de la vie. Parmi les objectifs identifiés figurent la recherche de la présence de signes du vivant dans le passé de Mars et une mission de retour d'échantillons martiens s'appuyant sur un rover pour la collecte du sol. En conséquence la NASA développe un astromobile lourd et polyvalent Curiosity dont l'instrumentation permet l'étude de la chimie du carbone sur Mars et l'analyse des dépôts hydrothermaux. En 2018 les recherches au sol de Curiosity ont confirmé la présence par le passé d'un milieu aqueux mais n'ont pas permis de faire avancer la question de la présence de la vie sur Mars. La mission de retour d'échantillons martiens, complexe et couteuse, n'a de son côté pas trouvé en 2018 de financement. Un autre axe de recherche de la vie est l'analyse de la présence et du processus de génération de certains gaz (méthane, ammoniac) dans l’atmosphère martienne qui pourrait être un indice de présence actuel de la vie. Deux orbiteurs, MAVEN (lancé en 2013) et ExoMars Trace Gas Orbiter (2016), doivent notamment étudier cette question.

Un indice d’existence d’une forme de vie extraterrestre serait de petites structures minéralisées attribuées à des bactéries retrouvées dans le fragment de météorite ALH84001, supposé d'origine martienne[5]. La validité de cette découverte reste à confirmer. L’hypothèse martienne de l’origine de la bactérie polyextrémophile Deinococcus radiodurans est également envisagée. La sonde Mars Global Surveyor aurait trouvé, par ailleurs, des formes sur Mars faisant penser à de la végétation. Les avis sont partagés sur ce point, mais la théorie actuelle de la NASA est que les taches sont composées de fragments de cendres basaltiques, soit d'agrégats de poussière sombre qui formeraient des résidus de sublimations sur de nombreux sites[6]. Selon André Debus du CNES, un milliard de bactéries auraient été amenées sur Mars par les différentes explorations américaines et européennes[7],[8],[9]. Selon la NASA[10], la caméra de la sonde Surveyor 3, envoyée sur la Lune deux ans plus tôt et insuffisamment décontaminée, portait encore, à son retour sur Terre après sa récupération par l’équipage d’Apollo 12, une colonie de bactéries (Streptococcus mitis). Ces micro-organismes auraient donc survécu au vide et à l’absence de source nutritive. Cette conclusion a cependant été contestée en 2010 par des scientifiques de la Nasa (A Microbe on the Moon? Surveyor III and Lessons Learned for Future Sample Return Missions).

Satellites glacés des planètes externes[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

La surface craquelée d'Europe, l'une des lunes galiléennes de Jupiter, laisse présager la présence d'eau sous forme liquide sur ce satellite, ce qui est un critère souvent jugé primordial par les exobiologistes pour l'apparition de la vie. Conséquemment, des chercheurs procèdent à l'étude d'une possible vie extraterrestre sur cet astre.

Encelade[modifier | modifier le code]

En 2005, des sondes ayant survolé Encelade, un satellite de Saturne, ont détecté des geysers de vapeur d'eau émanant du pôle sud de l'astre. En 2008, on découvre que ces geysers sont aussi constitués de sel et de matières organiques, éléments indispensables à la vie. Le 3 avril 2014, la NASA annonce la découverte d'un océan sous la surface gelée du pôle sud d'Encelade. Le satellite devient, avec Mars et Europe, un des astres les plus disposés à abriter la vie. Le , la NASA annonce la détection de la présence d'hydrogène moléculaire (indice supplémentaire de conditions propices à la vie sur Encelade), lors de la mission Cassini-Huygens[11].

Titan[modifier | modifier le code]

Alors que Saturne est considérée comme non propice à la vie, Titan, sa plus grande lune, possède une atmosphère bien développée[12].

Cérès[modifier | modifier le code]

La cartographie opérée dans le visible et l'infrarouge par le spectromètre à bord de Dawn a révélé la présence d'un pic d'absorption vers 3,4 µm. Ce pic, qui est caractéristique de la matière organique aliphatique, est principalement observable dans une région d'environ 1 000 km2, à proximité du cratère Ernutet. La présence sur Cérès de minéraux hydratés contenant de l'ammoniac, de la glace d'eau, des carbonates, des sels et de la matière organique indique un environnement chimique très complexe, éventuellement favorable à la chimie prébiotique[13],[14], d'autant plus qu'il est probable que cette planète naine héberge un océan d'eau liquide sous la glace de surface.

Vénus[modifier | modifier le code]

Carl Sagan, David Grinspoon (en) et Dirk Schulze-Makuch (en) ont émis l'hypothèse que des microbes pourraient exister dans les couches stables de nuages situées 50 km au-dessus de la surface de Vénus[15].

Météorites[modifier | modifier le code]

La plupart des météorites proviennent presque certainement de fragments d'astéroïdes. De nombreux composés organiques, dont des acides aminés, ont été découverts dans plusieurs chondrites. La signature spectrale de composés organiques dans le spectre de réflexion infrarouge des astéroïdes et de Cérès a été recherchée pendant des décennies, mais sans succès jusqu'en 2016, alors qu'elle a été détectée à plusieurs reprises dans les noyaux cométaires.

Richard B. Hoover, scientifique réputé issu de la Nasa, affirme en mars 2011 dans The Journal of Cosmology[16] avoir découvert, dans les tranches intérieures fraîchement fracturées de trois météorites du groupe CI1, des fossiles de cyanobactéries dont il défend l'origine extraterrestre. Cependant, cela fait plusieurs années que ce chercheur soutient ce type de déclarations et la Nasa, immédiatement, prend ses distances avec lui, affirmant qu'il n'y a pas de preuves certaines[17].

Tentatives d'observations radio[modifier | modifier le code]

Le radiotélescope Very Large Array en configuration D.

Les progrès de la radioastronomie, le début de l'ère spatiale et l'exploration in situ de notre système solaire incitent des astronomes à tenter de percer cette énigme en analysant de manière systématique les signaux radio susceptibles de constituer les signatures de civilisations extraterrestres. Le programme SETI émerge au début des années 1960 aux États-Unis qui se situe à l'époque à la pointe de l'exploration spatiale et dispose des plus gros budgets consacrés à la recherche astronomique. L'humanité commence à écouter les différentes sources d'émission d'ondes radio à compter des premiers développements de la radioastronomie durant la première moitié du vingtième siècle. Un demi-siècle de science-fiction ayant fortement influencé l'imaginaire des chercheurs (cf. « Œuvres de fiction »), l'hypothèse du message artificiel est souvent envisagée, lors des débuts de la radioastronomie, pour expliquer l'origine de ces derniers.

Pulsars[modifier | modifier le code]

En 1968, une équipe de radioastronomes anglais découvre un signal radio extrêmement stable et régulier dans le temps, en provenance d’une région fixe du ciel. Le signal est d’abord baptisé « LGM-1 », pour Little Green Men 1 (Petit Homme Vert 1) car il est dans un premier temps soupçonné de ne pouvoir être d’origine "naturelle". Il s’agissait en réalité du signal émis par un pulsar, un résidu ultracompact d’étoile en rotation très rapide, émettant un fort rayonnement électromagnétique le long de son axe magnétique[a], le faisceau émis balaie périodiquement certaines régions du ciel tel un phare.

Le programme de recherche SETI[modifier | modifier le code]

Le programme SETI, pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence (Recherche d'une intelligence extraterrestre), est un programme de recherche fondamentale d'origine américaine qui a été conçu dans l'objectif d'essayer de repérer des ondes électromagnétiques émises par des civilisations étant entrées dans le stade industriel, technologique et scientifique. Il regroupe aujourd’hui environ 70 projets internationaux dont l’objectif est de détecter les signaux qu'une intelligence non terrestre pourrait émettre, volontairement ou non, depuis sa planète d'origine.

Pour cela, les projets analysent les ondes radio ou laser provenant de l'espace et essayent de détecter les signaux par opposition au bruit de fond. Le programme suppose qu’une autre forme de vie intelligente envoie des messages comme nous, voire nous cible. Cette idée semble naitre au XIXe siècle et plusieurs idées voient ainsi le jour[18]. On note ainsi celle de Carl Friedrich Gauss qui projetait de planter un champ de pins de forme géométrique au sein d’un champ de blé, le contraste devant être visible depuis Mars. La découverte des canaux martiens, interprétés alors comme des constructions intelligentes, va relancer plusieurs projets plus ou moins utopiques. Celui de Charles Cros consistait en une lampe électrique braquée au niveau d’un astre et envoyant des signaux périodiques. Nikola Tesla, persuadé d’avoir capté des signaux venant de Mars, étudie, dans les années 1930, la faisabilité d’une communication par ondes hertziennes.

Actuellement, diverses technologies sont utilisées dans ce but incluant radiotélescope, Arecibo (programme SETI@home), signaux lumineux de type laser, détection par télescopes, cuves Cerenkov, lumière visible ou rayons gamma. Jusqu’à ce jour, et en dehors du fameux signal Wow ! capté en 1977, l’usage de ces technologies n’a donné aucun résultat concluant qui irait dans le sens de l’existence d’une civilisation extraterrestre comparable à la nôtre. Toutefois, pour espérer obtenir un résultat, de telles technologies qui sont tributaires de la vitesse de propagation de la lumière dans le milieu interstellaire doivent pouvoir être mises en œuvre sur le long terme, voire le très long terme. En effet, la radioastronomie n’existant que depuis 1930 et les programmes de recherche de vie extraterrestre étant encore plus récents, cela signifie que le temps passé par l’espèce humaine à rechercher de possibles civilisations extraterrestres est encore très court s'il est comparé à la durée d’existence des civilisations connues.

Par ailleurs, l’usage des technologies en question implique notamment que l’hypothétique civilisation extraterrestre émettrice du signal dispose de technologies au moins similaires. Cela implique aussi que cette civilisation peut produire et produit effectivement des signaux exploitables par ces technologies. On peut donc logiquement exclure la possibilité de détecter par ces moyens des civilisations qui ne sont pas suffisamment avancées pour utiliser ces technologies (ou être détectées par elles) ou bien qui, à l’inverse, sont plus avancées technologiquement que nous ne le sommes et utilisent peut-être des technologies dépassant nos connaissances actuelles. Seule la multiplication des techniques, méthodes et technologies utilisées, ainsi que leur usage à long terme, semblent donc pouvoir permettre d’espérer obtenir un jour le résultat escompté, à savoir la détection d’une intelligence extraterrestre[19].

Le Paradoxe de Fermi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paradoxe de Fermi.

Le nombre de civilisations présentes dans la galaxie est difficile à établir car de nombreux facteurs nous échappent. Toutefois le paradoxe de Fermi met en évidence que jusque-là aucune civilisation extraterrestre ne nous a contacté alors que l'ancienneté de notre galaxie (10 milliards d'années) aurait du permettre à certaines d'entre elles d'accéder au voyage interstellaire et de laisser des traces dans notre système solaire.

Ce paradoxe est énoncé dans les années 1950 par le physicien Enrico Fermi. Il repose sur plusieurs hypothèses

  • au moins une civilisation extraterrestre au sein de notre galaxie, la Voie lactée, a réussi à développer le voyage interstellaire avec des vaisseaux circulant à une vitesse très inférieure à la vitesse de la lumière.
  • cette civilisation, pour une raison quelconque, explore et colonise notre galaxie.
  • Elle progresse par bonds, colonisant une planète pendant quelques centaines ou milliers d’années, avant d'envoyer des dizaines de vaisseaux vers de nouvelles conquêtes[20].

D'après les calculs de Fermi, l’ensemble de la galaxie devrait avoir été visitée ou colonisée par cette civilisation extraterrestre hypothétique après seulement quelques centaines de millions d'années, la faible vitesse de déplacement des vaisseaux étant largement compensée par l’augmentation exponentielle du nombre de vaisseaux de colonisation. Enrico Fermi exprime alors ce qui deviendra le paradoxe de Fermi : « si les extraterrestres existent, mais où sont-ils donc ? ». Un million d’années ne représentant que peu de chose à l’échelle de la galaxie, ils devraient donc être omniprésents et il devrait être impossible de ne pas les voir. Depuis son énonciation, plusieurs hypothèses ont été émises pour expliquer le paradoxe de Fermi :

  1. La tendance à la colonisation de la galaxie par une civilisation extraterrestre est une supposition anthropocentrée qui est difficile à démontrer. « Ce n'est pas parce que nous le ferions qu'ils le feraient nécessairement ».
  2. L'humanité n'a pas nécessairement pris conscience de l'existence de toutes les formes de vie qui l'entourent. La découverte récente des organismes thermophiles et de traces de méthane dans l'atmosphère de Mars en sont des exemples. De plus, une civilisation extraterrestre avancée pourrait éventuellement se dissimuler et éviter des contacts avec l'humanité selon l’hypothèse du zoo de John A. Ball. « Ce n'est pas parce que nous ne les voyons pas qu'ils ne sont pas là ».
  3. L'apparition tardive des éléments lourds (plus massifs que le lithium) dans l'Univers, nécessaire pour le développement de la vie sous sa forme actuellement connue, a pu limiter le temps l'apparition de civilisations extraterrestres.

Équation de Drake[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Équation de Drake.

En 1961, l'astronome américain Frank Drake proposa une équation afin d'estimer le nombre potentiel de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec qui nous pourrions entrer en contact. Cette équation présente le problème de l’existence ou non des extraterrestres en partant d’une approche positiviste.

Ainsi, Drake propose de calculer le nombre de civilisations extraterrestres dans notre galaxie avec lesquelles on pourrait entrer en contact par la formule :

où :

  • est le nombre d’étoiles dans notre galaxie.
  • est la fraction d’étoiles disposant d’un système planétaire.
  • est le nombre de planètes (dans un système donné) où la vie est écologiquement possible.
  • est la fraction de planètes biocompatibles où la vie est effectivement apparue.
  • est la fraction de planètes habitées sur lesquelles une forme de vie intelligente est effectivement apparue.
  • est la fraction de planètes habitées par une vie intelligente sur lesquelles on rencontre une civilisation technique capable de communications.
  • est la fraction de la durée de vie planétaire accordée à une civilisation technique.

Si le premier terme () est connu avec une assez grande précision (environ 4 ×1011 étoiles), la grande difficulté réside dans l’évaluation des autres facteurs. Et selon les évaluations faites par les uns ou les autres, la probabilité varie considérablement (entre quasi impossibilité et profusion de voisins avec qui communiquer).

Cette équation fut popularisée par l'astronome et vulgarisateur scientifique Carl Sagan.

Équation de Seager[modifier | modifier le code]

En 2013, Sara Seager a proposé une version modifiée de l'équation de Drake pour estimer le nombre de planètes habitables dans la galaxie[21]. Au lieu de considérer des extraterrestres ayant une technologie radio, Seager s'est simplement intéressée à la présence d'une quelconque vie extraterrestre. L'équation se concentre sur la recherche de planètes avec des biomarqueurs, molécules (gaz ici) produits par les organismes vivants qui peuvent s'accumuler dans l'atmosphère d'une planète à des niveaux détectables par des télescopes spatiaux distants[21].

L'équation de Seager est :

avec :

  • N : le nombre de planètes avec des signes de vie détectables,
  • N* : le nombre d'étoiles observées,
  • FQ : la fraction d'étoiles calmes,
  • FHZ : la fraction d'étoiles avec des planètes rocheuses situées dans la zone habitable,
  • Fo : la fraction de ces planètes qui peuvent être observées,
  • FL : la fraction de ces dernières qui abritent effectivement la vie,
  • FS : la fraction de celles-ci sur lesquelles la vie produit des signatures gazeuses détectables.


Approches alternatives[modifier | modifier le code]

La réponse du gouvernement Obama à une pétition signée par 25 000 personnes sommant les autorités américaines de dévoiler les informations qu'il détient sur les extraterrestres : nous cherchons mais nous n'avons jusqu'à présent trouvé aucune preuve de ma présence de civilisation extra-terrestre [1]. Le porte-parole rappelle certains des programmes de recherche : télescope spatial Kepler), Analyse de signaux radio (financé par des fonds privés) et le rover Curiosity).

Certains projets jugent que l'approche scientifique est trop restreinte pour rechercher des traces de vie extraterrestre. En conséquence, ils développent d'autres approches, considérées comme soit du charlatanisme, soit des pseudo-sciences.

Ufologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ufologie.
Tête d'extraterrestre dans la culture populaire.

Bien que l'ufologie se concentre plutôt sur le phénomène OVNI (objet volant non identifié), certains amateurs envisagent l'idée de vie extraterrestre et supposent que les ovnis sont des engins construits et/ou conduits par une forme de vie intelligente non-humaine.

Astroarchéologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Astroarchéologie.

La problématique de la recherche SETI traditionnelle est d'essayer de trouver une preuve de l'existence d'émissions électromagnétiques intelligentes en dehors de la Terre. Les partisans de l'astroarchéologie avancent plutôt la recherche de « preuves » de visites extraterrestres sur notre planète.

Dans l'éventualité d'un contact[modifier | modifier le code]

Messages aux extraterrestres[modifier | modifier le code]

Plaque de Pioneer[Lequel ?].

Plusieurs messages ont été envoyés de la Terre vers d’hypothétiques destinataires. Certains sous forme radioélectrique, depuis des radiotélescopes de puissance importante, d’autres sous forme matérielle, avec des sondes spatiales pour support. Partant du principe que les mathématiques sont un langage universel, ces messages utilisent la logique pour leur forme et contenu. L’autre principe est qu’une image vaut mille mots : des représentations graphiques complètent donc le tout, qui informent leur lecteur de notre apparence physique, entre autres.

Sondes ayant emporté une « carte de visite » terrestre :

Le , profitant de l'ajout d'une surface haute précision au réflecteur du radiotélescope d'Arecibo, des chercheurs lancent un message vers l'amas globulaire M13, qui se trouve à environ 25 000 années-lumière de la Terre. Il consiste en 1 679 nombres binaires. Le message, écrit par, entre autres, Frank Drake et Carl Sagan, donne de l'information sur le système solaire, la Terre et l'humanité. Les messages du projet Cosmic Call conçus par Yvan Dutil et Stéphane Dumas sont envoyés à partir du Evpatoria Deep Space Center, 24 mai, 30 juin et vers les étoiles HD178428, HD186408, HD1900360 et HD190040. Le , une version modifiée du message est envoyée vers les étoiles Hip 26335, 55 Cnc, Hip 4872, 47 UMa et Hip 7918.

Le , pour célébrer ses cinquante ans d’existence, la NASA a transmis par radio un message vers l’espace contenant un des succès des Beatles : Across the universe. Ce message a été envoyé vers l’étoile polaire via le réseau d’antennes Deep Space Network, cinquante ans jour pour jour après le lancement du premier satellite américain : Explorer 1. Voyageant à la vitesse de la lumière, le message arrivera, très affaibli, environ 430 ans après son envoi (milieu du XXVe siècle), près de l’étoile polaire (distance de l'étoile polaire : 431 a.l.).

Préparation à une éventuelle rencontre[modifier | modifier le code]

Article connexe : Astrosociobiologie.

Le contact avec des formes non-terrestres de vie est un sujet qui a fait l'objet de nombreuses spéculations de la part d'auteurs de science-fiction, avec des controverses, des craintes et des espoirs[22],[23]. Des scientifiques envisagent également la forme d'un « premier contact[24],[25] » et les possibilités de communication[26],[27].

En 2011, des universitaires américains de la Pennsylvania State University et des scientifiques de la Nasa (coordonnés par Shawn Domagal-Goldman[28] de la Division de la Nasa Planetary Science) ont produit une étude prospective d'analyse de scenarios[29] visant à envisager ou préparer une éventuelle rencontre avec des extraterrestres. Ils ont envisagé de nombreux scenarios où les extraterrestres seraient bienveillants (coopératifs ou non), neutres ou capables de volontairement s’en prendre à l’humanité ; voire dans le pire des cas, de détruire involontairement ou délibérément l’humanité sur Terre[29]. Dans ce dernier cas, détruire l'humanité (entière ou telle qu'elle existe), pourrait par exemple viser à sauver les potentialités de poursuite de l'évolution ou la possibilité pour d’autres civilisations de s’exprimer[29]. Ceci pourrait être une motivation pour des extraterrestres qui observeraient la terre, car ils observeraient des changements écologiques et climatiques majeurs et accélérés, récents, conduisant potentiellement à une catastrophe[29]. La seule source des problèmes (maintenant visibles de l’espace) étant l'humanité, une réponse extraterrestre pourrait être de détruire l'humanité.

Le correspondant scientifique du journal The Guardian[30], commente ce scénario le plus pessimiste en estimant que cette hypothèse est un « scénario hautement spéculatif » et que sans être la raison la plus convaincante de réduire les émissions de gaz à effet de serre, cette réduction pourrait un jour peut-être sauver l'humanité d'une attaque préemptive ou préventive extraterrestre (selon ce point de vue), car vus de loin, les changements dans l'atmosphère terrestre pourraient effectivement être interprétés « comme symptomatiques d'une civilisation de plus en plus hors de contrôle », incapable de réguler sa croissance et se dirigeant vers une crise majeure (de type Collapsus écologique[31]) ou une obligation d'expansion dans l'espace, au détriment, possiblement d'autres systèmes de vie[32]. Des mesures drastiques pour nous empêcher de devenir une menace plus grave pourraient être envisageables, selon les chercheurs.

Dans les scénarios négatifs, les chercheurs envisagent aussi[29] ;

  • un préjudice involontaire ou accidentel (maladies, etc. )
  • la possibilité d’être confronté non à des êtres vivants, mais à « une intelligence artificielle inamicale »,
  • les suites d’une expérience de physique qui pourrait mal tourner dans cette partie de la galaxie, etc.

Pour « renforcer les chances de survie de l'humanité », certains chercheurs, comme d’autres avant eux (quand on a envoyé dans l’espace des informations sur l’humanité et la position de la terre) appellent à la prudence dans l'envoi de signaux dans l'espace. Ils mettent en particulier en garde contre la diffusion d'informations sur notre constitution biologique, qui pourraient être utilisées pour fabriquer des armes ciblant mieux les humains. Certains estiment même que les contacts avec les extraterrestres devraient être limités aux discours mathématiques jusqu'à ce que nous ayons une meilleure idée du type d’intelligence en question[29]. Nous ne devrions pas non plus donner l'impression d'être une civilisation rapidement expansive[33] ni tendant à détruire les écosystèmes, ce qui pourrait nous faire passer pour "nuisibles", vu par le filtre d'une éthique extraterrestre[29].

L'universitaire Evgenya Shkolnik estime que « les preuves concluantes de formes quelconques d'une vie extraterrestre pourraient nous arriver [...] aux alentours de 2020 »[1]. Elle estime que « les répercussions culturelles et sociologiques seraient des plus significatives pour notre société » en amenant les humains à se sentir « moins divisés »[1].

La vie extraterrestre dans la fiction[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Vie extraterrestre (fiction).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. À distinguer de son axe de rotation, les deux n’étant pas alignés.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Evgenya Shkolnik, « Arrêtons de nous demander si nous sommes seuls dans l'univers », sur Slate, (consulté le 18 février 2016).
  2. P. Szendy, Kant chez les extraterrestres. Philosofictions cosmopolitiques, Minuit, 2011.
  3. François Raulin, « EXOBIOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 22 octobre 2012. [lire en ligne]
  4. Rhéologie du pergélisol de Mars
  5. (en) David S. McKay, Everett K. Gibson Jr., Kathie L. Thomas-Keprta, Hojatollah Vali, Christopher S. Romanek, Simon J. Clemett, Xavier D. F. Chillier, Claude R. Maechling et Richard N. Zare, « Search for Past Life on Mars: Possible Relic Biogenic Activity in Martian Meteorite ALH84001 », Science, vol. 273, no 5277,‎ , p. 924-930 (ISSN 0036-8075, lire en ligne)
    DOI:10.1126/science.273.5277.924
  6. A. Vasavada et K. E. Herkenhoff, « Surface properties of Mars' polar layered deposits and polar landing sites. », NASA,‎ (lire en ligne [PDF])
  7. « Mars pourrait être polluée par des bactéries terrestres », dans 'Le Monde', édition du 5 janvier 2006.
  8. (en) Debus A, « Estimation and assessment of Mars contamination », Advances in Space Research, vol. 35, no 9,‎ , p. 1648–1653 (PMID 16175730)
  9. (en) Estimation and assessment of Mars contamination[PDF]
  10. (en) NASA - Science Fiction or Science Fact?
  11. « Pour la Nasa, Encelade, la lune de Saturne, pourrait abriter la vie ! », sur sciencepost.fr, (consulté le 15 avril 2017)
  12. « Facts about Titan », ESA Cassini-Huygens
  13. (en) Michael Jüppers, « Dwarf planet Ceres and the ingredients of life », Science, vol. 355, no 6326,‎ , p. 692-693 (DOI 10.1126/science.aal4765).
  14. (en) M. C. De Sanctis, E. Ammannito, H. Y. McSween et al., « Localized aliphatic organic material on the surface of Ceres », Science, vol. 355, no 6326,‎ , p. 719-722 (DOI 10.1126/science.aaj2305).
  15. Venusian Cloud Colonies :: Astrobiology Magazine
  16. (en) « Genetics Indicates Extraterrestrial Origins for Life: The First Gene », sur Journal of Cosmology (consulté le 2 août 2011)
  17. (en) Live Science, les scientifiques dubitatifs
  18. F. Raulin-Cerceau, B. Bilodeau, Les pionniers de la communication avec les autres planètes, Pour la Science, mai 2007, p. 12-15
  19. « Les exoplanètes repérées par Kepler et écoutées par Seti sont muettes », article paru sur Futura-Sciences le 12 février 2013
  20. S. Webb, If the Universe is Teeming with Aliens--where is Everybody?: Fifty Solutions to the Fermi Paradox and the Problem of Extraterrestrial Life, Springer-Verlag, New York, 2002.
  21. a et b The Drake Equation Revisited: Interview with Planet Hunter Sara Seager Devin Powell, Astrobiology Magazine 4 September 2013.
  22. (en) G. D. Brin, « The great silence - The controversy concerning extraterrestrial intelligent life », Quarterly Journal of the Royal Astronomical Society, vol. 24,‎ , p. 283-309
  23. (en) M. A. G. Michaud, Contact with Alien Civilizations: Our Hopes and Fears about Encountering Extraterrestrials, New York, Copernicus Books,
  24. (en) B. Cornet et S. L. Stride, Solar system SETI using radio telescope arrays. Contact in Context 1, (v1i2/s3eti-ata.pdf)
  25. (en) F. D. Drake et C. Sagan, « Interstellar radio communication and the frequency selection problem », Nature, vol. 245,‎ , p. 257-258
  26. (en) S. A. Kaplan, Extraterrestrial Civilizations: Problems of Interstellar Communication, Jérusalem, Israel Program for Scientific Translations,
  27. (en) G. Cocconi et P. Morrison, « Searching for interstellar communications », Nature, vol. 184,‎ , p. 844-846
  28. Autres publications, antérieures de Shawn Domagal-Goldman (NASA)
  29. a, b, c, d, e, f et g Would contact with extraterrestrials benefit or harm humanity ? A scenario analysis, et Résumé
  30. (en) « Aliens may destroy humanity to protect other civilisations, say scientists Rising greenhouse emissions could tip off aliens that we are a rapidly expanding threat, warns a report », The Guardian.com, 18 août 2011 (consulté 24 août 2008).
  31. J.M. Diamond, Collapse: How Societies Choose to Fail Or Succeed, Viking Press, 2005
  32. W.I. Newman, C. Sagan, Galactic civilizations: Population dynamics and interstellar diffusion, Icarus 46 (1981) 293-327.
  33. S. von Hoerner, Population explosion and interstellar expansion, Journal of the British Interplanetary Society 28 (1975) 691-712.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]