Apollo 12

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Apollo 12
Image illustrative de l’article Apollo 12
Insigne de la mission
Équipage
Commandant Pete Conrad
LMP Alan Bean
CMP Richard Gordon
Image illustrative de l’article Apollo 12
Pete Conrad, Richard Gordon et Alan Bean
Mission
Date lancement
Objectif principal Alunissage de précision près de Surveyor 3
Vaisseau
Lançeur Saturn V SA-507
Module de commande CM-109 (Yankee Clipper)
Module lunaire LM-6 (Intrepid)
Sur la Lune
Date atterrissage
Lieu Oceanus Procellarum
Coordonnées 3° 00′ 45″ sud, 23° 25′ 18″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Lune

(Voir situation sur carte : Lune)
Point carte.svg
Apollo 12 sur Google Moon
Durée à la surface 1 jour 7,5 heures
Durée sorties extravéhiculaires 7,7 heures (3,9 + 3,8)
Durée en orbite 3 jours 17,0 heures
Roches lunaires 34,4 kg
Atterrissage
Coordonnées 15° 47′ 00″ sud, 165° 09′ 00″ ouest
Date
Durée mission 10 j 4 h 36 min
Liens externes
Lunar Surface Journal Apollo 12
Apollo 12 Documentation
Apollo 12 Flight Journal

Apollo 12 ( - ) est la sixième mission spatiale avec équipage du programme Apollo, et la deuxième à se poser sur la Lune. L'équipage comprend Pete Conrad (commandant) Richard Gordon et Alan Bean. Le module lunaire, avec Conrad et Bean à son bord, effectue un atterrissage de précision sur le sol lunaire dans l'Océan des Tempêtes à seulement 180 m de la sonde spatiale Surveyor 3. Certains éléments de cet engin spatial seront ramenés à Terre pour évaluer l'incidence de leur séjour prolongé sur le sol lunaire et dans le vide. Conrad et Bean installent une station scientifique automatisée ALSEP, mènent à bien des observations géologiques et prennent de nombreuses photographies de la Lune et de sa surface. Ils recueillent également 34,1 kg d'échantillons du sol lunaire. Durant ce séjour sur le sol lunaire de 31 heures 31 minutes, les deux astronautes réalisent deux excursions d'une durée totale de 7 heures 45 minutes parcourant 2 km à pied et s'éloignent jusqu'à 470 m du site d'atterrissage. Pour cette mission de nombreuses améliorations ont été apportées au module lunaire, en particulier dans la précision de l'atterrissage par rapport à la mission Apollo 11, et les résultats sont si positifs qu'on projette d'envoyer le vol suivant, Apollo 13, dans une zone plus accidentée. Durant le décollage la fusée Saturn V qui emporte le vaisseau spatial est frappée par la foudre peu après le décollage, entrainant une perte temporaire de la puissance électrique et des instruments du module de commande, mais l'équipage réussit à redémarrer ce dernier et poursuivre la mission.

Contexte[modifier | modifier le code]

Article principal : Programme Apollo.

Le programme Apollo est lancé par le président John F. Kennedy le avec comme objectif d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune avant la fin de la décennie. Il s'agit de démontrer la supériorité des États-Unis sur l'Union soviétique dans le domaine spatial, devenu un enjeu politique dans le contexte de la guerre froide. Le , l'objectif fixé à l'agence spatiale américaine, la NASA, est atteint lorsque les astronautes de la mission Apollo 11 parviennent à se poser sur la Lune. À cette date, neuf autres missions sont programmées[1]. Les quatre premières missions dites H emportent contrairement à Apollo 11 un ensemble complet d'instruments scientifiques et incluent deux sorties extravéhiculaires (au lieu d'une sortie unique). Les 6 missions J qui suivent se disposent d'un module lunaire plus lourd emportant un rover lunaire et permettant un séjour prolongé avec trois sorties extravéhiculaires.

Sélection du site d'atterrissage sur la Lune[modifier | modifier le code]

En juin 1969 le comité de sélection chargé de déterminer les zones d'atterrissage des missions Apollo avait listé 22 sites (dont 10 sont approuvés) en se basant sur une quinzaine de critères scientifiques portant sur la structure interne de la Lune, la structure et la composition de la surface, les processus modifiant sa structure interne et sa surface et son histoire géologique. Beaucoup de ces sites nécessitent un atterrissage de précision (moins de 1 kilomètres)[2]

Quatre sites sont envisagés pour la mission Apollo 12 mais le directeur du programme Apollo Sam Phillips décide que Apollo 12 se posera dans un endroit ne figurant pas dans cette liste. Le site retenu est situé à proximité immédiate de la sonde spatiale Surveyor 3 dans l'Océan des Tempêtes (Le nom officiel défini par l'UAI est Mare Cognitium, « Mer de la Connaissance »). Outre cette sonde spatiale les sondes spatiales Luna 5, Surveyor 3 et Ranger 7 s'étaient également posées dans cette mer. Surveyor 3, sonde chargée d'effectuer une reconnaissance de terrain pour les missions lunaire, s'était posée en avril 1967. L'objectif est de valider la méthode utilisée pour faire un atterrissage de précision en choisissant un site plus attractif pour le grand public qu'un cratère que peu d'éléments visibles distinguent d'un autre. Cette décision est prise bien que elle ne soit pas approuvée par le comité de sélection qui estime que le lieu retenu est dénué d'intérêt scientifique[3].

Objectifs de la mission[modifier | modifier le code]

Schéma d'installation de l'ALSEP d'Apollo 12.

Dès le 12 juillet 1969, c'est-à-dire avant même le décollage de la mission Apollo 11 (16 juillet), les objectifs de la mission Apollo 12 sont figés et publiés. L'étude de l'environnement et la surface de la Lune et le déploiement d'un ensemble d'instruments scientifiques ALSEP complet (contrairement à celui d'Apollo 11 qui avait du être allégé) constituent les objectifs principaux. L'ALSEP comprend 6 instruments (contre 3 pour Apollo 11) : un sismomètre passif, un magnétomètre, un spectromètre pour déterminer la composition du vent solaire, un détecteur d'ions suprathermiques, une jauge cathodique froide et un détecteur de poussières. L'équipage doit également démonter certains équipement de Surveyor 3 afin de les ramener sur Terre et permettre l'étude de l'effet du séjour dans le vide et à la surface de la Lune sur les matériaux et mécanismes. Deux sorties extravéhiculaires sont programmées contre une seule pour Apollo 11. Enfin il est prévu que le trajet de retour vers la Terre inclue des manœuvres[4].

Équipage[modifier | modifier le code]

Bean et Conrad à l'entrainement dans le simulateur du module lunaire.

Le 10 avril 1969, la NASA annonce la composition de l'équipage de la mission Apollo 12. Les trois membres sont d'anciens pilotes de la Marine de guerre américaine et avaient été retenus auparavant comme équipage de remplacement pour la mission Apollo 9[5] :

  • Pete Conrad, qui est le commandant de la mission, est un vétéran qui a déjà volé à deux reprises dans le cadre des missions Gemini 5 et Gemini 11. Il participera par la suite à la mission Skylab 2. En tant que commandant, il fait partie des deux membres d'équipage qui doivent se poser sur la Lune.
  • Richard Gordon qui a une mission à son actif (Gemini 11) est le pilote du module de commande, seul membre de l'équipage qui ne se posera pas sur la Lune;
  • Alan Bean, qui n'a jamais volé est le pilote du module lunaire. Il sera par la suite un des trois membres d'équipage de la mission Skylab 3.

L'équipe suppléante, chargée de remplacer un ou plusieurs membres de l'équipage titulaire en cas de défaillance (maladie, ...) est constituée de David Scott (Gemini 8, Apollo 9) commandant suppléant et Alfred Worden pilote du module de commande suppléant et James Irwin (Apollo 15) : pilote du module lunaire. Au sol, une équipe, traditionnellement constituée d'astronautes, assure la liaison avec l'équipage en vol tout au long de la mission. Il s'agit de Gerald Carr, Edward Gibson et Paul Weitz. Enfin la direction des opérations en vol est prise en charge par roulement par quatre équipes associées chacune à un code couleur (or, orange, vert, marron) et dirigées par Gerald Griffin (en) (or), * Pete Frank (orange), Cliff Charlesworth (vert') et Milton Windler (maroon team).

Préparation de la mission[modifier | modifier le code]

Les membres de l'équipage, qui doivent atterrir sur la Lune (Conrad et Bean) reçoivent un entrainement poussé dans le domaine de la prospection géologique. Plus de 200 heures sont passées sur le terrain notamment dans les champs volcaniques d’Hawaï. Les astronautes apprennent les principes de base de la prospection géologique et s'entrainent à identifier les roches ainsi qu'à réaliser une documentation photographique des sites étudiés exploitable. Les géologues qui les entrainent sont très satisfaits des résultats obtenus. Les expériences scientifiques sont acheminées à la centre spatial Kennedy en Floride dès mars 1969. Le vaisseau spatial et le lanceur Saturn V sont assemblés dans le bâtiment Vehicle Assembly Building (VAB) le 1er juillet puis l'ensemble est transporté jusqu'au pas de tir du complexe de lancement 39A le 8 septembre. Les opérations de préparation se déroulent de manière nominale dans le respect du calendrier établi[6].

Déroulement de la mission[modifier | modifier le code]

Décollage de la fusée Saturn V emportant la mission Apollo 12.

Décollage[modifier | modifier le code]

Au matin du 14 novembre 1969, jour prévu du décollage, le radar météorologique montre un front froid situé à 130 kilomètres au nord de la base de lancement progressant vers le sud accompagné d'averses. À l'heure du décollage il est prévu de la pluie, des nuages, un plafond nuageux bas à 3000 mètres d'altitude mais aucun orage ni vent fort n'est prévu. Ces conditions météorologiques ne sont pas idéales mais sont acceptables et le responsable du lancement confirme l'heure du décollage. 80 minutes avant celui-ci, la pompe chargée de remplir les réservoirs d'oxygène tombe en panne mais une pompe de secours prend le relais et les préparatifs peuvent se poursuivre. La fusée Saturn V emportant le vaisseau Apollo 12 décolle du Centre spatial Kennedy. Après une première interruption du compte à rebours à 30 secondes du lancement qui s'avère due à un problème technique mineur, la fusée Saturn V décolle du centre spatial Kennedy à 11h22 heure locale (16h22TU). Le président Richard Nixon et 3 000 invités assistent au lancement. C'est la première et la seule fois qu'un président des États-Unis est présent sur site lors du décollage d'une mission du programme Apollo. Un très grand nombre de touristes ont également fait le déplacement[7].

Foudroiement du lanceur[modifier | modifier le code]

Le lanceur Saturn V s'élève progressivement mais 36,5 secondes après le lancement, peu avant de pénétrer dans la couche nuageuse, il est frappé par la foudre. Dans le module de commande et de service Apollo Yankee Clipper qui emporte les astronautes, ceux-ci ne se sont pas rendus compte de ce phénomène mais une alarme majeure s'est déclenchée[7]. Les instruments s'éteignent et les données télémétriques transmises par le lanceur au centre de contrôle ne s'affichent plus durant quelques secondes. À bord du vaisseau Apollo, le pupitre affichant les alarmes indique que la centrale à inertie est désalignée et que les piles à combustible qui génèrent l'énergie électrique ne fonctionnent plus. La foudre frappe une deuxième fois la fusée 52 secondes après le lancement. Lorsque le système se rétablit, les données sont altérées et renvoient des informations probablement incomplètes et inexactes. John Aaron (en), responsable au contrôle au sol des systèmes électriques, tente de comprendre l'origine de cette anomalie particulièrement grave. Se souvenant d'un incident similaire survenu un an auparavant durant des tests, il comprend que le problème d'affichage est dû à un dysfonctionnement du SCE (Signal Conditioning Equipment), chargé de convertir les données brutes en données utilisables par les indicateurs du vaisseau et au sol[8]. Cet équipement a cessé de fonctionner à la suite du passage de l'éclair qui a généré un survoltage[9]. Il suggère au responsable du contrôle au sol de passer le SCE sur son alimentation auxiliaire, afin de relancer ce système. Ces manipulations semblent obscures pour le directeur de vol et les capcoms chargés de relayer l'information auprès de l'équipage. Mais le pilote du module lunaire, Al Bean, parvient à localiser l'interrupteur du SCE sur son panneau de commandes. Il bascule celui-ci ce qui corrige le dysfonctionnement du SCE comme l'avait prévu Aaron. Les seules conséquences de l'incident sont la perte de neuf capteurs installés à l'extérieur du module de commande qui ne jouent aucun rôle crucial et le désalignement de la centrale à inertie. Ce retour à la normale se produit alors que le deuxième étage prend le relais du premier étage qui est largué. Les deuxième et troisième étages fonctionnent de manière nominale et le vaisseau se place sur une orbite de parking autour de la Terre à basse altitude. L'injection sur la trajectoire qui doit conduire l'équipage sur le sol lunaire doit impérativement être effectuée avant que le vaisseau ait bouclé trois orbites autour de la Terre. L'équipage est sous pression car, pour que cette manœuvre puisse être effectuée, la centrale à inertie doit être réalignée et tous les systèmes jouant un rôle critique dans la suite de la mission doivent être vérifiés au cas où le foudroiement aurait eu des conséquences non détectées. Toutes ces opérations sont menées à leur fin sans problème et Houston donne son feu vert pour la manœuvre d'injection sur une trajectoire lunaire (Trans Lunar Injection, TLI). Celle-ci est déclenchée alors que le vaisseau a bouclé un tour et demi autour de la Terre. le troisième étage (S-IVB) est mis à feu et le vaisseau quitte l'orbite terrestre en prenant la direction de la Lune[7].

Transit entre la Terre et la Lune[modifier | modifier le code]

Trois heures et demi après le décollage, l'équipage effectue la manœuvre destinée à amarrer le module lunaire Apollo Intrepid au module de commande et de service Apollo Yankee Clipper dans lequel se trouvent les astronautes. L'étage S-IVB est d'abord largué, puis le module de commande se retourne et s'amarre au module lunaire solidaire de l'étage SIV. Enfin ce dernier est largué. Durant le transit entre la Terre et la Lune, qui dure trois jours et demi, le vaisseau effectue une seule correction de trajectoire en utilisant sa propulsion durant 9,2 secondes. 83 heures et demi après le décollage, Conrad déclenche la manœuvre qui réduit la vitesse du vaisseau afin de l'insérer en orbite elliptique autour de la Lune, la propulsion fonctionnera durant 6 minutes pour accomplir cette modification[7].

Atterrissage sur la Lune[modifier | modifier le code]

Cinq heures après l'insertion en orbite, le moteur-fusée du module de commande et de service Apollo est de nouveau utilisé pour circulariser l'orbite qui se situe désormais à 111 kilomètres au-dessus du sol lunaire. Au cours des orbites suivantes des photographies du futur site d'atterrissage d'Apollo 13 (Fra Mauro) sont prises. Alors que l'équipage entame son quatrième jour à bord du vaisseau, Bean et Conrad pénètrent dans le module lunaire Intrepid et le préparent pour la descente vers le sol lunaire en vérifiant son fonctionnement et en initialisant le système de guidage. Gordon qui doit rester à bord du module de commande, modifie l'orientation du vaisseau puis les verrous du système d'amarrage solidarisant les deux modules sont libérés et les petits propulseurs de Yankee Clipper sont mis à contribution pour l'écarter d' Intreprid. Alors que les deux vaisseaux sont en train de boucler leur treizième orbite et survolent la face cachée de la Lune, le système de guidage d'Intrepid déclenche la mise à feu du moteur du module lunaire durant 29 secondes de manière à modifier le périgée de l'orbite à 15 kilomètres au-dessus du sol lunaire. Lorsque que le module lunaire survole le nord de Mare Nectaris, Conrad modifie l'orientation de son vaisseau de manière à aligner le moteur avec la direction du déplacement, puis déclenche sa mise à feu amorçant la phase de freinage qui doit amener Intrepid sur le sol lunaire. Sept minutes plus tard alors que le module lunaire est pratiquement arrivé à destination, le système de guidage redresse celui-ci ce qui permet aux astronautes d'observer pour la première fois la surface de la Lune. L'équipage a prévu d'identifier le site d'atterrissage en repérant une forme dessinée par plusieurs cratères et baptisée Snowman (bonhomme de neige). Dès le premier coup d'œil jeté à la surface, Conrad repère la formation visée[7].

Le système de pilotage automatique particulièrement performant est en train d'amener le module lunaire Apollo à se poser à moins de 40 mètres de Surveyor 3. Mais Conrad, estimant qu'à cette distance la poussière soulevée pourrait être éjectée sur la sonde spatiale, reprend brièvement les commandes et va poser le vaisseau spatial plus loin. Alors que le module lunaire n'est plus qu'à 30 mètres du sol, les moteurs-fusées soulèvent un épais nuage de poussière qui à partir de 15 mètres d'altitude masque complètement le sol. Conrad pose en aveugle le module lunaire le 19 novembre 1969 à 6 h 54 min (TU). Conrad sait qu'il ne s'est pas posé très loin de Surveyor 3 mais il ne voit pas la sonde spatiale depuis le hublot. Conrad, qui survole peu après le site à bord du module de commande, repère les deux engins et grâce à son sextant détermine que le module lunaire s'est posé à un tiers de diamètre du cratère dans lequel Surveyor 3 est situé. Après la mission on mesurera que le module est situé sur le bord nord-ouest du cratère à 163 mètres de la sonde spatiale Surveyor 3. Le site d'atterrissage est baptisé Statio Cognitium[Note 1]. Alors que Neil Armstrong à bord du module lunaire de la mission Apollo 11 avait fait un atterrit à plus de 7 kilomètres de l'endroit visé en prenant en charge le pilotage sur toute la phase finale, le module lunaire d'Apollo 12 réussit un atterrissage parfait pratiquement sans intervention du pilote[7].

Cette photo prise par l'orbiteur LRO en 2009 montre les différents modules et équipements laissés sur la Lune par la mission Apollo 12 ainsi que les points de passage de Bean et Conrad lors de leurs deux sorties extravéhiculaires.

Opérations sur la Lune[modifier | modifier le code]

Premiers pas sur le sol lunaire[modifier | modifier le code]

Bean descend du module lunaire.
Conrad, à côté du drapeau américain, sur la Lune.
Conrad installe les instruments de l'ALSEP (première sortie extravéhiculaire).
Conrad, à côté de Surveyor 3. On aperçoit le module lunaire en arrière-plan (deuxième sortie extravéhiculaire).

Après avoir vérifié le fonctionnement des différents systèmes du module lunaire, Bean et Conrad décrivent la surface lunaire qu'ils peuvent apercevoir à travers les hublots. Le terrain ondulé est criblé de cratères dont la taille s'échelonne entre un et cent mètres de diamètre. Les cratères les plus importants sont bordés de rochers de grande taille. De nombreux rochers, dont la taille atteint 6 mètres et dont les facettes sont saillantes et non arrondies, parsèment par ailleurs le site. Bean distingue juste devant le module lunaire des craquelures parallèles dans le sol lunaire qui ont environ 3 centimètres de profondeur. L'équipage ne parvient pas à distinguer de couleur : tout semble uniformément d'un blanc brillant. Cinq heures et demi après l'atterrissage, Conrad ouvre l'écoutille puis après s'être faufilé à l'extérieur descend le long de l'échelle fixée sur le flanc du module lunaire. Alors qu'il s'apprête à poser le pied sur le sol, il se fend d'une remarque humoristique "Mon vieux c'était peut-être un petit pas pour Neil mais, pour moi, c'en est un grand" faisant allusion à la phrase célèbre prononcée par Neil Armstrong dans les mêmes circonstances (« C'est un petit pas pour [un] homme, [mais] un bond de géant pour l'humanité ») et à sa taille modeste (Conrad, avec son mètre 68 était un des plus petits astronautes de l'époque alors que Neil Armstrong mesurait 1,83 mètres)[7].

Première sortie extravéhiculaire[modifier | modifier le code]

Une fois au sol, Conrad fait un tour d'horizon et il aperçoit immédiatement la sonde spatiale Surveyor 3 à faible distance. Il constate que le site est recouvert d'une poussière beaucoup plus fine et épaisse que ce qui avait été anticipé. Conrad ramasse immédiatement des échantillons de roche au cas où un décollage en catastrophe devrait être effectué. Une fois cette tâche accomplie, il est rejoint par Bean qui apporte avec lui une caméra de télévision couleurs et l'installe sur un pied pour qu'elle filme leur sortie extravéhiculaire. Quelques minutes plus tard le centre de contrôle à Houston leur signale que la caméra ne renvoie aucune image. Après plusieurs essais les astronautes renoncent à la faire fonctionner. C'est une déception mais la caméra ne jouait pas un rôle majeur dans la mission. Un diagnostic effectué après la mission permettra de découvrir que le tube de la caméra a été endommagé à la suite d'une exposition à une source lumineuse trop vive. Bean a du, sans s'en rendre compte, pointer l'objectif vers le Soleil ou la lumière de celui-ci réfléchie par le module lunaire. Conrad et Bean entament leurs autres tâches manifestement en s'amusant beaucoup. Conrad glousse et fredonne tout en examinant le module lunaire, en recueillant et photographiant des échantillons de roche et en décrivant le paysage environnant[7].

Le premier objectif de cette sortie extravéhiculaire est de déployer l'ensemble instrumental ALSEP. Conrad et Bean décident d'installer les instruments scientifiques à 130 mètres du module lunaire et s'y emploient sans rencontrer de difficultés. En revenant vers Intrepid, ils collectent de nouveaux échantillons de roches lunaires en les documentant et Bean recueille un échantillon de sol lunaire dans un tube creux. Quatre heures après le début de la sortie les deux astronautes réintègrent le module lunaire après avoir tenté de dépoussiérer leur combinaison spatiale. Après une rapide évaluation avec le centre de contrôle des tâches effectuées ainsi qu'une discussion sur le déroulement de la journée suivante, Conrad et Bean déploient leurs hamacs et entament une période de sommeil. Pendant leur repos, les géologues étudient plusieurs scénarios d'exploration pour la journée de demain puis mettent au point le déroulement de la deuxième sortie extravéhiculaire[7].

Deuxième sortie extravéhiculaire[modifier | modifier le code]

Après s'être réveillés Conrad et Bean, à qui on a communiqué les plans établis par les géologues, discutent avec le centre de contrôle de son contenu à la lumière de leur sortie de la veille. Ils enfilent ensuite leur combinaison spatiale et, après avoir vérifié son fonctionnement, font le vide dans le module lunaire, ouvrent l'écoutille puis descendent sur le sol pour entamer leur deuxième sortie extravéhiculaire. Au cours des quatre heures de cette excursion sur le sol lunaire, ils parcourent plus d'un kilomètre en suivant un tracé qui a été reporté sur une photographie à grande échelle tout en discutant en permanence entre eux et avec le centre de contrôle. Les géologues suivent leur parcours à Houston. Les commentaires des astronautes servent à documenter les échantillons collectés. Dans cette région de la Lune pratiquement dépourvue de formation géologique distinctive, la sélection des roches est un exercice difficile. Il n'est pas facile de distinguer les couleurs et les textures et les astronautes tendent à utiliser des termes non scientifiques pour décrire ce qu'ils voient sans doute pour éviter d'utiliser à mauvais escient une terminologie géologique. Arrivé au niveau d'un cratère baptisé Head, Conrad, à la demande du centre de contrôle à Houston, déloge une roche de taille moyenne et la pousse dans la pente du cratère. Cette opération permet de vérifier que le sismomètre (un des instruments de l'ALSP) installé à 70 mètre de là détecte ce déplacement. Près des cratères Bench et Sharp plusieurs roches sont collectées parce qu'elles pourraient être des fragments du socle rocheux éjectés par l'impact à l'origine de ces cratères[7].

Deux heures après le début de la sortie, les astronautes se trouvent sur le bord du cratère dans lequel repose Surveyor 3. La pente de la paroi est beaucoup moins forte que ce qu'ils avaient évalué la veille lorsque les ombres plus longues tendaient à accentuer les reliefs. Ils descendent au fond du cratère puis, après s'être approchés de la sonde spatiale, prennent des photographies des traces laissées par le souffle des moteurs-fusées et des tranchées creusées par la petite pelleteuse de Surveyor 3. Ces images seront comparées par la suite à celles prises par Surveyor 3 durant sa phase d'activité. Surveyor 3 est le premier et restera le seul artefact d'origine humaine examiné par un équipage durant les missions Apollo, et son étude constitue le point d'orgue de la mission de Bean et Conrad. Les deux astronautes constatent d'emblée que la sonde spatiale, qui était à l'origine blanche, est désormais de couleur marron ; mais après avoir passé la main sur sa surface ils se rendent compte que cela est uniquement dû au dépôt de poussière lunaire. Ils démontent la caméra de télévision de Surveyor 3, coupent quelques portions de câble électrique et de la structure tubulaire ainsi que la petite pelle. Ces pièces seront ramenées sur Terre pour analyse par le Jet Propulsion Laboratory. Ils se déplacent ensuite vers un autre petit cratère et prélèvent quelques échantillons de roche supplémentaire avant de revenir vers le module lunaire. Les deux hommes réintègrent l'habitacle après la sortie qui a duré 3 heures 59 s[7].

Bean et Conrad ne se sentent pas fatigués. Il leur reste encore 40 % d'oxygène dans leur réservoir individuel et ils ont dépensé 10 % d'énergie de moins que ce qui était prévu. Bean suggère qu'il aurait aimé pouvoir boire un peu d'eau durant la sortie. Les deux hommes sont recouverts de poussière et Conrad plaisante avec le centre de contrôle à Houston en indiquant qu'ils ressemblent à deux mineurs de retour de la mine de charbon mais qu'ils sont heureux. Il reste environ 6 heures avant le décollage. L'habitacle est dépressurisé une dernière fois pour évacuer sur le sol lunaire les équipements dont ils n'ont plus besoin afin d'alléger au maximum l'étage de remontée. Ils rangent soigneusement les 34 kg de roches lunaires collectées ainsi que la caméra de télévision défectueuse[7].

Retour en orbite lunaire[modifier | modifier le code]

Le module lunaire Apollo Intrepid décolle sans encombre, abandonnant l'étage de la descente à la surface de la Lune. Sur celui-ci une plaque, fixée au train d'atterrissage et représentant la Terre, porte les inscriptions (en acier poli inoxydable sur acier brossé) : APOLLO 12, 1969, ainsi que les noms et signatures des astronautes. Une heure et demi plus tard le module lunaire se trouve en vue du module de commande et de service Apollo avec lequel il a rendez-vous. Lorsque le module lunaire se retrouve en apesanteur à l'issue de la phase propulsée, la poussière lunaire dont les deux hommes n'ont pu se débarrasser se met à flotter dans la cabine. Après que les deux vaisseaux se soient amarrés les deux hommes tentent sans grand succès d'enlever la poussière présente sur leurs vêtements et les affaires qui doivent être ramenés dans le module de commande pour éviter de contaminer celui-ci. Malgré tous leurs efforts une quantité notable de poussière lunaire est emmenée dans le module de commande et les filtres du système de régénération de l'atmosphère n'en viendront pas à bout[7].

Les écoutilles entre le module lunaire Apollo Intrepid et le module de commande et de service Apollo sont refermées puis le module lunaire est largué. Pour collecter des informations sur la structure interne de la Lune avec le sismomètre, le centre de contrôle envoie des commandes au module lunaire, désormais sans équipage, qui agissent sur sa propulsion de manière qu'il quitte son orbite et tombe vers le sol lunaire. Intrepid s'écrase à la surface de la Lune à une vitesse de 1,67 km par seconde à environ 76 kilomètres à l'est-sud-est de la position du sismomètre installé par l'équipage d'Apollo 12 (il s'écrase le à 3° 56′ N, 21° 12′ O). À la grande surprise des géologues, qui n'avaient jamais observé un tel phénomène sur Terre, le sismomètre enregistre durant près d'une heure les mouvements sismiques produits par l'impact. Yankee Clipper boucle encore 11 orbites autour de la Lune durant lesquelles des photographies des sites d'atterrissage d'Apollo 14 et Apollo 15 sont effectuées. Puis la propulsion est utilisée pour quitter l'orbite lunaire et entamer le voyage de retour vers la Terre qui doit durer trois jours[7].

Retour sur Terre[modifier | modifier le code]

Amerrissage d'Apollo 12.
Ce film montre une séquence d'images mettant en évidence le mouvement de l'ombre du drapeau sur le site d'atterrissage d'Apollo 12.

Le Yankee Clipper amerrit dans l'océan Pacifique le 24 novembre 1969, à 20 h 58 min UTC à environ 800 km des Samoa américaines à 600 kilomètres à l'est de l'île Pago Pago et à 3,5 kilomètres du porte-avions USS Hornet chargé de récupérer à la fois l'équipage et la capsule. L'amerrissage est particulièrement brutal et sous le choc une caméra de 16 millimètres est délogée de son support et frappe violement Bean en lui en ouvrant le front sur 2,5 cm. La blessure, bénigne, ne lui valut que six points de suture. L'équipage puis le module sont récupérés par les marins de USS Hornet à l'aide d'hélicoptères[7].

Conclusion[modifier | modifier le code]

Dès le retour sur Terre de l'équipage, il est évident que la mission est une réussite complète. Les modifications apportées dans la procédure de descente du module lunaire vers la surface de la Lune ont parfaitement fonctionné en permettant de poser le module lunaire exactement à l'endroit souhaité c'est-à-dire à proximité immédiate de Surveyor 3. L'équipage n'a rencontré aucune difficulté durant les sorties extravéhiculaires sur le sol lunaire. Toutefois Bean comme Conrad ont eu des difficultés à appliquer les connaissances acquises à l'entrainement dans le domaine de la prospection géologique car ils ont du mal à identifier la nature des roches observées. Ils ont néanmoins réussi à ramener 34 kilogrammes de roche lunaire, la plupart du temps avec une description du contexte. Les expériences scientifiques installées sur le sol lunaire sont toutes opérationnelles et transmettent des données exploitables sur Terre. Apollo 12 a démontré qu'on pouvait s'attendre à d'importants retours scientifiques de la part des missions suivantes.

Le Yankee Clipper est aujourd'hui exposé au Virginia Air and Space Center (en) de Hampton. L'USS Hornet est depuis transformé en musée, accessible au public, à Alameda. La caméra de Surveyor 3, récupérée par Apollo 12, réside désormais au National Air and Space Museum[10].

Chronologie de la mission[modifier | modifier le code]

Chronologie de l'ensemble de la mission[11].
Temps écoulé Date/heure (UTC) Événement Remarques
h 0 14/11 à 16 h 22 Décollage du Centre spatial Kennedy
h 0 min 36 s Le lanceur est frappé par une premier éclair
h 0 min 52 s Le lanceur est frappé par une deuxième éclair
h 11 min 34 s Injection sur une orbite de parking autour de la Terre apogée : 189,8 km - périgée : 185 km - inclinaison orbitale 32,54°
h 47 Injection en orbite de transit vers la Lune Rallumage du 3e étage de Saturn V durant six minutes - Delta-V : 3,2 km/s
h 18 Début du largage du troisième étage Manœuvre de retournement et amarrage au module lunaire
30 h 53 15 novembre 23 h 15 Correction de trajectoire Delta-V : 19 m/s
83 h 25 18 novembre 3 h 47 Insertion en orbite lunaire Propulseur principal utilisé durant six minutes
Delta-V : 107 m/s - Orbite 315 x 114 km
87 h 49 Abaissement de l'orbite lunaire Delta-V : 32 m/s - Orbite 120 x 101 km
107 h 54 Séparation du LEM et du CSM
109 h 23 Le module lunaire abaisse son orbite Delta-V : 22 m/s - Orbite 113 x 16 km
110 h 20 Début de descente propulsée vers le sol lunaire
110 h 10 19 novembre 6 h 54 Atterrissage du LEM sur la Lune
115 h 32 19 novembre 11 h 32 Première sortie extravéhiculaire Durée 3h56
131 h 33 20 novembre 3 h 54 min Deuxième sortie extravéhiculaire Durée 3h49
142 h 4 Décollage du LEM de la Lune Phase propulsée 7 minutes. Delta-V : 1,846 km/s - Orbite : 96 x 17 km
145 h 36 Amarrage du LEM et du CSM
147 h 59 Largage du LEM
172 h 27 21 novembre 20 h 49 min Insertion sur une orbite de retour vers la Terre Delta-V : 921 m/s
244 h 7 Largage du module de service
244 h 36 24 novembre 20h58 Amerrissage de la capsule Apollo

Données détaillées[modifier | modifier le code]

Insigne de la mission[modifier | modifier le code]

L'insigne de la mission Apollo 12 évoque l'origine des membres d'équipage : l'US Navy. On y voit un bateau à voile se posant sur la Lune, formant une traînée de feu et portant le drapeau des États-Unis en guise de pavillon. Le nom de la mission, « APOLLO XII » et celui des membres sont inscrits en bleu sur une large bordure dorée, avec un liseré bleu. Le bleu et l'or sont les couleurs traditionnelles de l'US Navy. On peut distinguer quatre étoiles dans l'arrière-plan, une pour chaque astronaute, et une en l'honneur de Clifton Williams, qui décéda le 5 octobre 1967 après une défaillance de son T-38. Il faisait partie de l'équipage suppléant d'Apollo 9 et aurait probablement été aux commandes du module lunaire pour Apollo 12.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Alan Bean avait bricolé un retardateur destiné à être utilisé avec l'appareil photographique utilisé durant la sortie extravéhiculaire sur le sol lunaire afin de pouvoir se prendre en photo avec Conrad devant la sonde spatiale Surveyor 3. Ce retardateur avait été embarqué de manière clandestine dans le vaisseau. Bean craignait que la photographie réalisée soit détruite à la suite du débriefing par les analystes à cause de la méthode mise en œuvre. Mais à la suite d'une erreur de manipulation durant la sortie extra-véhiculaire le retardateur fut rendu inutilisable et la photo ne put pas être prise.
  • L'équipage suppléant d'Apollo 12 avait inséré dans les check-lists des astronautes, attachés aux poignets de leur combinaison durant les sorties extravéhiculaires, des photos extraites du magazine Playboy, inaugurant la première image érotique sur la Lune[12] Les checklists contenaient également, à la fin, des termes de topographie complexes, afin de réaliser un rapport aussi ampoulé que possible et de jeter la confusion dans les équipes au sol chargées d'assister l'équipage durant sa sortie extravéhiculaire. Des petits dessins, mettant en jeu les astronautes et leur vaisseau (celui-ci porte le sigle « USA », avec un « S » retourné, par analogie avec la lettre cyrillique « Я ») ont également été introduits[12].

Les tribulations du troisième étage du lanceur Saturn V[modifier | modifier le code]

Après avoir injecté le vaisseau spatial Apollo 12 sur une trajectoire le menant à la Lune, il est prévu que l'étage S-IVB utilise le carburant restant pour modifier sa trajectoire et se placer sur une orbite héliocentrique afin de ne pas interférer avec la mission. Mais il ne reste plus suffisamment d'ergols dans les réservoirs pour effectuer une manœuvre qui l'écarte définitivement du système Terre-Lune. Après avoir bouclé une orbite autour de la Terre, il passe près de la Lune le 18 novembre 1969, puis se retrouve sur une orbite héliocentrique en 1971. Mais celle-ci n'est pas stable et il se retrouve brièvement sur une orbite terrestre haute trente et un ans plus tard en 2002 : il est découvert par l'astronome amateur Bill Yeung qui, croyant avoir identifié un nouvel astéroïde, lui donne la dénomination temporaire J002E3. On découvre par la suite qu'il s'agit de l'étage S-IVB. Celui-ci quitte peu après l'orbite terrestre pour une orbite héliocentrique, mais il devrait à nouveau être capturé par la Terre vers 2040.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pete Conrad avait proposé de le baptiser « Pete's Parking Lot (place de parking de Pete) ».
  2. Yankee Clipper et Intrepid sont deux bateaux de l'US Navy.

Références[modifier | modifier le code]

  1. W. David Compton, op. cit., FIRST PHASE OF LUNAR EXPLORATION COMPLETED:Personnel and Program Changes
  2. (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 10-3 (« Lunar expeditions begins - Selecting Sites for Exploration »)
  3. (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 10-5 (« Lunar expeditions begins - Target: Surveyor III »)
  4. (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 10-6 (« Lunar expeditions begins - Firming Up Plans for Apollo 12 »)
  5. (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 10-4 (« Lunar expeditions begins - Preparations for the Second Mission: »)
  6. (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 10-8 (« Lunar expeditions begins - Preparations for the Next Mission »)
  7. a b c d e f g h i j k l m n et o (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne), chap. 11-2 (« First phase of lunar exploration completed - Intrepid Seeks Out Surveyor III »)
  8. (en) ApolloSaturn.com.
  9. (en) NASA : Flight control in the Apollo program.
  10. Air and Space Museum
  11. Apollo The definitive Sourcebook, p. 327-360 op. cit.
  12. a et b (en) NASA : Lunar Surface Journal.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documents de la NASA
  • (en) NASA, Apollo 12 press kit, (lire en ligne)
    Dossier de présentation à la presse de la mission Apollo 12 .
  • (en) NASA - Centre spatial Johnson, Apollo 12 mission report, (lire en ligne)
    Rapport officiel de la mission Apollo 12.
  • (en) NASA - Centre spatial Johnson, Apollo 12 Preliminary Science Report, (lire en ligne)
    Rapport scientifique préliminaire de la mission Apollo 17 (document NASA n° SP-330).
Ouvrages de la NASA
  • (en) Eric M. Jones et Ken Glover, « Apollo 12 surface journal »
    Portail regroupant l'ensemble des documents officiels disponibles sur la mission dont la transcription des échanges radios et une liste commentée des photos prises.
  • (en) W. David Compton, Where No Man Has Gone Before : A History of Apollo Lunar Exploration Missions, (lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Histoire du projet scientifique associé au programme Apollo (document NASA n° Special Publication-4214).
Autres ouvrages
  • (en) W David Woods, How Apollo flew to the Moon, New York Chichester, U.K, Springer Verlag Published in association with Praxis Pub, , 412 p. (ISBN 978-0-387-71675-6, OCLC 154711858, LCCN 2007932412)Document utilisé pour la rédaction de l’article
    Déroulement détaillé d'une mission lunaire Apollo.
  • (en) David M Harland, Exploring the moon The Apollo Expeditions, Chichester, Springer Praxis, coll. « space exploration », , 2e éd., 403 p. (ISBN 978-0-387-74638-8 et 978-0-387-74641-8, OCLC 233971448, LCCN 2007939116, présentation en ligne)
    Déroulement détaillé des séjours lunaires des missions Apollo avec nombreuses illustrations, contexte géologique détaillé et quelques développements sur les missions robotiques de cette période.
  • (en) David M Harland et Richard W. Orloff, Apollo the definitive sourcebook, Springer Praxis, , 633 p. (ISBN 978-0-387-30043-6, LCCN 2005936334)
    Ouvrage de référence des principaux faits et dates des missions Apollo.
  • (en) Richard W. Orloff (NASA), Apollo by the numbers : A Statistical Reference, Washington, National Aeronautics and Space Administration, 2000-2004 (ISBN 978-0-16-050631-4, OCLC 44775012, LCCN 00061677, lire en ligne).
    Un grand nombre de statistiques sur le programme Apollo, mesures anglo-saxonnes (NASA SP-2000-4029)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]