Habitat spatial

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Une paire de cylindre O'Neill
Intérieur d'un tore de Stanford

Un habitat spatial, aussi appelé colonie spatiale ou colonie orbitale, est une station spatiale qui est une installation permanente plutôt qu'un relais orbital ou autre installation spécialisée. Ce pourrait être une « ville » dans l'espace, où une population pourrait vivre, travailler et fonder des familles. Aucun habitat spatial n'a encore été construit, mais beaucoup de concepts ont été développés avec un degré variable de réalisme par aussi bien des ingénieurs que des auteurs de science-fiction.

Histoire[modifier | modifier le code]

Motivation[modifier | modifier le code]

La création d'habitats permanents dans l'espace relève en 2015 de la fiction. Il n'existe pas à cette date de raisons objectives qui pourrait motiver la création d'habitats permanents dans l'espace :

  • les travaux de recherche (biologie) se satisfont de séjours plus ou moins longs mais temporaires ;
  • les expériences réalisées dans les stations spatiales n'ont pas confirmé l'intérêt d'usines spatiales bénéficiant de la micro gravité ;
  • aucune poussée démographique ne justifie la création d'un habitat spatial, même en spéculant sur un progrès considérable des techniques nécessaires et un abaissement important des coûts de lancement ;
  • aucune menace provenant de l'espace (prévision de chute d'astéroïde,...) n'a généré un effort technologique et financier susceptible de permettre l'émergence du savoir-faire nécessaire.

Principaux problèmes et leurs solutions[modifier | modifier le code]

  • Radiations: les rayons cosmiques représentent un danger certain pour la vie humaine en dehors d'une atmosphère planétaire, les rayons gamma sont le principal danger car ils sont très pénétrants (1cm de plomb ou 6 de béton sont nécessaires pour en réduire de moitié l'intensité) et l'apports de telles quantités de matières massives en orbite est un problème technique de taille.
  • Autosuffisance : un habitat orbital signifie un milieu qui devras pratiquement évoluer en vase clos. De ce fait, tout le contenu organique devra être parcimonieusement recyclé. Au niveau de la nourriture, la culture hydroponique alliée aux OGM pourraient offrir une production suffisante pour être viable. L'eau et l'air devra aussi être recyclé continuellement. Cela signifie aussi que tout le système de survie sera basé sur un équilibre très précis à ne pas dérégler: croissance démographique ou perte de matière dans l'espace sont à éviter à tout prix.
  • Affaiblissement métabolique: si l'humain n'est plus soumis à la gravitation/accélération gravifique (9.81 m/s² pour la Terre), sa masse osseuse et musculaire diminue progressivement. Cet effet a été observé dés les premiers voyages spatiaux, quand les scientifiques ont fait subir une batterie de tests aux astronautes pour établir leur bilan de santé. Pour remédier à ce problème, il faut soit inclure plusieurs heures de sports et exercices, soit entretenir une gravité artificielle semblable à celle de la Terre (en accélérant/déccélérant ou via un modèle de centrifugeuse (voir Tore de Stanford)).
  • Impact psychologique: l'enfermement dans des espaces exigus, la proximité des autres et l'absence de cycles habituels (jour/nuit, saisons...) ont des effets qui ne sont pas encore complètement établis sur le long terme. Des moyens simples peuvent créer l'illusion de jours et de nuits (intensité et longueur d'onde de la lumière) mais la claustrophobie, la paranoïa, l'apathie et d'autres troubles mentaux ont de fortes chances de se produire. Les expériences qui tendent à faire cohabiter des personnes dans un espace restreint montrent toute ce genre de déviance à des stades de gravité variable.

Concepts (solutions)[modifier | modifier le code]

Les concepts proposés par des études de la NASA incluent :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]