Discours sur l'état de l'Union (Union européenne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Discours sur l'état de l'Union.
Parlement européen à Strasbourg, où a lieu le discours sur l'état de l'Union

Le Discours sur l'état de l'Union est un événement annuel instauré par le Traité de Lisbonne[1] où le Président de la Commission européenne fait le bilan de l'action de l'exécutif européen tout en présentant les grandes lignes des futures propositions de la Commission européenne pour l'année à venir. Ce discours est prononcé au mois de septembre devant le Parlement européen réuni en session plénière à Strasbourg. À l'origine, le Président de la Commission n'adressait un discours de politique générale qu'au début de son mandat, c'est-à-dire tous les cinq ans. Le discours sur l'état de l'Union permet ainsi d'expliquer et de discuter les objectifs et les projets de la Commission les quatre autres années, afin d'augmenter le contrôle du Parlement sur l'exécutif.

Ainsi, le premier discours sur l'état de l'Union fut prononcé par le Président de la Commission José Manuel Barroso en septembre 2010, un an après sa réélection.

Il est diffusé en direct via Europe by Satellite et sur europarltv.

Présidence de José Manuel Barroso[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Commission Barroso I et Commission Barroso II.

Discours sur l'état de l'Union de 2010[modifier | modifier le code]

Le 7 septembre 2010, José Manuel Barroso, participe à une session plénière du Parlement européen à Strasbourg, où il prononce son premier rapport sur l'État de l'Union. Le président de la CE a déclaré que les cinq grandes priorités pour 2011 ; principalement la gouvernance économique, la croissance, l'espace de liberté, de sécurité et de justice, le budget et les relations internationales[2].

Discours sur l'état de l'Union de 2011[modifier | modifier le code]

Dans le discours de José Manuel Barroso, celui-ci constate que des divergences se sont installées entre les différentes économies européennes alors que l'euro aurait dû permettre une forme de convergence. La méthode intergouvernementale, autour des initiatives franco-allemandes, a échoué et a contribué profondément au déséquilibre institutionnel ; la Commission européenne, qui devrait être la structure à l'initiative des propositions en matière de gouvernance économique, a été largement mise à l'écart par l'activisme de Nicolas Sarkozy dont le pays était à la présidence tournante de l'UE[3].

Discours sur l'état de l'Union de 2012[modifier | modifier le code]

Dans son discours du 12 septembre 2012, José Manuel Barroso ne se contente pas de présenter la politique de sa Commission pour l'année suivante, mais plaide pour un nouveau traité européen qui corrigerait les défauts de la zone euro et donnerait naissance à une « fédération d'États-nations ». Dans cette optique, il propose également aux partis politiques européens de se renforcer et de présenter chacun un candidat à la présidence de la Commission avant que ne commence la campagne pour les élections européennes de 2014, afin que les candidats puissent débattre et renforcer le caractère européen du scrutin, tout en permettant aux électeurs de choisir ainsi indirectement le futur Président de la Commission[4].

Discours sur l'état de l'Union de 2013[modifier | modifier le code]

Le 11 septembre 2013, José Manuel Barroso, prononce l'état de l'Union de 2013 à dans lequel il souligne un certain nombre de chiffres passés et évolutions qui ont donné l'Europe de bonnes raisons d'être confiants. Il souligne que la reprise est en vue pour l'Europe, mais il est nécessaire de faire preuve de vigilance. A cette occasion, José Manuel Barroso a également prononcé un appel pour une plus grande intégration européenne face à des développements mondiaux[5].

Présidence de Jean-Claude Juncker[modifier | modifier le code]

Discours sur l'état de l'Union de 2015[modifier | modifier le code]

Le 9 septembre 2015, Jean-Claude Juncker a donné son premier discours sur l'état de l'Union. En matière institutionnelle, il a appelé à ce que le président de la Commission soit un président politique afin de donner de la visibilité à la fonction et améliorer la participation politique des citoyens.

Il aborde notamment la question de la crise des réfugiés. Il indique que 500 000 réfugiés syriens sont actuellement sur le territoire de l'Union, soit 0,11 % de la population européenne. Il appelle à une action déterminée de la part des États membres et de l'Union notamment pour aider la Hongrie, l'Italie et la Grèce[6]. Il en appelle à leur humanité et à leur justice historique[6]. Jean-Claude Juncker insiste aussi sur la cause de la crise des réfugiés, la guerre en Libye et en Syrie, et rappelle alors que, tant que les États européens combattront l'État islamique, ils devront aussi accueillir ceux cherchant leur protection. Il applaudit ainsi les efforts de la Jordanie et du Liban. Il propose une réforme du règlement Dublin II, qui indique que le pays ou un demandeur d'asile doit introduire sa demande est celui dans lequel il est entré dans l'Union, afin d'alléger le poids sur les États membres. La Commission européenne propose ainsi un Fonds fiduciaire d'urgence pour résoudre les crises et prévenir l'apparition de nouvelles[6]. Il conclut sur ce sujet que la Commission allait proposé une politique européenne de la migration et l'asile début 2016[6].

Au sujet de la zone euro, il insiste sur le fait que la représentation internationale de la zone doit être améliorée. Le président de la zone euro doit être son seul représentant et doit être le seul à la représenter au FMI.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eszter Zalan, « Juncker: Migrant quotas must be 'compulsory' », EU Observer,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Textes[modifier | modifier le code]