Castelbiague

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Castelbiague
Castelbiague
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes Cagire Garonne Salat
Maire
Mandat
Pierre Braquet
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31114
Démographie
Gentilé Castelbiaguais, Castelbiaguaises
Population
municipale
256 hab. (2016 en augmentation de 13,78 % par rapport à 2011)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 14″ nord, 0° 55′ 31″ est
Altitude Min. 334 m
Max. 702 m
Superficie 5,84 km2
Localisation

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Castelbiague (en occitan, Castèthviague) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Castelbiaguais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Comminges sur l'Arbas, à 26 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Castelbiague est limitrophe de quatre autres communes.

Carte de la commune de Castelbiague et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Castelbiague
Montastruc-de-Salies Montgaillard-de-Salies Saleich
Montastruc-de-Salies Castelbiague Saleich
Montastruc-de-Salies Urau Urau

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Arbas et son affluent le Rucan.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 584 hectares ; son altitude varie de 334 à 702 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A64 sortie no 20 puis la route départementale D 117 et D 13 et avec le réseau Arc-en-ciel ainsi qu'en gare de Saint-Gaudens ou en gare de Boussens sur la ligne Toulouse - Bayonne..

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le Bernard d'ASPET seigneur de Castro Aceto est l'un des puissants seigneurs témoins de la vente de la vicomté de Turenne par Cécile de Comminges, comtesse de Comminges et d'Urgel, à Guillaume Rogier de Beaufort son beau-frère.

Les auteurs de L'Histoire Générale du Languedoc qui fait autorité et qui ont transcrit en français cet acte latin [2] ont désigné ce Bernard d'Aspet "seigneur de Castrasset" n'ayant pas trouvé à quoi correspondait ce Castro Aceto et ont été repris par les auteurs qui les ont suivis, à l'exception de l'abbé Corraze, mais il n'y a aucun Castrasset en Comminges et en particulier dans la baronnie d'Aspet.

Il s'agit de Castelbiague qui s'appelait dans de nombreux textes avant le début du 17ème siècle "Castro Aceto" en latin et "Castet Vinaigre" ou Castet Vinagre" dans les actes notariés, ce qui signifie normalement ville fortifiée ou château où le vin est aigre. Les et 10 aout 1606 [3] deux actes sont passés au château de Moncaup à Castet Vinaigre par Dupuy notaire d'Aspet.

L'appellation évolue en Castet Viague ou Castet Biague dont la prononciation locale est quasi identique, la déformation ayant du être tacitement agréée par la population pour oublier cette image dévalorisante de vin aigre. La traduction en occitan de vinaigre donnerait vinagre. Cette déformation ne s'explique pas, elle se constate.

Castelbiague sonnant sans doute moins populaire (à l'époque on ne désignait pas les parler locaux par le terme occitan mais par l'appellation "langue vulgaire" qui n'avait rien de péjoratif) et plus français que Castet Biague a été retenu par toutes les administrations et le notariat dans le courant du 17ème siècle.

Certains ont cru pouvoir avancer une autre explication toponymique : Castelbiague = Castel via aqua qui signifierait le château à coté de l'eau. L'onomastique ne semble pas pouvoir donner une trajectoire acceptable qui conduirait à Castelbiague, de plus ce serait méconnaître les textes anciens du 16ème siècle et auparavant qui font tous état de Castro Aceto et Castet Vinaigre.

Le célèbre pouillé commingeois de 1387 cite parmi les cures de l'archiprêtré de Salies "de Castro-Aceto de Castanheda et de Francocasale" désignant ainsi Castelbiague 31160, Castagnède 31260 et Francazal 31260[4].

Le cadastre de 1664 des archives communales est intitulé "Cadastre de Castet Viague"[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge jusqu'au XVIe siècle, les barons d'Aspet sont les seuls seigneurs de Castelbiague. La famille de SARRIEU installée précédemment à Izaut-de-l'Hôtel va en prendre possession dès le début du XVIIe siècle.

Le [3] est passé au château de Moncaup à Castelbiague le contrat de mariage du fils aîné de Jean de Sarrieu, d'Izaut-de-l'Hôtel, et Constance de Fauré mariés le [6] à Sengouagnet ; Géraud est âgé tout au plus de 15 ans et est conjoint par contrat avec Géraude de Qué, fille unique et héritière de feu François de Qué, seigneur de Moncaup très gros propriétaire à Castelbiague et Marguerite Dupac. L'épousée est au plus âgée de 7 ans, ses parents s'étant mariés le [7]. Ce contrat ne sera insinué au parlement de Toulouse qu'en 1607, date vraisemblable du mariage religieux. Marguerite Dupac veuve depuis longtemps bien qu'âgée au plus de 34 ans convole le en secondes noces avec Corbairan de Miglos seigneur de Luzenac au comté de Foix mais dès 1604 Jean de Sarrieu s'était installé au château de Castelbiague qu'il ne quittera plus. Géraude de Qué, elle, meurt peu après son mariage, entre janvier et , après avoir fait un testament en faveur de son mari le [8].

Jean de Sarrieu négocie alors avec la famille de Qué le [9] pour 15400 livres le rachat du château de Castelbiague avec 4 métairies et le moulin à 2 meules sur Larriuet. Les droits seigneuriaux de lods et ventes sur cette acquisition sont alors payés le [10]par les Sarrieu au représentant de Marguerite de Villemur St Paul qui possède la baronnie de Montastruc dont Castelbiague dépend.

Le [11] Jean d'Ustou seigneur de Montgaillard, Couret et autres lieux vend à Jean et Géraud de Sarrieu père et fils, qui ont vendu entretemps leurs biens d'Izaut de l'Hôtel, la moitié de la seigneurie de Castelbiague avec la moitié des droits de justice haute, moyenne et basse et divers droits à Montastruc.

En , Louis XIII décide la vente par engagement de la baronnie d'Aspet. Le , Guy d'Encausse seigneur de Labastide près de Rieucazé, se rend acquéreur de Castelbiague qu'il cède à Guy de Sarrieu, sans doute l'autre moitié de la seigneurie. En 1667, par édit du mois d'avril, le roi Louis XIV ordonne le rachat des dix-huit paroisses engagées en 1642 et 1643, dont Castelbiague fait partie. Elles rentrèrent toutes dans le domaine royal, mais par la suite certaines furent vendues à nouveau dont Castelbiague le [12]. Pour 350 livres, la seigneurie passe donc définitivement entre les mains de la famille Sarrieu.

Les différents possesseurs seront :

  • Géraud, remarié le à Bertrande de Binos ; lui et son père décèderont de la peste en 1631.
  • Guy de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le Jeanne de Latour Lendorthe ;
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le à Mancioux Françoise de Vendomois ;
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le à Villarzel du Razès Catherine d'Hélie. La famille quitte alors Castelbiague pour s'installer au château de Martres-Tolosane ;
  • Louis François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, Villarzel etc., leur fils, épouse avec dispense de consanguinité du 3e au 4e degré accordée par le pape[13] Elisabeth de Portes de Pardaillan, fille d'un président du parlement de Toulouse et rend hommage pour Castelbiague au roi de France devant le parlement de Navarre en 1763[14]. Début 1767, il délègue ses pouvoirs seigneuriaux à Bertrand de Lafitte son beau-frère, idem en 1771 où il fait casser l'élection consulaire annuelle du au motif qu'il n'y avait pas de représentant élu du côté de la rivière où se trouve le château, Castelbiague étant coupée en deux par la rivière l'Arbas [15].

La seigneurie échoit en partage à Marie Antoinette de Sarrieu, sœur de Louis François et mariée avec Bertrand de Lafitte, elle en rend aussi hommage devant le parlement de Navarre en 1779[16]et la gardera jusqu'en 1789.

Au XVIIIe siècle la commune partage sa cure avec les localités de Castagnède et de Francazal. Le village est coupé par l'Arbas, avec des maisons et des hameaux se dispersant sur les deux rives. En 1816 les communes de Castelbiague et Francazal sont rattachées pour un temps à la mairie de Saleich, représentées respectivement par S. Bréteil et F. Couret.

Le cadastre de Castelbiague que l'on peut consulter ici "cadastre de 1664" a été élaboré de 1664 à 1671 par Jacques Gouioun, agent de la maîtrise de St Gaudens.

Il liste en 143 pages les nombreux propriétaires de la commune avec pour chacun une liste des immeubles et pièces de terre possédées avec toutes leurs confrontations permettant de les situer, la qualité de chaque pièce estimée sur le plan agricole qui est notée du 1er degré 6 fois plus taxé que le 6ème et dernier degré. Suit pour chacun de ces postes l'estimation de valeur de la parcelle en livre, sous et deniers qui servira à établir les impôts.

Un répertoire des 120 propriétaires ou chefs de famille recensés occupe les pages 5 à 9.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[17],[18].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cagire-Garonne-Salat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Castelbiague faisait partie de l'ex-canton de Salies-du-Salat et, avant le , de la Communauté de communes du canton de Salies-du-Salat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Georges Braquet    
mars 2001 En cours Pierre Braquet PS Agent technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[20].

En 2016, la commune comptait 256 habitants[Note 1], en augmentation de 13,78 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
401378348478557573545545570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539486488450437444424377399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406422412305284278265222234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
204205208210205209227226250
2016 - - - - - - - -
256--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[23] 1975[23] 1982[23] 1990[23] 1999[23] 2006[24] 2009[25] 2013[26]
Rang de la commune dans le département 390 215 271 340 345 353 362 355
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Castelbiague fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par un regroupement pédagogique intercommunal pour les classes de la maternelle au primaire[27] avec les communes d'Arbas, Montastruc-de-Salies et Rouède.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Comité des fêtes,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Déchetterie du SIVOM sur la commune de Mane[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'oratoire Saint-Sigismond (1834)
  • Le château Compans (1839)
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption (1887)
  • La Fontaine de pierre des Gaouats (1910)
  • L'ancienne scierie (1890)
  • L'église Saint-Sigismond (première moitié du XVIIe siècle)
  • Le moulin de Sarrieu, sur l'Arbas, à trois meules destiné à moudre le blé. Construction autorisée le par le sénéchal réformateur des forêts de la baronnie d'Aspet et fondé avant le [29] par Jean de Sarrieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Histoire generale de languedoc par Dom Vic et Dom Vaissete, Tome 7 p.177, édition du Mège de 1844
  3. a et b Archives départementales de la Haute-Garonne B ins.12 fo790 Dupuy not. Aspet
  4. Revue de Comminges tome IV 1888 3ème trimestre p.282
  5. Archives communales de Castelbiague 1G1 Cadastre et livre terrier 1664-1671
  6. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26384 Poummyers not Toulouse, acte du 28.05.1585. Le contrat de mariage insinué à Toulouse est du 30 juillet 1583.
  7. Arch. Dép. 32 : I 1202
  8. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E21526 fo172 Borrely not. Toulouse.
  9. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26194 fo 115 Gaillard not. Saleich.
  10. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27854 Delepore not.
  11. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27861 fo378 Combret not. Aspet.
  12. Archives départementales de l'Ariège B160. cite les acquisitions de 1624 et 1697.
  13. Archives départementales de Haute-Garonne 5G23 pièce 44 à 54, 20 juin 1760 dossier complet avec les 11 pièces.
  14. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis
  15. Archives départementales de l'Ariège B160.
  16. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis fo79
  17. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  18. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031416.html.
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  23. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  24. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  25. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  26. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  27. http://www.rouede.fr/ecoles%2031160%20Rouede
  28. http://www.rouede.fr/dechetterie-du-sivom
  29. Archives départementales de Haute-Garonne 3E24861 De Maurel not. St Gaudens le 30 avril 1613.