Castelbiague

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Castelbiague
Entrée du village.
Entrée du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes Cagire-Garonne-Salat
Maire
Mandat
Pierre Braquet
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31114
Démographie
Gentilé Castelbiaguais, Castelbiaguaises
Population
municipale
250 hab. (2014 en augmentation de 10.62 % par rapport à 2009)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 14″ nord, 0° 55′ 31″ est
Altitude Min. 334 m – Max. 702 m
Superficie 5,84 km2
Localisation

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Castelbiague (en occitan, Castèthviague) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Castelbiaguais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Comminges sur l'Arbas, à 26 km au sud-est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castelbiague
Montastruc-de-Salies Montgaillard-de-Salies Saleich
Montastruc-de-Salies Castelbiague Saleich
Montastruc-de-Salies Urau Urau

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Arbas et son affluent le Rucan.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 584 hectares ; son altitude varie de 334 à 702 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A64 sortie no 20 puis la route départementale D 117 et D 13 et avec le réseau Arc-en-ciel ainsi qu'en gare de Saint-Gaudens ou en gare de Boussens sur la ligne Toulouse - Bayonne..

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge jusqu'au XVIe siècle, les barons d'Aspet sont les seuls seigneurs de Castelbiague. La famille de SARRIEU installée précédemment à Izaut-de-l'Hôtel va en prendre possession dès le début du XVIIe siècle.

Le 16 juillet 1600[2] est passé au château de Moncaup à Castelbiague le contrat de mariage du fils aîné de Jean de Sarrieu, d'Izaut-de-l'Hôtel, et Constance de Fauré mariés le 25 janvier 1584 [3] à Sengouagnet ; Géraud est âgé tout au plus de 15 ans et est conjoint par contrat avec Géraude de Qué, fille unique et héritière de feu François de Qué, seigneur de Moncaup très gros propriétaire à Castelbiague et Marguerite Dupac. L'épousée est au plus âgée de 7 ans, ses parents s'étant mariés le 22 novembre 1592[4]. Ce contrat ne sera insinué au parlement de Toulouse qu'en 1607, date vraisemblable du mariage religieux. Marguerite Dupac veuve depuis longtemps bien qu'âgée au plus de 34 ans convole le 1er février 1607 en secondes noces avec Corbairan de Miglos seigneur de Luzenac au comté de Foix mais dès 1604 Jean de Sarrieu s'était installé au château de Castelbiague qu'il ne quittera plus. Géraude de Qué, elle, meurt peu après son mariage, entre janvier et avril 1609, après avoir fait un testament en faveur de son mari le 22 janvier 1609[5].

Jean de Sarrieu négocie alors avec la famille de Qué le 4 juillet 1610[6] pour 15400 livres le rachat du château de Castelbiague avec 4 métairies et le moulin à 2 meules sur Larriuet. Les droits seigneuriaux de lods et ventes sur cette acquisition sont alors payés le 12 novembre 1610 [7]par les Sarrieu au représentant de Marguerite de Villemur St Paul qui possède la baronnie de Montastruc dont Castelbiague dépend.

Le 3 juillet 1624[8] Jean d'Ustou seigneur de Montgaillard, Couret et autres lieux vend à Jean et Géraud de Sarrieu père et fils, qui ont vendu entretemps leurs biens d'Izaut de l'Hôtel, la moitié de la seigneurie de Castelbiague avec la moitié des droits de justice haute, moyenne et basse et divers droits à Montastruc.

En mars 1639, Louis XIII décide la vente par engagement de la baronnie d'Aspet. Le 12 décembre 1642, Guy d'Encausse seigneur de Labastide près de Rieucazé, se rend acquéreur de Castelbiague qu'il cède à Guy de Sarrieu, sans doute l'autre moitié de la seigneurie. En 1667, par édit du mois d'avril, le roi Louis XIV ordonne le rachat des dix-huit paroisses engagées en 1642 et 1643, dont Castelbiague fait partie. Elles rentrèrent toutes dans le domaine royal, mais par la suite certaines furent vendues à nouveau dont Castelbiague le 27 juin 1697[9]. Pour 350 livres, la seigneurie passe donc définitivement entre les mains de la famille Sarrieu.

Les différents possesseurs seront :

  • Géraud, remarié le 10 juin 1609 à Bertrande de Binos ; lui et son père décèderont de la peste en 1631.
  • Guy de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le 2 août 1647 Jeanne de Latour Lendorthe ;
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le 2 juin 1679 à Mancioux Françoise de Vendomois ;
  • François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, leur fils, épouse le 6 février 1722 à Villarzel du Razès Catherine d'Hélie. La famille quitte alors Castelbiague pour s'installer au château de Martres-Tolosane ;
  • Louis François de Sarrieu, seigneur de Martres et Castelbiague, Villarzel etc., leur fils, épouse avec dispense de consanguinité du 3e au 4e degré accordée par le pape[10] Elisabeth de Portes de Pardaillan, fille d'un président du parlement de Toulouse et rend hommage pour Castelbiague au roi de France devant le parlement de Navarre en 1763[11]. Début 1767, il délègue ses pouvoirs seigneuriaux à Bertrand de Lafitte son beau-frère, idem en 1771 où il fait casser l'élection consulaire annuelle du 16 mars 1771 au motif qu'il n'y avait pas de représentant élu du côté de la rivière où se trouve le château, Castelbiague étant coupée en deux par la rivière l'Arbas [12].

La seigneurie échoit en partage à Marie Antoinette de Sarrieu, sœur de Louis François et mariée avec Bertrand de Lafitte, elle en rend aussi hommage devant le parlement de Navarre en 1779[13]et la gardera jusqu'en 1789.

Au XVIIIe siècle la commune partage sa cure avec les localités de Castagnède et de Francazal. Le village est coupé par l'Arbas, avec des maisons et des hameaux se dispersant sur les deux rives. En 1816 les communes de Castelbiague et Francazal sont rattachées pour un temps à la mairie de Saleich, représentées respectivement par S. Bréteil et F. Couret.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cagire-Garonne-Salat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Castelbiague faisait partie de l'ex-canton de Salies-du-Salat et, avant le , de la Communauté de communes du canton de Salies-du-Salat).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Georges Braquet    
mars 2001 en cours Pierre Braquet PS Agent technique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 250 habitants, en augmentation de 10,62 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : 6,59 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
401 378 348 478 557 573 545 545 570
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
539 486 488 450 437 444 424 377 399
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
406 422 412 305 284 278 265 222 234
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
204 205 208 210 205 209 227 226 250
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
Rang de la commune dans le département 390 215 271 340 345 353 362 355
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Castelbiague fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée par un regroupement pédagogique intercommunal pour les classes de la maternelle au primaire[22]. avec les communes d'Arbas, Montastruc-de-Salies et Rouède.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Comité des fêtes,

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Chasse, randonnée pédestre,

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Déchetterie du SIVOM sur la commune de Mane[23].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'oratoire Saint-Sigismond (1834)
  • Le château Compans (1839)
  • L'église Notre-Dame de l'Assomption (1887)
  • La Fontaine de pierre des Gaouats (1910)
  • L'ancienne scierie (1890)
  • L'église Saint-Sigismond (première moitié du XVIIe siècle)
  • Le moulin de Sarrieu, sur l'Arbas, à trois meules destiné à moudre le blé. Construction autorisée le 27 août 1612 par le sénéchal réformateur des forêts de la baronnie d'Aspet et fondé avant le 30 avril 1613[24] par Jean de Sarrieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Archives départementales de la Haute-Garonne B ins.12 fo790 Dupuy not. Aspet
  3. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26384 Poummyers not Toulouse, acte du 28.05.1585. Le contrat de mariage insinué à Toulouse est du 30 juillet 1583.
  4. Arch. Dép. 32 : I 1202
  5. Archives départementales de Archives départementales de la Haute-Garonne 3E21526 fo172 Borrely not. Toulouse.
  6. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E26194 fo 115 Gaillard not. Saleich.
  7. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27854 Delepore not.
  8. Archives départementales de la Haute-Garonne 3E27861 fo378 Combret not. Aspet.
  9. Archives départementales de l'Ariège B160. cite les acquisitions de 1624 et 1697.
  10. Archives départementales de Haute-Garonne 5G23 pièce 44 à 54, 20 juin 1760 dossier complet avec les 11 pièces.
  11. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis
  12. Archives départementales de l'Ariège B160.
  13. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques B5589 bis fo79
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. http://www.rouede.fr/ecoles%2031160%20Rouede
  23. http://www.rouede.fr/dechetterie-du-sivom
  24. Archives départementales de Haute-Garonne 3E24861 De Maurel not. St Gaudens le 30 avril 1613.