Arbas (Haute-Garonne)

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Arbas
Arbas (Haute-Garonne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Intercommunalité Communauté de communes Cagire Garonne Salat
Maire
Mandat
Sylvie Simpson
2020-2026
Code postal 31160
Code commune 31011
Démographie
Gentilé Arbasiens
Population
municipale
265 hab. (2018 en augmentation de 16,23 % par rapport à 2013)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 48″ nord, 0° 54′ 24″ est
Altitude Min. 392 m
Max. 840 m
Superficie 7,32 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Bagnères-de-Luchon
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site de la mairie

Arbas (Arbast en occitan) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Arbasiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située en Comminges à 28 km au sud-est de Saint-Gaudens, au pied des Pyrénées dans le massif d'Arbas, sur l'Arbas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Arbas est limitrophe de quatre autres communes.

Communes voisines.
Communes limitrophes d’Arbas[1]
Montastruc-de-Salies
Chein-Dessus Arbas[1] Fougaron
Herran

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Arbas, un affluent du Salat.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 732 hectares ; son altitude varie de 392 à 840 mètres[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès avec la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT) ou en gare de Saint-Gaudens sur la ligne Toulouse - Bayonne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Arbas est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom du village ne fait pas l’unanimité.

E. Nègre (n° 21134 das son ouvrage) fait référence au terme « Arbast » qui désigne un mauvais fourrage. Il fait le rapprochement avec le terme « rabast » qui signifie « rebus, déchet » en languedocien.

Castillon d’Aspet avance une tout autre origine. Il considère que le terme proviendrait du nom de la tribu qui occupait le pays au moment de l'invasion romaine, les « Arrevacci ». Il se demande aussi si la découverte d'un autel votif dédié aux « six arbres » (sex arboribus) ne constituerait pas une explication valable.

Dufor retient cette hypothèse en parlant d'une « colonie d’Arevaces, venus d'Aquitaine à la suite de Sertorius »[7].

Sachant que l'on recense en Comminges de nombreux toponymes basques, l'origine proto-basque du nom "Arbas" n'est donc pas à exclure, pouvant provenir de la racine basque narb- « lieu des souches », présente dans les toponymes Narp, Narbaitz, Narbarte, Narbona.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien autel votif.

Probablement au début du XIIIe siècle, les religieuses de l'abbaye de Longages établissent un monastère. Elles concèdent une charte des coutumes aux habitants en 1247[7].

En 1311, les religieuses de Longages vendent la seigneurie d'Arbas à Roger et Raimond-At d'Aspet et à Adhémar de Mauléon[7].

Jean de Grenier installe une verrerie à Gourgues, près d'Arbas, et une autre à Montastruc en 1498.

En 1789, le comte de Panetier de Montgrenier, seigneur d'Arbas et d'autres lieux, sera le dernier maître de la seigneurie locale[7].

À la Révolution, le château est vendu puis démoli mais les verreries sont sauvées[7].

1830-1832 : guerre des Demoiselles dans la vallée de l'Arbas.

L'implantation de nouveaux ours dans les Pyrénées en 2006 fut suivie par une manifestation sur la place du village par des chasseurs anti-ours opposés à l'introduction de nouveaux ours sur la chaîne des Pyrénées le .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 100 et 499, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de onze[8],[9].

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cagire-Garonne-Salat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Arbas faisait partie de l'ex-canton d'Aspet).

Avant le , elle faisait partie de la communauté de communes des Trois Vallées et du SIVOM de la région de Salies-du-Salat.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1795 Jean-Pierre Cazes    
1795 1797 Marc Grenier    
1797 1800 Bertrand Mailleau    
1800 1808 Jean-Pierre Estrade    
1808 1809 Escaig    
1809 1823 Grenier de Montgaillard    
1824 1830 Achille Estrade    
1831 1836 Ferran    
1837 1847 Jacques Bataille    
1847 1853 Achille Lamole    
1853 1865 Jacques Bataille    
1865 1867 Julien Alexandre Bataille    
1867 1870 Jean Jacques Ferdinand Grenier    
1870 1874 Jean Timothée Bec    
1874 1876 Jean Jacques Ferdinand Grenier    
1876 1878 Lucien Escaich    
1878 1898 Jean Timothée Bec    
1898 1908 Joseph Ortet    
1908 1917 Jean Baron    
1917 1920 Abel Bataille    
1921 1944 Augustin Estrade    
1944 1947 Charles Copel    
1947 1956 Maurice Ferran    
1956 1977 Jean Auret    
1977 1989 Charles Copel    
1989 1990 Georges Daurut    
1990 1995 André Pradère    
juin 1995 juillet 2017 François Arcangeli EELV Architecte
Président de Pays de l'ours - Adet (1998-)
Conseiller régional de Midi-Pyrénées (2010-2015) puis d'Occitanie (2016-)
Président de la Communauté de communes Cagire Garonne Salat (2017-)
juillet 2017 En cours Sylvie Simpson SE  

François Arcangeli est maire d'Arbas de 1995 à 2017. Conseiller régional écologiste, architecte, président de l'association Pays de l'Ours - Adet[10], il a favorisé la réintoduction des ours dans le massif des Pyrénées. Depuis le , il est président de la Communauté de communes Cagire-Garonne-Salat. Il démissionne alors de sa fonction de maire pour respecter ses engagements sur le non-cumul des mandats et devient premier adjoint de la nouvelle maire Sylvie Simpson[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13]. En 2018, la commune comptait 265 habitants[Note 2], en augmentation de 16,23 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7257157689241 1381 0911 1231 0671 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
990953958869797793750731687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
641702551514527426384401346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
254213166180158186241234262
2018 - - - - - - - -
265--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[17]. En 2018, la commune comptait 265 habitants[Note 3], en augmentation de 16,23 % par rapport à 2013 (Haute-Garonne : +6,51 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7257157689241 1381 0911 1231 0671 090
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
990953958869797793750731687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
641702551514527426384401346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
254213166180158186241234262
2018 - - - - - - - -
265--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Arbas fait partie de l'académie de Toulouse.

Santé[modifier | modifier le code]

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Spéléologie, parapente, vélo tout terrain.

Écologie[modifier | modifier le code]

Un projet de forêt cinéraire à Arbas a été suspendu par le ministère de l'Intérieur en 2019, alors que les 3/4 des 200 concessions étaient déjà vendues et des cérémonies déjà programmées[19].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Hvala, ourse lâchée sur la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 décembre 2020)
  7. a b c d et e Une baronnie au cœur des Pyrénées commingeoises, Aspet et son canton, Jacques Ducos, édit. Pyre Graph, 2003.
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 6 août 2020).
  10. « Pays de l'ours - Adet », sur paysdelours.com.
  11. « Sylvie Simpson a été élue maire », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le 9 octobre 2017)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Arbas : le projet de forêt cinéraire suspendu par l'Etat », sur francetvinfo.fr,