36, quai des Orfèvres

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36, quai des Orfèvres
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Le 36, quai des Orfèvres est le bâtiment où se trouvent le siège, l'état-major et les services communs de la Direction régionale de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris. Attenant au Palais de justice de la capitale, il est situé au numéro 36 du quai des Orfèvres, sur l'île de la Cité, face à la rive gauche, dans le 1er arrondissement.

Historique[modifier | modifier le code]

Le bâtiment a été construit entre 1875 et 1880, sur les plans des architectes Émile Jacques Gilbert et son gendre Arthur-Stanislas Diet, à l'emplacement de l'ancien hôtel du premier président de la cour d'appel de Paris, qui fut détruit par l'incendie volontaire survenu lors de la Commune le , et qui détruisit également une bonne part du Palais de justice mitoyen. La préfecture de police de Paris a donc dû quitter son ancien emplacement, et fut installée dans de nouveaux locaux, par Jules Ferry, dans une partie des bâtiments du palais de Justice qui venait d'être reconstruit au 36, quai des Orfèvres[1].

La police s'y installe le 1er août 1913, sur un décret suivi d'un arrêt préfectoral émis par le préfet Célestin Hennion. À l'époque, les policiers se déplaçaient à cheval ou à vélo, et se faisaient narguer par la bande à Bonnot qui conduisait de puissante berlines ; ce qui motiva les forces de l'ordre à se doter de nouveaux moyens[2]. La police judiciaire du Quai des Orfèvres, menée à ses débuts par le magistrat Henri Mouton, se donne alors pour mission la répression des crimes et des délits.

Brigades domiciliées au 36[modifier | modifier le code]

Déménagement de la PJ[modifier | modifier le code]

Cependant, dans les prochaines années, la police judiciaire, tout comme le tribunal de grande instance de Paris et les tribunaux d'instance répartis dans chacun des 20 arrondissements de la capitale, devraient tous déménager au quartier des Batignolles dans une cité judiciaire dont l'achèvement est prévu en 2017[3]. Cette nouvelle construction qui doit offrir 5 000 m2 supplémentaires par rapport aux anciens locaux du 36, quai des Orfèvres, sera haute de neuf étages (10 étages imposant le respect des normes sur les IGH, et disposera d'au moins deux niveaux en sous-sol pour accueillir entre 200 et 300 places de parkings pour les voitures sérigraphiées ou banalisées. L'édifice sera ultramoderne et très sécurisé, la façade du rez-de-chaussée serait bétonnée pour prévenir une attaque kamikaze et le vitrage, renforcé à l'épreuve des balles. Un maillage de caméras de vidéo surveillance et des hommes en faction protégeront les abords. Ce bâtiment sera doté d'un stand de tir mais aucune salle de sport ne semble pour le moment prévue[4].

L'avenir du 36 après le déménagement n'a pas été précisé. Cependant, il est envisagé de transformer une partie du site pour accueillir les collections de l'actuel musée de la Préfecture de Police, qui se trouve à l'étroit au dernier étage du commissariat du Ve arrondissement situé au no 4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève. Une étude de faisabilité associant le ministère de l'Intérieur va être lancée[5].

Surnoms[modifier | modifier le code]

Sur le quai de cet hôtel se tenait un marché aux volailles et des rôtisseries, d'où le sobriquet de « poulet » donné aux policiers[6]. Une autre version mentionne que Jules Ferry affecte à titre provisoire au préfet de police la caserne de la Cité (qui en est toujours le siège) à la suite de cet incendie, cette caserne ayant été bâtie sur l'emplacement de l'ancien marché aux volailles de Paris, d'où l'expression de « maison Poulaga » pour désigner le 36, quai des Orfèvres[7].

On fait parfois également référence aux bâtiments sous le surnom de « la tour pointue » (en argot parisien) en raison de son clocheton[8]. On surnomme aussi ce lieu « le 36 ».

Affaire de vol dans les locaux[modifier | modifier le code]

En mars 2017, le procès d'un policier qui a dérobé 52 kg de cocaïne dans un coffre du 36 quai des Orfèvres suscite l'attention médiatique[9].

Fictions[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Le commissaire Maigret, personnage de fiction créé par Georges Simenon, était le commissaire du 36 dans les ouvrages de l'auteur[10].
  • Le prix du Quai des Orfèvres, prix littéraire français créé en 1946.
  • La traduction de Patrick Couton des romans du Disque-Monde de Terry Pratchett situe le siège de la police (le « Guet ») de la ville d'Ankh-Morpork dans « l'ancienne maison des Orfèvres » ; le second roman dont les hommes du Guet sont les personnages principaux s'intitule Le Guet des orfèvres.
  • Affaires étranges au quai des orfèvres de Jean-Michel Roche, éditions Pavillon noir. Ce polar maçonnique présente trois enquêtes criminelles menées par un couple improbable : Fabienne Quinot, officier de police et Pierre Couvreur, journaliste.
  • Le commissaire de police Franck Sharko, aujourd'hui lieutenant, et sa compagne Lucie Hennebelle, lieutenant elle aussi, nés sous la plume de l'écrivain Franck Thilliez, travaillent à la brigade criminelle du 36.
  • Le sang de la trahison d'Hervé Jourdain est un polar se déroulant quasiment entièrement dans ce lieu.
  • Le commissaire Erwan Morvan dans Lontano, polar écrit par Jean Christophe Grangé, travaille à la brigade criminelle du 36.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Article du site officiel », préfecture de police de Paris
  2. Audrey Vautherot, Le 36, Quai des Orfèvres, histoire d'un lieu mythique. Le Gralon. Publié le 8 août 2013.
  3. « Les étapes du projet », Établissement public du palais de justice de Paris,‎
  4. Christophe Cornevin, « Le Quai des Orfèvres prépare son arrivée aux Batignolles », sur www.lefigaro.fr,‎
  5. Article sur le site du ministère français de l'intérieur
  6. « Poulet » dans le Dictionnaire d'argot de Bob sur www.languefrancaise.net/bob/
  7. Matthieu Frachon, 36, quai des Orfèvres : Des hommes, un mythe, du Rocher, , 197 p. (ISBN 978-2-268-07098-8)
  8. « tour & la Tour », sur www.languefrancaise.net.
  9. Pascale Robert-Diard, « Vol de cocaïne au 36 quai des Orfèvres : le procès d’une affaire rocambolesque », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  10. « Le 36 quai des orfèvres », sur www.franceinter.fr
  11. « 24 jours : Alexandre Arcady en tournage au 36, quai des Orfèvres », sur www.allocine.fr, AlloCiné,‎ (consulté le 28 octobre 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]