Archigny

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Archigny
L'abbaye Notre-Dame de l'Étoile
L'abbaye Notre-Dame de l'Étoile
Blason de Archigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Chauvigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
Jean-Claude Pinneau
2014-2020
Code postal 86210
Code commune 86009
Démographie
Gentilé Archignois[1]
Population
municipale
1 092 hab. (2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 27″ N 0° 39′ 09″ E / 46.6741666667, 0.652546° 40′ 27″ Nord 0° 39′ 09″ Est / 46.6741666667, 0.6525  
Altitude Min. 72 m – Max. 141 m
Superficie 66,68 km2
Localisation

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Archigny

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Archigny

Archigny est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Archigny est bâti à 25 km à vol d'oiseau à l'est de Poitiers.

Le village compte également les hameaux de Trainebot, Vangueil, Les Boucheaux, la Croix, les Huit Maisons, La Croisace, Chaumont, La Godet, Vilaine et une partie de la Ligne Acadienne, aussi comprise dans La Puye.

Le village est limitrophe de Chenevelles au nord, de Pleumartin au nord-est, de Saint-Pierre-de-Maillé ainsi que de La Puye à l'est, de Sainte-Radégonde et de Chauvigny au sud, de Bonnes et de Bellefonds à l'ouest et de Monthoiron au nord-ouest.

La région d'Archigny présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose de terres fortes et de bornais pour respectivement 38 % et 59 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou et de 4 % de champagnes ou aubues sur les collines[2].

En 2006, 94 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture et 5 % par des forêts et des milieux semi-naturels [3].

La forêt privée représente, en 2007, 677 hectares soit 10 % du territoire communal[4].

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

La commune est traversée par 13 km de cours d'eau, avec comme rivière principale l'Ozon sur une longueur de 6 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne d'Archigny est de Archinneco, v. 1000 , elle se composerait du nom romain de personne Arcanius + -acum[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est vers Archigny, au XVIIIe siècle, qu'un aristocrate, le marquis Pérusse des Cars, rémunéré par le Gouvernement installe sur ses terres des réfugiés acadiens, tenta, mais en vain, de mettre en valeur les sols pauvres de ces terres de brandes qui sont des sols sableux sur un sous-sol calcaire.

Cinquante huit maisons sont construites sur la Ligne Acadienne pour accueillir les réfugiés acadiens sur 2 500 hectares de terres incultes. Mais dès 1775, de nombreux Acadiens, quittèrent le Poitou pour Nantes puis la Louisiane. La surface à exploiter étant devenue beaucoup trop grande, 57 lots sont constitués comprenant chacun 18 hectares de terres et une maison. Ils sont reliés entre eux par un chemin rectiligne de 6,5 km, appelé « la Grand' Ligne » ou « la ligne acadienne », située au croisement de la D3 et D9. Les lots non occupés sont réservés aux membres de la colonie qui se marieront en dehors de la communauté et à la Révolution française en 1793 ils deviendront propriétaires de leurs exploitations.

Grâce au don il y a plus de 50 ans à la Commune d'Archigny par Gabrielle Papuchon (Fille du Général Papuchon descendante Acadienne de Marin Daigle) de la ferme N° 10 Aux Huit Maisons pour laisser un souvenir des habitations où furent logés les réfugiés acadiens un musée à vu le jour. Ce musée est aujourd'hui géré par la Communauté de Communes du Pays Chatelleraudais.

Principale source, avec les Registres d'Antoine-Philippe Lemoyne Commissaire Général de la Marine qui recensa en 1773 pour le gouvernement les Acadiens réfugiés en France dont les réfugiés Acadiens de la Ligne Acadienne du Poitou (Saint-Pierre de Maillé, Cenan, Archigny et Bonneuil-Matours), les Papiers de Murard (Famille de Pérusse des Cars) Administration de la Colonie Acadienne du Poitou ( consultables aux Archives Départementales de la Vienne). Les principaux Historiens de la Ligne Acadienne, le Général Alexis Papuchon et Ernest Martin ainsi que le premier à établir des généalogies des Acadiens du Poitou André Blanchard http://www.archinoe.net/console/exposition/exposition_virtuelle.php?id=102&p=00_classique&page=5. Les généalogies établies par Mr André Blanchard déposées aux AD 86.

Mr Blanchard indique ses sources (page 7 ) http://chauvigny-patrimoine.fr/Editions/pdf/Bulletin_S.R.A.C._6.pdf Depuis 1980 Jean-Marie Germe complète les généalogies des Acadiens du Poitou qui paraissent dans les bulletins de l'association "Les Amitiés Généalogiques Canadiennes-Françaises" de Poitiers. Généalogie des Acadiens du Poitou par Jean-Marie Germe http://www.federationgenealogie.qc.ca/indexdesrevues/articles/par_auteur/IdAuteur:3257


Comme le reste de la France[réf. nécessaire], Archigny accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Celui-ci devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes de l’époque, comme la fête de la Fédération en 1793[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune[7], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant le chef-lieu en zone occupée, et la moitié du territoire de la commune en zone libre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1793   Latouche[8]    
    Jacques Lonhienne    
    Jean-Marc Herniot    
mars 2001 réélu en 2008[9] Jean-Claude Pinneau UMP néant

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. La commune a transformé le sien en Agence Postale Communale par décision du Conseil Municipal du 5 septembre 2008.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 092 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 805 1 944 2 014 2 017 2 191 2 077 2 078 2 081 1 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 966 1 890 1 876 1 791 1 784 1 760 1 760 1 752 1 759
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 799 1 814 1 892 1 715 1 675 1 680 1 640 1 649 1 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
1 554 1 452 1 239 1 111 992 987 1 020 1 029 1 092
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 15 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La commune appartient à une zone de faible dynamisme démographique qui impacte une partie des membres de la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais. L’évolution moyenne annuelle a été, de 1999 à 2006, de 0,90 % contre 1,32 % pour la communauté d’agglomération de Poitiers (Grand Poitiers). Ceci s’explique par la crise économique qui touche le secteur industriel très représenté dans la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais [12].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 50 exploitations agricoles en 2010 contre 68 en 2000[13]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16 %. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[14].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 5 103 hectares en 2000 à 4 687 hectares en 2010. 41 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 2 1% pour le fourrage, 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 14 % restent en herbes. En 2010, 2 hectares (8 en 2000) sont consacrés à la vigne[13].

25 exploitations en 2010 (contre 34 en 2000) abritent un élevage de bovins (2 445 têtes en 2010 contre 2 576 en 2000)[13]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[15]. 10 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage d'ovins (2 250 têtes en 2010 contre 2 050 têtes en 2000). L'élevage de volailles a connu une baisse importante : 1 386 têtes en 2000 répartis sur 40 fermes contre 683 têtes en 2010 répartis sur 20 fermes.

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (675 têtes sur 6 fermes en 2000)[13]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[16].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Abbaye Notre-Dame de l'Étoile Classée Monument Historique en 1991.
  • La Salle, ancienne propriété de la famille Paris de la Salle.
  • Église romane à clocher-porche du XIIe siècle.
  • Poterne du château de Marsugeau.
  • La Gentilhommière La Talbadière. Elle est située en pleine campagne. Elle date du XVIIe siècle. Elle est flanquée de dépendances. Elle était la résidence de François Lucas, écuyer du roi Louis XIV qui la transforma en 1630.
  • La commune possède 4 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique qui couvrent 23 % de la surface communale:
    • Les Bornais de Bellefonds.
    • Moulin de Vaux.
    • Les Brandes de la Nivoire et les Brandes des Tirea.
    • Le Plateau de Bellefonds pour la protection des oiseaux sauvages et de leur biotope.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ernest Martin (1893-1989): Descendant et historien des acadiens du Poitou. Docteur Honoris Causa de l'Université de Moncton (Nouveau-Brunswick).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charentes
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charentes - 2007
  5. NÈGRE (Ernest) Toponymie générale de la France, (1990), t.1, p. 537.
  6. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  7. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 5
  8. Robert Petit, op. cit., p. 78
  9. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  12. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  13. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  14. Agreste – Enquête Structure 2007
  15. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  16. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005