Archigny

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Archigny
L'abbaye Notre-Dame de l'Étoile.
L'abbaye Notre-Dame de l'Étoile.
Blason de Archigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Chauvigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
Jean-Claude Pinneau
2014-2020
Code postal 86210
Code commune 86009
Démographie
Gentilé Archignois[1]
Population
municipale
1 131 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 27″ nord, 0° 39′ 09″ est
Altitude Min. 72 m – Max. 141 m
Superficie 66,68 km2
Localisation

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Archigny

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Archigny

Archigny est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Archigny est située à 30 km de Poitiers.

Le village compte également les hameaux de Trainebot, Vangueil, les Boucheaux, la Croix, les Huit Maisons, la Croisace, Chaumont, la Godet, Vilaine et une partie de la ligne acadienne, aussi comprise dans La Puye, Saint-Pierre de Maillé et Bonneuil-Matours.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le village est limitrophe de Chenevelles au nord, de Pleumartin au nord-est, de Saint-Pierre-de-Maillé ainsi que de La Puye à l'est, de Sainte-Radégonde et de Chauvigny au sud, de Bonnes et de Bellefonds à l'ouest et de Monthoiron au nord-ouest.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Archigny présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose de terres fortes et de bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse) pour respectivement 38 % et 59 % situés sur les plateaux du seuil du Poitou et de 4 % de champagnes ou aubues (ce sont des sols gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaires) sur les collines[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 12,1 km de cours d'eau avec comme rivière principale l'Ozon sur une longueur de 6,8 km et l'Ozon de Chenevelles sur une longueur de 5,3 km.

Les principaux cours d'eau de la commune bénéficient d’un classement afin de protéger ou de restaurer leur continuité écologique: ainsi, pour l'affluent de l'Ozon de Chenevelles, le ruisseau des Jolines et l'Ozon de Chenevelles, la construction de tout nouvel ouvrage faisant obstacle à la continuité écologique est interdit. Par ailleurs, sur l'Ozon et sur l'Ozon de Chenevelles des travaux devraient être réalisés afin d’assurer ou de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs et le transit des sédiments[3] .

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

D’une manière générale[4], le temps est assez sec et chaud pendant l’été, moyennement pluvieux en automne et en hiver avec des froids peu rigoureux.

La température moyenne est de 11 °C. Juillet est le mois le plus chaud (maximale absolue 40,8 °C en 1947). Janvier est le mois le plus froid (minimale absolue – 17,9 °C en 1985). °C à peine sépare les moyennes minimales des moyennes maximales (cette séparation est de °C en hiver et de 11 °C en été). L’amplitude thermique est de 15 °C.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne d'Archigny est de Archinneco, v. 1000 , elle se composerait du nom romain de personne Arcanius + -acum[5] .

Histoire[modifier | modifier le code]

Archigny a accueilli favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Celui-ci devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes de l’époque, comme la fête de la Fédération en 1793[6].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ligne de démarcation traversait la commune[7], du 22 juin 1940 au 1er mars 1943, laissant le chef-lieu en zone occupée, et la moitié du territoire de la commune en zone libre.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis 2015, Archigny est dans le canton de Chauvigny (N°5) du département de la Vienne. Avant la réforme des départements, Archigny était dans le canton N°31 de Vouneuil-sur-Vienne dans la 3e circonscription.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Novembre 2016   Jacky ROY S.E.  
1793   Latouche[8]    
    Jacques Lonhienne    
    Jean-Marc Herniot    
mars 2001 réélu en 2008[9] Jean-Claude Pinneau UMP néant

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève des juridictions judiciaires de Poitiers.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. La commune a transformé le sien en agence postale communale par décision du conseil municipal du 5 septembre 2008.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 131 habitants, en augmentation de 7,82 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 805 1 944 2 014 2 017 2 191 2 077 2 078 2 081 1 996
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 966 1 890 1 876 1 791 1 784 1 760 1 760 1 752 1 759
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 799 1 814 1 892 1 715 1 675 1 680 1 640 1 649 1 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 554 1 452 1 239 1 111 992 987 1 029 1 112 1 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’INSEE, la densité de population de la commune était de 15 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

La commune appartient à une zone de faible dynamisme démographique qui impacte une partie des membres de la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais. L’évolution moyenne annuelle a été, de 1999 à 2006, de 0,90 % contre 1,32 % pour la communauté d’agglomération de Poitiers (Grand Poitiers). Ceci s’explique par la crise économique qui touche le secteur industriel très représenté dans la communauté d’agglomération du pays châtelleraudais [14].

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 1 067 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (18 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 1 049.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 50 exploitations agricoles en 2010 contre 68 en 2000[15].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 5 103 hectares en 2000 à 4 687 hectares en 2010. 41 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 2 1% pour le fourrage, 17 % pour les oléagineux (colza et tournesol) et 14 % restent en herbes. En 2010, 2 hectares (8 en 2000) sont consacrés à la vigne[15].

25 exploitations en 2010 (contre 34 en 2000) abritent un élevage de bovins (2 445 têtes en 2010 contre 2 576 en 2000)[15]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[16]. 10 exploitations en 2010 (contre 16 en 2000) abritent un élevage d'ovins (2 250 têtes en 2010 contre 2 050 têtes en 2000). L'élevage de volailles a connu une baisse importante : 1 386 têtes en 2000 répartis sur 40 fermes contre 683 têtes en 2010 répartis sur 20 fermes.

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (675 têtes sur 6 fermes en 2000)[15]. Cette disparition est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou-Charentes, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite[17].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Salle, ancienne propriété de la famille Paris de la Salle.
  • Poterne du château de Marsugeau.
  • La gentilhommière La Talbadière. Elle est située en pleine campagne. Elle date du XVIIe siècle. Elle est flanquée de dépendances. Elle était la résidence de François Lucas, écuyer du roi Louis XIV qui la transforma en 1630.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune possède quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[18] qui couvrent 23 % de la surface communale :

  • Les Bornais de Bellefonds ;
  • Moulin de Vaux ;
  • Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tireaux ;
  • Le plateau de Bellefonds.

Le plateau de Bellefonds est aussi classé comme zone Importante pour la conservation des oiseaux (ZICO)[19]. Il est aussi classé par la directive oiseaux qui assure la protection des oiseaux sauvages et de leurs biotopes[20].

Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tireaux[modifier | modifier le code]

Les brandes de la Nivoire et les brandes des Tireaux sont situées à mi-chemin entre les villes de Chauvigny et de Châtellerault, soit un peu à l’est de la vallée de la Vienne. Ces sites couvrent une partie des territoires des communes d’Archigny, de Bonneuil-Matours et de Chenevelles.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Ferme-musée de la Ligne acadienne (propriété de la commune et gérée par la communauté d’agglomération du Pays châtelleraudais par transfert de compétences en 2001).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason de Archigny Blason D’azur à la fasce d’or accompagnée en chef de deux étoiles et en pointe de deux croissants adossés, le tout du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charentes - 2007
  3. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2012-2013
  4. Livret simplifié de la carte des pédopaysages de la Vienne – novembre 2012, édité par la Chambre d’Agriculture de Poitou-Charentes
  5. NÈGRE (Ernest) Toponymie générale de la France, (1990), t.1, p. 537.
  6. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 194
  7. Jean-Henri Calmon, Occupation, Résistance et Libération dans la Vienne en 30 questions, Geste éditions, coll. « 30 questions », Jean-Clément Martin (dir.), La Crèche, 2000, 63 p. (ISBN 2-910919-98-6), p. 5
  8. Robert Petit, op. cit., p. 78
  9. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. Étude de KPMG pour le Conseil Général de la Vienne : FuturS en Vienne – diagnostic – novembre 2009
  15. a, b, c et d Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  16. Agreste – Bulletin no 12 de mai 2013
  17. Agreste – Bulletin no 11 de décembre 2005
  18. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  19. MNHN, DREAL Poitou-Charentes, 2011
  20. DREAL Poitou-Charentes / MNHN, 2013