Thuré (Vienne)

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Thuré
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Châtellerault-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Grand Châtellerault
Maire
Mandat
Dominique Chaine
2014-2020
Code postal 86540
Code commune 86272
Démographie
Population
municipale
2 888 hab. (2014)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 59″ nord, 0° 27′ 37″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 166 m
Superficie 43,47 km2
Localisation

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Thuré

Thuré est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région de Thuré présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées. Le terroir se compose[1] :

  • de tuffeau jaune pour 23 %, d'argilo pour 22 % et de sables verts pour 15 % sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du Bassin parisien ;
  • de tuffeau blanc pour 11 % et de champagnes ou aubues pour 21 % sur les autres collines ;
  • de calcaires pour 7 % dans les vallées et les terrasses alluviales.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 19 km de cours d'eau dont les principaux sont la Veude sur une longueur de 5 km et l'Envigne, aussi sur une longueur de 5 km. Comme pour l'ensemble de la région Poitou-Charentes, la commune a vu la qualité de son eau se dégrader ces dernières années. Au déficit récurrent s'ajoute une pollution engendrée par les diverses activités humaines, notamment agricoles. Ainsi, la commune se situe en zone de répartition des eaux, où l'on observe une insuffisance chronique des ressources en eau par rapport aux besoins. Par ailleurs, elle est concernée par le classement en zones sensibles, où une élimination plus poussée des paramètres azote et/ou phosphore présents dans les eaux usées est nécessaire pour lutter contre les phénomènes d’eutrophisation[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Thurius avec le suffixe latin de propriété « -acum » devenu « -ec » puis « -é » et signifiant domaine de Thurius [3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme le reste de la France, Thuré accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la cérémonie en l’honneur des ambassadeurs de France tués lors du second congrès de Rastadt. En tant que symbole, il est attaqué lors de la réaction royaliste (1799)[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1977 1983 Édith Cresson PS Premier ministre

Conseillère générale de 1982 à 1998

1983 2001 Claude Marquois PS  
2001 réélu en 2008[5] Jean-Claude Deyna PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Chatellerault, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 888 habitants, en augmentation de 0,73 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 249 1 220 1 548 1 631 1 650 1 653 1 741 1 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 821 1 801 1 729 1 674 1 720 1 757 1 814 1 988 1 971
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 895 1 802 1 760 1 536 1 546 1 461 1 425 1 588 1 651
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 669 1 704 2 127 2 249 2 335 2 512 2 762 2 873 2 888
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 64 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'EPLEFPA de Thuré :

  • Assure la formation initiale ;
  • Assure la formation par apprentissage, avec une antenne du CFAA 86, sous la tutelle du lycée de Venours ;
  • Assure la formation adulte ;
  • Est composé d’une exploitation ;
  • Participe activement au développement et à l’animation rurale dans le cadre de la ferme découverte en relation avec les agriculteurs locaux et le ministère de l’Éducation Nationale.

Tableau récapitulatif des formations

Niveaux Formations Lycée CFA Formation adulte
V CAPA Travaux paysagers X
V CAPA Productions horticoles X X
V CAPA Services en milieu rural X
V BPA Travaux Aménagements paysagers X X
IV Bac pro Aménagements paysagers X X
IV Bac pro Productions horticoles X
IV Bac pro CGEA Systèmes à dominante culture X
III BTSA Aménagements paysagers X

Mais aussi d'autres formations courtes : certiphyto, stages préparatoires à l'installation, terre saine...

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[10], il n'y a plus que 24 exploitations agricoles en 2010 contre 48 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 2 063 hectares en 2000 à 1 878 hectares en 2010. 60 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais du maïs), 20 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 2 % pour les protéagineux et 2 % pour le fourrage. En 2000, sept hectares (zéro en 2010) étaient consacrés à la vigne[10].

Les élevages de bovins, d'ovins et de volailles ont disparu au cours de cette décennie[10]. La disparition de l'élevage de moutons est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7 % de 1990 à 2007[11].

Commerce[modifier | modifier le code]

Café Chez Josette, place du village.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Parcours Aventure en Forêt : Aventhuré.

La ferme découverte accueille les publics dans un but pédagogique. Elle propose notamment des ateliers buissonniers, de l'hébergement, ainsi que des stages artisanat et terroir.

Culture local et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Les carrières de Tuffeau[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses anciennes carrières souterraines de tuffeau sur le territoire communal. Elles se trouvent au flanc du coteau qui domine le bourg, au nord. En 1869, il y en avait aux lieux-dits : la Pierre-Godeau, à Puydonneau, aux Blots, aux Pichereaux, à la Massardière, aux Plantes et au Germon[13].

Le sous-sol en calcaire a, en effet, longtemps constitué une importante source de revenus pour la population villageoise. Le tuffeau a été utilisé comme pierre de construction dès l’époque gallo-romaine. Il a fait, par la suite, l’objet d’une exploitation intensive à partir du XIe siècle jusqu’au début du XXe siècle. L’exploitation à l’époque romaine se faisait principalement à ciel ouvert. À partir du Moyen Âge, les carriers ou « pierreyeux » ont préféré creusé à flanc de coteaux pour s’enfoncer dans la veine. Le tuffeau gardait ainsi une humidité qui en facilitait la taille. En effet, le tuffeau, à l’air libre, en s’asséchant, se durcit. Ces galeries peuvent s’étendre sur plusieurs kilomètres. Elles seront par la suite, utilisées comme cave et comme refuges souterrains : ce fut le cas pour celles du château de La Plante où une présence humaine certaine est attestée dès le Moyen Âge (découverte de poteries médiévales).

Le travail des carriers était particulièrement difficile. Il demandait une grande force physique. À l’aide d’un pic à long manche, le carrier creusait dans le front de taille une saignée d’environ 60 cm pour isoler le bloc à extraire. Il insérait ensuite dans ce sillon des coins en bois dur et sec avec un maillet. Ce coin était mouillé afin de gonfler et, ainsi, par pression, provoquer une rupture à l’arrière du bloc. Le bloc était, ensuite, débité en pierres de construction qui étaient chargées sur une charrette pour être stockées à l’air libre et séchées.

Les carriers à temps plein étaient rares. C’étaient essentiellement des paysans qui travaillaient à la carrière l’hiver pour s’assurer un complément de revenu. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, cette activité disparut à la suite de l'importance de la mortalité masculine pendant la guerre, d’une désertification des campagnes et du fait, aussi, de la concurrence du ciment.

Le château de la Massardière[modifier | modifier le code]

Il date du XVe et XVIe siècle. La porte fortifiée franchie, on découvre un beau manoir de plaisance, dont les bâtiments sont reliés par une galerie construite autour des années 1520.

Le château s'inscrit dans l'angle d'un vaste domaine pourvu d'une cour centrale bordée de communs. L'accès à la propriété se fait par un joli portail comprenant, comme c'est souvent le cas en Poitou, une porte charretière et une porte piétonne en plein cintre, enrichi de pilastres, corniche, fronton triangulaire et consoles.

Le logis a une forme en L. Il compte une partie construite au XVe siècle qui comprend un corps de bâtiment accosté d'une tour d'entrée polygonale. Cette dernière abrite un escalier à vis. La porte fut remaniée mais la tour conserve deux petites baies moulurées, agrémentées d'un bardeau ornemental en accolade.

La façade antérieure de cette construction fut précédée au XVIe siècle d'une élégante galerie. Elle est composée de quatre arcatures à arc surbaissé reposant sur des colonnes octogonales. Le passage à ciel ouvert qui la surmonte est protégée par un garde-corps plein, orné de pilastres. La galerie et le passage permettent la circulation entre la tour desservant le logis et l'aile en retour d'équerre construites au XVIe siècle.

La chapelle est du XVIe siècle.

Les dépendances ont été édifiées au XVIIIe siècle. Elle délimitent une cour fermée par une balustrade.

On peut aussi admirer le colombier. Il a été classé monument historique en 1932.

Le château a été classé en 1932 pour le mur du bâtiment sud, le bâtiment, la poterne d'entrée, et en 1962 pour les façades et les toitures des bâtiments entourant la cour, la terrasse, le perron, le bois clos, la prairie et l'étang.

Autres monuments[modifier | modifier le code]
  • Vestiges du château fort des évêques de Poitiers, au sud de la place, dans une cour. Les communs sont du XVIIe siècle et la tour du XVe siècle.
  • Le château de La Barbelinière
Linteau creusé de niches, dans une ferme de la commune.
  • La mairie a été construite en 1902.
  • Maison bourgeoise caractéristique du XVIIe siècle située au 9 place de la Liberté. Le bâtiment est doté de fenêtres moulurées et il est percé d'un œil-de-bœuf central original. La porte d'entrée est surmontée d'un fronton. La cave, comme celle de nombreuses maisons du bourg, donne accès à un réseau de souterrain reliant entre elles les maisons de Thuré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marianne Mabille et Jean-Louis Lamouraux, Thuré histoire d'une mémoire, Geste éditions, 2008 (ISBN 978-284561-389-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  2. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées ReferenceA
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne, Flohic, , 1136 p. (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 207
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  11. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  12. « Église Saint-Pierre », notice no PA00105742, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « La géographie populaire du département de la Vienne » par Alphonse le Touzé de Longuemar