Blanche Gardin

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Blanche Gardin
Description de cette image, également commentée ci-après
Blanche Gardin durant un seule-en-scène en 2016.
Naissance (42 ans)
Suresnes
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Actrice
Humoriste
Scénariste

Blanche Gardin, née le à Suresnes, est une humoriste, comédienne et scénariste française. Elle se fait connaître du grand public grâce à sa participation au Jamel Comedy Club et pour son rôle dans la série télévisée WorkinGirls sur Canal+, puis devient populaire avec ses spectacles en stand-up. Elle remporte deux années de suite un Molière de l'humour pour ses spectacles Je parle toute seule et Bonne nuit Blanche en 2018 et 2019. Comme scénariste, elle a notamment coécrit le programme court Parents mode d'emploi, diffusé sur France 2.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts et révélation[modifier | modifier le code]

Née le [1] à Suresnes[2] d'un père professeur de linguistique[3] et d'une mère autrice et traductrice, Blanche Ariel Marie Gardin obtient un DEA de sociologie à l'université Paris-Nanterre en 2001[2],[4], sur l’incorporation de la culture policière, au sens bourdieusien du terme : comment on intègre dans son corps le fait d’être policier[5]. Après des débuts en tant qu'éducatrice en banlieue parisienne[2], elle est repérée par l'animateur de Canal+, Karl Zéro, qui l'intègre à la dernière période de son émission Le Vrai Journal[6]. Kader Aoun la présente alors à Jamel Debbouze[7].

Durant l'été 2006, l'humoriste est révélée par la première saison du Jamel Comedy Club. Elle participe aux spectacles et tournées organisés sous ce nom durant trois ans.

Parallèlement, la chaîne Comédie! lui confie les rênes d'une émission hebdomadaire de 26 minutes diffusée à partir du . Blanche Gardin anime l'émission Ligne Blanche[8] et joue dans des sketchs à personnages récurrents (Marjorie Poulet[9], la grand-mère, etc.). 18 épisodes sont diffusés jusqu'en 2008.

Avant d'entamer des carrières solo, les membres de la bande du Jamel Comedy Club se retrouvent pour deux projets : le doublage d'un film des studios Disney, Le Chihuahua de Beverly Hills de Raja Gosnell ; une série télévisée parodique, Inside Jamel Comedy Club, diffusée en 2009 par Canal+. Blanche Gardin fait non seulement partie de la distribution principale, mais elle est co-scénariste de tous les épisodes de l'unique saison, aux côtés de Fabrice Éboué et Thomas N'Gijol.

Carrière en solo[modifier | modifier le code]

Elle enchaîne avec des rôles secondaires dans des longs-métrages, sortant tous en 2011 : le drame La Lisière ; puis les comédies Low Cost, de Maurice Barthélemy, et surtout Case départ, de Lionel Steketee, Fabrice Éboué et Thomas N'Gijol. Elle y joue la femme du personnage incarné par Eboué. Elle participe également à des téléfilms.

Après deux apparitions dans la série Bref, elle revient en 2012 à la télévision, dans la nouvelle série WorkinGirls, diffusée sur Canal+. Elle joue Hélène Grilloux, une employée de bureau naïve au grand cœur[7]. Après trois saisons, un téléfilm spécial de Noël est diffusé en décembre 2014. C'est la dernière participation de Blanche à la série.

En 2013, elle participe à la création de la short-com Parents mode d'emploi pour France 2, dont elle écrit plusieurs épisodes. Le programme est un succès. Elle retrouve Fabrice Eboué avec qui elle coécrit Le Crocodile du Botswanga, satire d'une dictature africaine.

En 2015, elle joue son one-woman-show, Il faut que je vous parle ![10], mis en scène par Alain Degois, alias Papy[11]. Elle en tire un livre du même nom, publié l'année suivante.

En 2016, elle participe à deux comédies : Adopte un veuf, de François Desagnat, et Tamara, d'Alexandre Castagnetti, adaptation d'une bande dessinée. Elle écrit avec Noé Debré le scénario du troisième film d'Éric Judor en tant que réalisateur Problemos. Elle y joue aussi le rôle de Gaïa[12].

Elle crée en 2016 sa propre entreprise de production : « White Spirit »[13].

En 2017, elle joue à l'Européen Je parle toute seule[4], stand-up mis en scène par Maïa Sandoz. Ce seule-en-scène lui vaut le Molière du meilleur spectacle d'humour, face à Jérôme Commandeur, Jamel Debbouze, Fabrice Éboué et Manu Payet. Le 28 mai 2018, dans une actualité marquée par le procès du producteur américain Harvey Weinstein, accusé de multiples agressions sexuelles et viols, mais aussi par le vent de polémiques et débats apportés par la vague #BalanceTonPorc, Blanche Gardin présente elle-même la remise de ce Molière, et se remet donc le trophée[14]. Elle déclare d'ailleurs ironiquement dans son discours : « Attendez, je suis la seule femme nommée, l'année de l'affaire Weinstein... C'est tout moi ça, c'est l'histoire de ma vie : le jour où j'ai un prix, il a aucune valeur. J'ai l'impression d'être un rebeu du 9-3 qui vient d'être admis à Sciences Po ».

En 2018, elle joue Bonne nuit Blanche, stand-up mis en scène par Maïa Sandoz, qui lui vaut en 2019 le Molière du meilleur spectacle d'humour.

Le , elle refuse[15] d'être distinguée dans l'ordre des Arts et des Lettres, décoration proposée à l'artiste par le ministre de la Culture Franck Riester[16]. « Je ne pourrai accepter une récompense que sous un gouvernement qui tient ses promesses et qui met tout en œuvre pour sortir les personnes sans domicile de la rue[17]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Cathy d'Elsa Barrère : Cathy
  • 2010 : There is the War d'Olivier Laneurie : Léa
  • 2017 : Sur un AirBnb de Zazon Castro

Clips[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Il faut que je vous parle, First Édition, , 181 p. (ISBN 978-2754084703) (Transcription du spectacle éponyme donné à la Nouvelle Seine à Paris en 2015)

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Blanche Gardin alias Blanche » [PDF], sur ad2productions.fr (consulté le 3 mai 2017)
  2. a b et c Gilles Renault, « Blanche Gardin, noir c'est noir » sur Libération, 2 mai 2017
  3. madmoiZelle, « Blanche Gardin, la Louis CK française, de sa fugue ado à son standup », (consulté le 2 juin 2018)
  4. a et b Nathalie Simon, « Blanche Gardin, humoriste hors cadre » sur Le Figaro, 27 avril 2017
  5. 10 choses à savoir sur Blanche Gardin, Molière de l'humour 2018, Nouvel obs
  6. Rossana Di Vincenzo, « Blanche Gardin "trashe" le stand-up » sur Télérama, 25 janvier 2015
  7. a et b Olivier Joyard, « Blanche Gardin : itinéraire d'une humoriste pas si "normale" » sur Les Inrocks, 18 janvier 2015
  8. Vincent Julé, « Blanche Gardin, l'humoriste qui fait du bien là où ça fait mal » sur 20 minutes, 8 avril 2016
  9. Clémentine Gallot, « Blanche Gardin prend le célibat par les cornes » sur Libération, 18 février 2016
  10. Sandrine Blanchard, « Les confessions drôlissimes de Blanche Gardin » sur Le Monde, 16 avril 2016
  11. Sandrine Blanchard, « Blanche, reine de l’humour noir » sur Le Monde, 22 février 2015
  12. a et b Brigitte Baronnet, « Après La Tour 2 Contrôle infernale, Éric Judor rejoint La communauté » sur Allociné, 14 juin 2016
  13. dirigeant-société.com, « Mme Blanche Gardin, président de White Spirit Productions sur dirigeant.com », sur dirigeant-société.com (consulté le 29 mai 2018)
  14. Paul Guyonnet, « Blanche Gardin a encore fait le show aux Molières en se remettant elle-même un prix », sur Le Huffington Post, (consulté le 29 mai 2018).
  15. [1] Post Facebook du 3 avril 2019
  16. « Blanche Gardin refuse d'être décorée des Arts et des Lettres et le fait savoir », sur Télérama.fr (consulté le 5 avril 2019)
  17. « L'humoriste Blanche Gardin refuse d'être nommée à l'ordre des Arts et des Lettres et critique le gouvernement », sur MSN (consulté le 3 avril 2019).
  18. Anne Douhaire, « La bande dessinée "Zaï zaï zaï zaï" de Fabcaro en scène au Pulp Festival 2018 », France Inter,

Liens externes[modifier | modifier le code]