Blanche Gardin

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Blanche Gardin
Description de l'image Defaut.svg.
Surnom Blanche
Naissance (41 ans)
Suresnes
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Humoriste
Actrice
Scénariste
Séries notables WorkinGirls

Blanche Gardin est une humoriste, comédienne et scénariste française, née le [1] à Suresnes[2].

Elle s'est fait connaître du grand public grâce à sa participation au Jamel Comedy Club et pour son rôle dans la série télévisée WorkinGirls sur Canal+.

Comme scénariste, elle a notamment cocréé le shortcom Parents mode d'emploi, diffusé sur France 2.

Carrière[modifier | modifier le code]

Débuts et révélation[modifier | modifier le code]

Née d'un père professeur de linguistique[3] et d'une mère auteure et traductrice, Blanche Ariel Marie Gardin obtient un DEA de sociologie à l'université Paris-Nanterre en 2001[2],[4]. Après des débuts en tant qu'éducatrice en banlieue parisienne[2], elle est repérée par l'animateur de Canal+, Karl Zéro, qui l'intègre à la dernière période de son émission Le Vrai Journal[5]. Kader Aoun la présente alors à Jamel Debbouze[6].

Durant l'été 2006, l'humoriste est révélée par la première saison du Jamel Comedy Club. Pilier historique de l'émission, elle participe aux spectacles et tournées organisés sous ce nom durant trois ans.

Parallèlement, la chaîne Comédie! lui confie les rênes d'une émission hebdomadaire de 26 minutes diffusée à partir du . Blanche Gardin anime l'émission Ligne Blanche[7] et joue dans des sketchs à personnages récurrents (Marjorie Poulet[8], la grand-mère, etc.). 18 épisodes sont diffusés jusqu'en 2008.

Avant d'entamer des carrières solo, les membres de la bande du Jamel Comedy Club se retrouvent pour deux projets : le doublage d'un film des studios Disney, Le Chihuahua de Beverly Hills de Raja Gosnell ; une série télévisée parodique, Inside Jamel Comedy Club, diffusée en 2009 par Canal+. Blanche Gardin fait non seulement partie de la distribution principale, mais elle est co-scénariste de tous les épisodes de l'unique saison, aux côtés de Fabrice Éboué et Thomas N'Gijol. Dans cette série, elle rode[Quoi ?] un humour noir et féroce.

Carrière en solo[modifier | modifier le code]

Elle enchaîne avec des rôles secondaires dans des longs-métrages, sortant tous en 2011 : le drame La Lisière et le thriller L'Exercice de l'État, de Pierre Schöller ; puis les comédies Low Cost, de Maurice Barthélemy, et surtout Case départ, de Lionel Steketee, Fabrice Éboué et Thomas Ngijol. Elle y joue la femme du personnage incarné par Eboué. Elle participe également à des téléfilms.

Après deux apparitions dans la série Bref, elle revient en 2012 à la télévision, dans la nouvelle série WorkinGirls, diffusée sur Canal+. Elle joue Hélène Grilloux, une employée de bureau naïve au grand cœur[6]. Après trois saisons, un téléfilm spécial de Noël est diffusé en décembre 2014. C'est la dernière participation de Blanche à la série.

En 2013, elle participe à la création de la short-com Parents mode d'emploi pour France 2, dont elle écrit plusieurs épisodes. Le programme est un succès. Elle retrouve Fabrice Eboué avec qui elle coécrit Le Crocodile du Botswanga, satire d'une dictature africaine.

En 2015, elle joue son one-woman-show, Il faut que je vous parle ![9], mis en scène par Alain Degois, alias Papy[10]. Elle en tire un livre du même nom, publié l'année suivante.

En 2016, elle participe à deux comédies : Adopte un veuf, de François Desagnat, et Tamara, d'Alexandre Castagnetti, adaptation d'une bande dessinée. Elle écrit avec Noé Debré le scénario du film d'Éric Judor en tant que réalisateur Problemos. Elle y joue aussi le rôle de Gaïa[11].

Elle crée en 2016 sa propre entreprise de production : White Spirit[12].

En 2017, elle joue à l'Européen Je parle toute seule[4], Stand-up mis en scène par Maïa Sandoz. Ce one-woman-show lui vaut le Molière du meilleur spectacle d'humour, face à Jérôme Commandeur, Jamel Debbouze, Fabrice Éboué et Manu Payet. Le 28 mai 2018, dans une actualité marquée par le procès du producteur américain Harvey Weinstein, accusé de multiples agressions sexuelles et viols, mais aussi par le vent de polémiques et débats apportés par la vague #BalanceTonPorc, Blanche Gardin présente elle-même la remise de ce Molière, et se remet donc le trophée[13]. Elle déclare d'ailleurs ironiquement dans son discours: « Attendez, je suis la seule femme nommée, l'année de l'affaire Weinstein... C'est tout moi ça, c'est l'histoire de ma vie : le jour où j'ai un prix, il a aucune valeur. J'ai l'impression d'être un rebeu du 9-3 qui vient d'être admis à Sciences Po ».

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme actrice[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 2009 : Cathy d'Elsa Barrère : Cathy
  • 2010 : There is the War d'Olivier Laneurie : Léa
  • 2017 : Sur un AirBnb de Zazon Castro

Clips[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Blanche Gardin alias Blanche » [PDF], sur ad2productions.fr (consulté le 3 mai 2017)
  2. a b et c Gilles Renault, « Blanche Gardin, noir c'est noir » sur Libération, 2 mai 2017
  3. madmoiZelle, « Blanche Gardin, la Louis CK française, de sa fugue ado à son standup », (consulté le 2 juin 2018)
  4. a et b Nathalie Simon, « Blanche Gardin, humoriste hors cadre » sur Le Figaro, 27 avril 2017
  5. Rossana Di Vincenzo, « Blanche Gardin "trashe" le stand-up » sur Télérama, 25 janvier 2015
  6. a et b Olivier Joyard, « Blanche Gardin : itinéraire d'une humoriste pas si "normale" » sur Les Inrocks, 18 janvier 2015
  7. Vincent Julé, « Blanche Gardin, l'humoriste qui fait du bien là où ça fait mal » sur 20 minutes, 8 avril 2016
  8. Clémentine Gallot, « Blanche Gardin prend le célibat par les cornes » sur Libération, 18 février 2016
  9. Sandrine Blanchard, « Les confessions drôlissimes de Blanche Gardin » sur Le Monde, 16 avril 2016
  10. Sandrine Blanchard, « Blanche, reine de l’humour noir » sur Le Monde, 22 février 2015
  11. a et b Brigitte Baronnet, « Après La Tour 2 Contrôle infernale, Éric Judor rejoint La communauté » sur Allociné, 14 juin 2016
  12. dirigeant-société.com, « Mme Blanche Gardin, président de White Spirit Productions sur dirigeant.com », sur dirigeant-société.com (consulté le 29 mai 2018)
  13. Paul Guyonnet, « Blanche Gardin a encore fait le show aux Molières en se remettant elle-même un prix », sur Le Huffington Post, (consulté le 29 mai 2018)
  14. Anne Douhaire, « La bande dessinée "Zaï zaï zaï zaï" de Fabcaro en scène au Pulp Festival 2018 », sur France Inter,

Liens externes[modifier | modifier le code]