Barran

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Barran
Les halles.
Les halles.
Blason de Barran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Auch-1
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Gers
Maire
Mandat
Jean-Pierre Baqué
2014-2020
Code postal 32350
Code commune 32029
Démographie
Gentilé Barranais, Barranaise
Population
municipale
658 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 37′ 03″ nord, 0° 26′ 37″ est
Altitude 182 m (min. : 121 m) (max. : 283 m)
Superficie 52,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.barran.fr/

Barran (Barran en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Barranais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Barran est située sur la Baïse et l'ancienne route nationale 643, à 15 km au sud-ouest d'Auch.

Situation de Barran.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Biran, Ordan-Larroque, Lasseran, Saint-Jean-le-Comtal, L'Isle-de-Noé et Mirannes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Barran se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lieu de passage du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la via Tolosane, Barran est une bastide (village fortifié à plan quadrillé) fondée à la fin du XIIIe siècle (1279), à l'issue d'un paréage entre le comte d'Armagnac-Fézensac et l’archevêque d'Auch. Les coutumes sont de l'année suivante. La ville nouvelle vient s'enclencher dans un village préexistant, bourg ecclésial[2]. Barran fut très rapidement peuplée et au XVe siècle, outre l'équipement traditionnel, elle comporte une école municipale.
Elle abrita au Moyen Âge une petite communauté juive. Les archevêques d'Auch y installèrent leur résidence d'été au château de Mazères, qui servit d'hôpital militaire durant la Première Guerre mondiale.

Très meurtrie au XVIe siècle pendant les guerres de religion par les troupes protestantes de Montmorency, elle a toutefois pu conserver son plan orthogonal caractéristique des bastides, son église et d'importants éléments de fortification.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
avant 1928 1931 M. Berges    
1931 1957 Gontrand Demandes    
1957 1971 Gontrand Duffort    
1971 1995 Celse Lustri    
1995 2001 Camille Ducay    
2001 2014 Paul Fourès[3] DVD  
2014 en cours Jean-Pierre Baqué DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 658 habitants, en diminution de -8,61 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 451 1 343 1 700 1 810 1 821 1 776 1 857 1 836 1 735
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 613 1 575 1 565 1 543 1 560 1 510 1 514 1 239 1 135
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 156 1 082 943 900 928 903 943 863 861
1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014 -
801 660 653 618 671 724 666 658 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Barran dispose d'une école primaire publique[8].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : dernier dimanche d'août[9] ;
  • Foire : 8 janvier[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 059 €[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Le village, dont l'économie avait toujours reposé sur l'agriculture, subit de plein fouet l'exode rural au XXe siècle. Mais la baisse de la population, qui s'est encore accentuée après la Seconde Guerre mondiale, semble aujourd'hui enrayée grâce à l'installation de nouveaux habitants dans la commune, qui bénéficie aujourd'hui de sa proximité avec le chef-lieu Auch (15 km). Le village a ainsi pu conserver son école (primaire et maternelle), ses services privés (médecin, coiffeur, bureau de poste) et ses commerces (épicerie, quincaillerie, bar-restaurant - actuellement fermé) essentiels.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La collégiale.
Le clocher de la collégiale.
  • Collégiale Saint-Jean-Baptiste datant du XIIe siècle, fut reconstruite vers 1569, puis elle subit des modifications importantes au XIXe siècle. Elle possède un clocher tors qui se compose d'une tour carrée dont le dernier étage, débordant, est recouvert d'ardoises. Il est surmonté d'une pyramide à base carrée puis d'une flèche octogonale de 50 mètres, aussi recouverte d'ardoises dont la partie inférieure tourne de gauche à droite, de 1/8e de tour. En 1971, le clocher dont la torsion s'était accentuée avec le temps, allant jusqu'à la cassure, fut réparé par les Compagnons de Saint-Sylvain d'Anjou, qui pensent que la flèche était tordue dès l'origine. La tradition orale veut que sa forme insolite soit due à l'action des vents.
  • Château de Mazères, ancienne résidence des archevêques d'Auch. Le domaine a été concédé au XIe siècle à l'archevêché d'Auch. Puis, il fut usurpé par les ducs de Gascogne avant de retourner à l'archiépiscopat en 1324. La grande tour encore visible date de cette époque. Jean-François de La Trémoille, archevêque d'Auch entreprit au XVe siècle de grands travaux pour embellir le domaine. Au XVIIe siècle, la résidence est très fréquentée par les prélats d'Auch et devient une grosse exploitation agricole. La belle cour composée d'arcades à gros bossage date de cette époque. Au XVIIIe siècle de nouveaux aménagements sont entrepris, à l'initiative de Mgr Jean-François de Montillet de Grenaud, qui vont donner au domaine l'aspect que l'on peut voir aujourd'hui.
  • La tour porte est un élément bien conservé des anciennes fortifications entourant la ville. Elle est précédée d'un pont avec une arche en arc brisé cantonné de parapets à deux niveaux. À l'origine, la chaussée du pont était en bois et pouvait se replier pour se loger dans la rainure des parapets flanquant la porte. Le fossé, à cet endroit, est toujours visible. La tour porte est un carré de 7 m de côté et de 10 m de haut, couronnée à l'origine de créneaux remplacés depuis par une génoise.
  • Le château remanié de Nux. Ancienne « salle gasconne » du XIIIe, XIVe, transformée au XVIe et surtout au XIXe dans un parc aménagé sous le Second Empire. Jean Pierre de Nux[11], seigneur d'Ardens et lieutenant au Rgt de Navarre Infanterie, vendit la salle de Nux le et la métairie de Petroche à Jean Marie Courtade, conseiller du sénéchal d'Auch.
  • Le carré militaire du cimetière, où furent inhumés les soldats décédés des suites de leurs blessures au château de Mazères. Les restes de cinq soldats musulmans y reposent, dont les tombes sont tournées vers La Mecque.
  • Le château du May.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Barré d'hermine et de gueules de huit pièces[12].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan séisme
  2. B. Cursente, G. Loubès: "Villages Gersois" (Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991)
  3. Site de la préfecture - fiche de Barran
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Annuaire du Ministère de l'Éducation nationale, École primaire publique à Barran
  9. a et b Michel de La Torre, Gers : Le guide complet de ses 462 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5032-2, notice BnF no FRBNF35576310)
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  11. Jean Pierre de NUX
  12. Banque du blason.