Aquarius (bateau de sauvetage)

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Aquarius
Image illustrative de l’article Aquarius (bateau de sauvetage)

Surnom Bateau citoyen
Fonction Garde-côtes puis humanitaire
Histoire
Chantier naval Lürssen, Brême, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Commission 1977
Caractéristiques techniques
Longueur 77,01 m
Maître-bau 11,75 m
Tirant d'eau 5,78 m
Puissance 2 300 kW
Carrière
Propriétaire Jasmund Shipping
Pavillon Drapeau de l'Allemagne Allemagne (1977-2008)
Civil Ensign of Gibraltar.svg Gibraltar (Aquarius: ?-2018)[1]
Drapeau du Panama Panama (Aquarius2: 2018)[2]
IMO 7600574

L'Aquarius est un bateau affrété depuis 2016 par l'association SOS Méditerranée pour sauver des migrants en mer Méditerranée[3], actuellement immobilisé à Marseille faute de pavillon. Il a secouru 29 000 personnes entre février 2016 et l'été 2018[4]. Il s'agit d'un ancien navire des garde-côtes allemands, il s'appelait alors le Meerkatze.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le navire Aquarius, surnommé le « bateau citoyen[3] »[réf. insuffisante][Par qui ?], est affrété par SOS Méditerranée depuis janvier 2016 et financé principalement par des dons privés[3]. Il appartient et est géré par la compagnie maritime allemande Jasmund Shipping. Le contrat d'affrètement a débuté en janvier 2016, pour un lancement de mission fin février 2016, en partenariat avec Médecins du monde jusqu'en avril 2016, puis avec Médecins sans frontières (section Amsterdam) depuis mai 2016[5].

Ancien garde-côte allemand construit en 1977, le bateau est long de 77 mètres pour 12 mètres de large. Il possède trois canots de sauvetage et a une vitesse de croisière de onze nœuds. Il peut accueillir à bord jusqu'à 550 personnes en sécurité ; le nombre de personnes a atteint 1 032 en juin 2017 dans des circonstances exceptionnelles. Ce nombre est défini en fonction de critères tels que l'espace, la stabilité du navire, la sécurité incendie et abandon, les capacités médicales, les capacités alimentaires et les capacités en ressources humaines de l'équipage, pour la gestion de foule et la distribution des repas.

La base logistique de l'Aquarius est Catane, en Sicile. Le navire y fait escale toutes les trois semaines pour ravitaillement et relève d'équipage.

Environ trente-cinq personnes travaillent ou sont bénévoles à bord[6],[7],[8].

SOS Méditerranée est chargé des opérations de sauvetage en mer. Médecins sans frontières a pour responsabilité de prendre soin des rescapés une fois à bord de l'Aquarius.

Chronologie des interventions[modifier | modifier le code]

2016[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet 2016, le navire quitte la Sicile pour aller patrouiller près des côtes libyennes[9], en embarquant des journalistes du Monde[10]. En trois jours, il embarque 448 migrants[11] érythréens[12], ivoiriens, camerounais[13], gambiens[14], et guinéens. Les passagers sont débarqués à Messine (Sicile) le jeudi 7 juillet[15] et le navire rejoint les côtes libyennes le 10 juillet[16]. Cent sept hommes africains sont sauvés le 11 juillet[17] et transférés vers un navire des gardes-côtes romains[18]. Le 18 juillet, l’Aquarius vient au secours de 136 migrants paniqués et malades, entassés sur un canot pneumatique[19],[20]. Le 20 juillet, après une opération de sauvetage, il fait route vers la Sicile avec 209 rescapés et les cadavres de 22 migrants[21], principalement des femmes[22], qui seront enterrées à Trapani[23]. Le 4 octobre, le navire porte secours à 720 personnes[24].

2017[modifier | modifier le code]

Plus de 1 750 migrants, qui étaient à bord de treize embarcations de fortune, sont secourus mercredi 1 et jeudi 2 février 2017 au large de la Libye, une centaine d’entre eux montent sur l’Aquarius. 220 migrants sont morts ou ont disparu en mer en janvier, selon l’ONU[25]. A partir du 21 mai, les débarquements de réfugiés en Sicile sont interrompus, alors que plus de 50 000 personnes ont été secourues depuis le début de l’année. L’Aquarius, transportant 1 004 réfugiés, est contraint de débarquer à Salerne (Campanie). Au même moment, le Prudence de MSF et ses 1449 réfugiés à bord étaient dirigés vers Naples, et d’autres navires vers la Calabre. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) évoque le chiffre de 1254 migrants déjà décédés en 2017[26]. Le 23 mai 2017, un patrouilleur libyen perturbe un sauvetage mené par l'Aquarius[27]. Mardi 27 et mercredi 28 juin, 12 000 personnes sont recueillies dans les eaux internationales. Le 1er juillet, l’Aquarius débarque en Calabre 1033 réfugiés, dont 205 mineurs. Le gouvernement italien menace de refuser d’ouvrir ses ports aux navires des ONG non italiennes[28]. Mercredi 1 août, l’Aquarius récupère huit cadavres, ainsi que dix-sept Libyens et 255 Erythréens, et les transfère à bord du Vos Hestia, de l’ONG Save The Children. Depuis le début de l’année, au moins 2 300 personnes sont mortes en Méditerranée, selon le HCR[29]. En juin, le navire anti-migrant C-star entrave illégalement les déplacements de l’Aquarius[30],[31],[32]. Le 14 août, après l'abandon des ONG Médecins sans frontières, Save the Children et Sea Eye, l’Aquarius est le seul navire de sauvetage restant en Méditerranée[33]; il est rejoint en septembre par le navire de l’ONG espagnole Pro Activa, Open Arms[34]. Les 15 et 16 décembre, l'Aquarius sauve 320 personnes au large des côtes libyennes[35]. Le 26 décembre, l’Aquarius embarque 134 personnes, dont sept enfants, vers Pozzallo, en Sicile[36].

2018[modifier | modifier le code]

Samedi 27 janvier l'Aquarius sauve 83 migrants lors d’une opération en Méditerranée, mais deux femmes décèdent et « de nombreuses personnes sont portées disparues et présumées noyées »[37].

La nuit du 8 juin, les marins de l'Aquarius sauvent 229 naufragés et embarquent 400 autres personnes, une situation apocalyptique que décrit Ludovic Duguépéroux[38],[39],[40]. Le gouvernement italien et Malte refusent d'accueillir le bateau bondé (« Il y a 630 personnes à bord, le bateau fait 77 mètres de long par 13 de large, c’est le métro aux heures de pointe, on ne peut pas marcher sur le bateau, on doit prendre soin des gens, s’assurer que tout le monde a accès aux toilettes, à la nourriture[38] »), utilisant l'argument que le navire ferait le jeu des passeurs et des trafiquants d'êtres humains[41],[42]. Le ton monte entre l'Italie et la France[43],[44]. Le bateau est finalement accueilli en Espagne[45],[46], puis fait escale à Marseille[47].

Mi-août, après plusieurs jours d'intenses négociations internationales, l'Aquarius débarque à Malte 141 migrants qui seront répartis entre cinq pays de l’Union européenne, dont la France [48]. En août 2018, Gibraltar retire à l'Aquarius son pavillon, sous prétexte que le navire, enregistré en tant que navire de recherche, a une mission exclusive de sauvetage[1].

Le navire repart de Marseille le 15 septembre[4] avec un pavillon panaméen[2] et en embarquant des journalistes du journal Le Monde[49],[50], en direction des côtes libyennes[51] où onze personnes sont secourues le 20 septembre[52]. Le navire refuse de transférer les personnes aux gardes-côtes libyens, et se tourne vers les autorités maltaises et italiennes qui refusent de l’accueillir [53]. Sous la pression de l’Italie, le Panama engage le processus de retrait du pavillon du navire[2],[54]; Francis Vallat, le président de SOS Méditerranée France[55], lance alors « un appel solennel aux autorités européennes » pour aider à retrouver un pavillon[56]. Le 23 septembre, malgré l'opposition des gardes côte lybiens, 47 personnes supplémentaires sont secourues et embarquent à bord du navire[5]; Julia Pascual raconte l’opération dans Le Monde[57], qui qualifie la situation d'indigne[58]. Aucun pays ne coordonne plus les efforts de sauvetage au large des côtes libyennes[59]. Le bateau demande aux autorités françaises de débarquer les rescapés à Marseille, la France répond qu'elle cherche « une solution européenne »[60] puis demande le 25 septembre au navire d'accoster à Malte[61], qui accepte de transborder sur un navire dans les eaux internationales[62] les cinquante-huit migrants qui seront ensuite répartis entre le Portugal, la France, l’Espagne et l’Allemagne[63],[64]. En attendant une mer clémente, le navire stationne près de Malte[65],[66], qui ne veut pas le faire rentrer dans ses eaux territoriales[67]. A l'antenne de France Culture le 29 septembre, Ludovic Duguépéroux, marin à bord de l'Aquarius, décrit la vie à bord du navire qui patiente à 25 km de Malte, l'émotion que provoquent les sauvetages (« les enfants dans les bras de leurs parents qui sont en train de se noyer (...) les regards, les mains qui se tendent », puis « les enfants qui courent sur le pont, qui sont pas sages »), la honte qu'il éprouve devant la façon avec laquelle on déshumanise ceux et celles qu'on appelle migrants[67]. Pour Complément d'enquête, l'un des sauveteurs décrit « des gens qui fuient l'horreur [et qui, une fois sauvés disent] qu'ils renaissent. Parce que pour la première fois depuis bien longtemps, ils ne sont pas en danger de mort, et ils ont un petit temps de repos et d'attention, avant de passer à une autre étape du voyage »[68]. Le 30 septembre, après une semaine d’attente au large, les 58 migrants sont transférées sur un navire maltais et débarqués à Malte[69]. Ils y sont interrogés dans un centre fermé[70], leurs téléphones sont confisqués par la police, leur sélection par les États qui vont les accueillir est faite de façon opaque[71]; 17 d'entre eux arriveront en France le 9 octobre[72]. Pendant ce temps l'Aquarius se dirige vers Marseille, pour s’y amarrer le temps de renouveler son pavillon[64],[73], en laissant la Méditerranée centrale sans aucun bateau humanitaire[62], l'Open Arms s'étant déplacé vers le Maroc et l'Espagne[74].

Une partie de l'équipage de l'Aquarius, à Marseille, France, le 6 10 2018

Les appels se multiplient pour demander à la France[75],[76],[77], la Suisse[78],[79] ou n'importe quel autre pays européen[80] de donner un pavillon à l’Aquarius, qui accoste à Marseille le jeudi 4 octobre, interdit de naviguer[81],[82]. Le samedi 6 octobre des dizaines de milliers de personnes, selon l'association SOS Méditerranée, manifestent en soutien à l'Aquarius dans une cinquantaine de villes françaises, et à Madrid, Bruxelles, Berlin et Palerme[83],[84]. Deux bateaux humanitaires de sauvetage sont actuellement en Méditerranée centrale; il étaient une dizaine il y a un an[72].

Critiques[modifier | modifier le code]

Les activités de sauvetage de l'Aquarius et des autres ONG en général ont été l'objet de critiques de la part de l'administration judiciaire italienne, de gouvernements et de politiciens européens ainsi que de l'agence européenne Frontex. Selon ces critiques, les ONG seraient complices des passeurs et provoqueraient un appel d'air chez les migrants. Ces affirmations sont contestées par certains chercheurs et par les ONG. Parmi les critiques figurent notamment Mateo Salvini, Luigi Di Maio pour qui les organisations humanitaires sont des « taxis de la Méditerranée » qui « font mine de ne pas voir le business de l’immigration », Marine Le Pen qui estime que les ONG sont « complices des mafias de passeurs », ou encore Emmanuel Macron qui dénonce le « cynisme terrible » des ONG[85],[86],[87]. Nick Romaniuk, coordonnateur de recherche à bord de l’Aquarius, répond que « les politiciens d’extrême droite et autres chefs d’Etat (...) entravent les secours en mer (...) tout en attribuant aux missions humanitaires la responsabilité des maux de ce monde »[88].

Le gouvernement italien reproche également aux ONG de ne pas ramener les migrants en Lybie[89]. Ni le responsable de SOS Méditerranée[90] ni l’Organisation des Nations Unies[91] ne considèrent la Libye comme un pays sûr de débarquement des rescapés.

Début juillet 2018, les tensions sont vives entre l'Aquarius et les garde-côte libyens, qui ont interdit au navire de s'approcher des côtes. Selon le porte-parole de la marine libyenne, les navires humanitaires « s'approch[ent] de plus en plus » des eaux libyennes[92]. D'après Julia Pascual, journaliste embarquée pour Le Monde, l’Aquarius n’entre pas dans les eaux territoriales libyennes, mais ce sont les les gardes-côtes qui interviennent au-delà de leurs eaux territoriales[93].

Génération identitaire[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre 2018, 22 militants de Génération identitaire sont placés en garde à vue pour « violences volontaires et séquestration en réunion » après qu'ils ont mis à la porte de leurs locaux marseillais les militants de l'association SOS Méditerranée[94],[95],[96]. Selon un porte parole de la Direction départementale de la sécurité publique aucune personne n'a été blessée et les individus ont été interpellés sans incident très rapidement après le début de leur action [97]. SOS Méditerranée entreprend des poursuites contre ses agresseurs et les personnes qui ont fait l’apologie de cette attaque ou repris les messages qu'elle considère diffamatoires, l'accusant d’être complice des réseaux de passeurs ou de trafic d’êtres humains[98],[99]. Le 17 octobre 2018, cinquante-six personnalités de droite et d’extrême droite (principalement de LR, RN, Ligue du Sud, PCD) publient une tribune dans Valeurs actuelles pour réclamer l'abandon des charges de « violence en réunion » et « séquestration » qui pèsent contre Génération identitaire, qu'ils qualifient d'imaginaires et de décision politique venue du Ministère de l'Intérieur, et la mise sous séquestre de l'Aquarius[100],[99].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

En 2018 deux compositrices suisses, Heike Fiedler et Marie Schwab, créent un opéra inspiré par l'Aquarius, en se servant d'extraits du journal suisse Le Courrier. Les bénéfices de la représentation du 18 août 2018 sont reversés à l'association SOS Méditerranée, qui affrète le navire[101].

Autres navires humanitaires en Méditerranée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Gibraltar annonce qu’il va retirer son pavillon à l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a b et c « Pourquoi le Panama veut retirer son pavillon à l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. a b et c Maryline Baumard, « L’« Aquarius », premier « bateau citoyen », a sauvé 917 migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « L’« Aquarius » a quitté Marseille, les soutes pleines « pour pouvoir faire face à l’imprévu » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Julia Pascal, « A bord de l’« Aquarius », un accrochage sévère avec les gardes-côtes libyens », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  6. « Sur l’Aquarius, tous les métiers mènent au sauvetage », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. « Bénévoles de l'Aquarius, citoyens pas ordinaires », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « “On tient des vies entre nos mains” : à bord de l’Aquarius, le navire qui secourt les migrants », Télérama,‎ (lire en ligne)
  9. « Direction la Libye : à bord de l’« Aquarius », « vous allez vivre des moments extrêmes » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « L’« Aquarius » embarque « Le Monde » pour une campagne en mer au secours des migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Parti dimanche de Sicile, l’« Aquarius » a déjà sauvé un grand nombre de migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. « La Méditerranée sur un canot : dix heures en enfer », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  13. « Des migrants à bord de l’« Aquarius » : « La mort nous pousse vers le nord » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. « Sur l’« Aquarius » : « La Libye est le pays de la mort ou du grand départ » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. « A bord de l’« Aquarius » : sauveteurs, infirmiers et médecins, toujours sur le pont », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. « Près des côtes libyennes, l’« Aquarius » dans l’attente des migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  17. « « Mauvais, mauvais » ou « angoisse absolue », typologie des embarcations sauvées par l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  18. « Récit du sauvetage d’un canot repéré par l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  19. « Migrants : le chassé-croisé des destins à bord de l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  20. « Sur l’« Aquarius », des femmes intoxiquées et un homme à la mer », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  21. « Migrants : les vivants et les morts en Méditerranée, à bord de l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. « En Méditerranée, la violence inouïe contre les femmes migrantes », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  23. « « En posant mes pieds sur le tarmac, j’ai su que les mortes du 20 juillet m’accompagneraient » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  24. « Encore des centaines de migrants coincés au large de la Libye », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. « Plus de 1 750 migrants secourus en Méditerranée au large de la Libye avant le sommet de Malte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  26. « Les migrants font les frais du sommet du G7 », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  27. « Les ambivalences de Tripoli face à la traite migratoire », sur Le Monde.fr (consulté le 26 septembre 2018)
  28. « L’Italie menace de fermer ses ports aux migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  29. « L’Italie restreint les opérations de sauvetage en mer des migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  30. « PayPal stoppe la collecte visant à bloquer les bateaux portant secours aux réfugiés en Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  31. « En Méditerranée, un navire antimigrants veut refouler les bateaux venus d’Afrique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  32. « Pourquoi la mission du navire antimigrants en Méditerranée est illégale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  33. « Plusieurs ONG suspendent le sauvetage de migrants en Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  34. « Entre la Libye et l’Italie, petits arrangements contre les migrants », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  35. « Morts en Méditerranée : comment le drame des migrants s’est concentré en Italie », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  36. « 255 personnes tentant le passage entre la Libye et l’Italie secourues en Méditerranée », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  37. « Migrants : deux femmes meurent en Méditerranée, de nombreux disparus », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  38. a et b « Ludovic Duguépéroux, sauveteur sur l'Aquarius : "Secourir quand il y a détresse, c'est le devoir d'un marin" », France Inter,‎ (écouter en ligne)
  39. « "Avec l'essence, les corps glissaient" : un sauveteur raconte l'apocalypse autour de l'"Aquarius" », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  40. « VIDEO. Immigration : Ce marin-sauveteur raconte le périple de l’Aquarius », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  41. (en-GB) « Letters: Why Italy was right to refuse the Aquarius a port », The Independent,‎ (lire en ligne)
  42. « Rejeté par l’Italie et par Malte, un navire humanitaire avec 600 migrants cherche un port », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  43. « « Relocalisation » de migrants : la France a-t-elle tenu ses engagements envers l’Italie ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  44. « Aquarius : taxée de «cynisme», l’Italie refuse les «leçons hypocrites» de la France », leparisien.fr,‎ 2018-06-12cest14:23:54+02:00 (lire en ligne)
  45. Maïlys Khider, « La terrible épopée de l'Aquarius, le bateau de migrants rejeté par l'Italie », sur www.nouvelobs.com, (consulté le 17 juin 2018).
  46. « Au cœur de l’éprouvant périple de l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  47. « A Marseille, SOS Méditerranée rappelle le droit maritime aux Européens », Libération,‎ (lire en ligne)
  48. « « Aquarius » : Macron à la manœuvre depuis le fort de Brégançon », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  49. « « Le Monde » remonte à bord du navire humanitaire « Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  50. « Reportage en images à bord de l’« Aquarius » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  51. « Sur l’« Aquarius » : « Il faut distinguer des épaules qui bougent et des petites têtes au loin » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  52. « Sur l’« Aquarius » : onze personnes secourues au large de la Libye », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  53. « L’« Aquarius » en quête d’un port sûr pour débarquer onze personnes secourues en mer », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  54. « Le Panama retire son pavillon à L'Aquarius », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  55. « Francis Vallat, président de SOS Méditerranée : « La question du sauvetage est d’une simplicité lumineuse » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  56. « « Aquarius » : « Nous n’arrêterons notre mission que sous la force et la contrainte » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  57. « Le dernier sauvetage de l’« Aquarius », raconté de l’intérieur », Le Monde (consulté le 18 octobre 2018)
  58. « L’« Aquarius » dégradé de son pavillon ou le naufrage de l’Europe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  59. « Est-ce la fin de l’« Aquarius » ? Notre interview à bord du navire humanitaire », Le Monde (consulté le 28 septembre 2018)
  60. « L’« Aquarius » demande d’accoster à Marseille, la France dit chercher « une solution européenne » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  61. « Paris suggère que l’« Aquarius » accoste à Malte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  62. a et b « A bord de l’« Aquarius », les 58 migrants redoutent la suite de leur voyage », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  63. « Les 58 migrants à bord de l’« Aquarius » répartis entre quatre pays, dont la France », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  64. a et b « L’Aquarius pourra-t-il continuer ses opérations de sauvetage en mer? », France Culture,‎ (écouter en ligne)
  65. « Sur l’« Aquarius » : Don Quichotte de la mer », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  66. « A bord de l’« Aquarius », l’attente dure (Portfolio) », sur Le Monde,
  67. a et b « Pierre Henry, Directeur général de France terre d’asile », France Culture,‎ (écouter en ligne)
  68. « VIDEO. "Ils fuient la torture, le viol, le travail forcé, l'esclavage..." : Tanguy Louppe, sauveteur sur l'"Aquarius", témoigne », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  69. « Les migrants de l’« Aquarius » sont arrivés à Malte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
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  71. « Pour les 58 débarqués de l’« Aquarius » à Malte, l’île est « comme une prison » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  72. a et b « Quinze jours à bord de l’« Aquarius » : « C’est la France qui nous a choisis » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  73. « Médecins sans frontières lance un appel au monde pour que l'"Aquarius" obtienne un pavillon », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  74. « Alessandro, secouriste à bord de l’“Aquarius’ : “En Méditerranée il n’y a plus de règles, seulement des mensonges” », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  75. « La France doit accorder son pavillon à l’“Aquarius” », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  76. « Donnons le pavillon français à l’Aquarius! », Libération,‎ (lire en ligne)
  77. Mathilde Mathieu, « Un pavillon pour l’«Aquarius»: l’épreuve de vérité pour Macron », Mediapart,‎ (lire en ligne)
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  79. Vito Angelillo, directeur général de Terre des hommes - Aide à l’enfance, « L’Aquarius à quai et nos consciences avec », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  80. « Ne laissons pas le pavillon de l’indifférence flotter en Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  81. Mathilde Mathieu, « Un pavillon pour l’«Aquarius»: l’épreuve de vérité pour Macron », Mediapart,‎ (lire en ligne)
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  83. « Rassemblements pour l’« Aquarius » et le sauvetage des migrants en Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  84. MATHILDE MATHIEU, « Des milliers de personnes ont manifesté pour réclamer un pavillon pour l’«Aquarius» » [audio], sur Médiapart,
  85. « Migrants : les ONG, complices des passeurs ? », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
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  87. « Des ONG accusées de complicité avec les passeurs en Méditerranée », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  88. « « Pour les migrants en mer, le plus grand danger ce sont la politique, les politiciens et la politique extérieure de l’UE » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  89. par Antonio Denti, « L'Aquarius ne veut pas reconduire les migrants en Libye », FR,‎ (lire en ligne)
  90. « Pourquoi l'Aquarius n'a pas reconduit les migrants en Afrique ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  91. a et b « Migrants : avec les Pilotes volontaires, au-dessus de la Méditerranée », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  92. « Libye: tensions entre gardes-côtes et ONG », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  93. « « En septembre, l’“Aquarius” n’a porté secours qu’à cinquante-huit personnes » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  94. « Le siège de SOS Méditerranée occupé par des militants identitaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  95. « VIDEO. «Aquarius»: Des militants de Génération Identitaire délogent de force SOS Méditerranée de son siège à Marseille », 20 minutes,‎ (lire en ligne)
  96. « Réfugiés: la gauche s’oppose aux identitaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  97. https://www.midilibre.fr/2018/10/05/aquarius-des-militants-de-generation-identitaire-ont-envahi-les-locaux-de-sos-mediterranee-marseille,4720864.php
  98. « [COMMUNIQUE] SOS MEDITERRANEE annonce des poursuites judiciaires contre ses agresseurs et leurs soutiens suite à l’attaque de son siège à Marseille », www.sosmediterranee.fr,‎ (lire en ligne)
  99. a et b « SOS Méditerranée : 56 personnalités de droite et d’extrême droite demandent l’abandon des poursuites contre Génération identitaire », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  100. « Locaux de SOS Méditerranée envahis : 56 personnalités demandent l'abandon des poursuites contre Génération Identitaire », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne)
  101. Un opéra inspiré du navire Aquarius, France Musique, 16 août 2018
  102. a b et c « La saisie du navire de l’ONG Proactiva, « Open-Arms », annulée par la justice italienne », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  103. « Un pays a-t-il le droit de fermer ses ports aux bateaux secourant les migrants ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  104. « Migrants : ce qu'il faut savoir sur le Lifeline bloqué au large de Malte », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  105. A propos du Mare-Ionio

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]