Luigi Di Maio

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Luigi Di Maio
Illustration.
Luigi Di Maio en 2018.
Fonctions
Dirigeant du Mouvement 5 étoiles
En fonction depuis le
(8 mois et 1 jour)
Prédécesseur Beppe Grillo
Vice-président de la Chambre des députés italienne

(5 ans et 1 jour)
Président Laura Boldrini
Législature XVIIe
Député de la République italienne
En fonction depuis le
(5 ans, 2 mois et 9 jours)
Élection 24-25 février 2013
Réélection 4 mars 2018
Circonscription 1re de Campanie
Législature XVIIe, XVIIIe
Groupe politique M5S
Biographie
Date de naissance (31 ans)
Lieu de naissance Avellino (Campanie, Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Mouvement 5 étoiles

Signature de Luigi Di Maio

Luigi Di Maio, né le à Avellino, est un homme politique italien, député depuis 2013 et dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S) depuis 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Luigi Di Maio est originaire de Pomigliano d'Arco[1], dans la ville métropolitaine de Naples. Sa mère est enseignante et son père entrepreneur ; ce dernier a été responsable local du Mouvement social italien néofasciste[2].

Il indique s’être pris de passion pour la politique dès le lycée en obtenant de son établissement qu'il soit adapté aux normes de sécurité antisismiques[1].

Il a été agent de sécurité au Stade San Paolo[3].

Il étudie le droit à l'université Federico II de Naples, mais sans obtenir de diplôme[4]. Il est représentant au conseil de la faculté de droit de son université et fonde une association d’étudiants de droit[3].

En 2007, il s'inscrit au registre des journalistes, puis travaille comme webmestre.

Député[modifier | modifier le code]

Di Maio gravite autour de Beppe Grillo dès 2007, avant la formation du parti M5S, alors qu'il est âgé de 20 ans[2].

Il est élu député de Campanie lors des élections générales italiennes de 2013 sous l'étiquette du M5S. Il est élu vice-président de la Chambre des députés le , ce qui en fait le plus jeune à occuper ce poste dans l'histoire italienne[5]. Jérôme Gautheret, journaliste au Monde, indique que « de l’avis général, Di Maio a bien rempli son rôle de vice-président de la Chambre »[6].

Dirigeant du Mouvement 5 étoiles[modifier | modifier le code]

Après la mise en retrait de Beppe Grillo du M5S début 2016, il intègre le « directoire » du parti, composé de cinq élus nationaux désignés par Grillo et Gianroberto Casaleggio, cofondateur du M5S ; chargé des relations avec les maires et les élus régionaux, il en est la personnalité la plus connue[1]. Jacopo Iacoboni, journaliste de La Stampa, estime que « ce groupe des cinq qui a pris le pouvoir est attiré par le pouvoir et en a intégré les pires facettes, ce qu’ils voulaient justement changer »[1].

Le 23 septembre 2017, il est désigné par Beppe Grillo comme le candidat du M5S pour les élections générales de 2018 à la suite d'un vote en ligne où il a recueilli près de 80 % des voix[7]. Il n'a aucun concurrent face à lui, ce qui s'explique notamment par le fait que Beppe Grillo a limité la notoriété de ses cadres en leur interdisant de participer aux talk-shows de la télévision italienne[3].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Mediapart indique que « paradoxalement, les qualités que l’on reconnaît à Luigi Di Maio sont diamétralement opposées à celles qui ont fait le succès de Beppe Grillo. Si le fondateur du 5 étoiles tirait sa force de sa fougue oratoire, l’ex-vice-président de la Chambre apparaît calme et posé »[3]. Alessandro Di Battista, seule autre figure du parti aussi présente que Luigi Di Maio dans les médias, affiche également un style proche de celui de Beppe Grillo[3].

Il indique que le M5S « [rejette] vivement » le qualificatif de populiste car il est « péjoratif »[8].

Il appelle à mettre fin aux sanctions internationales contre la Russie, estimant qu'elles « ne fonctionnent pas »[9].

Au printemps 2017, il déclare que les ONG opérant en Méditerranée sont des « taxis de la mer » encourageant les migrants à la traverser[10].

En juillet 2017, il indique qu’il voterait « oui » à un éventuel référendum en vue d’une sortie de l’Italie de la zone euro[11]. En janvier 2018, il indique envisager le référendum sur l'euro, prôné par Beppe Grillo, comme « la dernière solution », qu’il « espère ne jamais utiliser », et précise qu'il « ne pense pas qu’il s’agisse d’un bon moment pour quitter l’euro »[3]. En février 2018, il présente l'Union européenne comme « la maison naturelle de notre pays, mais aussi du Mouvement 5 étoiles », et comme « le giron naturel dans lequel l’Italie doit continuer à développer ses relations économiques et politiques ». Mediapart souligne que « jadis farouchement opposé aux “technocrates” de Bruxelles, le Mouvement 5 étoiles (M5S) se découvre donc européiste. C’est une des nouveautés apportées par Luigi Di Maio qui, pour se donner une chance de remporter les élections, a décidé de jouer la carte de la normalisation »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mathilde Auvillain, « Italie: même sans Grillo, le M5S se place en seule alternative à Renzi », sur Mediapart, (consulté le 20 juin 2016).
  2. a et b Jérôme Gautheret, « Italie : l’insaisissable Luigi Di Maio, visage très lisse d’un Mouvement 5 étoiles normalisé », lemonde.fr, 6 mars 2018.
  3. a, b, c, d, e, f et g Beniamino Morante, « De Grillo à Di Maio, la lente métamorphose du Mouvement 5 étoiles en Italie », sur Mediapart, (consulté le 19 février 2018).
  4. « Scalfarotto attacca Di Maio: 'Vorrei vedere il suo curriculum, non è nemmeno laureato' » (consulté le 29 janvier 2018)
  5. AFP, « Italie: le mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo veut gouverner », sur http://tempsreel.nouvelobs.com/, (consulté le 6 décembre 2016).
  6. « Italie : posez vos questions sur le résultat incertain des législatives », sur lemonde.fr, (consulté le 5 mars 2018).
  7. « En Italie, le Mouvement 5 étoiles ne réussit pas à masquer ses divisions », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « Beppe Grillo, l'homme qui a grillé Renzi », Quotidien, 6 décembre 2016.
  9. (it) Emanuele Buzzi, « Russia, la tela del Movimento 5 Stelle Missione al congresso », sur Corriere della Sera.it, (consulté le 29 novembre 2016).
  10. Antonino Galofaro, « Sur l’immigration, la classe politique italienne vire à droite toute », sur Mediapart, (consulté le 1er août 2017).
  11. Eric Jozsef, « Italie : les Cinq Etoiles sur une autre planète », sur liberation.fr, (consulté le 19 février 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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