Luigi Di Maio

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Luigi Di Maio
Illustration.
Luigi Di Maio en 2018.
Fonctions
Vice-président du Conseil des ministres
Ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales
En fonction depuis le
(4 mois et 17 jours)
Président du Conseil Giuseppe Conte
Gouvernement Conte
Prédécesseur Carlo Calenda (Développement économique)
Giuliano Poletti (Travail)
Dirigeant du Mouvement 5 étoiles
En fonction depuis le
(1 an et 25 jours)
Prédécesseur Beppe Grillo
Vice-président de la Chambre des députés italienne

(5 ans et 1 jour)
Président Laura Boldrini
Législature XVIIe
Député de la République italienne
En fonction depuis le
(5 ans, 7 mois et 3 jours)
Élection 24-25 février 2013
Réélection 4 mars 2018
Circonscription 1re de Campanie
Législature XVIIe et XVIIIe
Groupe politique M5S
Biographie
Date de naissance (32 ans)
Lieu de naissance Avellino (Campanie, Italie)
Nationalité Italienne
Parti politique Mouvement 5 étoiles
Profession Journaliste
Religion Église catholique

Signature de Luigi Di Maio

Luigi Di Maio, né le à Avellino, est un homme politique italien, député depuis 2013, dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S) depuis 2017 et ministre du Développement économique, du Travail et des Politiques sociales depuis 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Luigi Di Maio est originaire de Pomigliano d'Arco[1], dans la ville métropolitaine de Naples. Sa mère est enseignante et son père entrepreneur ; ce dernier a été responsable local du Mouvement social italien néofasciste[2].

Il indique s’être pris de passion pour la politique dès le lycée en obtenant de son établissement qu'il soit adapté aux normes de sécurité antisismiques[1].

Il a été agent de sécurité au Stade San Paolo[3].

Il étudie le droit à l'université Federico II de Naples, mais sans obtenir de diplôme[4]. Il est représentant au conseil de la faculté de droit de son université et fonde une association d’étudiants de droit[3].

En 2007, il s'inscrit au registre des journalistes, puis travaille comme webmestre.

Député[modifier | modifier le code]

Di Maio gravite autour de Beppe Grillo dès 2007, avant la formation du parti M5S, alors qu'il est âgé de 20 ans[2].

Il est élu député de Campanie lors des élections générales italiennes de 2013 sous l'étiquette du M5S. Il est élu vice-président de la Chambre des députés le , ce qui en fait le plus jeune à occuper ce poste dans l'histoire italienne[5]. Jérôme Gautheret, journaliste au Monde, indique que « de l’avis général, Di Maio a bien rempli son rôle de vice-président de la Chambre »[6].

Dirigeant du Mouvement 5 étoiles[modifier | modifier le code]

Après la mise en retrait de Beppe Grillo du M5S début 2016, il intègre le « directoire » du parti, composé de cinq élus nationaux désignés par Grillo et Gianroberto Casaleggio, cofondateur du M5S ; chargé des relations avec les maires et les élus régionaux, il en est la personnalité la plus connue[1]. Jacopo Iacoboni, journaliste de La Stampa, estime que « ce groupe des cinq qui a pris le pouvoir est attiré par le pouvoir et en a intégré les pires facettes, ce qu’ils voulaient justement changer »[1].

Le 23 septembre 2017, il est désigné par Beppe Grillo comme le candidat du M5S pour les élections générales de 2018 à la suite d'un vote en ligne où il a recueilli près de 80 % des voix[7]. Il n'a aucun concurrent face à lui, ce qui s'explique notamment par le fait que Beppe Grillo a limité la notoriété de ses cadres en leur interdisant de participer aux talk-shows de la télévision italienne[3].

Ministre[modifier | modifier le code]

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Mediapart indique que « paradoxalement, les qualités que l’on reconnaît à Luigi Di Maio sont diamétralement opposées à celles qui ont fait le succès de Beppe Grillo. Si le fondateur du 5 étoiles tirait sa force de sa fougue oratoire, l’ex-vice-président de la Chambre apparaît calme et posé »[3]. Alessandro Di Battista, seule autre figure du parti aussi présente que Luigi Di Maio dans les médias, affiche également un style proche de celui de Beppe Grillo[3].

Il indique que le M5S « [rejette] vivement » le qualificatif de populiste car il est « péjoratif »[8].

Il appelle à mettre fin aux sanctions internationales contre la Russie, estimant qu'elles « ne fonctionnent pas »[9].

Au printemps 2017, il déclare que les ONG opérant en Méditerranée sont des « taxis de la mer » encourageant les migrants à la traverser[10].

En juillet 2017, il indique qu’il voterait « oui » à un éventuel référendum en vue d’une sortie de l’Italie de la zone euro[11]. En janvier 2018, il indique envisager le référendum sur l'euro, prôné par Beppe Grillo, comme « la dernière solution », qu’il « espère ne jamais utiliser », et précise qu'il « ne pense pas qu’il s’agisse d’un bon moment pour quitter l’euro »[3]. En février 2018, il présente l'Union européenne comme « la maison naturelle de notre pays, mais aussi du Mouvement 5 étoiles », et comme « le giron naturel dans lequel l’Italie doit continuer à développer ses relations économiques et politiques ». Mediapart souligne que « jadis farouchement opposé aux « technocrates » de Bruxelles, le Mouvement 5 étoiles (M5S) se découvre donc européiste. C’est une des nouveautés apportées par Luigi Di Maio qui, pour se donner une chance de remporter les élections, a décidé de jouer la carte de la normalisation »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Mathilde Auvillain, « Italie: même sans Grillo, le M5S se place en seule alternative à Renzi », sur Mediapart, (consulté le 20 juin 2016).
  2. a et b Jérôme Gautheret, « Italie : l’insaisissable Luigi Di Maio, visage très lisse d’un Mouvement 5 étoiles normalisé », lemonde.fr, 6 mars 2018.
  3. a, b, c, d, e, f et g Beniamino Morante, « De Grillo à Di Maio, la lente métamorphose du Mouvement 5 étoiles en Italie », sur Mediapart, (consulté le 19 février 2018).
  4. « Scalfarotto attacca Di Maio: 'Vorrei vedere il suo curriculum, non è nemmeno laureato' » (consulté le 29 janvier 2018)
  5. AFP, « Italie: le mouvement Cinq Etoiles de Beppe Grillo veut gouverner », sur http://tempsreel.nouvelobs.com/, (consulté le 6 décembre 2016).
  6. « Italie : posez vos questions sur le résultat incertain des législatives », sur lemonde.fr, (consulté le 5 mars 2018).
  7. « En Italie, le Mouvement 5 étoiles ne réussit pas à masquer ses divisions », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  8. « Beppe Grillo, l'homme qui a grillé Renzi », Quotidien, 6 décembre 2016.
  9. (it) Emanuele Buzzi, « Russia, la tela del Movimento 5 Stelle Missione al congresso », sur Corriere della Sera.it, (consulté le 29 novembre 2016).
  10. Antonino Galofaro, « Sur l’immigration, la classe politique italienne vire à droite toute », sur Mediapart, (consulté le 1er août 2017).
  11. Eric Jozsef, « Italie : les Cinq Etoiles sur une autre planète », sur liberation.fr, (consulté le 19 février 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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