Antoine Petit (chercheur)

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Antoine Petit, né le , est un chercheur français, président-directeur général du CNRS. Agrégé de mathématiques, docteur ès sciences, spécialiste de méthodes formelles. Professeur des universités, à l’ENS Cachan, il a été président-directeur général de l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) de à . Il est, depuis le , président-directeur général du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Antoine Petit est le petit-fils maternel de Jean Maitron[1].

Après des études de mathématiques, conclues par l’obtention de l'agrégation de mathématiques (1982), Antoine Petit soutient une thèse sur la théorie des langages à l’université Paris-Diderot (1985). Son champ de recherche s’est ensuite centré sur l’étude de modèles, principalement à base de systèmes de transitions pour le parallélisme et le temps réel. L'utilisation de ces modèles à des fins de spécification et vérification est devenue au fil des années l'une des motivations principales de ses travaux.

Antoine Petit commence sa carrière d’enseignant-chercheur en 1984 à l’université d'Orléans[2] en tant qu’assistant-agrégé avant de rejoindre l’université Paris-Sud en 1989 comme maître de conférences. En 1991, il est détaché au CNRS pendant deux ans en tant que chargé de recherche, affecté au Laboratoire de recherche en informatique (CNRS et université Paris-Sud). En 1993, il soutient une habilitation à diriger des recherches à l’université Paris-Sud. Antoine Petit occupe des fonctions pour la gestion et l’animation de la recherche en parallèle de mission informatique (à mi-temps) au sein de la Mission scientifique et technique du ministère chargé de la recherche, fonction qu’il occupe de décembre 1993 à octobre 1996.

En septembre 1994, il devient professeur des universités à l'École normale supérieure de Cachan. En 1995, il dirige le département informatique jusqu’en octobre 2001.

En décembre 2001, il devient directeur adjoint à la Direction de la recherche du ministère chargé de la Recherche. Il est responsable du secteur des mathématiques et sciences et technologies de l'information et de la communication.

En janvier 2004, il rejoint le CNRS, où il prend la direction du département STIC (Sciences et technologies de l'information et de la communication)[3]. Il devient, en septembre de cette même année, directeur de l’inter-région (DIR) Sud-Ouest. Il occupe ce poste jusqu’en janvier 2006,

En juillet 2006, Antoine Petit quitte le CNRS pour l'Inria, pour assurer la direction du centre de recherche Paris-Rocquencourt. En septembre 2010, il en devient directeur général adjoint. Le , il succède à Michel Cosnard à la tête de l’Inria, en tant que 7e président-directeur général[4].

Présidence CNRS[modifier | modifier le code]

Le , il est nommé président-directeur général du CNRS[5],[6] succédant dans l'urgence à Anne Peyroche. Dés sa nomination, Antoine Petit, commande un premier rapport à un groupe animé par Olivier Le Gall, président du conseil de l’intégrité scientifique de l’Office français de l’intégrité scientifique (OFIS).

En novembre 2018, il annonce un plan d'action pour lutter contre la "fraude scientifique". Le plan se limite à la mise à disposition d'une adresse mail générique. Le CNRS assure la confidentialité de l'auteur du signalement mais refuse l'anonymisation. Il annonce une fonction spécifiquement dédiée à l’intégrité scientifique en nommant Rémy Mosseri, membre du comité d’éthique du CNRS, depuis 2016. La mise en place du « bureau de l’intégrité scientifique » composés de cinq personnes, consistera recevoir les allégations et d'évaluer de méconduites scientifiques.

Antoine Petit précise que le CNRS sera "impitoyable avec les tricheurs" et "il n'acceptera pas des dénonciations anonymes" contrairement aux fraudes préalablement révélées par le site PubPeer dont notamment Anne Peyroche, Catherine Jessus, Patrice Dunoyet et Olivier Voinnet. À l'antenne de France Culture, le président-directeur général du CNRS Antoine Petit a fait un parallèle entre les commentaires anonymes sur PubPeer et les accusations pour pédophilie[7].

Antoine Petit souligne qu'il est nécessaire de repenser le système de facteurs d'impact qui régit la recherche scientifique et met aussi l'accent sur la responsabilité partagée par l'auteur et l'éditeur de l'article frauduleux.

Position politique[modifier | modifier le code]

En , il signe l'appel de directeurs d'instituts de recherche français à voter contre Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle[8].

Autres responsabilités[modifier | modifier le code]

  • Membre du Conseil national du numérique de mars 2016 à la date de sa démission, le [9]
  • Membre du « supervisory board » d’EIT Digital depuis octobre 2015[10].
  • Membre du « Research Council » du Canadian Institute For Advanced Research (CIFAR/IFCAR) depuis avril 2015[11].
  • Vice-président et trésorier du pôle de compétitivité Systematic depuis novembre 2012[12].
  • Vice-président de l'Alliance thématique nationale des sciences humaines et sociales (Athéna) depuis 2018.
  • Membre du Comité de pilotage des assises de l'enseignement supérieur et de la recherche[13], missionné en juillet 2012 par la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
  • Membre du Conseil d'administration de 2010 à 2015 de Informatics Europe, vice-président (2012-2013) puis trésorier (2014-2015).
  • Président du groupe de travail Organisation des sciences et technologies de l'information au sein du CNRS, missionné en avril 2009 par le directeur général du CNRS[14].
  • Président du groupe de travail « Création, Recherche, Innovation »[15] de l'exercice Diagnostic stratégique - France 2025, piloté en 2008 par le secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé de la prospective, de l'évaluation des politiques publiques et du développement de l'économie numérique.

Publications et travaux[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques[modifier | modifier le code]

Antoine Petit est auteur et co-auteur de publications scientifiques dans le domaine informatique et mathématique[16].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Chercheurs et entrepreneurs : c'est possible ! Belles histoires du numérique à la française, en collaboration avec Laurent Kott. Ed. Manitoba/Les Belles Lettres, 2015

Distinctions[modifier | modifier le code]

Formation continue[modifier | modifier le code]

  • Auditeur de la promotion Gérard Mégie (2007-2008) de l'Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST).
  • Auditeur de la 7e promotion (2006-2007) de l'Institut de l'entreprise (IHEE).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Antoine Petit, nouveau patron « optimiste » du CNRS », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 2 mai 2019)
  2. Yann Verdo, « Antoine Petit, pilier de l'Inria », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  3. « Antoine Petit à la tête du département STIC du CNRS », sur cnrs, (consulté le 21 décembre 2017)
  4. Décret du portant nomination du président du conseil d'administration de l'Institut national de recherche en informatique et en automatique
  5. Décret du portant nomination du président du Centre national de la recherche scientifique
  6. « Grand entretien avec Antoine Petit », sur France Culture (consulté le 2 mai 2019)
  7. « Grand entretien avec Antoine Petit », sur https://www.franceculture.fr, (consulté le 15 novembre 2018)
  8. Grégory Rozières, « La recherche scientifique française appelle à voter contre Marine Le Pen », sur Le Huffington Post, (consulté le 2 mai 2019)
  9. « Le conseil : qui sommes-nous ? », sur cnnumerique (consulté le 5 janvier 2018)
  10. (en) « members of the supervisory board », sur eitdigital (consulté le 5 janvier 2018)
  11. « http://www.icra.ca/antoine-petit-fr/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  12. « « Le Pôle Systematic nous a aidé à ouvrir notre filiale indienne », Hervé Bibollet », sur Systematic Paris-Region, (consulté le 2 mai 2019)
  13. « Composition du comité de pilotage des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche », sur Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (consulté le 2 mai 2019)
  14. « Livre : "La robotique mobile" », sur Archives (consulté le 2 mai 2019)
  15. http://www.lsv.ens-cachan.fr/~petit/Divers/France2025,CRI,Rapport_final.pdf
  16. « http://www.lsv.ens-cachan.fr/~petit/publis.php »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  17. Décret du 31 décembre 2009 portant promotion et nomination, Journal officiel de la République française no 1 du page 11, texte no 5
  18. Décret du portant promotion et nomination, Journal officiel de la République française no 264 du page 19224, texte no 2

Liens externes[modifier | modifier le code]