Édouard Philippe

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Edouard Philippe)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Philippe.

Édouard Philippe
Illustration.
Édouard Philippe en 2018.
Fonctions
Premier ministre français
En fonction depuis le
(1 an, 6 mois et 4 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Législature XVe (Cinquième République)
Coalition majorité présidentielle
REM - MoDem - MRSL (2017-2018)
REM - MoDem - MRSL - Agir (depuis 2018)
Prédécesseur Bernard Cazeneuve
Ministre de l'Intérieur
(intérim)

(13 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe II
Prédécesseur Gérard Collomb
Successeur Christophe Castaner
Député français

(5 ans, 2 mois et 23 jours)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 7e de la Seine-Maritime
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique UMP (2012-2015)
LR (2015-2017)
Prédécesseur Jean-Yves Besselat
Successeur Jean-Louis Rousselin
Président de la communauté de l'agglomération havraise

(6 ans, 6 mois et 7 jours)
Prédécesseur Antoine Rufenacht
Successeur Luc Lemonnier
Maire du Havre

(6 ans, 6 mois et 26 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Antoine Rufenacht
Successeur Luc Lemonnier
Conseiller général de Seine-Maritime

(4 ans, 1 mois et 5 jours)
Élection
Circonscription Canton du Havre-5
Président Didier Marie
Prédécesseur Jean-Yves Besselat
Successeur Anita Gilletta
Conseiller régional de Haute-Normandie

(3 ans, 11 mois et 16 jours)
Élection 28 mars 2004
Circonscription Seine-Maritime
Président Alain Le Vern
Biographie
Nom de naissance Édouard Charles Philippe
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Rouen (Seine-Maritime, France)
Nationalité française
Parti politique PS (années 1990)
RPR (jusqu'en 2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2018)
Conjoint Édith Chabre
Diplômé de IEP de Paris
ENA
Profession haut fonctionnaire
avocat
Résidence hôtel de Matignon, Paris (VIIe)

Blason ville fr Le Havre (Seine-Maritime).svg Armoiries de la République française (croix de Lorraine).svg
Maires du Havre
Premiers ministres français

Édouard Philippe, né le à Rouen, est un haut fonctionnaire et homme d'État français. Il est Premier ministre depuis le .

Élève de l'Institut d'études politiques de Paris et de l'École nationale d'administration (ENA), il milite dans les années 1990 au Parti socialiste pour soutenir Michel Rocard avant de se tourner vers la droite. Il est également membre du Conseil d'État.

En 2002, il participe à la création de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), après avoir été appelé par Alain Juppé. Membre du cabinet de ce dernier au ministère de l'Écologie à partir de mai 2007, il rejoint l'entreprise Areva après la défaite d'Alain Juppé aux législatives du mois de juin.

Après avoir exercé plusieurs mandats locaux, il est élu maire du Havre et président de la communauté de l'agglomération havraise en 2010, puis député en 2012.

Porte-parole d'Alain Juppé lors de la primaire de la droite et du centre de 2016, il soutient ensuite François Fillon, mais se met en retrait de la campagne présidentielle lorsque celui-ci est accusé d'emplois fictifs. Il est ensuite choisi par le nouveau président, Emmanuel Macron, pour diriger un premier gouvernement, puis un deuxième après les élections législatives de 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Édouard Philippe naît à Rouen d'un couple d'enseignants de français[1] et grandit dans la banlieue de sa ville natale. Il a une sœur, également professeur de français[2],[3]. Il indique lui-même avoir un arrière-grand-père docker membre de la CGT au Havre[4],[5] et être un pur produit de la méritocratie[6],[7]. Cet arrière-grand-père aurait été parmi les premiers membres du Parti communiste[4],[N 1].

Élève à l'école Michelet à Rouen, puis au collège Jean-Texier au Grand-Quevilly et au lycée des Bruyères à Sotteville-lès-Rouen[8], il passe son baccalauréat en 1988 à Bonn[9], où son père est alors directeur du lycée français[10]. Passant par la prépa hypokhâgne B/L au lycée Janson-de-Sailly à Paris[1], il est ensuite diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (section Service public, promotion 1992)[11] et de l'École nationale d'administration (promotion Marc-Bloch, 1995-1997)[12] où il entre après avoir effectué son service militaire comme officier d'artillerie (1994)[13].

Édouard Philippe est marié à Édith Chabre, diplômée de l'ESLSCA et de l'université Lille 2[14], qui occupe le poste de directrice exécutive de l'école de droit de l'Institut d'études politiques de Paris[15],[16],[17]. Le couple a trois enfants : Anatole, Léonard et Sarah[18].

Il pratique la boxe plusieurs fois par semaine[19].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

À la sortie de l'ENA, en 1997, Édouard Philippe intègre la fonction publique et est nommé au Conseil d'État[20], où il se spécialise dans le droit des marchés publics.

En 2004, il devient avocat au sein du cabinet Debevoise & Plimpton LLP. Édouard Philippe rejoint ensuite en 2007 le groupe Areva en tant que directeur des affaires publiques[21] (2007-2010). Selon l'Observatoire du nucléaire, « son activité principale est alors de s’assurer de la collaboration de parlementaires acquis au lobby de l’atome »[22]. C'est de cette période que date sa réputation d'anti-écologiste, confirmée par son opposition à la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte puis à la Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, ainsi qu'à son soutien au projet d'aéroport Notre-Dame-des-Landes ou à l'utilisation d'une centrale à charbon au Havre.

De 2011 à 2012, il est avocat[23].

Ces activités professionnelles sont, parfois, concomitantes avec des mandats publics, de 2001 à 2012, date de son omission du barreau.

Il est membre de la promotion 2011 du programme « Young Leaders » de la French-American Foundation[24]. Il suit le programme « Young Leaders » (promotion 2013) de la France China Foundation. Emmanuel Macron participe également au programme cette année-là[25].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Durant ses études à Sciences Po, il milite deux ans au sein des clubs rocardiens (Opinions) et au Parti socialiste pour soutenir Michel Rocard[1], avant de rendre sa carte[26] et de se rapprocher de la droite.

Implantation en Seine-Maritime[modifier | modifier le code]

Édouard Philippe, en sa qualité de maire du Havre, remettant le prix littéraire Océanes à Olivier Merle, en 2011.

En 2001, il rejoint l'équipe municipale d'Antoine Rufenacht, maire du Havre, dont il devient l'adjoint chargé des affaires juridiques.

Il est candidat à l'élection législative de 2002 dans la 8e circonscription de la Seine-Maritime. Cette même année, Alain Juppé lui propose de participer à la fondation de l'UMP, parti qui vise à rassembler toutes les formations politiques de la droite et du centre dans un grand mouvement populaire. Il y occupe les fonctions de Directeur général des services jusqu'à la démission d'Alain Juppé en 2004.

Il exerce le mandat de conseiller régional de la Haute-Normandie de 2004 à 2008.

Du 18 mai au 18 juin 2007, il est membre du cabinet d'Alain Juppé au ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, lequel ne conserve pas son ministère dans le gouvernement Fillon après sa défaite à Bordeaux lors des élections législatives.

En 2008, Édouard Philippe est élu conseiller général de la Seine-Maritime dans le canton du Havre-5. Il est aussi nommé adjoint au maire, chargé du développement économique et portuaire, de l'emploi, de la formation, de l'enseignement supérieur et des relations internationales. En 2009, il devient adjoint au maire chargé de l'urbanisme, de l'habitat, du Grand Paris et du développement portuaire.

Conjointement à ces mandats électifs publics, il est donc chargé de la défense des intérêts d'Areva (jusqu'en 2010)[27].

Le , le conseil municipal l'élit maire du Havre après la démission d'Antoine Rufenacht[28]. Il devient président de la communauté de l'agglomération havraise le 18 décembre suivant. Lors de son mandat, sa mairie fait jeter, en décembre 2012, 8 500 portions de mousse au chocolat destinées aux cantines scolaires en raison de la présence de gélatine de porc, interdite à la consommation par plusieurs religions[29]. Jusqu'au 1er août 2012, il est donc avocat inscrit au barreau[23].

Édouard Philippe et le roi Philippe lors de la célébration du centenaire de l'installation du gouvernement belge à Sainte-Adresse, en 2014.

Il est le suppléant de Jean-Yves Besselat, député de Seine-Maritime (7e circonscription, Le Havre ouest), à partir de 2007. Il devient député le 23 mars 2012, après le décès de celui-ci, mais ne siège pas, l'Assemblée nationale ayant suspendu ses travaux pendant la campagne de l'élection présidentielle. Il est élu lors des élections législatives qui suivent, mais compte parmi les députés les moins actifs de l'Assemblée[30],[31].

Après s'être opposé aux lois sur la transparence de la vie publique adoptées en réaction à l'affaire Cahuzac, il se retrouve, en 2014, « parmi les 23 députés ou sénateurs (sur 1 048) dont la déclaration de patrimoine est assortie d'une « appréciation » de la HATVP »[32], une mention réservée aux « manquements d'une certaine gravité ». Édouard Philippe insiste, en réponse, sur l'absence d'infraction en déclarant : « Comme beaucoup de parlementaires sans doute, j'ai essayé de concilier le respect de la loi et une forme de mauvaise humeur »[32]. La déclaration de patrimoine est ensuite actualisée[33].

Le , la liste qu'il mène aux élections municipales est élue dès le premier tour, avec 52,04 % des suffrages exprimés, ce qui lui permet d'être réélu par le nouveau conseil municipal le 29 mars suivant[34],[35]. Il est également réélu à la tête de la communauté de l'agglomération havraise ce 29 mars[34]. Il est aussi élu président de l'agence d'urbanisme de la région du Havre et de l'estuaire de la Seine le 5 juin 2014. Un rapport de la chambre régionale des comptes de Normandie publié en 2018 indique que l'endettement de la ville du Havre s'est fortement accentué entre 2012 et 2017, alors qu'Édouard Philippe en était le maire[36].

En juin 2016, il participe à la réunion du groupe Bilderberg[37],[38].

Il est, avec Benoist Apparu, porte-parole d'Alain Juppé lors de la candidature de celui-ci à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016[39]. Le 2 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il quitte l'équipe de campagne de François Fillon à l'élection présidentielle, et tient une chronique de la campagne dans Libération[40],[41].

La loi sur le non-cumul des mandats[42], qui rend incompatible la fonction de maire et de député, devant entrer en vigueur en juillet 2017, il renonce à se présenter aux élections législatives de 2017[43]. Son mandat de député prend fin le 15 juin 2017, un mois après sa nomination à Matignon[44]. Il est l'un des députés les moins actifs de la XIVe législature[45].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Nomination[modifier | modifier le code]

Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Geneviève Darrieussecq et Florence Parly le .

Le , au lendemain de l'investiture d'Emmanuel Macron, il est nommé Premier ministre par le nouveau président de la République [46],[47], qu'il rejoint à la tête de la majorité présidentielle pour la préparation des élections législatives. Il devient le troisième plus jeune Premier ministre de la Ve République, derrière Jacques Chirac et Laurent Fabius[45].

Édouard Philippe avait cependant plusieurs fois critiqué Emmanuel Macron par le passé, raillant en 2014 un « ancien banquier de chez Rothschild » nommé ministre de l'Économie, mettant en 2016 en parallèle « le Macron des actes » avec « le Macron des discours » — qu'il déclare préférer — , ou encore dénonçant début 2017 le fait que « Macron n'assume rien mais promet tout » et qu'il ait « le cynisme d'un vieux routier »[48],[49]. Sous la Ve République, hors période de cohabitation, c'est la première fois qu'un Premier ministre conduit une politique qu'il n'a pas soutenue pendant la campagne présidentielle[50] et qu'il n'est pas issu d'un mouvement politique soutenant officiellement le chef de l'État[45].

Le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, considère alors que par cette nomination, Édouard Philippe « s'est placé lui-même en dehors de notre famille politique »[51]. Le 31 octobre 2017, le bureau politique des Républicains « prend acte de son départ »[52], qu'il n'a lui-même pas annoncé, mais sans l'exclure formellement du parti[53]. Le , lors du congrès de La République en marche, il déclare que Les Républicains « font mine de prendre acte que je ne serai plus membre »[54]. En mars 2018, s'appuyant sur des sources proches du Premier ministre, Le Journal du dimanche (JDD) affirme qu'il n'est plus affilié à aucun parti[55].

L'annonce de la composition de son gouvernement, initialement prévue pour le 16 mai « en fin de journée », est repoussée au 17 mai 2017 à 15 heures, ceci, selon le communiqué de l'Élysée, afin de vérifier la situation fiscale et les possibles conflits d'intérêt des membres du gouvernement pressentis[56].

Emmanuel Macron le connaît peu lorsqu'il le nomme Premier ministre, mais il est proche d'Alexis Kohler, secrétaire général de l'Élysée[57],[58]. Emmanuel Macron tente de lui imposer comme directeur de cabinet, Nicolas Revel, un de ses proches pour avoir été secrétaire général adjoint de l’Élysée avec lui, puis devenu directeur de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM). Mais Édouard Philippe choisit Benoît Ribadeau-Dumas, sorti comme lui de la promotion Marc-Bloch à l'ENA[59]. Son directeur de cabinet adjoint est Thomas Fatome, ancien conseiller santé de Nicolas Sarkozy à l'Élysée[60].

Mediapart note que la plupart des membres de son cabinet sont issus de « son cercle d’intimes, qui, pour beaucoup, ont travaillé, comme lui, au sein des équipes d’Alain Juppé. Qu’il s’agisse de son conseiller en communication Charles Hufnagel, de son conseiller tout court — et meilleur ami — Gilles Boyer, de son conseiller relations politiques et relations avec les élus Xavier Chinaud, de sa conseillère presse Zélia Césarion, de sa conseillère technique communication digitale Ève Zuckerman ou de son chef adjoint de cabinet Mohamed Hamrouni… Tous menaient, il y encore quelques mois, campagne pour le maire de Bordeaux »[59]. En outre, le palais de l'Élysée et Matignon partagent — fait inédit — une dizaine de conseillers, ce que Mediapart perçoit comme « un moyen sûr, pour Macron, de conserver une présence directe dans le cabinet de son Premier ministre, ce qui n’était pas le cas sous le quinquennat Hollande »[59].

Enfin, du fait de son ancienne activité au sein d'Areva et ses prises de position passées, sa nomination inquiète les mouvements écologiques[61] qui rappellent qu'« il a voté contre la loi de transition énergétique et contre la loi sur la biodiversité ».

À la mairie du Havre, il est remplacé par son ancien premier adjoint, Luc Lemonnier, à l'issue du conseil municipal du 28 mai 2017[62]. Il reste conseiller municipal du Havre[63].

À partir du , à la suite de la démission du ministre d'État, ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, Édouard Philippe assure l’intérim à la tête du ministère de l’Intérieur, dans l’attente de la nomination d’un nouveau ministre[64]. Christophe Castaner lui succède le , ce qui fait de cet intérim d’Édouard Philippe place Beauvau le plus long de la Ve République[65]

Politiques menées[modifier | modifier le code]

Édouard Philippe et François de Rugy aux cérémonies du 11 novembre 2017.
Popularité d'Édouard Philippe à Matignon.

Parmi les premiers projets de loi prévus par le gouvernement, Le Monde révèle, le 7 juin 2017, qu'Emmanuel Macron et Édouard Philippe entendent inscrire l'état d'urgence dans le droit commun. Ce projet de loi est sévèrement critiqué par le New York Times qui estime que celui-ci « légaliserait de façon permanente l'état d'urgence décrété par François Hollande » et juge que les mesures inscrites dans ce texte « ont peu contribué à lutter contre le terrorisme, pas davantage que les lois déjà existantes, tout en menaçant réellement les droits des citoyens »[66]. Pour le quotidien américain, il est « alarmant » que le pouvoir exécutif cherche à consacrer l'état d'urgence dans le droit commun et forge ainsi « un frein permanent aux droits constitutionnels des citoyens français »[66].

Alors que le gouvernement auquel il appartient doit mettre en œuvre la PMA pour les femmes célibataires et les lesbiennes, promise par Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle, Édouard Philippe déclare avoir « évolué sur cette question ». Dans une tribune de 2013, il prenait position contre une telle mesure[67].

En , son gouvernement est confronté au mouvement des gilets jaunes. Lors de la contestation, Édouard Philippe maintient la hausse annoncée des taxes sur les carburants, tout en prenant l'engagement de faire baisser les prélèvements obligatoires et de mieux rémunérer le travail[68].

Polémique[modifier | modifier le code]

En décembre 2017, le choix de recourir à un vol privé entre Tokyo et Paris d'un coût de 350 000 euros pour ramener Édouard Philippe et sa délégation est largement commenté dans les médias. Face à la polémique, Édouard Philippe déclare assumer ce vol qui lui a permis et à sa délégation de rentrer dans de meilleures conditions de confort et de gagner deux heures[69],[70]. La dépense est principalement dénoncée comme étant une perpétuation des mœurs des gouvernements précédents allant à l'encontre des promesses d'exemplarité du nouveau gouvernement[71].

Décorations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Édouard Philippe est le co-auteur de deux œuvres de fiction et d'un essai :

Préfaces[modifier | modifier le code]

En 2015, il préface l'ouvrage de Danielle Knapp, Promenades avec Oscar Niemeyer publié aux Éditions Petit à Petit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2015 : Édouard, mon pote de droite, épisode 1 : Le Havre[76],[77], réalisé par Laurent Cibien pendant la campagne des élections municipales de 2014 au Havre. Il s'agit d'une série de films montrant une facette de la construction de la politique contemporaine au travers d'Édouard Philippe, dans ses apparitions publiques, comme de façon plus personnelle dans son bureau. Le premier volet a été diffusé sur France 3, le , dans la collection « Docs interdits ».
  • 2018 : Édouard, mon pote de droite, épisode 2 : Primaire[78],[79], réalisé par Laurent Cibien, diffusion sur France 3, le .
  • 2018 : Édouard, mon pote de droite, épisode 3 : Aux manettes, réalisé par Laurent Cibien, diffusion à venir

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette appartenance au PCF ne semble pas évoquée dans le livre d'Édouard Philippe, mais est indiquée par l'auteur dans son entretien radiophonique.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Édouard Philippe de A à Z », Le Point, 16 décembre 2010.
  2. Valérie Peiffer, Pierre Simon et Pascal Mateo, « Edouard Philippe de A à Z », sur lepoint.fr, (consulté le 29 août 2018).
    « A la maison, ses parents, tous les deux professeurs de français, veillent tout en légèreté sur sa soeur aînée, elle-même devenue prof de français, et sur lui. »
  3. « Les moments-clés de la vie politique d’Edouard Philippe », sur lemonde.fr, (consulté le 15 mai 2017).
  4. a et b Lucas Menget, « Les Matins d'été, Invité : Édouard Philippe (1re partie », sur discours.vie-publique.fr, (consulté le 28 août 2018).
    « Je lis un extrait : Louis PHILIPPE, pas le roi des Français, non, mon arrière-grand-père, docker, et donc cela va de soi, membre de la CGT, c'est d'ailleurs toujours le cas, non, pas que mon arrière-grand-père, paix à son âme, soit toujours vivant et membre du syndicat, mais que l'on soit naturellement docker et Cégétiste, sa carte d'adhérent de l'année 39 au syndicat des dockers figure en bonne place sur mon bureau à la mairie du Havre. »
    Verbatim de l'émission diffusée le 13 juillet 2017 sur France Culture, à l'occasion de la sortie en librairie de l'ouvrage signé par Édouard Philippe.
  5. Édouard Philippe, Des hommes qui lisent, Paris, éd. J.-C. Lattès, , 247 p., 21 cm (ISBN 978-2-7096-6143-0, notice BnF no FRBNF45316221, lire en ligne)
    Outre les propos relatifs à son arrière-grand-père Louis Philippe, le Premier ministre évoque la figure de son grand-père, Charles Philippe (le fils du docker), lequel, de santé fragile (ayant contracté la tuberculose et dû séjourner dans un sanatorium dans les Alpes), entra au service d'Édouard Senn, entrepreneur en négoce de coton. Louis Philippe et Charles Philippe sont évoqués dans le chapitre 2, titré « Les faux-monnayeurs ».
  6. Entretien dans l'émission Bureau politique de LCI, octobre 2016.
  7. Isabelle Ficek, « Édouard Philippe, un fidèle juppéiste qui s’affranchit pour recomposer », sur lesechos.fr (consulté le 15 mai 2017)
  8. Olivier Cassiau, « La jeunesse rouennaise d’Édouard Philippe », Paris Normandie,‎ (lire en ligne).
  9. « Édouard Philippe, Premier ministre », sur La France en Chine (consulté le 23 février 2018).
  10. « Neuf choses que vous ignorez (peut-être) sur Édouard Philippe, le nouveau Premier ministre » sur le site de francinfotv.fr.
  11. « Édouard Philippe », sur sciences-po.asso.fr.
  12. « Fac-similé JO numéro 96 d du 24/04/1997, page 06248 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 mai 2016).
  13. « Édouard Philippe | Gouvernement.fr », sur gouvernement.fr (consulté le 26 juin 2017).
  14. « Edition du soir Ouest France », sur www.ouest-france.fr (consulté le 29 août 2017).
  15. (en) « President of session », sur citiesandports2014.aivp.org, .
  16. « Édith Chabre », sur sciences-po.fr.
  17. « Édouard Philippe est le nouveau Premier ministre », sur aufeminin.com, .
  18. http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/edouard_philippe_premier_ministre_qui_est_sa_femme_edith_chabre_393969.
  19. a et b « Édouard Philippe, la transgression à Matignon », liberation.fr,‎ (lire en ligne).
  20. Arrêté du 21 avril 1997 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 1995-1997 de l'École nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 1997 (lire en ligne).
  21. Annonce de sa nomination sur le site de l'AGEFI.
  22. Audrey Garric et Pierre Le Hir, « Édouard Philippe, un chef de gouvernement pas très « vert » », sur lemonde.fr, (consulté le 17 mai 2017).
  23. a et b https://www.cjoint.com/doc/17_05/GEsiNIxYJMM_patrimineedouardphilippe.pdf.
  24. (en-US) « Edouard Philippe - French-American Foundation », French-American Foundation,‎ (lire en ligne)
  25. « LES YOUNG LEADERS | France China Foundation », sur francechinafoundation.org (consulté le 25 octobre 2018)
  26. « Qui est Édouard Philippe, pressenti à Matignon ? », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  27. http://www.strategies.fr/guides-annuaires/nominations/r95070W/edouard-philippe-directeur-adjoint-de-la-communication-d-areva.html.
  28. http://www.lepoint.fr/villes/edouard-philippe-de-a-a-z-16-12-2010-1278918_27.php.
  29. BFMTV, « Le Havre : 8 500 desserts jetés pour cause de gélatine animale », BFMTV,‎ (lire en ligne).
  30. « Déclaration de patrimoine, lobbying chez Areva, absentéisme : les casseroles d'Édouard Philippe », RT,‎ (lire en ligne).
  31. « Édouard Philippe Premier ministre : un cancre de l'Assemblée pour diriger la majorité de Macron », Marianne,‎ (lire en ligne).
  32. a et b « Le juppéiste Édouard Philippe, mauvais élève de la transparence », sur mediapart.fr, .
  33. « Les nébuleuses déclarations de patrimoine et d'intérêts d'Édouard Philippe », rtl.fr,‎ (lire en ligne).
  34. a et b https://www.lehavre.fr/actualites/edouard-philippe-officiellement-elu-maire-du-havre.
  35. Résultats sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  36. https://actu.orange.fr/politique/le-havre-un-rapport-financier-accablant-pour-edouard-philippe-magic-CNT0000016YBev.html
  37. « Le groupe de Bilderberg, un club trop mystérieux pour être honnête ? », RTBF Info,‎ (lire en ligne).
  38. Luc Vinogradoff, « Fantasmes et « précariat » : bienvenue à la réunion annuelle du groupe Bilderberg », lemonde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne).
  39. Ludovic Vigogne, « Chaque mercredi, à 8 h 30, la task force Juppé se réunit… », opinion.fr, 2 mars 2015.
  40. « Deux tours sans détours, par Édouard Philippe », liberation.fr,‎ (lire en ligne)
  41. « Défections en cascade dans l'équipe de campagne de François Fillon », lepoint.fr, 2 mars 2017.
  42. Loi organique no 2014-125 du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur.
  43. « Ces barons locaux qui renoncent au Palais-Bourbon », lexpress.fr, 28 avril 2017.
  44. Composition de l'Assemblée.
  45. a b et c « Édouard Philippe : biographie & secrets inavouables du Premier ministre », sur linternaute.com, (consulté le 23 août 2017).
  46. « Édouard Philippe, le député-maire Les Républicains du Havre, est nommé Premier ministre », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  47. Décret du 15 mai 2017 portant nomination du Premier ministre.
  48. « Trois fois où Édouard Philippe a dézingué Emmanuel Macron (avant de devenir son Premier ministre) », francetvinfo.fr, 15 mai 2017.
  49. « « Banquier technocrate », « cynique » mais « intelligent » : que disait Édouard Philippe d'Emmanuel Macron ? », europe1.fr, 16 mai 2017.
  50. Alexandre Boudet, « Édouard Philippe est-il vraiment une « marionnette » ? », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 23 août 2017).
  51. Déclaration de Bernard Accoyer, bfmtv.com, 15 mai 2017.
  52. « Cinq membres pro-Macron, dont Édouard Philippe, exclus par Les Républicains », sur lci.fr, (consulté le 31 octobre 2017).
  53. « Les Républicains excluent quatre pro-Macron, « prennent acte » du départ d'Édouard Philippe ».
  54. BFMTV, « Au congrès d'En Marche, Philippe règle ses comptes avec Les Républicains », sur BFMTV (consulté le 18 novembre 2017).
  55. Le JDD, « Réforme constitutionnelle : le duo Philippe-Macron à la manœuvre », sur lejdd.fr (consulté le 7 mars 2018).
  56. non connu, « L'annonce du gouvernement reportée à mercredi 15 heures », sur lefigaro.fr, (consulté le 16 mai 2017).
  57. Bastien Bonnefous, Solenn de Royer et Matthieu Goar, « Édouard Philippe-Emmanuel Macron, un couple inédit avide de recomposition », sur lemonde.fr, (consulté le 16 mai 2017).
  58. Christine Ducros, « Je peux finir comme Hollande» : les doutes de Macron dans l'entre-deux-tours de la présidentielle », sur lefigaro.fr, (consulté le 12 février 2018).
  59. a b et c Ellen Salvi, « Matignon, Élysée, ministères… Les cabinets verrouillés du nouveau pouvoir », sur Mediapart, (consulté le 17 juillet 2017).
  60. Aurore Gorius, « Les technos paradent », sur Les Jours, (consulté le 29 juillet 2018).
  61. « « Un signal exécrable » : la nomination d’Édouard Philippe au poste de Premier ministre inquiète les défenseurs de l'environnement », Franceinfo,‎ (lire en ligne).
  62. « Extrait du registre des délibérations du conseil municipal extraordinaire », sur https://www.lehavre.fr, (consulté le 31 mai 2017).
  63. « Le Maire, les adjoints et les conseillers », sur lehavre.fr (consulté le 23 juillet 2018)
  64. https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/10/03/edouard-philippe-premier-ministre-et-premier-flic-de-france_5364120_823448.html
  65. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/decryptages/2018/10/10/25003-20181010ARTFIG00296-remaniement-le-remplacement-d-un-ministre-de-l-interieur-n-a-jamais-ete-aussi-long.php
  66. a et b « Le New York Times étrille le projet de loi antiterroriste de Macron », lefigaro.fr, 13 juin 2017.
  67. Agnès Leclair, « PMA pour toutes : le grand flou du Premier ministre », Le Figaro, samedi 30 septembre / dimanche 1er octobre 2017, page 9.
  68. « « Gilets jaunes » : Edouard Philippe réaffirme que « le cap sera tenu » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  69. « L'affaire de l'avion d'Edouard Philippe, inimaginable en Allemagne », liberation.fr, 20 décembre 2017.
  70. « Le retour en avion d’Édouard Philippe est-il vraiment scandaleux ? », 20minutes.fr, 20 décembre 2017.
  71. Le vol à 350 000 euros d'Édouard Philippe : la facture qui ne passe pas, lepoint.fr, 21 décembre 2017
  72. L.N. avec AFP, « Philippe reçoit de Macron les insignes de grand croix de l'ordre national du mérite », sur bfmtv.com, (consulté le 28 février 2018).
  73. « Discours d'Édouard Philippe lors de la cérémonie d'investiture au rang d'officier honoraire de l'Ordre d'Australie », sur Gouvernement.fr,
  74. « Quand le Premier ministre parle de son amour des livres », sur Le Point / AFP,
  75. « Edouard Philippe, un lettré à Matignon », sur Les Echos,
  76. « Édouard, mon pote de droite, épisode 1 : Le Havre », sur www.lardux.net (consulté le 16 mai 2018).
  77. « Édouard, mon pote de droite - Allociné », sur www.allocine.fr (consulté le 24 août 2016).
  78. « Édouard, mon pote de droite, épisode 2 : Primaire », sur www.lardux.net (consulté le 16 mai 2018).
  79. « TV – « Edouard, mon pote de droite, épisode 2 : Primaire » », sur www.lemonde.fr (consulté le 15 mai 2018).